Troubles anxieux Flashcards
Qu’est-ce que l’anxiété ?
- Psychopathologie la plus fréquente
Définition :
- Désagréable sensation de peur et d’appréhension
- Inquiétude persisante et incontrôlée à propos une foule de questions
2-3 composantes :
- Composante physiologique : Degré d’activation physiologique (Ex : augmentation rythme cardiaque, souffle court, bouche sèche)
- Composante cognitive : Inquiétude et rumination
- Pensées automatiques qui nous viennent à l’esprit (si un chien me saute dessus, il va m’arrracher le visage avec sa gueule)
- Pour la peur, l’élément cognitif peut être nommé, mais pas pour l’anxiété
- Composante comportementale : évitement et d’autres mécanismes de défense
- Ex : Fuir, éviter le danger, figer, agressivité (crier quand qlqn te surprend par derrière)
Par quoi l’anxiété est-elle renforcée ?
Renforcée par l’évitement des résultats craints et d’expériences possibles qui ne surviennent pas
- Grand nombre des choses qui suscitent l’inquiétude ne se produise jamais..
Qu’est-ce que l’anxiété de performance ?
- Cause : Sentiment d’inefficacité et d’impuissance personnelle
- Très critiques envers eux-même
- 2 sous-échelles pour la composante physiologique (tension + symptômes corporels)
- 2 sous-échelles pour la composante cognitive (Inquiétude + Pensée abstraite)
- Pensée abstraite : Tendance à l’esprit de vagabonder lorsqu’il est difficile de se concentrer
À quel moment l’anxiété de performance peut-elle être considérée comme une anxiété sociale ?
Si la peur primaire = Peur de faire l’objet d’une évaluation négative (définition d’un diagnostic d’anxiété sociale)
L’anxiété est-elle nécéssairement problématique ?
Si non, comment fait-on la distinction entre ce qui est problématique ou non ?
Non, anxiété peut être une source de motivation
Anxiété = problème, quand :
- Chronique + intense + contraignante dans la vie de tous les jours (très subjectif encore…)
- Élément discriminatif : Personnes anxieuses ont tendance à percevoir une menace dans des stimuli neutres ou ambigus
Quels sont les types de troubles anxieux ?
- Phobies spécifiques
- Anxiété généralisée
- Anxiété sociale
- Trouble panique
- Agoraphobie
- TOC, TSPT, anxiété de séparation sont des troubles à part entière dans le DSM
Discuter de la prévalence des troubles anxieux
Troubles psychologiques les plus fréquents ?
- Prévalence chez les femmes (16% vs 9%), particulièrement 15-24 ans
- 1 personnes sur 5 éprouvent un trouble anxieux quelconque
- Phobies spécifiques (12,1%)
- Épisode de dépression caractérisée (8,6%)
- Trouble d’anxiété sociale (7,4%)
Plus fréquent à un âge précoce (15-17 ans)
- Phobies (agoraphobie, phobie spécifique, phobie sociale)
- Anxiété de séparation
Plus fréquent à un âge tardif (22-30 ans)
- Trouble d’anxiété généralisé
- Trouble panique
- Dépression caractérisé
Qu’est-ce que l’anxiété de séparation ?
- Trouble résultant de l’absence de contact avec des figures d’attachement ou de la crainte de perdre tout contact avec ces dernières
- Apparition à un jeune âge (souvent diagnostiqué chez les enfants à partir d’ 1 an)
- Forme adulte : Incapable de supporter la solitude et craigne de perdre tout contact avec leurs proches
- En Australie : 1 adulte sur 4
Quel est le thème commun qui traversent l’éventail des troubles anxieux ?
Anxiété reflète l’action de mécanismes cognitifs contribuant à la perception de l’anxiété, et l’influence des facteurs physiologiques qui rendent certaines personnes plus vulnérables à l’anxiété
Qu’est-ce qu’une phobie spécifique ?
Peur injustifiée causée par la présence, réelle ou anticipée, d’un objet ou d’une situation spécifique
- Peur et évitement disproportionnés face au « danger »
- Personne est capable de reconnaître que sa peur est sans fondement
- Détresse les rend incapable à poursuivre leur activités
- Persiste en moyenne durant 20 ans
Pourquoi c’est plus tricky d’ontenir un diagnostic de phobie spécifique
- Nombreuses phobies ne causent pas une détresse suffisamment grande pour pousser qlqn à consulter
- Évitement empêche la personne de réaliser l’ampleur de sa phobie irrationnelle (ex : phobie de serpent)
Décrivez ces différents types de phobies
Arachnophobie
Claustrophobie
Acrophobie
Ergasiophobie
Pnigophobie
Taphéphobie
Érythrophobie
Triskaïdécaphobie
Nomophobie
Arachnophobie
- Araignées
Claustrophobie
- Espace clos
Acrophobie
- Hauteurs
Ergasiophobie
- Peur du travail
Pnigophobie
- Peur de s’étouffer
Taphéphobie
- Peur d’être enterré vivant
Érythrophobie
- Peur de rougir
Triskaïdécaphobie
- Peur du nombre 13
Nomophobie
- Phobie de l’absence d’un téléphone cellulaire
- Permet de compenser d’autres types d’anxiété (ex : trouble panique, agoraphobie)
En quoi consiste l’approche psychanalyste au sujet des phobies ?
