examen 3 Flashcards
troubles de l’usage d’une substance (TUS)
- Diagnostiquer lorsque l’utilisation d’une substance entraine des problèmes cliniquement significatifs ou une détresse (cognitif, physiologique et comportementaux.
- Le sujet continu de consommer les substances (alcool. caféine, cannabis, allucinogène, opiacés, sédatifs, l’hypnotique anxiolotique, stimulant, tabac qui entrainent une activation directe du système cérébral de récompense lequel est impliqué dans le renforcement des comportements et la production de souvenirs) malgré les effets néfastes.
- Production de sensations de plaisir (high).
- Opïode: substance psychotrope de synthèse (fentanyl, heroïne, substances naturelles comme la morphine ou opiacés)
incidence chez les opioïdes d’ordonnance
- ≈ 3% chez personnes avec douleur chronique
- < 1% si aucun antécédent de TUS
- 0,12% si utilisation ponctuelle < 90 jours
diagnostic TUS, rôle de l’infirmière, 4 catégories
- 11 critères DSM-V
- 2–3 = trouble léger;
- 4–5 trouble modéré;
- 6 et + = trouble grave
- rôle de l’infirmière: dépister, bien évaluer les risques, (+ éviter les préjugés)
- DSM-V regroupe les critères en 4 catégories: ne parvient pas à contrôler adéquatement l’utilisation des opiacés, La consommation affecte la dimension sociale (néglige responsabilités familiales, professionnelles, sociales), Poursuit l’utilisation malgré les risques et Symptômes pharmacologiques (tolérance [corps s’habitue à la substance] et sevrage [nausée, tremblement, céphalées]. ne s’applique pas si opiacés prescrits pour des raisons médicales et utilisés correctement)
risques associés à la prise d’opioïdes
- Canada: 2e pays pour la consommation d’opioides par habitant
- Hausse des ordonnances depuis les années 80, 3000% achats en CH)
- 2016: 2800 décès approximativement au Canada (8 décès/jour)
- 2018: 4600 décès approximativement (13 décès/jour)
- 2022 : janvier à mars = 1883 décès (21 décès/jour)
- 2024: 1906 décès, 21/jours, 1505 hospitalisations, 6742 visites à l’urgence, 8719 interventions SMU
- Touche l’ensemble de la population et pas seulement les personnes marginalisées
- 20 à 59 ans; majoritairement
des hommes (76% en 2022) - 1/3 des personnes décédées avaient une ordonnance
90% : Colombie-Britannique, Alberta, Ontario - fentanyl est le pire
- enfants peuvent naitre avec addiction aux opioïdes
causes possibles de la crise d’opioïdes
- ↑ Douleur chronique, de
la survie et de la complexité des interventions chirurgicales - Prescription excessive d’opioïdes pour conditions qui ne le requièrent pas toujours; détournement des ordonnances (partage membres famille)
- Bouleversements sociaux (pauvreté, isolement social, perte de sens et d’espoir)
- Usage illicite accru du fentanyl et ses analogues
- exacerbée par la pandémie
nature de la douleur
- nature de la douleur: une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle
- Expérience subjective, influencée par des facteurs biologiques, psychologiques
et sociaux - L’expérience de douleur décrite par une personne, devrait être acceptée comme
tel et respectée - Douleur ≠ nociception
- Influencée par la perception de l’événement qui la génère,
les expériences passées et les émotions (↑ émotions négatives comme stress, anxiété, peur = ↑ douleur)
théorie de gestion de symptôme
- Expérience de la douleur (perception -> évaluation -> réponse)
- la personne
- stratégies de gestion de la douleur (qui [soigne]? quoi? À qui? Quand? Combien? Où? Comment? Pourquoi?)
- la santé et maladie
- effets sur l’état de la douleur (statut émotionnel, statut fonctionnel, qualité de vie. Doit être précis, mesurable, objectif)
- l’environnement
tous en interaction - manifestations cliniques représentent les perturbations de l’organisme
nocicepteur, nociception et stimulus nociceptif
- Nocicepteur: Récepteur nerveux préférentiellement sensible aux stimulations nociceptives (thermique réagit au froid ou chaud et envoie des signaux aux cerveaux, mécanique = pression, chimique = acide ou toxines, polymodo = répond à plusieurs stimuli)
- Nociception: information ; activité chimio-électrique du système nerveux, en réaction à un stimulus potentiellement dangereux pour l’organisme (détection et transmission des signaux des stimuli nocifs alors que douleur = expérience consciente des signaux)
- Stimulus nociceptif: une stimulation de nature mécanique, thermique
ou chimique d’intensité suffisante pour activer des nocicepteurs
algique, antalgique, analgésique, hyperalgésie, hypoalgésie
- algique: relatif à la douleur
- Antalgique: propre à calmer la douleur
- Analgésique: absence de douleur à la suite d’une stimulation normalement douloureuse
- Hyperalgésie: réponse exagérée à une stimulation habituellement douloureuse
- Hypoalgésie: diminution de la douleur en réponse à une simulation normalement douloureuse
composante de la douleur
perception
- composante nociceptive: physiologie du processus nociceptif
- composante sensori-descriminative: localisation et intensité de la douleur
évaluation
- composante motivo-affective: cognitive (attentes, significations), émotionnelle (peur, anxiété, stress) et composante mémorielle (rappel de douleur antérieure)
réponse
- composante comportementale: réactions et actions de la personne à la suite de la douleur
*évaluées par le PQRSTU)
classification de la douleur selon son origine
- nociceptive somatique: transmis par les fibres nerveuses du réseau nociceptif somatique. Douleur acheminée à la moelle épinière par les nerfs périphériques somatiques. Atteinte Tissus cutanées, os, muscle, articulation. Relativement bien localisée. Intensifiée par le mouvement, sensible à la pression Décrite comme coup de couteaux, déchirement, etc.
- nociceptive viscérale: Sensibilisation des nocicepteurs viscéraux ou distension des viscères (coeur, foie, intestin, rein). Habituellement mal circonscrite, constante, profonde. Décrite comme crampes, élancements, torsion, Douleur irradiante
- neuropathique/neurogène: Lésion ou dysfonctionnement des récepteurs ou de la
transmission de l’influx nerveux. Analgésiques typiques sont moins efficaces -> médicaments spécifiques. Brûlure, compression, irritation, Décrite comme brûlure,
engourdissement, picotement,
choc électrique, etc. Difficile à soulager efficacement
composantes de la douleur (physiologique, émotionnelles, comportementales)
physiologique
- Stimulation sympathique du SNA (douleur faible à moyenne) ↑ PA, ↑ FC, diaphorèse
- Stimulation parasympathique du SNA (douleur intense ou profonde) ↓ PA, ↓ FC, pâleur, nausées
- Douleur chronique: Adaptation physiologique, pas nécessairement de signes physiques et physiologiques (complique l’évaluation de la douleur)
émotionnelles et comportementales
- Varient selon les personnes: Anxiété, anticipation, peurs. Serrer les dents, soutenir ou protéger la partie douloureuse, se courber, grimacer, pleurer, gémir, être agité, solliciter fréquemment l’infirmière, etc.
