IV. La diplomatie Flashcards
Quelle est la thèse du gros Nicholson dans son texte à l’étude, Diplomacy then and now???!
The old diplomacy was based upon the creation of confidence, the acquisition of credit. The modern diplomatist must realize that he can no longer rely on the old system of trust; he must accept the fact that his antagonists will not hesitate to falsify facts and that they feel no shame if their duplicity be exposed. The old currency has been withdrawn from circulation; we are dealing in a new coinage.
This transformation of values has been aided by a new or “democratic” conception of international relations. In the old days the conduct of foreign affairs was entrusted to a small international elite who shared the same sort of background and who desired to preserve the same sort of world. Today the masses are expected to take an interest in foreign affairs, to know the details of current controversies, to come to their own conclusions, and to render these conclusions effective through press and parliament.
Différence entre secret et open diplomacy selon fat Harry?
A further difficulty arises over the contrast between “secret” and “open” diplomacy. This stems from the misuse of the word “diplomacy” to signify both foreign policy and negotiation. Foreign policy should never be secret, in the sense that the citizen should on no account be committed by his government to treaties or engagements of which he has not been given full previous knowledge. But negotiation must always be confidential. Very often, these days, negotiations are hampered or even frustrated by leakages to the press. Breaches of confidence are always news.
Quelle est l’opinion d’Harry sur l’égalité entre pays en diplomatie?
A further democratic myth is that of egalitarianism. Every country, however small its power, however restricted its resources, is regarded as the “equal” of every other country. Important decisions are taken, not owing to the strength of those who support those decisions, but according to the voices of the weak.
Les recommandations de notre boy
A diplomatist, moreover, should not concentrate solely on conditions in the country to which he is accredited. He must at the same time be aware of conditions and opinions in his own country. Really to know the language, traditions, prejudices and inhibitions of a country such as Laos, for example, entails years of study and long residence. A man by such methods may learn a great deal about Laotian opinion but in the process he gets out of touch with opinion in his own home country. He is apt to “go native” and his judgment may be warped by purely local sentiments.
Although policy should be directed and controlled by the ambassador himself, and although it does not matter much if the ambassador cannot himself speak a difficult local language, it is essential that he be aided and advised by a staff of permanent officials who have lived for long in the country, have studied the local traditions and character, and are acquainted with the background and temperament of those having local influence.
Although policy should be directed and controlled by the ambassador himself, and although it does not matter much if the ambassador cannot himself speak a difficult local language, it is essential that he be aided and advised by a staff of permanent officials who have lived for long in the country, have studied the local traditions and character, and are acquainted with the background and temperament of those having local influence.
Ambassadors, I suggest, would be well advised to invite important people to small parties of five or six, and to satisfy the multitude by large occasional receptions to which numbers of people can boast of having been asked.
My own advice to the junior diplomatist is not to confine himself lazily to the easy circle of his own embassy but to cultivate the society of journalists both foreign and native. It is from them that he will derive useful advice and commentary.
While I contend, therefore, that an ambassador and his senior officials need not, and indeed ought not, to be too closely identified with the country to which they are accredited, and while I agree that the social or representative aspect of diplomacy needs to be reëxamined and possibly revalued, I assert that the old principle that the art of negotiation depends on reliability and confidence is an eternal principle.
You do not send abroad a clerk to represent you; you send a man in whose intelligence, initiative and integrity you place full confidence. The only difference today is that things move with great celerity. There is less time for reflection.
We are at a disadvantage when it comes to applying propaganda to the have-nots. Dollars are not always enough; and the fact that our doctrine appeals more to the privileged classes is a fact which cannot be exploited or even avowed.
The major decisions in this world are taken by those who possess power and are prepared to exercise it. The substitution of consent, or votes, for force has given the United Nations a certain unreality which hampers its authority.
The principle of one-man-one-vote is conditional on the existence of the rule of law. But there is no international rule of law, only a few accepted conventions; thus it is fallacious to suppose that peace can be preserved by votes.
Pourquoi la négociation est-elle un outil nécessaire?
