Cours introduction Flashcards
charte d’Ottawa pour la promotion de la santé issue de la conférence internationale pour la promotion de la santé (17-21 novembre 1986)
-> conférer les moyens + servir de médiateur + promouvoir l’idée
-> créer des milieux favorables, renforcer l’action communautaire, développer des aptitudes personnelles, réorienter les services de santé
-> établir une politique publique saine
charte de Genève pour le bien-être issue de la 10e conférence mondiale sur la promotion de la santé (13-15 décembre 2021)
- Objectif principal: Construire des sociétés du bien-être durables en garantissant l’équité en santé tout en respectant les limites écologiques.
- Fondements clés: Santé physique, mentale, spirituelle et sociale.
Droits humains, justice sociale et environnementale, solidarité intergénérationnelle. Indicateurs de réussite basés sur le bien-être humain et planétaire plutôt que sur le PIB. - Actions prioritaires pour le XXIe siècle:
Respecter la Terre et ses écosystèmes (biodiversité, économie bas-carbone, alimentation durable). Promouvoir une économie équitable et circulaire.
Élaborer des politiques publiques axées sur le bien commun et l’inclusion sociale. Assurer une couverture sanitaire universelle (priorité à la prévention et aux soins primaires).
Gérer les impacts de la transformation numérique tout en réduisant les inégalités numériques. - Vision globale: Investir dans la santé publique, l’éducation et les infrastructures. Impliquer toutes les parties prenantes (gouvernements, ONG, entreprises, communautés) dans une transition vers des sociétés équitables et durables.
- Engagement de l’OMS: Accompagner les États membres dans la mise en œuvre de la Charte à travers un soutien technique et des données probantes.
définitionS santé
- « La santé est un état de complet bien-être physique,
mental et social, et ne consiste pas seulement en une
absence de maladie ou d’infirmité » (OMS, 1948) - « La santé est définie en termes de normes sociales plutôt que
physiologiques. Elle est décrite comme l’exécution efficace des rôles et des
tâches pour lesquels les individus ont été socialisés ».(Parsons, 1958) - « La santé est définie comme un état qui permet à l’individu de s’adapter
à l’environnement » (Dubos, 1965) - « La santé est considérée comme une fonction normale et la maladie
représente une altération de la fonction normale » (Ereshefsky, 2009) - « La santé est considérée comme la capacité d’un individu à maintenir un
équilibre avec l’environnement » (in Murdaugh et al., 2021) - « Vision holistique de la santé;…. un concept dynamique , influencé par
divers facteurs personnels, collectifs, politiques et globaux » (Charte
d’Ottawa, OMS,1986) - «…. ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’invalidité, mais elle est une ressource
déterminant la capacité physique, psychique et sociale des personnes. Cette capacité d’atteindre une qualité de vie et un état de bien-être physique,
mental, social et spirituel permet à l’individu de satisfaire ses besoins, d’agir sur son environnement et
d’accomplir ses rôles d’une manière satisfaisante (mener une vie individuellement, socialement et
économiquement productive). La santé qui prend appui sur les ressources sociales, personnelles et sur les capacités physiques est ainsi déterminée par des déterminants d’ordre individuel et collectif
(dimensions biologiques, psychologiques, sociales,
culturelles, économiques, environnementales et politiques)» (Charte de Bangkok, OMS, 2005) - «La santé est créée lorsque les individus, les familles et les communautés ont le revenu, l’éducation et le pouvoir de contrôler leur vie; et leurs besoins et leurs
droits sont soutenus par des systèmes, des environnements et des politiques qui contribuent et favorisent une meilleure santé» (Shilton , 2011) - «La santé est l’expérience du bien-être physique et psychologique. La bonne
santé et la mauvaise santé ne se présentent pas comme une dichotomie, mais comme un continuum. L’absence de maladie ou de handicap n’est ni suffisante ni nécessaire pour produire un état de bonne santé» (Card, 2017)
Conceptualisation de la santé par qq. théoriciennes des
soins infirmiers
- F. Nightingale: Le meilleur état dans lequel l’on puisse être à tout moment
(Selanders, 2010) - M. Levine: La santé est définie comme un état d’équilibre entre les entrées et les sorties d’énergie dans lequel existe l’intégrité fonctionnelle, personnelle et
sociale (Schaefer, 2014) - C. Roy: Un processus d’adaptation réussi qui favorise l’être et l’intégration pour fonctionner comme une personne entière (doucet &Merlin, 2014)
- I. King: Un état dynamique dans lequel on s’adapte avec succès aux facteurs
