Cours 3 Flashcards
CONSÉQUENCES AS À L’ENFANCE ET L’ADOLESCENCE
Au plan psychosocial
Atteinte au plan de l’estime de soi C
Problèmes intériorisés (anxiété, dépression, isolement, etc.)
Problèmes extériorisés (agressivité, crises de colère, troubles
de la conduite, etc.)
Problèmes scolaires (adaptation sociale et rendement
académique)
Symptômes de stress post-traumatique
Dissociation
Difficultés liées à la régulation émotionnelle
Fugues, actes de délinquance
CONSÉQUENCES AS À L’ENFANCE ET L’ADOLESCENCE Au plan sexuel
Comportements sexualisés inappropriés
Activités sexuelles précoces
Plus de partenaires sexuels donc Contraction d’ITSS
+ Grossesse à l‘adolescence
Y A-T-IL UN PROFIL TYPE ? (4)
Non car on ne peut pas catégorisé les victimes à la suite des symptômes après avoir vécu une AS Profil 1 : Impact spécifique de l’AS • Niveau clinique ++ : CBCL • Anxiété Profil 2 : Résilient • CBCL = peu • AS aussi sévère Profil 3 : Détresse importante • CBCL = +élevé • AS + sévères (90% pénétration) • Évitement Profil 4 : Victimes d’AS moins sévères • CBCL = norme GT
AS CONSÉQUENCES À L’ÂGE ADULTE
Au plan psychosocial (11)
Faible estime de soi
Symptômes de dépression et idéations suicidaires
Consommation abusive d’alcool et de drogues
Anxiété
Troubles somatiques; troubles alimentaires
Troubles de conduite
Consultation accrue des services de santé
Difficultés au plan social; troubles de la personnalité
Symptômes de stress post-traumatique
Symptômes de dissociation
Revictimisation
AS CONSÉQUENCES À L’ÂGE ADULTE
Au plan sexuel (5)
Comportements sexuels à risque Échanges de rapports sexuels contre alcool/drogue Dysfonctions sexuelles Évitement de la sexualité Compulsion sexuelle
LE STRESS POST-TRAUMATIQUE SELON LE DSM-5 (8)
A. Exposition ou menaces de mort, de blessures sérieuses ou de violences sexuelles
B. Présence de symptômes intrusifs associés au trauma (ex: rêves, flashbacks)
C. Évitement persistant des stimuli associés au trauma (ex: souvenirs, lieux)
D. Altérations négatives des cognitions et de l’humeur (ex: honte, culpabilité, détachement)
E. Perturbations importantes de la vigilance et de la réactivité (ex: irritabilité, colère,
hypervigilance, difficulté à rester endormi)
F. Perturbations (critères B, C, D et E) qui durent depuis au moins un mois
G. Perturbations causent une détresse et un dysfonctionnement
H. Non attribuable à une autre cause
CRITÈRE A DU STRESS POST-TRAUMATIQUE
A. Exposition ou menaces de mort, de blessures sérieuses ou de violences sexuelles d’une (ou
de plusieurs) des manières suivantes (4)
niveau d’exposition
- Exposition directe à un événement traumatique
- Être témoin direct, en personne, d’un événement traumatique vécu par d’autres
- Apprendre qu’un membre de la famille ou une personne proche a vécu un événement
traumatique - Être exposé de manière répétée ou extrême aux détails aversifs d’un événement traumatique
(ex: premiers répondants qui collectent des restes humains, policiers exposés de manière répétée
aux détails de maltraitance envers les enfants)
Symptômes envahissants 4
Souvenirs répétitifs, involontaires, envahissants (jeu chez l’enfant)
Rêves répétitifs
Réactions dissociatives (flashbacks) – continuum
Détresse ou réactions physiques liée à des indices internes ou externes du trauma
Évitement 2 indice de ça
Indices internes : Des souvenirs, des pensées, des
sentiments
Indices externes : personnes, endroit, odeurs,
conversation, objets
Altérations négatives des cognitions/humeur 5
Incapacité de se souvenir d’un aspect important du trauma
Croyances ou attentes négatives persistantes et exagérée (pas faire confiance à personne, le monde est dangereux, je suis mauvais)
Distorsions cognitives liées au trauma – blâme de soi ou des autres
Affect négatif persistant (colère, crainte, horreur, culpabilité)
Sentiment de détachement, incapacité persistante à éprouver émotions +
Altération de l’éveil et de la réactivité 6
Comportement irritable, excès de colère Comportement autodestructeur ou irréfléchi Réaction de sursaut exagérée Problèmes de concentration Perturbation du sommeil Hypervigilance
MODÈLE DES 4 DYNAMIQUES TRAUMAGÉNIQUES
DE FINKELHOR ET BROWNE (1985)
4 dynamiques peuvent modifier la perception cognitive ou émotive du monde de la victime et qui causent un traumatisme en faussant son concept de soi, sa vision du monde et ses capacités affectives
Stigmatisation
Sexualisation traumatique
Impuissance
Trahison
Souvent, une ressort plus que les autres.