- Contenu des phobies = Importance symbolique (Peur inconsciente)
- Père de Hans (« Choses noires autour de la gueule des chevaux » = Moustache du père de Hans)
En quoi consiste l’approche béhavioriste au sujet des phobies ?
- Peur acquise et qu’il est possible de traiter
- Réapprentissage de l’apprentissage erronnée
Quels sont les sous-types de phobies spécifiques ?
Selon la source de la peur : sang, injection et blessure
- Dentophobie : N’ont pas tendance à s’évanouir devant le sujet, mais il vont l’éviter à chaque année
Selon la situation : avion, ascenseur, espaces fermés
Selon les animaux : serpents, araignés, chiens
Selon le milieu naturel : hauteur, eau, feu
Autres : Toutes les autres phobies
Quel est la différence entre la peur (phobie) et l’anxiété ?
L’élément déclencheur n’est pas aussi spécifique dans l’anxiété.
On ne sait pas ce qui cause exactement l’anxiété, contrairement aux phobies spécifiques, donc trouver des traitements est très difficile
Qu’est-ce que l’anxiété sociale ?
Quelles sont les situations craintes ?
- « Le moi est déficient »
- Crainte persistante et irrationnelle d’être évaluée négativement par autrui (même par spécialistes de la santé, donc vont pas chercher de l’aide)
- Crainte de montrer des signes d’anxiété ou de se comporter de manière gênante
- Forte concomitance avec d’autres troubles anxieux et problèmes d’abus de substances (alcool et marijuana)
Situations craintes :
- Parler en public (ex : présentation orale)
- Établir des interactions sociales (ex : demander de l’aide à un employé)
- Être observé en public (ex : s’asseoir dans un bus bondé)
Discuter de la prévalence du trouble de l’anxiété sociale
- Prévalence chez les femmes
- Prévalence augmente avec l’âge (jeunes femmes = majoritairement touché)
- Âge moyen d’apparition = 13 ans
- Durée moyenne des symptômes : 20 ans
Prévalence plus forte :
- Célibataires ou divorcés
- N’ont pas terminés secondaires
- Faible revenu
- Chômage
- Pauvre qualité de vie
- Problème physique chronique
En quoi consiste les modifications apportés au DSM-5 pour les troubles anxieux ?
- Abandon de l’adjectif « généralisé »
- Distinction quantitative plutôt que qualitative
- Ajout de « seulement de performance »
De quelle manière se manifeste un trouble d’anxiété sociale chez l’enfant ?
- Souvent ont déjà un diagnostic de mutisme sélectif
- Mutisme sélectif : Incapacité de parler à l’école, mais à la maison oui
- Anxiété sociale : apparaît parfois durant l’enfance, mais se manifeste généralement à l’adolescence (période où interactions sociales = important)
- Peut mener è l’abandon scolaire
Qu’est-ce que l’anxiété des médias sociaux ?
- Forme d’anxiété sociale observée surtout chez les jeunes
- Peur de rester à l’écart
- Peur d’être jugé, car pas avoir assez de like sur sa pdp
Quels sont les prédicteurs d’une anxiété sociale ?
- Avoir un parent avec un diagnostic d’anxiété sociale
- Être en dépression
- Forte inhibition comportementale (introvertie?)
- Éprouvée des sentiments de trouble de panique
En quoi consiste les théories comportementales (phobies/anxiété sociale) ?
Quels sont les types d’apprentissage
Trouble = Apprentissage erroné (plusieurs types d’apprentissage)
Conditionnement de l’évitement
Apprentissage par observation
Apprentissage préparé
En quoi consiste le conditionnement de l’évitement
- Apprendre à craindre qlqch après une expérience désagréable avec elle
Modèle de conditionnement de l’évitement de Mowrer
- Postule que phobie découle de 2 types d’apprentissages
- Conditionnement classique : Craindre un stimulus s’il est apparié à un événement douloureux
- Conditionnement opérant : Apprendre à atténuer la peur conditionné par la fuite ou l’évitement. (réponse (fuite) se maintient grâce à sa conséquences renforçante (réduire la peur))
Limite : Pas toutes les peurs qui sont acquises par un conditionnement. Tu peux avoir peur de qlqch même si t’as jamais été en contact
En quoi consiste l’apprentissage par observation ?
