Bérénice Flashcards
I, 1 ANT
Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux,
Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux.
Souvent ce cabinet superbe et solitaire
Des secrets de Titus est le dépositaire (.)
Non Arsace, jamais je ne l’ai moins haïe // “Va, je ne te hais point”
1,2 ANT
Es-bien Antiochus, es-tu toujours le même ?
Pourrai-je sans trembler, lui dire “Je vous aime” ?
Ah puisqu’il faut partir, partons sans lui déplaire
I, 3 ARSACE
Peut-être avant la nuit l’heureuse Bérénice
Change le nom de reine au nom d’impératrice
La Reine d’un regard a daigné m’avertir
Qu’à votre empressement elle allait consentir
I,3 ANT
En sortant du palais / Je sors de Rome, Arsace, et j’en sors pour jamais
Le Ciel met sur le trôle un prince qui vous aime
porté par mille exploits
Mon nom pourrait parler, au défaut de ma voix
I,4 ANT
Madame, il faut partir
1, 4 BER
Vous fûtes spectateur de cette nuit dernière
1,5 Ber
De nuit nuit Phénice, as-tu vu la splendeur ?
Tes yeux ne sont-ils pas tout pleins de sa grandeur ?
(..)
Ces flambeaux, ce bûcher, cette nuit enflammée
Ce aigles, ces faisceaux, ce peuple, cette armée (..) // Andromaque, qui fait s’imaginer Pyrrhus à Céphise
Tous ces yeux qu’on voyait venir de toute part
1,5 Ant
Ainsi, après un siègle aussi cruel que lent
Il dompta les mutins, reste pâle et sanglant
Des flammes, de la faim, des fureurs intestines
Et laissa leurs remparts cachés sous leurs ruines
II, 2 TIT
Et les secrets de son coeur et du mien
Sont de tout l’univers devenu l’entretien (..)
Voici le temps enfin qu’il faut que je m’explique (..)
Je ne prends point pour juge une cour idolâtre,
Paulin : je me propose un plus noble théâtre (..)
Tout ce que l’Amour a de noeuds plus puissants -> un dieu -> un psg. (..)
Vingt fois depuis huit jours
J’ai voulu devant elle en ouvrir le discours(..)
(..) gloire (..) Que dis-je ? l’ardeur que j’ai pour ses appâts, / Bérénice en mon sein l’a jadis allumée
II, 2 Paulin
Seule dans l’Orient désert la laissa soupirer (..) Sur Cléopâtre.
De l’affranchi Pallas nous avons vu le frère
Des fers de Claudius Felix encore flétri (..)
Et qu’un héros vainqueur de tant de nations
Saurait bien tôt ou tard vaincre ses passions
II, 4 Bérénice
Qu’un mot va rassurer mes timides esprits ! (..)
Hé quoi ? Vous me jurez une telle ardeur,
Et vous me la jurez avec cette froideur ?
II, 4 Tit
Sortons, Paulin, je ne lui puis rien dire puis dit dans III, 1 “Quoi Prince, vous partiez ?”
II, 4, Bérénice
Qu’ai-je fait ? que veut-il ? et que dit ce silence ?
III, 1 Tit
Et je veux seulement emprunter votre voix (.)
+ Anti-épique : “Fuyons tous 2, fuyons un spectacle funeste”
III,2
Pour le fruit de tant d’amour, j’aurai le triste emploi
De recueillir des pleurs qui ne sont pas pour moi
III, 3 Bér
Nous séparer ? Qui ? Moi ? Titus de Bérénice !
IV, 4 Tit
Hé bien ! Titus, que viens-tu fait ?
Bérénice t’attend. Où viens-tu, téméraire ? (..)
Je viens percer un coeur que j’adore, qui m’aime
Et pourquoi le percer ? Qui l’ordonne ? Moi-même
III, 3 effet de sourdine
Après tant de serments, Titus m’abandonner ?