de stress environnementaux pour atteindre son potentiel maximal dans la vie quotidienne (King, 1990)
modèle biomédical (modèle de santé)
- Fondé sur la présence ou l’absence de maladie
- Modèle de causalité de la maladie
- Vision réductrice de la santé
- Traduit la conviction de la pensée médicale selon laquelle la santé équivaut à l’absence de maladie (Wade et al, 2004)
- Approche mettant davantage l’accent sur le traitement de la maladie plutôt
que sur la promotion de la santé et le bien-être (O’Mullane, 2009)
Modèle socio-écologique (modèle de santé)
- S’intéresse à l’origine des causes économiques, sociales, psychologiques et environnementales de la maladie et du bien-être. (Birley, 2011)
- Considère la santé comme le résultat d’une multitude de facteurs sociaux,
économiques, culturels, environnementaux et du type de population (Barton et al,
2004) - S’intéresse principalement à la relation entre la santé et l’environnement physique et
social dans lequel les personnes vivent et les atouts et ressources dont disposent les individus et les communautés pour promouvoir leur santé et leur bien-être (Judd et
al, 2001 ; Pursell et al, 2013) - Met davantage l’accent sur les influences de l’environnement 13 sur la santé des individus et de la société (O’Mullane, 2009)
Les déterminants de la santé (DS)
- Facteurs qui influencent l’état de santé des individus et de la population
- Ensemble des facteurs personnels, sociaux, culturels, économiques,
environnementaux qui influencent positivement ou négativement la santé
des individus et des groupes - Quatre catégories: l’environnement (50% social/économique et 10% physique), le style de vie, la biologie humaine (15%) et le système de soins (25%)
Existance d’une culture de la santé?
- Une culture de la santé existe lorsque les individus et les organisations sont capables de Promouvoir le bien-être individuel et communautaire, Créer des environnements qui favorisent la santé, Favoriser l’accès à des modes de vie sains et à des soins de santé de haute qualité
définition promotion santé
- La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d’améliorer celle-ci (Charte d’Ottawa)
- La promotion de la santé est un processus d’optimisation, tout au long de l’existence, du bien-être physique, social et psychique, au-delà de l’absence de la maladie ou d’infirmité (OMS, Genève, 2001)
- Processus apportant aux individus et aux communautés la capacité d’accroître leur contrôle sur les déterminants de la santé et donc d’améliorer leur santé. Ce concept inclut la promotion des modes de vie aussi bien que l’amélioration des conditions de vie, des facteurs sociaux, économiques et environnementaux qui déterminent la santé
- La promotion de la santé offre un concept positif et complet de santé comme déterminant de la qualité de vie, qui recouvre
également le bien-être mental et spirituel (Charte de Bangkok, OMS, 2005)
Périodes évolution de la promotion de la santé /santé
publique
- Protection de la santé: (Antiquité) -> mouvement hygiéniste (1800-1870) -> Lutte bactériologique et éducation sanitaire (1880- 1950) -> Croissance des systèmes de soins et rôle accru de l’État, Éducation à la santé (1950 -1970) -> Vers une nouvelle santé publique (1970- ) -> La promotion de la santé (1986 Charte d’Ottawa) -> La promotion de la santé (1988- à ce jour: les 10 autres Chartres)
historique PS
- 1946 : définition positive de la santé (Constitution de l’OMS)
L’ère de la croissance des systèmes de soins et de l’éducation à la santé - 1951 : fondation de l’Union internationale d’éducation pour la santé
(devenue maintenant Union internationale de Promotion de la Santé et d’Éducation pour la Santé (UIPES) - 1950-1970 : développement du champ de l’éducation à la santé (Le médecin et son patient, Des campagnes d’information, Le développement de la science, Des recherches sur les facteurs de risque, Le développement de modèles théoriques qui ciblent les comportements individuels à risque)
De l’éducation à la santé à la promotion de la santé An. 70
- Réflexion critique: les individus informés n’adoptent pas nécessairement les comportements sains qu’on attendait d’eux
- Phénomène de culpabilisation des victimes
- Fin des 30 glorieuses
- 1974 : rapport Lalonde et déterminants de la santé (Importance d’investir des ressources au-delà, des services de santé, Quatre éléments de la conception globale de la santé: La biologie humaine, L’environnement physique et social, Les habitudes de vie, L’organisation des soins)
- 1977-79 : conférence d’Alma-Ata et adoption par l’OMS de la stratégie de
la « Santé pour tous » (Critiques des systèmes trop axés sur la médecine
de soins, Équité, participation communautaire, approche
multisectorielle – éléments phares de la PS, Promouvoir la santé de tous les peuples du monde)
