Analgésie en soins palliatifs Flashcards
Définis les termes dépendance physique, tolérance et addiction
Dépendance physique : Phénomène commun chez tous les utilisateurs chroniques opioïdes qui se caractérise par des symptômes de sevrage à l’arrêt de la médication
Tolérance : Phénomène qui se développe avec le temps consistant à un besoin de doses plus élevées pour obtenir un même effet
Addiction : Dépendance très forte (à une substance nocive) entraînant une conduite compulsive
Définis les termes hyperalgésie et allodynie
Hyperalgésie : Sensation douloureuse exagérée suite à un stimulus douloureux (augmentation de la sensibilité à la douleur)
Allodynie : Sensation douloureuse provoquée par une stimulation banale (qui ne devrait pas être douloureuse)
Nomme des conséquences de l’hyperalgésie (4)
Augmentation de la douleur préexistante
Apparition de nouvelle douleur
Absence de soulagement malgré une augmentation de dose
Diminution de la douleur avec diminution des doses
Nomme un signe important que la douleur du patient est mal contrôlée au courant de la journée
Il se réveille dans la nuit à cause de sa douleur
Nomme deux moyens de classification des opioïdes
Activité sur les sous-types (u, kappa, delta)
Origine (naturelle, semi-synthétique, synthétique)
Nomme les principaux agonistes mu en nommant leur classification de synthèse
Morphine / Codéine (naturels)
Hydromorphone (semi-synthétique)
Oxycodone (semi-synthétique)
Fentanyl (synthétique)
Mépéridine (synthétique)
Nomme 3 agonistes mu ayant des activités à d’autres récepteurs en nommant leur classification de synthèse
Tramadol / Tapentadol (synthétiques)
Méthadone (synthétique)
Nomme les principaux agonistes-antagonistes en nommant leur classification de synthèse
Buprénorphine (semi-synthétique)
Nalbuphine (semi-synthétique)
Butorphanol (synthétique)
Pentazocine (synthétique)
Décris la particularité de la buprénorphine
C’est le seul à être un agoniste partiels, il a donc une action sur le récepteur en l’activant partiellement, mais avec plafonnement de l’effet même si on augmente la dose
Nomme les principaux antagonistes mu et une principale différence entre eux
Naloxone (pas absorbé PO)
Naltrexone (absorbé PO)
Décris la localisation des récepteurs mu et une considération pharmacocinétique des molécules agissant sur ce type de récepteur
Il y a en a au niveau périphérique mais la majorité sont au SNC, donc pour être efficace les molécules doivent passer la BHE
Décris l’action sur les mastocytes des agonistes mu
Ils déclenchent une libération d’histamine qui a différents effets :
- Hypotension (surtout IV)
- Diminution de la consommation d’oxygène par le myocarde
- Prurit non-allergique (PAS neuroaxial)
Nomme une utilité de l’effet hypotensif des agonistes mu et une exception
L’effet peut être utilisé (par voie IV) en angine réfractaire à la nitro, c’est surtout la morphine qui est utilisée.
PAR CONTRE le fentanyl et sufentanyl NE PRODUISENT PAS cet effet
Nomme deux effets digestifs très fréquents des agonistes mu et une différence importante entre les deux
Constipation (PAS de tolérance)
Nausées (tolérance se développe)
Décris l’effet des agonistes mu sur le sphincter d’Oddi
Habituellement la bile est libérée de façon périodique via une innervation inhibitrice qui relâche le sphincter d’Oddi, par contre les agonistes mu inhibent cette relaxation.
Il y a donc augmentation de la pression biliaire qui peut former des coliques biliaires
Décris l’effet des agonistes mu sur le système génito-urinaire
Inhibition du réflexe de la vidange de la vessie ce qui augmente le tonus du sphincter et le volume vésical, pouvant mener à la rétention urinaire
Décris l’effet des agonistes mu sur le tonus musculaire
Tendance à augmenter le tonus musculaire qui peut mener aux myoclonies, qui sont des mouvements musculaires brefs, imprévisibles et incontrôlables
Décris l’effet des agonistes mu sur le système endocrinien
Il y a diminution possible du cortisol sécrété par les surrénales qui peut mener à long terme à une insuffisance :
- Homme : Baisse libido
- Femme : Irrégularités menstruelles
IMPROTANT : Décris l’effet des agonistes mu sur le système respiratoire
Diminution du réflexe de la toux, donc on peut les utiliser en DYSPNÉE et en TOUX
Décris la toxicité aux agonistes mu et la cause principale de décès
Souvent on parle de triade pour les intoxications sévères :
- Myosis : Contraction de la pupille
- Détresse respiratoire
- Coma
Les patients finissent par décéder d’une insuffisance respiratoire
Décris le mécanisme des agonistes mu menant à la détresse respiratoire
D’abord ils ont un effet direct sur le rythme respiratoire via l’inhibition du centre de la respiration
Il y a aussi une diminution de la sensibilité des chémorécepteurs centraux aux augmentations de CO2 (disparition de la drive respiratoire mais explique efficacité en dyspnée)
L’antitode de choix aux opioïdes en communautaire est souvent la naloxone, décris un désavantage possible en contexte de grande consommation
La naloxone n’a pas une durée très longue d’action (environ 30 minutes), donc si le patient a consommé une grande quantité de substance, une perfusion est parfois nécessaire
IMPORTANT : Décris l’implication de la classification de synthèse des agonistes mu dans une réaction allergique
Le statut synthétique est en lien avec le risque d’allergies croisées donc en présence de choc anaphylactique aux naturels, on devraient se diriger vers les synthétiques.
Par contre, en présence d’une réaction moins sévère comme un rash, il pourrait être raisonnable d’aller vers un semi-synthétique
Nomme des facteurs de risque aux troubles d’usage des opioïdes (8)
Âge (plus jeune)
Tabagisme
Antécédents d’abus de substance personnels ou familiaux
Activités criminelles
Environnement ou entourage à haut risque
Antécédents de réhabilitation pour abus alcool/drogue
Personnalité qui prend des risque/thrill-seeking
Dépression sévère/anxiété