- « Apprentissage vicariant »
- Acquérir une crainte par imitation des réactions d’autrui
- Observer qlqn souffrir à une tonalité fait en sorte que t’as peur toi aussi
- Peut résulter d’instructions verbales : Avoir peur des chiens, car ta mère te dit qu’il sont dangereux
- Limite : Pas tous les stimulis qui ont le potentiel de devenir des stimuli de peur
En quoi consiste l’apprentissage préparé ?
- Stimulus « Préparé » = Stimulus « Neutre »
- Tous les stimulus ne deviennent pas une source de peur acquise
- Peur peuvent refléter conditionnement classique SEULEMENT si l’organisme est physiologiquement préparé à être sensible
- Ex : Singe n’était pas capable de développer une peut pour les lièvres ni les fleurs, mais seulement pour les crocodiles et les serpents
- Peur est façonné par la sélection naturelle au fil de l’évolution
Pourquoi certaines personnes qui ont vécu des expériences traumatisantes n’ont-elles pas acquis de peur durable ?
Certaines personnes sont plus prédisposés cognitivement et psychologiquement que d’autres
Diathèse cognitive : Tendance à croire que des événements traumatisantes similaires vont se produire à l’avenir
Diathèse psychologique : Incapacité à maîtriser son milieu (ex : subir des taquineries (conditionnement aversif) contribuent à l’apparition d’un trouble d’anxiété sociale)
En quoi consiste les théories cognitives (phobies/anxiété sociale) ?
- Met l’accent sur la façon dont les processus de pensées servent de diathèse et dont les pensées maintienent une phobie ou l’anxiété
- Anxiété : Mauvaise interprétation de stimuli ambigus/biais cognitif négatif/hypersensibilité aux signes sociaux
- Phobies : Processus de pensées automatiques et de réactions de dégoût inconscients
Décrire le modèle de l’anxiété sociale de David Clark
- Biais attentionnel à l’égard d’une information sociale négative et interprétation négative de stimuli ambigus
- Normes perfectionnistes
- Grande timidité en public
Personnes anxieuses manifestent…
- Biais cognitif : Interprète négativement situations neutres
- Biais attentionnel : Faux souvenirs dans lesquels elles ont vu des traits négatifs
Problème : Personne anxieuses est excessivement centrée sur elle-même
Solution : Dirigier son attention vers d’autres personnes
Méthode : Élargir la bande passante
- Agir de manière « innaceptable » et observer l’absence de réaction de ces pairs
En quoi consistent les théories psychanalytiques (phobies/anxiété sociale) ?
Phobie = défense contre l’anxiété engendrée par la répression des pulsions du ça (éviter de confronter un conflit d’enfance)
- Anxiété de la pulsion du ça est rattachée à une situation particulière
Décrire le trouble panique ?
Pour poser un diagnostic :
- Crise de paniques imprévues et récurrentes : respiration laborieuse, ryhtme cardiaque, nausées, douleur à la poitrine, vertige, transpiration, sentiment extrême de terreur et de catastrophe iminente
- Crainte de subir des crise dans le futur
- Doit avoir des crises non-anticipés
Décrire les crises de panique
- Grande diversité de symptômes (diagnostic en demande juste 4)
- Font partie de plusieurs troubles anxieux, mais ne suffisent pas pour poser diagnostic de trouble panique
4 types de crises :
- Crises de panique anticipée : Étroitement reliée à un déclencheur situationnel (ex : phobie)
- Crise à prédisposition situationnelle : Relation avec stimulus n’est pas aussi forte (ex : anxiété sociale)
- Crise non-anticipée : Survient dans une situation calme et sans avertissement (type de crise qui entraine un diagnostic de trouble panique)
- Crise de panique nocturne : Se réveiller en état de panique
- Après crise de panique = Changement de comportement (Éviter la situation particulière crainte)
Discuter de la prévalence et de la comorbidité du trouble panique
- Associé à plusieurs autres problèmes de santé psychologique et physique (donc crise de panique = marqueur d’une psychopathologie autre que le trouble panique) - « Trouble d’anxiété sociale avec crises de panique »
- Asthme empire le trouble panique (vice-versa)
- Concomitance avec d’autres troubles aggrave le trouble panique
Décrire l’agoraphobie
- Crainte de ne pas pouvoir s’échapper d’une situation ou d’obtenir de l’aide en cas d’urgence
- Crainte d’avoir une crise de panique et ne pas pouvoir fuir la situation
Pour poser diagnostic (au moins 2)
- Utiliser des transports en commun
- Se trouver dans un espace ouvert
- Se trouver dans un espace fermé
- Être dans une file d’attente ou dans une foule
- Être seul hors de son domicile
Pourquoi dit-on qu’il existe un chevauchement entre le trouble panique et l’agoraphobie ?