Mais aussi : absence d’expression…
classification de la douleur selon la durée
- aiguë: Fonction de protection, Plus facilement identifiable, courte durée, soins locaux (glace), mal géré mène à douleur chronique
- chronique: Pas de rôle de protection. Provoque fatigue, épuisement physique et mental (risque de dépression). Insomnie, isolement social. Affecte plus la qualité de vie
effets et impacts de la douleur
- effets physique: affecte système immunitaire (stress active axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, système sympatique, libération de cortisol et adrénaline, à long terme = suppression du système immunitaire). Perturbation du sommeil, fatigue. Réduction de la mobilité
- effets psychologiques: anxiété, dépression, trouble del’humeur
- effets sociaux: AVQ, AVD, activités sociales, isolement social
- effets financiers: coût, perte de revenus
- effets cognitifs: concentration, mémoire
facteurs influent sur la douleur
- personnes
- environnement
- santé
- maladie
évaluation de la douleur
- signes objectifs (non spécifiques): Signes vitaux, Examen clinique de la zone
douloureuse et Indicateurs comportementaux - évaluation subjective: PQRSTU (évaluation du symptôme. Échelle de mesure valide, la même. 0 à 3 = léger; 4 à 6 = modéré; 7 à 10 = élevé) et Environnement, caractéristiques personnelles, résultats (Peut être guidé par l’évaluation AMPLE)
- échelles: verbale descriptive (aucune douleur à douleur insoutenable), numérique (0 à 10, pas pour enfants ou ainés avec problèmes mentaux), visuelle analogique (trait d’intensité curseur. Règle de l’autre côté), des visages ou FPS-R (pour les patients avec barrière linguistique, 6 visages) et thermomètre d’intensité de douleur (inclue les 4)
priorisation des sources de données
hiérarchie des données
- Propos du patient lui-même (plus fiable)
- Condition pathologique ou
procédures qui occasionnent
habituellement de la douleur
- Comportements (surtout enfants et personnes âgées)
- Propos de la famille
- Mesures physiologiques (S.V., les moins fiables car influencées par stress et médicament)
sources d’erreurs (Voir encadré Potter 18.11)
- Attitudes, croyances, mythes,
préjugés
- Questions vagues, inappropriées
douleur musculosquelettique
- Liés au travail,
- Se manifestent lorsque les capacités d’adaptation et de réparation des tissus sont dépassées,
- Différents des traumatismes aigus et accidentels (chutes, coups, acte de violence).
méthodes non pharmacologiques pour soulager la douleur
approche cognitivo-comportementale
- relaxation: vise réponse relaxante du corps, améliore la maitrise de soi devant inconfort et sensation de soulagement de tout inconfort
- méditation: porter son attention sur sa pensée, ses émotions, corps, objet, activité. Réduction de la perception de la douleur, amélioration des symptômes anxieux et dépressifs
- imagerie mentale: distraction de la douleur, détente par sensation de relaxation
- distraction: porter son attention vers un but précis (pas la douleur), inhibition des stimulus douloureux par les contrôles inhibiteurs descendants, libération d’endorphine par les stimulus agréable, réduction de la conscience de la douleur ou augmentation de sa tolérance
- musique: au moins 15 minutes, état de conscience altéré, diminution de la douleur physique, du stress, de l’anxiété, détournement de la personne de sa douleur, réponse de détente
approche physique
- digitopuncture: ouverture des canaux d’énergie congestionnés, soulagement de l’inconfort
- stimulation cutanée: libération des endorphines bloquant la transmission des stimulus par massage, bain chaud, sac de glace. Neurostimulation transcutanée. Réduction de la douleur par augmentation de la modulation au moyen de la libération d’endorphines, soulagement de la douleur, gestion de la douleur postopératoire
- activité physique: aérobie, musculation, étirements, exercices aquatiques. Réduction de la douleur, amélioration du bien-être global, amélioration de la capacité fonctionnelle, libération d’endorphines
application de glace
- En phase aiguë (inflammatoire)
- Diminue la force de la réaction inflammatoire
- Diminue les spasmes, soulage la douleur
- attention aux engelures cutanées
- Sac de glace (glace concassée) = meilleur choix. Sinon sac légumes gelés, coussin gel (recouvrir d’une serviette)
- Initialement, sensation de froid intense, puis de brûlure avec des picotements et une légère douleur pouvant durer environ 5 minutes
- Aux 2 heures pendant 10-15 minutes (Lignes de pratiques actuelles: pourrait être diminué qh)
- Éviter le contact direct avec la peau
- contre-indications: urticaire au froid, problèmes circulatoires, de diabète (si complications circulatoires et neurologiques), hypertension sévère, maladie de Raynaud
application de chaleur
- En phase subaiguë, de réadaptation
ou chronique - Permet de regagner le maximum de mouvement; Active la guérison et soulage la douleur. Effet sur la circulation sanguine et sur les récepteurs de la douleur
- Augmente la réaction inflammatoire: pas dans les premiers 48 heures
- Risque de brûlure (personnes âgées, diabétiques avec complications neurologiques) ou personne avec autre problème neurologique
- Bain chaud ou douche, Couverture électrique, Sac magique, Coussin rempli de gel, Enveloppement thermique, Coussin électrique
- Appliquer sur la région douloureuse pendant
20 min (30 max) Recommandations OPPQ et ACSM - éviter le contact direct avec a peau
- max 46°C chez les personnes à risque de brulures (ex: troubles cognitifs)
- Contre-indications: Problèmes circulatoires, cancer. Saignements actifs, plaie, infection, maladie de peau
Gérer les stimulus douloureux dans l’environnement de la personnes (milieu hospitalier)
- tendre et défroisser draps
- repositionner oreiller
- desserrer les bandages gênants (sauf pansement compressif)
- changer les pansements et les draps mouillés
- positionner la personne de façon que son corps soit bien aligné
- vérifier la température des applications chaudes ou froides, eau du bain
- soulever la personne alitée, sans la tirer
- installer le bassin hygiénique correctement sous la personne
- éviter d’exposer la peau/muqueuses aux irritants
- empêcher la rétention d’urine en maintenant la sonde à ballonet perméable et en permettant un écoulement libre
- prévenir la constipation en invitant la personne à boire des liquides, à manger sainement et à faire de l’exercice, si possible
administration des opiacés
- connaitre les réactions antérieures de la personne aux analgésiques: niveau soulagement, efficacité non opioïde vs opioïde, doses, voies d’administration, allergies
- choisir l’analgésique approprié lorsque plus d’un médicament est prescrit: administration opioïde + non opioïde = effet synergique, dosage plus faible
- évaluer le moment opportun pour administration des médicaments et intervalle approprié: dès que la douleur est présente, avant qu’elle s’intensifie, avant les procédures/activités qui causent de la douleur, PO pour douleur chronique (soulagement moins rapide mais prolongé)
- connaitre la posologie exacte: ajuster pour enfant et ainés, connaitre pic action (pour le timer avec douleur max) et temps d’administration, adaptation de la surveillance (selon le médicament, les réactions potentielles du client, ses données cliniques, ses facteurs de risques, ses antécédents de santé. Évaluer les effets attendus et indésirables/toxicité, ajuster surveillance en considérant réactions du patient, ses questions/préoccupations, prendre les décisions cliniques dans un délai raisonnable)
prévention des effets secondaires des opiacés
- Constipation: Persiste jusqu’à la fin donc doit toujours être prise en compte dans le traitement. Ajout d’un émollient ou d’un laxatif léger
- Nausées et vomissements: Souvent transitoire (48–72 heures). Soulager PRN avec antiémétiques
- Somnolence (personne âgée, changement état mental possible): Transitoire en début
de traitement et lors de changements de doses. Importance d’informer la personne et ses proches - euphorie, dysphorie, anxiété, délirium
- Bouche sèche (effet anticholinergique): Se prolonge tout au long du traitement. Importance des soins de bouches appropriés
- Rétention urinaire (effet anticholinergique): Généralement peu fréquent et transitoire. Les personnes âgées y sont plus sensibles. Surveillance importante, surtout
en début de traitement
suivi des opioïdes, risque accru de dépression respiratoire et la progression de la dépression du SNC
- Connaître la clientèle à risque (facteurs)
- Rare chez les clients tolérants aux opioïdes ou qui en reçoivent depuis plus d’une semaine
- progression: atteinte de l’état de conscience -> atteinte de l’état respiratoire (signe précoce, diminution fréquence/rythme/amplitude respiration) -> atteinte grave de l’état respiratoire (signe tardif, diminution saturation) -> atteinte systémique résultant d’un apport insuffisant en O2 et d’une accumulation de CO2 (signe tardif, altération FC et TA) -> arrêt cardiorespiratoire imminent
clientèle à risque opioides
- moins 6 mois
- plus 70 ans
- personne naïve opiacés (- 1 semaine)
- MPOC
- apnée du sommeil
- insuffisance rénale/hépatique
- douleur intense qui cesses subitement
- traumatisme crânien
- obésité (>35)
- autre prise de médicament effet dépressif SNC (ex: Antiémétiques, antidépresseurs, antihistaminiques, benzodiazépines)
paramètres à évaluer surveillance opiacés
Intensité de la douleur: Utiliser une échelle reconnue et validée Utiliser la même échelle
Degré de sédation
- échelle de Pasero
S : Sommeil normal, éveil facile.