Iv, 5 Bér / Titus sur Rome
Lorsque Rome se tait / Tout l’Empire parlait
Iv, 5 Titu
Il en est temps. Forcez votre amour à se taire
IV, 5
Vous êtes Empereur, Seigneur, et vous pleurez ! //Vs m’aimez, Vs êtes Roi, et je pars (..)
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est triste quand on aime ?
IV, 6 TIt
Moi-même je me hais. Néron, tant détesté
N’a point à cet excès poussé sa cruauté (…)
Allons, Rome en dira ce qu’elle voudra dire.
Paulin : Quoi, Seigneur ?
Tit : Je ne sais, Paulin, ce que je dis.
Ah Rome ! Ah Bérénice ! Ah, prince malheureux!
Pourquoi suis-je empereur ? Pourquoi suis-je amoureux ?
V, 5 Bér
Non, je n’écoute rien. Me voilà résolue:
Je veux partir. Pourquoi vous montrer à ma vue ?
V, 6 Tit
Moi-même à tous moments je me souviens à peine
Si je suis empereur ou si je suis Romain (..)
Et je ne réponds pas que ma main à vos yeux
N’ensanglante à la fin nos funestes adieux
V, 7 Bér
Je ne vois que des pleurs, et je n’entends parler,
Que de troubles, d’horreurs, de sang prêt à couler (..)
J’aimais, Seigneur, j’aimais, je voulais être aimée (..)
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite
Je l’aime, je le fuis; Titus m’aime, il me quitte (..)
Adieu : servons tous trois d’exemple à l’univers
De l’amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l’histoire douloureuse
Lucien Goldman, Le Dieu Caché
sj de Bér = “ le dialogue entte Titus devenu tgq avt q la pièce ne commence, et Bér qui ne le deviendra q’à l’instant où la pièce finira”
Charles Mauron, L’inconscient dans l’oeuvre et la vie de Racine
Conflit oedipien de Racine contre autorité de mère castatrice de port-royal. Dominance du pcpe de plaisir (ll’amour du monte, le théâtre) ac sadisme - vi toire oedipe - réaction efficace du surmoi qui inverse l sadisme en masochisme
Abbé Villars, lettre de janvier 1671
Un tissus galant de madrigaux et d’élégies
Luneau de Boisjermain
Admire Racine qui ‘par le flux et le reflus des sentiments du coeurs, a su intéresser pdt 5 actes dans une pièce sans action”
Boileau
L’amour est un caractère affecté à la comédie, parce qu’au fond il n’y a rien de si ridicule que le caractère d’un amant.
Epître dédicatoire à Colbert
“Son plus grand mérite [..] c’est […] le bonheur qu’elle a eu de ne pas déplaire à sa majesté”
Préface
“Il n’y a que le vraisemblable qui touche dans la tragédie” “La principale règle est de plaire et de toucher”
Qui parle de l’agrammaticalité de Racine a propos de “au nom d’impératrice ?”
Abbé d’Olivet, 1738
Abbé Desfontaines, Racine vengé
Droit irrépressible des poètes sur la la langue
II, 1 Dénouement donné par les rimes
Ant : “Dois-je croire qu’au rang où Titus la destine / Elle m’écoute mieux que dans la Palestine ?”
Rétif lecteur de Racine, dans Monsieur Nicolas : ne fait pas attention aux vers
“Je dévorai ses 10 autres tragédies, sans faire attention à la beauté des vers : l’intérêt seul m’entraînait[…] et cpdt le charme de la poésie me portait lentement, sans que je m’en aperçusse”
Rétif lit Corneille
“Cela est beau ! mais c’est un roman ! “ Racine : “Je croyais avoir vu la réalité”
Racine parle de ses libelles
“Les lecteurs me dispenseront d’y répondre”
Pastiche de Corneille : Cinna V,3 // Vous êtes empereur…
“Je suis maître de moi comme de l’univers”
Abbé d’Aubignac sur le vers
c’est le rythme et la phrase de la prose