LA STIGMATISATION
Dynamiques 4
Conséquences psychologiques 3
Manifestations comportementales 4
Les connotations négatives associées à l’AS qui sont incorporées à l'image de soi de la victime. (L'agresseur peut y contribuer) Dynamiques Blâme et dénigrement Imposition du silence Fortes réactions suite au dévoilement de la victime La victime est étiquetée/stéréotypée Conséquences psychologiques : Honte et culpabilité Perte d’estime de soi L’impression d’être différent Manifestations comportementales: Isolement Abus de substances Activités criminelles Comportements d’automutilation ou suicidaires
LA TRAHISON
Dynamiques 3
Conséquences psychologiques 5
Manifestations comportementales 5
Dynamique où la capacité à développer des sentiments de confiance est affectée ; personne de confiance lui a causé du tort ou ne l’a pas protégé. Dynamiques 3 Manipulation de la confiance et de la vulnérabilité Manque de soutien et de protection Le bien-être de la victime est négligé Conséquences psychologiques 5 Deuil, dépression Dépendance excessive Capacité de jugement altérée Méfiance Colère, hostilité Manifestations comportementales 5 Vulnérabilité à la revictimisation Surdépendance Inconfort dans les relations interpersonnelles Isolation, dépression Comportements agressifs, délinquance
L’IMPUISSANCE
Dynamiques 5
Conséquences psychologiques 4
Manifestations comportementales 4
Processus à travers duquel la volonté et les désirs de la victime ne sont pas respectés
(Perte de contrôle physique et psychologique sur son corps)
Dynamiques 5
Perte contrôle sur son corps
Présence d’abus physique ou de menace de violence
Incapacité de faire cesser les agressions
Réaction non-soutenante de l’entourage
Conséquences psychologiques 4
Anxiété, peur
Diminution du sentiment d’efficacité
Perception de soi comme une victime
Besoin de contrôle
Manifestations comportementales 4
Cauchemars, phobies, hypervigilance, plaintes somatiques
Dépression, dissociation, cpts suicidaires
Incapacité de faire face aux situations difficiles
Comportements agressifs, délinquance, comportements abusifs envers les autres
LA SEXUALISATION TRAUMATISANTE
Dynamiques 2
Conséquences psychologiques 2
Manifestations comportementales 3
Les sentiments et les attitudes sexuels de la victime se développent de façon inappropriée dans le cadre d’une AS.
(devient problématique quand le besoin sexu devient un besoin psycho/émotionnel – dépendance sexuelle)
Dynamiques 2
Récompensé ou puni pour des comportements sexuels
Transmission d’idées fausses
Conséquences psychologiques 2
Peur, dégoût, culpabilité
Confusion au sujet des normes et des fonctions associées aux relations sexuelles
Manifestations comportementales 3
Conduites sexuelles inadaptées pour l’âge
(répétition des actes)
Comportements sexuels compulsifs
Aversion ou évitement de la sexualité
DIFFÉRENTS TYPES DE FACTEURS POUVANT INFLUENCER LES SYMPTÔMES: LIÉS À L’AS (4)
– Durée et sévérité de l’agression
– Relation avec l’agresseur (+ enfant)
– Utilisation de la force, de menace
– Mauvais traitements concomitants
DIFFÉRENTS TYPES DE FACTEURS POUVANT INFLUENCER LES SYMPTÔMES: FAMILIAUX ET RELATIONNELS (3)
– Contexte familial (ex: conflits)
– Soutien de la famille (ex: partenaire, parents, fratrie)
– Soutien de membres extérieurs à la famille (ex: amis, professeur)
DIFFÉRENTS TYPES DE FACTEURS POUVANT INFLUENCER LES SYMPTÔMES: PERSONNELS
– Sexe, âge (diff hom/fem plus de tendance que solide, hom + extériorisé mais hom/fem intériorisé)
– Stratégies d’adaptation (approche vs évitement)
– Attribution du blâme (à soi vs à l’agresseur)
– Perception de contrôle
DIFFÉRENTS TYPES DE FACTEURS POUVANT INFLUENCER LES SYMPTÔMES : 2 autres facteurs
Événements suivant le dévoilement
Contexte social
ET LES GARÇONS VICTIMES?