1 : Éveillé et alerte
2 : Parfois somnolent, éveil facile.
3 : Somnolent, s’éveille, mais s’endort durant la conversation
4 : Endormi profondément, s’éveille difficilement ou pas du tout à la stimulation.
Sommeil: évaluer la respiration seulement sauf si risque accru; ex. première 24h
- 1 et 2 = acceptable (continuer administration)
- 3 et 4 : inacceptable (Aviser le médecin. Maintenir la surveillance constante de l’état respiratoire aussi longtemps que le niveau de sédation est à 3 [une inf. au chevet] Travail de collaboration à deux infirmières, ↑tête du lit à 30° ou plus, Inciter à prendre de grandes respirations q 15min, O2 PRN [doit être prescrit], Naxolone [niveau 4] selon ordonnance collective ou individuelle)
État respiratoire (sur 60 secondes)
- Fréquence, rythme, amplitude
- Ronflements
- SpO2 (fiabilité diminue quand il y a un apport en O2, détecte seulement les conséquences tardives)
surveillance opiacés, quand évaluer
- 24 premières heures: au moment d’administrer chaque dose d’opiacé, Au pic d’action de l’opiacé administré, Ensuite à intervalles de 1 à 2 heures pour toute la durée d’action de l’opiacé administré, Cette durée d’action peut doubler en présence d’insuffisance rénale ou hépatique
- Ajuster ensuite la fréquence des évaluations selon l’état de santé du patient
- Reprendre la fréquence initiale de surveillance chaque fois que la dose est augmentée de façon importante (>50 %) ou qu’il y a un changement de molécule.
- P.O, I.M, S.C, I.V (pic d’action de plus en plus tôt maid durée d’action de plus en plus petite*
signes de dépression respiratoire opiacés
- Score de sédation égal ou supérieur à 3
- Périodes d’apnée, pauses respiratoires fréquentes ou présence de forts ronflements
- bradypnée: FR à moins de 8 = dépression respiratoire possible. Accroitre la surveillance si moins de 12/min., selon le degré de sédation
- SpO2 à 92% ou moins persistant malgré repositionnement (sans O2)
- T.A. et P: signes tardifs (avant la 1re dose;
à déterminer ensuite)
rôle de l’infirmière en promotion de la santé
Le bilan de santé
- Aider les personnes à identifier les facteurs pouvant avoir une influence sur leur santé (habitudes de vie, contexte psychosocial).
- Vérifier leur intérêt à ce que certaines conditions ou maladies soient détectées précocement afin de diminuer leur impact sur la santé (diabète, cancer).
- Soutenir la personne dans l’adoption ou le maintien de comportements favorables à la santé (tabagisme, activité physique, alimentation, immunisation).
- Soutenir la personne dans un processus d’autonomisation à l’égard de sa santé.
- Connaître les cibles canadiennes en matière d’activité physique (A.P.)
- Connaître les outils d’évaluation de la condition physique
- Proposer des interventions adaptées à la pratique de l’A.P. / assurer le suivi /guider vers les services
- Expliquer les bienfaits de l’A.P. sur la santé et la prévention des maladies
En matière d’A.P.
- évaluer: Recueillir infos sur le niveau d’A.P. Évaluer le type d’activité (fréquence/ intensité). Vérifier possibilité de changements
- intervenir: Informer sur les bienfaits & motivation. Guider vers les services (Kin, CES,
Médecin, IPSPL, PIED,…)
- assurer le suivi: Motiver à maintienir des saines habitudes en matière d’activité physique et de mouvement
- expliquer: La pratique des recommandations sur la santé (santé mentale/ bien être). Les bienfaits et la réduction des risques
l’exercice: un médicament Canada
- mouvement visant à améliorer la santé de la population canadienne
- se base sur données probantes selon lesquelles l’activité physique réduit le risque de maladies chroniques
- la plupart des canadiens peuvent trouver des moyens simples d’intégrer l’activité physique à leur routine
- besoin de nouvelles initiatives dans le contexte des soins de santé
- activité physique devrait constituer des indicateurs de santé clés et une norme en matière de soins médicaux
- les professionnels de l’exercice sont d’importantes ressources pour les Canadiens et leurs professionnels de la santé
- Promouvoir l’activité physique en tant que stratégie de prévention et de gestion des maladies chroniques pour améliorer la santé des Canadiens.
- Changer la façon dont les soins de santé sont dispensés et les maladies chroniques sont prévenues et gérées au Canada.
- Les preuves sont claires: l’activité physique (PAVS) est le signe vital le plus important que vous devez surveiller avec la majorité des patients vus en soins primaires aujourd’hui.
EMC application
- Interrogez chaque patient, à chaque fois, sur son niveau d’activité physique personnelle et aidez‐le à atteindre ses objectifs d’activité physique pour optimiser sa santé physique et mentale.
- Évaluer: utiliser des stratégies de counseling pour changer de comportement: donner des conseils et éduquer sur l’importance de l’activité physique pour la santé; fournir des instructions d’exercice, une supervision et un aiguillage au besoin.
- Éduquer sur l’importance de l’activité physique pour la santé; fournir des conseils et des références pour une évaluation et des conseils supplémentaires.
Évaluation initiale, interventions cliniques et évaluation en cours d’évolution
évaluation initiale
- collecte données: subjective (anamnèse, attentes, état psychologique, selon le stade de développement/dynamique familiale) et objective (évaluation de la mobilité)
- analyser et interpréter les données: constats (difficulté à la marche, douleur, faiblesse musculaire, intolérance à l’activité, perte équilibre, risque de complications/déconditionnement)
intervention clinique
- planification des soins et interventions: promotion de la santé et exercice, soins aigus, soins de réadaptation et soins de longue durée
évaluation en cours d’évaluation
- surveillance clinique et évaluation des résultats: selon les résultats obtenus -> nouvelle collecte de données, comparaison avec les résultats escomptés ou objectifs
définition de l’exercice
- Ensemble des mouvements corporels qui augmente le rythme cardiaque et la respiration.
- Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques utilisant de l’énergie.
- une combinaison d’exercices mène à un niveau d’activité physique
- le manque d’exercice mène à la sédentarité
- incapacité des AVD/AVQ mène immobilité
AVD vs AVQ
- AVD: activités de la vie domestique. Faire les courses, Faire l’entretien
ménager, Préparer les repas, Assurer son transport - AVQ : activités de la vie quotidienne. S’habiller, Manger, Se déplacer, Aller aux toilettes, Effectuer ses soins personnels
directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h
- une approche intégrée regroupant l’activité physique, le comportement sédentaire et le sommeil
- Important de connaitre les recommandations pour un 24h sain pour chaque catégorie d’âge.
enfant moins 1 an, nourrissons (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- associé à un meilleur profil de croissance, de condition physique/cardiorespiratoire/musculosquelettique, développement cognitif, régulation émotion, santé psychosociale, développement moteur, composition corporelle, qualité de vie, bien-être, réduction blessure. Surpasse les risques potentiels
- remplacer le temps d’immobilisation par jeu énergique et remplacer le jeu intérieur par extérieur tout en maintenant durée de sommeil suffisante
- bouger: être physiquement actif plusieurs fois (jeux interactifs au sol), au moins 30 minutes réparties pendant la journée
- dormir 14-17 heures (0-3 mois) et 12-16 heures (4-11 mois)
- s’asseoir: pas pendant plus 1 heure à la fois, pas de temps devant écran, stimulation pendant qu’ils sont assis
enfant 1-2 ans, tout-petits (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- bouger: 180 minutes réparties pendant la journée, intensité variée comprenant jeu énergique
- dormir: 11-14 heures incluant siestes avec heures de coucher et lever régulières
- s’asseoir: pas être immobilisé plus que 1 heure, pas d’écran 2 ans et moins, moins de 1 heure pour les plus de 2 ans, stimulation pendant période de sédentarité
enfant 3-4 ans, préscolaires (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- bouger: 180 minutes réparties pendant la journée, intensité variée comprenant jeu énergique au moins 60 minutes
- dormir: 10-13 heures qui peut inclure 1 sieste avec heures de coucher et lever régulières
- s’asseoir: pas être immobilisé plus que 1 heure, moins de 1 heure écran, stimulation pendant période de sédentarité
enfant 5-17 ans (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- suer (activité physique intensité moyenne/élevée): au moins 60 minutes par jour activités aérobies et activité intensité élevé et activité pour renforcer muscles et os 3 jours/semaine
- bouger: plusieurs heures d’activité physique intensité légère structurées ou pas
- dormir: 9-11 heures de sommeil sans interruption pour les 5-13 ans et 8-10 heures pour les 14-17 ans avec heures de coucher et de lever régulières
- s’asseoir (sédentaire): max 2 heures pas jour écran pour loisir, minimum de périodes prolongées en position assise
18-64 ans (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- activité physique: d’aérobies intensité moyenne/élevée 150 minutes/semaine, pour renforcer les muscles au moins 2 fois/semaine, plusieurs heures d’intensité légère avec période en position debout
- sommeil: 7-9 heures de bonne qualité avec heures de coucher et lever régulières
- comportement sédentaire: max 8 heures dont max 3 heures écran loisir et une interruption aussi fréquente que possible des longues périodes en position assise
65 ans et + (directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h)
- activité physique: d’aérobies intensité moyenne/élevée 150 minutes/semaine, pour renforcer les muscles au moins 2 fois/semaine, qui font appel à l’équilibre, plusieurs heures d’intensité légère avec période en position debout
- sommeil: 7-8 heures de bonne qualité avec heures de coucher et lever régulières
- comportement sédentaire: max 8 heures dont max 3 heures écran loisir et une interruption aussi fréquente que possible des longues périodes en position assise
18 à 64 ans et 65 ans et + mouvement
- Pour obtenir des bienfaits pour la santé, il est recommandé d’être physiquement actifs chaque jour, limiter les comportements sédentaires et dormir suffisamment.
- Remplacer les comportements sédentaires par plus d’activité
physique, et remplacer l’activité physique de faible intensité par plus d’activité physique d’intensité moyenne à élevée, tout en maintenant une durée de sommeil suffisante, entraînent encore plus de bienfaits pour la santé. - Suivre les directives permet de Réduire le risque de mortalité, de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète de type 2, de plusieurs cancers, d’anxiété, de dépression, de démence, de gain de poids et d’un bilan lipidique qui comporte des risques. Améliorer la santé osseuse, le processus cognitif, la qualité de vie et la fonction physique.
- tout progrès vers l’atteinte de ces cibles entrainera bienfaits pour la santé
- Faire un peu d’activité est toujours mieux que de ne pas en faire du tout. Les petites activités de la vie quotidienne, comme les promenades dans le quartier, le jardinage, les tâches ménagères et la prise des escaliers au lieu de l’ascenseur contribuent toutes à un 24 heures sain.
- Optimiser les périodes de mouvement: retirant les écrans de la chambre à coucher et en limitant le temps d’écran avant l’heure du coucher, ajustant l’heure du coucher pour dormir le nombre recommandé d’heures chaque nuit et bouger quand ils en ont l’occasion.
mouvement pour les personnes hospitalisées
- être conscient des problèmes de santé de la personne
- connaitre les capacités avant hospitalisation
- évaluer les limites
- enseigner technique de respiration (réduire anxiété et oxygéner les tissus)
- ne pas forcer muscle ou articulation pendant exercice
- progresser propre rythme
- bonne posture/alignement corporel/biomécanique
- surveiller signes vitaux avant et après
- arrêt exercice si douleur, tachypnée, changement signes vitaux
- chaussures et vêtements comfortables
- noter progrès au dossier et faire rétroaction
mouvements pour les aînés à mobilité restreinte
- obtenir autorisation du médecin et ordonnance écrite qui précise les exercices contre-indiqués
- intensité exercice adaptée à l’état de santé/avis médical/évaluation de la condition physique
- utiliser effort perçu par rapport à FC pour surveiller intensité
- exercices de réchauffement progressifs et terminer par exercices de récupération
- hydratation, principes de biomécanique, vêtements/chaussures adaptés
- pas de mouvements brusques
- pas exercices qui nécessitent acuité visuelle ou équilibre
- pas maintenir contraction isométrique plus que 10 secondes
- éviter exercices pendant infections virales aiguës
- arrêter si douleur ou essoufflement excessif
- privilégier marche rapide 10-15 minutes pour tonifier les extrémités les activité d’aérobie
- mouvement intensité variable selon condition personne
- encourager à ne pas rester assis trop longtemps, étirements évitent les contractures
- bon alignement lorsqu’elle s’assoit (minimise tension articulaire/musculaire)
- enseigner comment utiliser les grosses articulations et les muscles les plus puissants
- encourager exercices exigeant peu effort (peuvent améliorer mémoire court/long terme)
- stimuler la personne à entreprendre un programme d’exercices
intensité du niveau d’activité
- légère/faible: Capacité de discuter, Pas d’essoufflement, Pas de sudation
- modérée: Respiration rapide, Sudation légère, Intensité de 5 ou 6 sur 10 de la capacité max, Discussion faible, Augmentation du rythme
cardiaque - élevée: Prononcer quelques mots, Essoufflement, Sudation, Intensité de 7 à 8 sur 10 de la capacité max, Rythme cardiaque élevé
- pour obtenir des bienfaits: surtout modérée/élevée
- se mesurer aussi grâce à la perception de l’effort de 0 à 10 (échelle de Borg, 0-2, 3-5 et 6-10) ou par la mesure de la fréquence cardiaque (selon la FC max théorique 220-âge, faible = 60%, modérée = 70% et élevée = 80%)
constats de la recherche A.P
- Il existe un lien dose‐réponse entre l’activité physique et l’état de santé.