Une négociation continuelle ne contribue pas peu au bon succès des affaires… Les Etats reçoivent tant d’avantages des négociations continuelles lorsqu’elles sont conduites avec prudence qu’il n’est pas possible de croire si on ne le sait par expérience…
Le Dictionnaire politique de Garnier-Pagès (1842) nous dit que « les négociations embrassent presque tout le champ de la diplomatie » ; le Dictionnaire diplomatique, édité entre les deux guerres mondiales, confirme : « La négociation est la raison d’être non seulement de l’agent diplomatique en tant que chef de mission, mais encore de la diplomatie tout entière, et toutes les autres formes, tous les autres aspects de l’action officielle d’un diplomate lui sont subordonnés »
Plus près de nous, Henry Kissinger, à l’époque où il était encore universitaire, écrit que « dans son acception classique la diplomatie consiste à rapprocher des points de vue divergents par le biais de la négociation »
Rien n’autorise à penser, à première vue, que ce lien entre la diplomatie et la négociation ait été rompu ; mais le fait nouveau réside dans le transfert du concept et de la pratique de la négociation du domaine des relations internationales où ils étaient jusqu’ici cantonnés à celui de l’existence quotidienne à l’intérieur des Etats.
Nul ne peut ignorer la parenté, clairement établie par la terminologie, entre la négociation et le négoce. Sans même remonter jusqu’à l’étymologie première (« du latin negotium, de nec, ni, ne, faisant fonction de préfixe négatif, et otium, loisir », nous dit Littré), le négoce se réfère à une activité qui met aux prises deux ou plusieurs partenaires en vue du règlement d’une affaire. La discussion peut porter sur l’échange de produits ou l’acquisition d’un bien : on parlera alors de transaction commerciale. Mais le concept de négoce peut s’étendre, par hypothèse, à n’importe quel type de transaction portant sur n’importe quel objet.
Explicite ou implicite, la relation entre la négociation et la nature particulière de la société à laquelle elle s’applique n’en comporte pas moins une leçon à ne pas oublier. C’est l’absence d’un modèle intégré d’état de droit qui justifie le recours à la négociation ; c’est au contraire l’émergence d’une structure de pouvoir légitime et centralisée qui l’exclut ou qui la cantonne dans le règlement des affaires subalternes. La multiplication des procédures de négociation traduit donc l’existence d’une société moins intégrée et moins perfectionnée, du point de vue de l’efficacité de la solution des conflits, que ne l’était, à la même époque, la société bien organisée des États modernes.
La meilleure preuve en est que la guerre reste, comme le souligne de Martens, la seule issue en cas d’échec des négociations. Mais en même temps qu’elle constitue un symptôme d’un certain état, plutôt anarchique, de la société, la négociation peut également fournir le remède au désordre dont son usage témoigne : là où la procédure autoritaire, la décision unilatéralement imposée échouent ou sont inapplicables, la négociation peut introduire des méthodes plus « douces » de règlement, plus respectueuses en tout cas de la susceptibilité des parties en présence. Entre l’infirmité qu’elle révèle et les avantages qu’elle procure, les théoriciens peuvent hésiter à marquer leur choix.
Pourquoi la négotiation est-elle un procédé ambigu?
La modération consiste à réduire ses ambitions, à tempérer ses passions, mais non pas à abdiquer devant ses rivaux. « On n’est puissant, écrit Mably, qu’autant qu’on est supérieur à ses entreprises », ou encore : « Une puissance ne négociera utilement qu’autant qu’elle aura la sagesse de ne former que des entreprises au-
dessous de ses forces ». Mais Mably prend bien soin d’ajouter : « Je l’avoue ; la vertu, dénuée de force, ne passe que pour faiblesse ; et un Etat qui ne se défendrait contre ses voisins puissants que par sa justice et par sa modération serait tôt ou tard opprimé… La puissance dominante ne conservera donc sa supériorité qu’autant qu’elle aimera sincèrement la paix. Mais comme il est certain que, malgré sa modération, elle n’étoufferait jamais toutes les semences de guerre, son amour pour la paix ne doit point dégénérer en un engourdissement de ses forces. Si elle n’était pas continuellement en état de se défendre et de faire la guerre, ce serait un nouveau motif pour sa rivale d’être injuste et entreprenante, et elle ne tirerait aucun secours de ses négociations ». La négociation ne peut donc pas être détachée de la force, sous peine de priver celle-là de toute efficacité.