Caractéristiques 2
Conséquences des AS chez les garçons 2
Caractéristiques des AS chez les garçons:
+ gestes sévères
+ souvent par des personnes mineures
Conséquences des AS chez les garçons:
- de symptômes de stress post-traumatique
= de problèmes intériorisés (ex: dépression, anxiété, isolement)
+ de problèmes extériorisés (ex: colère, agressivité, délinquance)
= culpabilité
LA RÉSILIENCE ET SES DÉFINITIONS (4 points)
10 à 53% des VAS présentent peu ou pas de symptômes
Adaptation positive dans un contexte d’adversité
Certain-e le voit comme un trait stable, d’autre sur un continuum changeant
Important de prendre la defin de résilience de la VAS
Mais concrètement, qu’est-ce que la résilience chez les victimes d’AS ou autres? (3)
Survivre, Better than expected, Fonctionnel, …
CROISSANCE POST-TRAUMATIQUE
3 niveau de fonctionnement
Croissance (à 88%), Rétablissement, Détérioration
Donc Associé à un portrait clinique plus positif
TOP 3 DES FACTEURS ASSOCIÉS À LA RÉSILIENCE
AUTO RÉGULATION (J’ai un objectif, j’auto-régule vers un but)
Capacité à trouver un sens (Purpose, Meaning-making)
COMPÉTENCES INTERPERSONNELLES (notre capacité à être en relation avec les autres)
CE QU’IL FAUT RETENIR DES CONSÉQUENCES 4
Multiples réactions associées à l’AS: on ne retrouve pas un profil unique
Certaines personnes ne semblent pas vivre de bouleversement
Plusieurs expriment le sentiment d’avoir parcouru
un long chemin, et qu’elles se dirigent dorénavant vers une perception plus positive d’elles mêmes. Ces personnes sont déterminées à surmonter les difficultés et à faire des efforts pour vivre des changements positifs.
Facteurs pouvant amoindrir les conséquences de l’agression sexuelle, dont le soutien offert par les sexologues
ÉVALUATION DES CONSÉQUENCES dépends de 4 choses
- Du mandat découlant de l’organisation (clinique privée, organisme communautaire, etc.)
- De votre rôle professionnel (sexologue, intervenant.e, psychothérapeute)
- De vos compétences et vos limites personnelles
- Des besoins du client
Évaluation des conséquences : la première chose à faire
Étape 1: Vérifier les antécédents de victimisation
78% des adultes avec AS à l’enfance n’ont pas été questionner à leur première entrevues
69% penses qu’il y a lien entre leurs difficultés et historiques de victimisation
DONC FAUT LE DEMANDER
LES PRINCIPES de l’Évaluation des conséquences (3)
Demander systématiquement
• L’inclure dans vos questions habituelles en entrevue initiale
• Demander uniquement à certains individus ; ≪reflet d’une vision restreinte des impacts du trauma≫
Quand ? Lors de l’entrevue initiale (si possible…)
• Établir le contexte et bien formuler les questions
• Thème attendu : enfance. Parle-moi de ton enfance. Meilleur souvenir. Pires souvenirs. Comment ça se
passait avec chacun de tes parents ? Comment fonctionnait la discipline chez toi ? Est-ce arrivé qu’un
adulte te blesse ou te punisse d’une façon à te blesser ?
• Est-ce que quelqu’un a déjà fait des gestes sexuels qui t’ont rendu inconfortable, mal à l’aise ?
• As-tu été abusé physiquement ? As-tu vécu une agression sexuelle ?
Qu’est-ce que le dévoilement?