- L’accumulation progressive de séances d’exercice de 10 à 15 min aurait le même effet d’une séance prolongée au courant d’une même journée.
- Des bienfaits sur la santé peuvent être acquis avec un volume et/ou intensité plus faibles cependant.
Message: Soyez plus actif et Bouger plus
types d’activités de faible intensité
- Chez l’enfant et le jeune: Marche, Étirements légers, Hygiène personnelle, Jeu avec un animal domestique, Promenade avec un chien, Billard
- Chez l’adulte et l’aîné: Marche lente, Tâches ménagères (course,
vaisselle, cuisine), Surveillance d’enfants, Étirements légers, Hygiènes personnelle, Jardinage léger. AVD ET AVQ
types activités intensité modérée
- petite enfance: Passer du temps sur le ventre, Explorer son environnement, Atteindre ou saisir des ballons ou d’autres jouets, Jouer ou rouler sur le sol, Ramper dans la maison, Monter / descendre les escaliers
- enfant 5-11 ans: Terrain de jeux, randonnée pédestre, planche à roulettes, patin à roues alignées, vélo
- jeune 12-17 ans: canoë, randonnée pédestre, ski de fond, planche à roulettes‐ patin à roues alignées, Marche vive, Vélo (de route stationnaire), Tâche ménagère (tondre le gazon), jeux de balle (baseball /softball)
- adulte 18-64 ans: Marche rapide, Aquaforme, Vélo, Tennis, Danse sociale, Jardinage
- aîné 65 ans +: “Marcher pour faire un effort” ou marche vive (5 km/h ou plus, mais pas de la marche athlétique), Aquaforme, Vélo, Tennis, Danse sociale, Jardinage en général
types d’activité intensité élevée
- petite enfance: Passer du temps sur le ventre, Explorer son environnement, Atteindre ou saisir des ballons ou d’autres jouets, Jouer ou rouler sur le sol, Ramper dans la maison, Monter / descendre les escaliers
- enfant 5-11 ans: La course, Jeux actifs (course et jeux de poursuite), vélo, Sauter à la corde, Arts martiaux, hockey, basketball, natation, tennis, gymnastique, ski
- jeune 12-17 ans: Jeux course actifs (poursuite), Vélo, Sauter à la corde, Arts martiaux, Courir, tennis, le hockey, basketball, natation, soccer, Danse vigoureuse, danse aérobie, Patin à roues alignées
- adulte 18-64 ans: Marche athlétique, jogging /course, longueurs en piscine, Tennis, danse aérobie, vélo, Jardinage vigoureux, Randonnée pédestre, ski de fond
- aîné 65 ans +: Marche rapide, Montée de côtes à la marche, marche avec sac à dos, Jogging, Nage rapide, Danse rapide, Jardinage vigoureux
activités renforcement musculaire
- Chez l’enfant et le jeune: Tir à corde, Pompes, Exercices de résistance avec bande élastiques, Escalade (carde, arbre), Jeux dans les parc, Transport et soulèvement d’objets
- Chez l’adulte et l’aîné: Levés de poids, Exercices avec bandes élastiques, Exercices de résistance (pompe, redressement assis), Jardinage intense
activités renforcement des os
- Chez l’enfant et le jeune: Marelle, Sauts à cloche pieds, pieds joints, bonds, course, corde à sauter, levée de poids, sport à impact (gymnastique, volley, basket, tennis, soccer)
- Chez l’adulte et l’aîné: Saut, bond, escaliers, Levés d’objets lourds, Transport d’objets lourds, Jardinage intense, Course, Corde à sauter, Levée de poids, Sport à impact (gymnastique, volley, basket, tennis, soccer)
évaluer (A.P., sédentarité, sommeil) et intervenir (profité au maximum de votre journée)
- outil: profitez au maximum de votre journée
- demander: est-ce que ça va si on discute de votre journée typique? Cela pourrait vous aider à… (arrêt si personne n’est pas prête)
- évaluer: niveaux A.P., de comportements sédentaires, de sommeil avec questions ouvertes
- conseiller: féliciter la personne sur ses points forts, recommander quel comportement à cibler en premier et lui demander sur quels comportments elle veut travailler (A.P., sédentarité, sommeil), parler des avantages
- planifier: convenez de ce que la personne fait déjà bien, fixez 1 ou des objectifs SMART (spécifique, mesurable, atteignable, réaliste, temps)
- guider: évaluer confiance échelle 0-10, suscitez discours changement, obstacles. Astuces pour monter le niveau de confiance. Entretien motivationnel
- ajuster: convenez moment suivi ou diriger la personne vers spécialiste pour favoriser le changement de comportement
évaluer (le niveau d’activité, sommeil, niveau inactivité, avec quel outil, en santé vs immobilité)
En santé
-L’inactivité (sédentarité)
- Le type d’activité
- L’intensité et la fréquence des activités
- La tolérance à l’effort
- L’intérêt
- outils: Trousse de soins primaire (SCPE), Questionnaire menez une vie plus active (évalue pratique de l’A.P.), Entretien motivationnel, Collecte des données, journal n° 3 (inscrire le nb minutes activité physique)
Immobilité
- La capacité fonctionnelle: Niveau de mobilité, Statut fonctionnel (Force, Équilibre, coordination)
- outils: BMAT, Collecte des données SMAF
Évaluation de la mobilité
BMAT 2.0: Bedside Mobility Assessment Tool
- Recommandé par L’american Nurses association
- Évalue la mobilité et identifie l’équipement approprié pour une mobilisation sécuritaire de l’usager.
Pourquoi est‐il important d’évaluer la mobilité et de limiter l’immobilité?
- Les complications liées à l’immobilité sont en autres une détérioration cardiovasculaire, respiratoire et musculosquelettique.
- À leur congé, 1/3 des aînés hospitalisés présentent des dysfonctions qui étaient absentes lors de l’admission.
- Une bonne évaluation de la mobilité et du statut fonctionnel permet de mesurer la détérioration ou l’amélioration, mais aussi de mettre en place les interventions adéquates.