De ces remarques, on peut déjà tirer une seconde leçon : la négociation est un mode de relation bénéfique en lui-même à raison de son caractère pacifique ; pour cette raison, il convient de lui accorder la préférence sur le recours à la force. Mais la négociation ne constitue ni une fin en soi, ni un procédé magique ; elle ne tire ses vertus que de la stratégie globale dans laquelle elle s’inscrit.
A en juger par l’expérience du passé, il y aurait donc quelque candeur à tabler exclusivement sur la bonne volonté des protagonistes pour régler leurs querelles à l’amiable.
Mais la négociation ne peut se définir uniquement par son rapport, très ambigu comme on vient de le voir, avec la force. Sans l’existence d’un contrepoids, la tentation du recours à la violence risquerait, le plus souvent, de l’emporter sur les charmes discrets de la modération.
Ce contrepoids ne peut provenir, tous les auteurs en conviennent explicitement ou implicitement, que de l’existence d’un minimum d’accord entre les partenaires.
« Dans le sens que nous lui donnons ici, « légitimité » n’est pas synonyme de justice. Il s’agit uniquement d’un consensus international portant sur la définition d’accords fonctionnels et aussi sur les règles du jeu diplomatique, qu’il s’agisse des moyens ou des fins. Ceci implique que l’ensemble des grandes puissances acceptent les structures internationales existantes… S’il n’exclut pas l’éventualité d’un conflit, un ordre international reconnu légitime en limite l’ampleur, et la paix qui suivra sera reconnue comme une formulation meilleure du consensus général sur la « légitimité »… La diplomatie… ne peut s’exercer que dans le contexte d’un ordre international reconnu « légitime » ».
Double problème de l’ensemble d’assertions précédentes (Q.7)
Le premier est celui de savoir quel doit être l’objet de la légitimité requise. L’idéal serait évidemment d’obtenir un accord sur les finalités de l’action commune ; à défaut, il faut bien se contenter d’un accord portant sur les « règles du jeu », c’est-à-dire sur les moyens de résoudre pacifiquement les litiges (13). Cette seconde forme de consensus est évidemment plus facile à obtenir que la première, mais elle est aussi plus fragile, car elle laisse subsister, à l’arrière-plan, la menace permanente d’un rebondissement du conflit entre des finalités contradictoires. L’histoire est précisément faite de l’alternance entre ces deux types de situations : c’est pourquoi l’homme d’État doit prendre garde à ne pas se tromper de période et à contrôler, s’il y a Ueu, le passage de l’une à l’autre, sous peine de subir l’action des événements.
L’autre problème est celui de la stabilité et du changement. En termes de rapports de forces, le principe de légitimité se traduit par le maintien du statu quo ou, si l’on préfère, de l’équilibre. La négociation est précisément le moyen idéal pour entretenir l’équilibre existant ou pour en modifier très lentement et très subtilement les termes. Elle a donc pour effet, sinon pour objet, de freiner les tendances au changement et constitue, de ce fait, un obstacle à l’émergence ou à la propagation de situations révolutionnaires. Malgré les concessions de détail auxquelles elle oblige ses adeptes, elle a donc une fonction essentiellement stabilisatrice.
Pourquoi la négociation est-elle un art subtil?
Quelles que soient ses conditions d’exercice, la négociation demeure un procédé spécifique de relation sociale, dont il faut essayer de cerner les contours et de préciser les règles.