An. 80
- Prise de conscience de la nécessité d’une action à la fois sur les comportements individuels mais
aussi sur l’environnement
- Retour des débats autour des ISS à l’avant scène avec le rapport Black (1980)
- 1984 : concept de Villes-Santé (« Une ville qui améliore la qualité de son
environnement, favorise le développement d’une communauté solidaire, améliore la
santé pour tous en réduisant les inégalités, développe une économie diversifiée et innovante, donne à chacun les moyens d’avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité »)
- 1986 : 1ère conférence et Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé
- Conférences mondiales (OMS)
suivantes de promotion de la
santé : 1988 - Adélaïde, 1991 - Sundsvall, 1997 - Jakarta, 2000 - Mexico, 2005 - Bangkok, 2009 - Nairobi, 2013 - Helsinki, 2016 - Shanghai, 2021 – Genève - Mettre en œuvre les actions
intersectorielles pour la santé et les approches de santé dans toutes les politiques (HiAP)
santé publique (def, fonctions, révolutions)
- La santé publique est la science et l’art de favoriser la santé, de prévenir la maladie et de prolonger la vie grâce aux efforts organisés de la société
- Les fonctions de la santé publique: la protection, la surveillance, l’organisation du système de soins, la prévention et la promotion
- révolution de la santé: 1ère révolution contre les maladies infectieuses, 2nde révolution contre les maladies chroniques, 3ème révolution pour la santé (publique)
prévention vs PS
- Modèle épidémiologique et
biomédical vs Modèle bio-psycho-social - Approche verticale par programmes vs Approche horizontale par milieux de
vie - À destination d’une population vs En collaboration avec une population
- Facteurs et conditions de risque vs Multifactorielle sur avantages et forces
- Responsabilité individuelle vs Déterminants de la santé
- Matériau éducatif et informatif vs Projet participatif
- Information sur maladie vs Action sur milieu de vie
La Charte d’Ottawa
- La santé est perçue comme une ressource de la vie quotidienne, et
non comme le but de la vie - texte fondateur de la PS au niveau international.
- Conditions préalables à la santé: La paix, Un abri, De la nourriture, Un revenu
- 3 grands rôles/ stratégies: Promouvoir l’idée (plaidoyer, Une bonne santé est une ressource majeure pour le progrès social, économique et individuel, tout en constituant un aspect important de la qualité de la vie), Conférer les moyens (Réduire les écarts actuels dans l’état de santé et de donner à tous les individus les moyens et les occasions pour réaliser pleinement leur potentiel de santé) et Servir de médiateur (PS: action coordonnée de divers acteurs. Médiateur entre le intérêts divergents qui se manifestent à l’égard de la santé dans la société)
- Cinq domaines d’interventions: Élaborer une politique publique saine, Créer des milieux favorables, Renforcer l’action communautaire, Acquérir des aptitudes individuelles, Réorienter les services de santé
Valeurs/ principes phares en PS
- La participation
- L’empowerment/développement du pouvoir d’agir
- La démocratie
- Droit de l’homme
- Protection de l’environnement
- L’égalité entre les hommes et les femmes
- L’équité et la justice sociale
- L’inclusion
- Le respect de la diversité
Les caractéristiques d’une intervention en PS
- Approche holistique: prise en compte les DS, comme les aspects sociaux, comportementaux, économiques et environnementaux
- Focalisation sur les forces et les avantages plutôt qu’uniquement sur les problèmes et les déficits (salutogénique plutôt que pathogénique)
- Implique l’ensemble de la population dans le contexte de vie quotidienne plutôt que accent sur les personnes à risque d’une pathologie spécifique
- Affecte davantage de ressources « en amont » ( sur les causes), à la prévention des problèmes avant qu’ils ne se posent
- Adopter une approche écologique, où la santé est considérée comme le produit dynamique d’interactions entre les individus et leurs environnements
- Multi-niveaux : La promotion de la santé opère à de nombreux niveaux différents - individuel et relationnel, organisationnel, communautaire et système plus large - pour atteindre les objectifs de santé de la population
- Utilisation de multiples stratégies complémentaires pour promouvoir la
santé de l’individu et de la collectivité - La collaboration intersectorielle comme étant incontournable
- Justice sociale et Équité en santé: Le but ultime de la promotion de la santé est l’amélioration continue des conditions de vie et de la santé et bien-être de l’ensemble de la
population, avec une attention particulière aux besoins des membres les plus marginalisés ou exclus de la communauté.