- Le MBAT 2.0 permet d’évaluer la mobilité et de justifier: l’utilisation des aides fonctionnelles, la mise en place des interventions visant à optimiser la mobilité, Limiter le risque de blessures ou d’accidents
- level 1: équilibre assis, force core et haut corps
- level 2: contrôle et force jambes, stabilité
- level 3: équilibre et force pour se lever, rester debout 1 minute en équilibre
- level 4: habileté cognitive de suivre des directions, transferts de poids et force des jambes pour voir si marche est possible
intervenir pour maintenir ou améliorer le niveau d’activité
- personne en santé ou active: Intensité des activités, Types d’exercices/activités, Expliquer les bienfaits, Favoriser la prévention, Référer
- amélioration/entrainement de l’équilibre: Exercices statiques et dynamiques conçus pour améliorer l’équilibre (en présence d’oscillations posturales, de stimuli de déstabilisation, par le déplacement autonome, l’environnement)
- activités de renforcement musculaire: Activités de renforcement musculaire pour (force, contre résistance, exercice d’endurance) et Activités ou exercices qui augmentent (la force, la puissance et l’endurance, la masse des muscles)
- exercices de mobilisation: techniques actives (Lutter contre la perte musculaire en s’adaptant aux capacités motrices et fonctionnelles. Ex: mobilisation active pour diminuer amyotrophie et perte de force, renforcement musculaire, équilibre pour limiter les troubles orthostatiques et renforcer le tonus musculaire du tronc, la station debout pour tonus musculaire du tronc et membres inférieurs et proprioception et équilibre, le transfert et marche pour autonomiser le patient) et les techniques passives (prévenir les complications liées à l’immobilité. Ex: positionnement pour améliorer le confort et prévention des complications, la mobilisation passive pour réduire atrophie musculaire, contracture, et augmenter le volume sanguin et verticalisation pour faciliter mise en charge, prévenir contracture, augmenter force des membres inférieurs, améliorer état éveil et capacité respiratoire)
assurer le suivi (maintien des saines habitudes en matière A.P.) et expliquer (pratique de l’activité physique et la santé, réduction des risques et effets sur la santé mentale)
- maintenir la motivation: en utilisant l’évaluation, l’entretien motivationnel et le journal de bord
- maintenir: bougez plus, soyez moins sédentaire et dormez bien
- bienfaits généraux de l’activité physique 18-64 ans: améliorer la force physique, renforcer les muscles et les os, améliorer la santé mentale et le bien-être
- bienfaits généraux de l’activité physique 64 ans et plus: demeurer vigoureux et en bonne santé mentale, autonome, maintenir sa mobilité et avoir des os solides, équilibre, réduire prévalence de maladies chroniques (coronaropathie, hypertension artérielle, MPOC, diabète)
- bienfaits sur le corps humain: système cardiovasculaire/respiratoire/musculosquelettique/immunitaire, tolérance à l’activité, métabolisme, facteurs psychosociaux
- bienfaits de la mobilisation client hospitalisé: moins de Risque de delirium, Douleur, Risque d’infection urinaires, Fatigue, Pneumonie, Dépression, anxiété, Symptômes de détresse (Amélioration du confort), mortalité, durée de séjour. Amélioré marquée sur Distance de marche, Fonction physique globale, Qualité de vie, L’indépendance
- effet dose (quantité/type activité)-réponse (impact sur un système) est présenté lorsque connu
- risque de mortalité en cas de maladie chronique: 2.5/4 (sédentarité), 2.5/4 (intensité faible), 1/4 (intensité modérée) et -1/4 (intensité élevée)
- A.P. diminue le risque de cancer (risque 12-50% inférieur)
- santé mentale: A.P. effet significatif sur enfants/adolescents. Diminue le stress. Comportements sédentaires = dépression, faible satisfaction de la vie et faible joie
- effets de l’inactivité: lien entre inactivité/ condition physique et mortalité prématuré. Diminution de la mortalité même en présence de maladies chroniques/facteurs de risques avec A.P. Inactivité + obésité = prédicateurs de mortalités
- état de santé: A.P. (comportement) + condition physique (état)
3 niveaux de prévention selon OMS
- Prévention primaire = Ensemble des mesures visant à éviter ou réduire la survenue ou l’incidence des maladies.
- Prévention secondaire = Intervention qui cherche à diminuer la prévalence (apparition ou l’évolution) ou les facteurs de risque d’une maladie dans une population.
- Prévention tertiaire = intervention qui vise à réduire les complications et les risques d’une maladie
- A.P. régulière joue un rôle efficace dans les 3 niveaux
mécanisme d’action de l’activité
- Adaptations indirectes modifient la composition corporelle: Perte/contrôle du poids/Réduction de l’obésité
- Adaptations directes: Diminution de la T.A au repos, Amélioration des profils lipidiques, Amélioration de la fonction endothéliale
- Adaptations particulières: Diabète type 2 (augmentation de la distribution du glucose musculaire). Cancer (fonction immunitaire et effets directes sur la tumeur)
- 3 mécanismes mènent à diminution de la fatigue/symptômes/complications = prévention secondaire et tertiaire des maladies chroniques
entretien motivationnel
- Le counseling en utilisant l’entretien motivationnel est une approche évaluée efficace, pour soutenir la personne dans un changement d’un comportement lié à la santé.
- Quels seraient les avantages pour vous de pratiquer régulièrement de l’activité physique?
- Quels seraient les avantages pour vous d’augmenter votre niveau d’activité physique?
- Qu’est‐ce que ça vous apporterait de pratiquer régulièrement de l’activité physique?
- Qu’est‐ce que ça vous apporterait d’augmenter votre niveau d’activité physique?
rôle infirmière troubles musculosquelettiques, exercice, douleur
- Évaluer les limitations fonctionnelles en lien avec les problèmes musculosquelettiques (TMS).
- Comprendre et expliquer le rôle de l’exercice et de l’A.P. dans la gestion de la douleur liée aux problèmes musculosquelettiques afin de mieux intervenir.
- Prévenir les troubles musculosquelettiques chez les soignants et les usagers.