• Continuum: Se confier à un proche à Signaler à la police (On va parler de dévoilement pour la DPJ)
Ne devrait pas seulement reposer sur la victime mais plutôt devoir collectif de créer une société qui le favorise
Importance de dévoiler l’AS, car peut permettre de (2)
1) mettre fin à la situation abusive
2) recevoir du soutien et des services
Dévoilement – fréquence ASEnfance
Homme dévoilement moins que Femmes
Environ la moitier ont attendu + de 5 ans
Dévoilement – fréquence ASAdulte
Les adultes le disent plus que les enfants
Chez les femmes plus souvent immédiatement pour 1ans et plus
Les barrières liées au dévoilement (3)
Facteur Socioculturel (stigma social) Facteur Relationnel (Dynamique de pouv) Facteur idiosyncrasique (perso ex mécanisme de protection)
- Barrières individuelles ou idiosyncratiques 3
Internalisation du blâme envers la victime ex honte
Mécanismes de protection ex minimisation consciente et inconsciente
Immaturité du développement au moment de l’AS ex
manque de connaissances liées à la sexualité
- Barrières relationnelles 4
Violence et dysfonctionnement dans la famille ex sentiment de ne pas être en sécurité
Dynamiques de pouvoir ex manipulation et menaces et l’agresseur
Conscience de l’impact de dévoiler ex peur de la réaction des autres
Réseau social pauvre ex personne à qui dévoiler
- Barrières socioculturelles 4
Stigmatisation ex peur d’être étiqueté comme une victime
Sexualité = tabou ex manque de connaissances sur la sexualité en général
Manque de services disponibles ex pas assez d’éducation populaire
Culture/période historique ex invisibilité des AS dans la société au moment de l’AS
Éléments précipitants du dévoilement 3
Motivations intérieures
• Ressentir le besoin de dévoiler
• Prendre conscience de la
situation d’AS
• Vouloir mettre fin à l’AS/protéger les autres
• Besoin d’aide
Initié par un proche ou un contexte propice
• *Question posée directement
• Confidences mutuelles
• Après un programme ou une émission de télévision
• Sentiment de sécurité
Influencé par l’extérieur
• Dévoilement d’une autre victime
• Témoignage de l’agresseur
• Indice physique (se pose des questions sur leur corps)
• Les garçons/hommes dévoilent moins que les filles/femmes. Quelles barrières pourraient expliquer ce constat?
o Peur d’être stigmatisé, d’être vu comme homosexuel ou comme un futur agresseur
o Manque de prévention et de ressources auprès des hommes
o Pas beaucoup de modèles masculins
o Pas le modèle habituel d’agression sexuelle
o « Les hommes sont plus forts que les femmes »
o etc…
Réactions au dévoilement 3
Accusation - Exclusion (victime s’occupe de la personne)
Constatation sans soutien
Réactions aidantes (affection, être authentique avec la victime)
Comment réagir à un dévoilement de mineur? 6
Écouter, Respecter, Encourager, Confidentialité* (Ne JAMAIS promettre de garder le secret, garder l’information dévoilée entre professionnels), Prendre en note* (Noter ce que l’enfant dit et dans quel contexte, dès que possible), Signaler*** (Signaler à la DPJ de la région où l’enfant vit, informer que vous devez en parlez)
Comment réagir à un dévoilement d’adulte? 6
Écouter, Respecter, Encourager, Confidentialité(Lui promettre de garder l’information confidentielle, sauf si la sécurité de certaines personnes est compromise), Besoins, Ressources***(guider vers les ressources appropriées).
Quelles genres de phrases clés/techniques à utiliser?
Ne pas suggérer, pas d’urgence, éviter de questionner, ne pas tomber dans l’intervention immédiate, parler à l’affirmatif ex Raconte-moi.
Et les fausses allégations?
- Environ 5 % des allégations d’AS faites par des adultes seraient fausses
- Pourcentage encore plus faible chez les enfants
Trauma vicariant (ou fatigue de compassion)? Defin, Quoi, Conséquence.
- Burnout différent chez les cliniciens qui travaillent auprès des personnes traumatisées
- Exposition traumatique indirecte: pensées intrusives, cauchemars, émotions négatives liées au trauma, hypervigilance…
- Conséquences possibles: diminution de l’estime de soi, cauchemars, abus d’alcool, comportements autodestructeurs, remise en question existentielle, perte de buts, isolement, diminution de l’intérêt sexuel, surprotection des proches
Comment prévenir le trauma vicariant?
diminuer le nombre de clients ayant vécu un traumatisme
Aller chercher de l’aide
Prendre soin de vous