Charte de Bangkok (2005) pour la PS à l’heure de la
mondialisation
- Facteurs décisifs ayant une
incidence sur la santé: ISS, Nouveaux modes de consommation et de
communication, Commercialisation, Changements environnementaux
mondiaux, Urbanisation - Principaux engagements: Placer la PS au centre de l’action mondiale en faveur du dvpt, Faire de la PS une responsabilité centrale de l’ensemble du secteur public, Faire de la PS un axe essentiel de l’action communautaire et de la société civile, Faire de la PS une exigence de bonne pratique au niveau des entreprises
Post COVID - l’ère de la transition écologique et du
développement durable
- Prise de conscience à l’égard de la
dégradation de l’envt et les CC
dans le secteur de la santé - Approche et concept: Une seule
santé/Écosanté /Santé planétaire - « Sociétés axées sur le bien-être » et
durables, qui s’engagent à garantir
une santé équitable aujourd’hui et
pour les générations futures sans
toutefois dépasser les limites
écologiques
Charte de Genève pour le bien-être (2021) et Ottawa vs Genève
- Nécessité de prendre des engagements mondiaux pour parvenir à des résultats sanitaires et sociaux équitables aujourd’hui et pour les générations futures, sans détruire la santé de notre planète.
- Charte d’Ottawa (1986): 5 domaines
d’action: Élaborer une PP saine, Créer des milieux favorables, Renforcer l’action communautaire, Acquérir des aptitudes individuelles, Réorienter les services de santé - Charte de Genève (2021): 5 domaines
d’action: Considérer, respecter et mettre en valeur la terre et ses écosystèmes, Concevoir une économie équitable au service du dvpt humain à l’intérieur des frontières écologiques, planétaires et locales, Élaborer des PP saines pour le bien commun, Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, Aborder les répercussions de la transformation numérique
la santé durable
- « un état complet de bien-être physique, mental et social atteint et maintenu tout au long de la vie grâce à des conditions de vie saines, enrichissantes et épanouissantes et à l’accès à des ressources appropriées, de qualité, utilisées de façon responsable et efficiente »
- Santé durable (Alliance santé Québec): « Un esprit sain dans un corps sain, dans un milieu de vie et un environnement sains, sur une planète en santé »
PS vs éducation pour / à la santé
- Émergence de la promotion de la santé comme une évolution du champ
de l’éducation à la santé - Transition pas facile pour tout le monde : même si le contenu a changé, le nom est resté plus longtemps (p. ex. UIES en UIPES qu’en 1993)
- L’éducation sanitaire définit l’action d’induction de comportements dont il
est prouvé qu’ils sont favorables à la santé - L’éducation à la santé couvre un champ plus large (santé au sens de
l’OMS), mais laisse entendre que le projet de santé est prédéterminé par les éducateurs - L’éducation pour la santé met en œuvre une démarche pédagogique qui
implique les sujets - Définition de l’éducation pour la santé: elle comprend la création
délibérée de possibilités d’apprendre grâce à une forme de communication visant à améliorer les compétences en matière de santé, ce qui comprend l’amélioration des connaissances et la transmission d’aptitudes utiles dans la vie, qui favorisent la santé des individus et des communautés - Constat : essayer d’influencer les comportements individuels sans altérer les environnements dans lesquels ils ont lieu résultats très limités étape
d’après : promotion de la santé (qui inclut ainsi l’éducation à la santé,
comme une de ses stratégies) - Promotion de la santé = éducation à la santé + politiques publiques
favorables à la santé
-> « L’éducation sans les politiques finit par déchanter et
les politiques sans l’éducation sont pratiquement inatteignables »
Le piège de la PS…
… (suivant une approche très répandue auprès de décideurs politiques)
- Réduction à l’éducation à la santé
+ appel à la responsabilité individuelle
-> Risque d’augmenter les ISS (inégalités sociales de santé)
Promotion de la santé vs. protection de la santé
- La protection de la santé fait référence aux contrôles juridiques ou fiscaux et autres réglementations visant à améliorer la santé et à prévenir les maladies.