- Gens avec trouble de panique finissent par éprouver une agoraphobie (pas toute)
- Agoraphobes manifestent parfois des symptômes du trouble panique (pas toute)
- Chevauchement = Entache la fiabilité du diagnostic
- Trouble panique (ou autres troubles anxieux) –> Agoraphobie
- Agoraphobie –> Trouble de dépression ou de toxicomanie
Quelles sont les thérapies comportementales pour traiter les troubles anxieux ?
Désensibilisation systématique
- Populaire pour phobies
- Imagination de scènes de plus en plus
effrayantes pendant un état profond de relaxation
Exposition in vivo
- Exposition à des situations phobiques réelles - Supérieure aux techniques d'imagination - Présenter des stimuli de plus en plus anxiogènes - Limite : Coût + taux d'abandon
Thérapie par réalité visuelle
- Technnique « d’imaginaton » (pas la réalité)
- Efficace pour le traitement des troubles anxieux
- Stimuli = Images sur un ordinateur
- Visuocasque + lunettes de réalité visuelle) =
sensation de réalité
- Peut être modulée en une exposition graduelle
- Efficacité = Comparable (efficace pour avions)
- Limite : Coût (environnement virtuel)
Thérapie par exposition à la réalité visuelle
- Association de la réalité virtuelle et le monde réel
- Moins cher que réalité virtuelle
- Seulement été utilisé pour traitement des
phobies des petits animaux
- Apprentissage par observation
- Expose la personne phobiques à des situations
réelles ou filmées dans les quelles une AUTRE
personne interagit sans crainte avec le stimulus
phobogène
Thérapie d’efficacité sociale
- Associe la thérapie par exposition et
l’entrainement aux aptitudes sociales
- Apprendre à qlqn comment agir socialement
Immersion
- Exposer le client à sa phobie de manière très
intensive (ex : Carole et les chats)
- Limite : Inconfort extrême (dernier recours)
Traitement des phobies en une seule séance
- Séance très intensive et qui dure de nombreuses
heures
Quel genre de traitement propose-t-on aux individus souffrant d’un TAG ?
- Entraînement à la relaxation intensive (biofeedback)
- Difficile de définir les causes donc aussi les traitements
Pourquoi dit-on que la relaxation a un effet négatif chez les individus souffrant d’une phobies du sang, des injections et des blessures ?
- Frayeur initiale = Brisque hausse du rythme cardiaque + tension artérielle
- Relaxation entraînerait brusque diminution du rythme cardiaque + tension artérielle
Risque : Changements brusques accentue la tendance à l’évanouissement
Quelles sont les thérapies cognitives pour traiter les troubles anxieux ?
Élimination de croyances irrationnelles = Traitement de choix pour anxiété sociale
Exposition = Traitement de choix pour phobies
Thérapie cognitive-comportementale de groupe (TCCG)
- Associe restruction cognitive à l’exposition
situationnelle sous la forme de groupe de 6-8
personnes
- Formation de groupe = excellente occasion
d’exposition in vivo
Thérapie de contrôle de la panique
- 3 éléments primordiaux :
1. Entraînement à la relaxation
2. Combinaison des interventions TCC
(Personne doit noter elle-même les pensées
qui surgissent lors d’une crise de panique)
3. Exposition introceptive : Se forcer à faire une
crise de panique dans la salle de consultation
(ex : respirer avec une paille, pivoter sur une
chaise). Pourra appliquer des techniques
cognitives apprises
- Plus efficace que la médicamentation pour traiter
crise de panique
Quels facteurs/processus expliquent l’amélioration obtenue par les TCC ?
- Réévaluation de la menace pour atténuer les symptômes
- Client apprend à réinterpréter ses sensations internes et à les contrôler
Qu’est-ce que l’approche basé sur l’acceptation ?
Amener le client à être plus ouvert et tolérant à l’égard de ses pensées et de ses sensations anxieuses
- Mécanisme de décentration : Capacité de réfléchir objectivement à ses propres pensées et émotions sans que celles-ci perturbent cette réflexion
- Fait d’être bienveillant envers soi-même et ensuite à l’égard d’autrui