Tragiques Flashcards
Aux lecteurs, La mal-plaisante
vérité
a. l ‘Mais c’e ton but
invariable,
De plaire aux bons et plaire à peu
a. Et là où
l’oeil est contenté
De braves et somptueux vices
L’oeil de l’âme y est tourmenté
A.l “N’avons-nous pas
encore appris Par David que les grands du monde Sont impuissants encontre nous Et que Dieu ne veut qu'une fronde Pour instrument de son courroux ?
A.L Argument de
Argument de rire et de craindre,
Se trouve en mes vers, en mes pleurs
A.L La synérèse pas agréable
Le meutrier frappera
Misères, hébraïsme
Je brise les rochers et le respect d’erreur
Misères, les Grecs
Ces ruisselets d’argent, que les Grecs feignaient
Sont rouges de nos morts
Misères, un genre à l’autre en un vers
Leur murmure plaisant heurte contre des os
Misères, le luth
Le luth que j’accordais avec mes chansonnettes
Est ores étouffé de l’éclat des trompettes
Misères, J’appelle
J’appelle Melpomène en sa vive fureur
Misères, poésie très sonore
Que fait la biche après le faon qu’elle a perdu
Que la bouche lui saigne et son front éperdu
Misères, v 97
Je veux peindre la France une mère affligée
Misères, Voyez
Voyez la tragédie, abaissez vos courages
Vous n’êtes spectateurs, vous êtes personnages
Misères, style Nostradamus conseille de Cath de Méd
Quand le sceptre au lis joindra le Navarrois
Misères, blague scato
Je fais les Saints, sous moi obéissent les anges
Misère, effet de cymbale
“Tu peux faire conter ta louange à la pierre” // Luc, XIX, 40 “Si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront”
Princes, premiers vers
Je veux,à coups de traits de la vive lumière
Crever l’enflé Pithon au creux de sa tanière
Princes, confusion temporelle et oeuvre monument
J’en ai rougi pour vous, quand l’acier de mes vers
Burinait votre histoire aux yeux de l’univers
Princes, luth maquereau
L’éloquence, le luth, les vers les plus beaux
Tout ce qui louait Dieu, es mains des maquereaux
Change un psaume ne chanson
Princes, VS Ronsard
rimeurs hypocrites
Princes, Vs Henri III
Dégénère Henri, hypocrite, bigot
Qui aime moins jouer le roi que le cagot
Princes, un poète cest trop facile
S’il trouve l’épigramme ou la stance bien faite,
Le voilà découvert, c’est fait, c’est un poète
Princes, apparition de Fortune
Voit dans une lueur sombre, jaunâtre et brune
Sous l’habit d’un rézeul, l’image de Fortune
Prices, du dramatique qui ne sert à rien
Ces deux enfants étranges
Sautés dessus le lit, peignent des doigts les franges
Princes, ois
ois le discours utile plutôt que plaisant
Princes, performatif
“Je veux faire voler ton esprit sur la nue
Que tu voies la terre en ce point que la vie
Scipion quand l’amour de mon nom le rait
Coligny
Comique le succès de la grand’tragédie
Princes, énigme
Anange que je suis, et qui est chose étrange
Là où elle n’est plus, aussitôt je ne suis
Princes, vers buccolique, presque élégiaque
“La fleur qui craint le vent le naissant arbrisseau
En son nid l’écurieu, en son aire l’oiseau
Princes les aspics
Sur toi, race du ciel, ont été inutiles
Les fissons des aspics comme dessus les Psylles
SAINTE-Beuve
Aubigné = “le type vivant, l’image abrégée” de son siècle
Brantôme
Semblable à un ange qui exhorte les vivants
Michelet
En d’Aubigné, l’histoire, c’est l’éloquence, c’est la poésie, c’est la passion
Jacques Bailbe
La résistance absolue au réalisme sordide, le refus de la prudence intellectuelle, la sauvegarde de l’idéal