- Les interventions de protection de la santé mettent l’accent sur la sécurité
des travailleurs pour prévenir les maladies. - La PS n’est plus considérée comme un objectif ou un résultat final souhaité
mais comme un processus visant à faciliter le cheminement vers l’atteinte des objectifs en matière de santé. Il s’agit à la fois de l’art et de la science qui consiste à aider les gens à changer leur mode de vie et à créer des
environnements propices à la santé
La PS: pour quoi faire ?
- La PPS (prévention et promotion
de la santé) constitue une des
quatre fonctions fondamentales
de la santé publique. Elle est
caractérisée par sa nature
positive : il s’agit moins de lutter
contre les maladies que de
travailler pour la santé - La PPS représente un triple devoir pour les décideurs de la société: légal, moral et social
- Depuis quelques années on observe
une tendance au renforcement de la
PPS et au rééquilibrage du système.
Ceci s’explique par: augmentation des MC (troubles cardio-vasculaires, diabète, troubles liés au stress), augmentation des coûts de la santé, évolution démographique, mise en cause de l’allongement de la vie en bonne santé
La PS selon la CO implique
- un rééquilibrage des responsabilités entre les professionnels de la santé et les citoyens afin que ces derniers puissent exercer un plus grand contrôle sur leur propre santé (= faciliter la participation de la population par l’information et l’éducation)
- l’éducation pour la santé cesse alors d’être une injonction venant d’un professionnel, quel que soit sa légitimité, pour devenir une aide à la décision, une proposition d’alternatives valable
- la prestation de santé devient alors “coproduite”, dans la mesure où ce processus donne réellement la parole au patient / à l’usager / au citoyen, lui permet p.ex. l’accès à son dossier médical, au pouvoir de décision dans le système de soins, au débat sur l’organisation de services de quartier, etc.
- La politique de promotion de la santé est alors de nature participative et incitative vis-à-vis de la population selon les trois fonctions suivantes: conférer les moyens (empower), servir de médiateur (mediate), promouvoir l’idée, plaidoyer en faveur (advocate)
- Son efficacité se conçoit sur le long terme, en mettant l’accent sur la qualité de vie (au-delà de la maladie) et non sur la seule espérance de vie
- Elle agit de façon convergente sur l’individu (en favorisant l’apprentissage de modes de vie sains) et sur la collectivité (en permettant aux communautés d’aménager leur environnement et de promouvoir l’inscription de la santé dans les politiques sociales et les décisions collectives: importance de la « SdTP» (HiAP) et des évaluations d’impact sur
la santé - EIS/HIA)
Considérations pour la pratique infirmière (PS)
- La définition de la santé a évolué d’un usage traditionnel dans un modèle médical curatif vers un concept multidimensionnel avec des dimensions physiques, sociales,
spirituelles, environnementales et culturelles. - Les infirmières et les autres professionnels de la santé doivent comprendre et analyser toutes les dimensions lors de leurs évaluations de l’état de santé.
- Les informations issues de ces évaluations peuvent ensuite être utilisées pour identifier les besoins en matière de santé et développer des stratégies pour promouvoir la santé ex.: Un examen biomédical peut être utile pour guider des interventions de dépistage. Les informations recueillies à partir d’une évaluation culturelle peuvent fournir des connaissances précieuses pour l’élaboration de programmes de promotion de la santé dans des communautés comptant des populations diverses. Une évaluation des environnements physique et social fournira des informations utiles sur les aspects de l’environnement qui peuvent affecter positivement ou négativement la santé de l’individu ou de la communauté
- La santé doit être considérée d’un point de vue positif lors de la réalisation d’un examen ou de la conception de stratégies de promotion de la santé.
- Cela signifie que l’accent doit être mis sur les ressources disponibles, le potentiel et les capacités. Lorsque la santé est envisagée de manière positive, des stratégies peuvent être élaborées qui se concentrent sur le renforcement des ressources et la
diminution des risques.