« L’art de négocier, peu susceptible d’être traité systématiquement, est le fruit des talents, de l’usage du monde et en partie de la lecture réfléchie des négociations du temps passé »
Celui-ci peut être considéré, au sens étroit, comme l’ensemble des moyens propres à séduire ou à convaincre le partenaire, au point de l’amener à se rallier à ses propres vues. A ce niveau, ce sont les talents individuels qui entrent en jeu et les ressorts de la psychologie qui sont mis à l’épreuve. Mably fait, en termes éloquents, l’éloge de la persuasion, mais il se garde bien de nous en fournir la recette :
« Quels que soient les principes qui font agir un ambassadeur, son principal objet est de réussir dans la commission dont il estchargé. Il doit savoir présenter les affaires, de la manière la plus propre à gagner les ministres avec lesquels il traite. Qu’il y a de l’art à conduire pas à pas son adversaire ! de sorte que, préparé à recevoir les propositions qu’il aurait rejetées du premier abord, il ne les regarde plus que comme une conséquence nécessaire de tout ce qui a précédé »
« C’est avec la vanité des hommes qu’on peut entretenir le négoce le plus avantageux, car on obtient souvent d’elle des choses très substantielles, en donnant en retour fort peu de substance ; on fera toujours de moins bonnes affaires avec leur ambition ou leur cupidité ; mais il est vrai que, pour traiter avantageusement avec la vanité des autres, il faut mettre entièrement de côté la sienne propre, et ne s’occuper que du succès de ses desseins ; c’est ce qui rendra toujours ce commerce difficile »
Quelles sont les problématiques contemporaines liées à la pratique de la négo?
1- Négociation dans les relations internationales: Négociation collective remplace négociation traditionnelle secrète. Le consensus remplace le vote, masquant ambiguités et désaccords. Discussions entre grands et petits faussées par les inégalités. Pas de négociation entre les blocs de puissances.
2- Négociation dans les sociétés étatiques: Diplomatie déborde dans le monde social. Les entreprises négocient. Conférences, médiation…
Ce ne sont ni les faibles, ni les déshérités,ni les marginaux qui sont admis à négocier, mais bien ceux qui disposent déjà, par leur puissance ou par la position stratégique qu’ils occupent dans le circuit de production ou sur l’échiquier social, de ce qu’il faut bien appeler (faute d’expression française adéquate) le bargaining power. Le droit de négocier n’est reconnu qu’à ceux qui disposent déjà de la force et qui sont capables de s’en servir : on négocie avec les syndicats, mais pas avec les chômeurs, les retraités, les handicapés ou les travailleurs immigrés.
Conclusions de Merle
La première est que la négociation, qui a surgi dans une société anarchique pour porter remède aux excès de la violence aveugle, a acquis dans ce milieu particulier un certain nombre de caractéristiques qui lui confèrent sa spécificité et son utilité propres. Discourir sur la négociation sans tenir compte de cette expérience serait la source de beaucoup d’illusions et de nombreux déboires.
La seconde est que la négociation, comme technique de règlement des conflits, se ressent de ses origines et ne constitue qu’un procédé modeste et empirique pour frayer la voie entre le gouffre vertigineux au fond duquel on forge en permanence les armes du combat et la paroi qui monte à pic vers les cimes inaccessibles de la pureté et de l’innocence partagées.
3 grands types d’instruments de politique internationale
- Diplomatiques
- Économiques
- Militaires
=> les RI ne sont pas seulement la diplomatie, et donc pas la prérogative des Affaires étrangères ou simplement les relations diplomatiques.
Définir la diplomatie
Morgenthau: poursuite de l’intérêt national par des moyens pacifiques
- Effort de définir le bien commun et d’harmoniser et avancer les intérêts nationaux à-travers la négociation par l’intermédiaire de contacts directs entre représentants des Etats.
- Ces négociations sont soutenues par un appareil bureaucratique (corps diplomatique)
- La diplomatie n’est pas seulement l’affaire de diplomates ou des ministères des affaires étrangères
Faire une chronologie
- Technique très ancienne. Akhenaten = premier exemple connu.
- Émergence des ambassades permanentes au 16e s; aristocratie langue française; grande latitude;
- A servi à maintenir l’équilibre des puissances et limiter les conflits entre 1648 et 1789; reposait sur une culture commune;
- Le nationalisme, les antagonismes idéologiques ont modifié cela; => Q.v. Nicolson & diplomatie de la Guerre froide
- La démocratie (q.v aussi infra)
- Rôle des diplomates en question; évolue;
Nommer des types de diplomatie
- Selon le # d’interlocutreurs: bilatérale ou multilatérale
- Selon le type d’acteurs: diplomatie des ambassades; sommets
- Mais aussi: tracks II (ONG, individus), III (Entreprises) & IV (programmes d’échanges)
- Diplomatie des ministères, etc.