plan (troubles musculosquelettiques, exercice, douleur)
- problèmes musculosquelettiques: évaluation, intervention, prévention
- A.P. et douleur: Mécanismes d’action de l’exercice sur la douleur. Exercice (effets), douleur chronique et aiguë. Dose‐réponse, exercice et douleur
facteurs influant sur la tolérance à l’activité
- facteurs psychologiques: douleur, pertubation sommeil, programme antérieur, processus infectieux/fièvre, altération stabilité physique/musculaires, anomalies squelettes, maladies endocriniennes/métaboliques, hypoxémie, diminution fonction cardiaque/endurance
- facteurs émotionnels: anxiété, dépression, dépendance chimique, motivation
- facteurs liés au développement: âge, sexe
- grossesse: croissance/développement du système musculosquelettique
exercices isotoniques, isométriques et isométriques contre résistance
- isotoniques: améliore circulation et le fonctionnement respiratoire. Préviennent l’ostéoporose. Augmentent le tonus, la masse et la force musculaire
- isométrique (privilégier personnes alitées): s’adaptent bien personne immobilisée au lit, sont bénéfiques pour personnes incapables de tolérer les exercices isotoniques
- isométriques contre résistance: ex -> traction et poussée contre un appuie-pied. Augmentent le degré de résistance et la durée de contraction musculaire. Améliorent la force et l’endurance du muscle. Aident à promouvoir la force musculaire. Donnent suffisamment de tension aux os pour promouvoir l’activité ostéoblastique
lombalgie
- douleurs localisées: de la région lombaire, d’origine et d’évolution diverse
- problème chronique fréquent
- associé à tonus musculaire insuffisant, surplus de poids, mauvaise posture, tabagisme, stress, conditions de travail, grossesse
- souvent due à un problème musculosquelettique avec comme origine: tension aiguë dans région lombosacrée, arthrose des vertèbres lombosacrées, discopathie dégénérative, hernie discale
- aiguë: max 4-6 semaines, LBP
- chronique: douleur plus de 3 mois et la récurrence épisodique, CLBP
- exercices recommandés: lever genoux vers poitrine, lever de jambe simple ou double, bascule du bassin, demi redressement assis, levée sur les coudes, bascule des hanches, flexion avant
- activités recommandées: natation, marche, vélo, yoga, sports équipe faible intensité
- dosage des activités: dose-réponse (2,5 h/semaine diminue le risque de douleur et
maintient le niveau de condition physique ou l’améliore. 3 à 5 jours/semaine. Effet remarqué par périodes de 10 à 15 minutes), intensité (faible à modérée. Recommandé même pour les patients avec douleur chronique) et attention particulière (Phase aiguë, irritation des nerfs, ou sciatique. Éviter de rester au lit) - prévention: poids santé, pas dormir sur le ventre, dormir sur le côté avec genoux fléchis et oreiller entre, éviter tabagisme, activité physique régulière, appliquer les bons principes de mécanique corporelle
- En phase aiguë, l’A.P. (sans douleur) est sécuritaire ainsi que les flexions et extension du bas du dos
que savons nous plan troubles/trauma musculosquelettiques
- troubles et trauma musculosquelettiques: risque de limitation fonctionnelle, d’immobilité, de sédentarité et de douleur
- évaluation infirmière: douleur (PQRSTU/AMPLE et examen physique) et niveau d’activité (Questionnaire menez une vie plus active et grille d’évaluation de mobilité BMAT)
- intervention infirmière: gestion de la douleur (activité physique?), journal de bord, plan de soins (positionnement, enseignement mécanique corporelle, maintient de l’autonomie/activité, enseignement, référer, motiver le changement [E.M])
évaluer: condition de santé (2 facteurs de risque)
- IMC: relié diabète type 2, hypertension, maladies coronariennes, …
- tour de taille: plus que 88 ou 102 cm = risque accru de développer problèmes de santé
évaluer: la collecte de données (pour douleur)
- données subjectives: AMPLE et PQRSTU (entrevue)
- données objectives: examen physique (différents systèmes) et résultats examens paracliniques
évaluer: la condition physique ou le niveau de mobilité
- personne active: questionnaire menez une vie plus active
- personne mobilité restreinte: BMAT 2.0
intervenir troubles musculosquelettiques
- éduquer le patient (motivation)
- expliquer l’usage de la médication (douleur)
- proposer des exercices ou des activités
- grâce entretien (explorer les connaissances, maintenir l’activité, soutenir les efforts, orienter les services)
- recommandation troubles musculosquelettiques aiguës: Faire une évaluation de la condition physique et de santé, éducation au patient, Proposer un retour aux activités habituelles, Rassurer le patient qu’un retour à la normale est possible, Éviter le repos au lit, L’usage de médicament (NSAID ou opioïde selon la gravité), Recommander des exercices de renforcement et/ou une
activité physique adaptée ou référer à un professionnel - recommandation troubles musculosquelettiques chroniques: analgésiques, thérapie par l’exercice, intervention psychologique
- recommandation pour les 2: chaleur, massage, acupuncture
Prévenir troubles musculosquelettiques (outils, posture, facteurs de risque)
- les outils: motiver/favoriser/inciter pratique d’activité (renforcer les muscles stabilisateurs du tronc, augmenter la force/endurance, augmenter la flexibilité. pas d’activité intensité élevée lorsque problème musculosquelettique. Dose dépend de la condition physique de la personne et des facteurs motivationnels) ou d’exercices grâce à entretien motivationnel (engagement, direction de la rencontre, évocation vécu/motivations, planification), la tenue du journal de bord et en référant à un professionnel
- la posture: alignement corporel (réduit les tensions sur les structures musculosquelettiques, contribue à l’équilibre, maintient le tonus musculaire), travailler en équilibre, resserrer les muscles abdominaux, transfert de poids, éviter torsions, réduire charge, bonne prise, charge près de son corps, soulever graduellement, éviter friction, éviter lordoses exagérées
- les facteurs de risque: tabagisme, obésité, stress, mauvaise condition physique, position prolongée avec mauvaise posture, travail de manutention, charge de travail physique intense et l’exposition à des positions non sécuritaires
expliquer: effet de l’exercice sur la douleur
- En phase aiguë: Le repos au lit n’est pas recommandé. Éviter les mouvements favorisant la douleur. L’activité Physique / exercices sont recommandés pour éviter une détérioration de la condition physique pouvant mener à la sédentarité ou à l’immobilité.
- effet sur la lombalgie: peut être considéré comme un médicament, il réduit les symptômes de la lombalgie (flexibilité, l’amplitude des mouvements, la force
musculaire, qualité de vie). Les activités supervisées semblent plus efficace. Minimum 2 jours par semaine. Réduit la douleur et améliore la réalisation des AVQ. Pour de meilleurs effets, l’exercice doit être effectué sur une période supérieure à 4
semaines. Les interventions biopsychosociales (exercice + psychologique) semblent être une meilleure avenue pour le traitement de lombalgie non spécifique - considéré comme médicament: Diminue la perception de l’intensité de la douleur. Diminue la douleur chronique. Agit en prévention en cas de douleur chronique. Améliore le bien être subjectif
- mécanismes d’actions de l’A.P. sur la douleur: atténue la douleur chronique lombaires via L’étirement qui permet de réduire les contractures et
les spasmes musculaires, Amélioration de la condition physique, Diminution crainte de douleur lors des AVQ/AVD, Libération endorphines (sensation de bien être), L’interaction sociale, Réduction de la peur d’évitement, Réduction de l’anxiété - effet A.P. sur la douleur: L’activité (aérobie, résistance, flexibilité) réduit significativement la douleur. Activité régulière aussi bénéfique que la médication (analgésiques/ NSAID). Combiné aux autres traitements non pharmacologiques, l’A.P. entraine une réduction de la douleur. Réduction de la douleur à court et moyen terme. Augmentation de la douleur de manière transitoire, Effets variables sur la fonction psychologique et la qualité de vies, Créer des expériences positives. Chez le sujet sain, réduction de la perception de la douleur selon le type d’exercice (aérobie, isométrique* et résistance*). Chez le sujet avec douleur chronique, l’effet est variable selon la condition et l’intensité de l’exercice
expliquer: Pros vs cons réduire la douleur par l’exercice
- inactivité nuit à douleur: comportements sédentaires, perte de force, réduction d’amplitude articulaire, limitations des capacités physiques
- activité aide douleur: promouvoir le changement, fréquence variée, intensité variée, types d’activité variées selon intérêt/besoin/limitation
- activité, choses à faire attention: réduire le risque de blessure/chut, explications sur posture/mécanique corporelle/charge, amplitude non risquée et adhérence (plan de progression)
- activité physique est généralement sécuritaire, doit être expliquée, réalisée de façon progressive
- intensité faible -> adhérence au programme -> augmentation du volume (intensité modérée) -> augmentation qualité de vie et augmentation AVD/AVQ -> adoptions des recommendations de la SCPE
- marche: effet positif court/moyen terme mais négatif long terme. Effet positif fonction physique court, moyen et long terme
le vieillissement de la population
- vieillissement de la population: au Canada 2050 24.5% personne 65 ans et +
- vieillissement au Québec: vieillissement de la population, + de personne 65 ans et + et les personnes âgées sont plus vieilles (augmentation 85 ans et +), + de centenaire
- causes: diminution du taux de natalité, diminution taux mortalité infantile (élimination de certaines maladies) et augmentation de l’espérance de vie (par amélioration des soins et conditions de vie)
vieillissement
- processus progressif, très lent mais irréversible, et marqué par des changements qui s’étalent sur plusieurs années. Ces modifications touchent les cellules, les organes et les systèmes du corps humain.
- vitesse varie d’une personne à l’autre selon 3 facteurs: informations génétiques contenues dans les gènes (25-30%), L’environnement (air, climat, pollution, situation géographique, etc.) et Le mode de vie (alimentation, exercice physique, tabagisme, etc.). (70-75%)
vieillir: un processus variable
- Personne âgée: 65 ans et plus
- Groupe fortement hétérogène!
- 65-74 ans (jeunes vieux)
- 75-84 ans (vieux-vieux)
- 85 ans et plus (très vieux)
- Hétérogénéité interindividuelle:
Personnes âgées avec le même âge chronologique, mais pas le même âge physiologique - Hétérogénéité intra-individuelle: Organes/systèmes d’une personne âgée ne vieillissent pas tous à la même vitesse.
- implication pour nos soins: adopter approche individualisée et non standardisée
le vieillissement: une opportunité
vieillissement de la population = offre de service qui se développe pour les aînés = positif pour les aînés et les entreprises
le vieillissement normal
- se rapporte aux modifications normales et universelles à survenir lors de l’avancement en âge.
- Tous les individus, sans égard à leur génétique, à leur environnement (ex.: eau, air, climat) et à leurs habitudes de vie (ex.: alimentation, exercice, gestion du stress) présentent des modifications communes telles que les diminutions de l’acuité auditive, de la force musculaire, de la capacité respiratoire et cardiaque, de la fragilisation des téguments, etc. - tableau vieillissement normal vs pathologique
tableau vieillissement normal vs pathologique état neurologique
Vieillissement normal
- Diminution: de la sensation au toucher léger et de l’appréciation thermique (froid par rapport au chaud), de la sensibilité profonde (vibration et proprioception aux membres inférieurs [malléoles et plus bas]), de la vigueur des réflexes ostéotendineux, de la coordination des groupes musculaires, de la rapidité à intégrer l’information sensorielle et à la transformer en une réponse motrice
- Changement dans la démarche (plus lente, à petits pas et moins coordonnée)
- Ralentissement du temps de réaction
- Élévation du seuil de la perception de la douleur et diminution de sa tolérance
Pathologique
- Céphalée
- Crampe ou engourdissement unilatéral
- Dysarthrie
- Dysphagie
- Tremblement unilatéral
- Rigidité
- Perte d’un champ visuel
- Problème langagier
- Altération de l’état de conscience
- Réflexes asymétriques
- Signes extrapyramidaux (acathésie, dystonie, parkinsonisme, dyskinésie tardive)
- Chutes
tableau vieillissement normal vs pathologique sommeil
Vieillissement normal
- Allongement de la période d’endormissement
- Augmentation de la fréquence et de la durée des réveils nocturnes
- Morcellement du sommeil (même nombre d’heures de sommeil que chez un jeune adulte, mais distribution différente sur une période de 24 heures)
- Éveil matinal (difficulté à maintenir le sommeil jusqu’au matin)
- Sieste nécessaire durant la journée
- Augmentation du temps passé au lit
Pathologique
- Temps d’endormissement de plus de 30 minutes
- Réveils très fréquents durant la nuit (plus de 4 réveils) et d’une durée supérieure à 20 minutes chacun
- Perturbation du fonctionnement quotidien en raison de la somnolence diurne
- Apnée du sommeil
- Insomnie
tableau vieillissement normal vs pathologique état mental
Vieillissement normal
- Signes d’adaptation liés aux défis posés par le vieillissement, tels que la mort d’un proche ou un déménagement. De tels traumatismes peuvent entrainer passagèrement des problèmes de sommeil, de l’inquiétude, des signes de stress, etc.
- Maintien des traits de personnalité
- Maintien des habiletés sociales
Pathologique
- Humeur dépressive ayant un impact fonctionnel
- Signes d’anxiété ayant un impact fonctionnel
- Trouble du sommeil ayant un impact fonctionnel
- Idées suicidaires
- Signes cliniques d’une psychose
- Signes cliniques du delirium
tableau vieillissement normal vs pathologique état cognitif
Vieillissement normal
- Diminution de la mémoire de travail affectant l’apprentissage, de la mémoire épisodique, de la mémoire prospective, de la capacité d’attention soutenue pour les tâches longues et complexes, de la capacité d’attention divisée, de la capacité de concentration, de la capacité d’abstraction, de la vitesse de traitement de l’information
- Difficulté à sélectionner les informations pertinentes d’un texte dense
- Difficulté à résoudre un nouveau problème complexe (peu d’effets sur le quotidien)
Pathologique
- Désorientation dans le temps et l’espace
- Changement de la personnalité
- Changements cognitifs empêchant la personne de fonctionner normalement
- Difficulté à exprimer sa pensée (langage)
- Difficulté à nommer les choses
- Difficulté à faire des tâches, comme le budget
tableau vieillissement normal vs pathologique vision
Vieillissement normal
- diminution: de la vision nocturne, des visions centrale et périphérique, de l’appréciation des profondeurs et des contrastes de couleurs, du diamètre de la pupille, du réflexe cornéen, de la production de larmes
- Ralentissement du réflexe pupillaire
- Augmentation de la sensibilité à l’éblouissement
- Pseudoptosis: abaissement des paupières
Pathologique
- Vision brouillée ou dédoublée
- Halos lumineux
- Perte d’un champ visuel
- Perte d’acuité visuelle affectant l’autonomie fonctionnelle
tableau vieillissement normal vs pathologique audition
Vieillissement normal
- Diminution de l’acuité auditive, de la perception des sons aigus (hautes fréquences), de la capacité sensorielle à déterminer l’orientation du corps dans l’espace et accroissement de l’oscillation posturale (appareil vestibulaire)
- Difficulté à comprendre une conversation dans un milieu bruyant
- Difficulté à déterminer la provenance spatiale des sons
- Assèchement du cérumen
Pathologique
- Perte d’acuité auditive ayant un impact lors d’une conversation avec une seule personne
- Surdité
- Acouphènes
- Bouchon de cérumen
- Étourdissements ou vertiges (appareil vestibulaire)
tableau vieillissement normal vs pathologique coeur
Vieillissement normal
- Élévation maximale de 5 mm Hg de la pression artérielle systolique attribuable au vieillissement
- Perte d’efficacité en situation de demande accrue, comme des exercices intenses
- Ralentissement de la fréquence cardiaque au repos et moins grande accélération à l’effort
- Présence d’irrégularités passagères du rythme cardiaque
Pathologique
- Essoufflement
- Douleur rétrosternale
- Arythmie avec symptômes
- Hypertension artérielle
- Souffles cardiaques, B3, B4
tableau vieillissement normal vs pathologique poumons
Vieillissement normal
- Diminution des capacités inspiratoire et expiratoire maximales
- Perte de tolérance à l’effort physique intense
- Perte de tolérance aux conditions respiratoires difficiles (smog, fumée, émanations de produits irritants)
- Déclenchement plus difficile et perte d’efficacité de la toux
- Susceptibilité accrue aux infections
Pathologique
- Dyspnée
- Essoufflement lors d’activités de la vie quotidienne et domestique
- Toux persistante
- Respiration sifflante
- Sécrétions jaunâtres ou verdâtres
- Crachats de sang
tableau vieillissement normal vs pathologique bouche
Vieillissement normal
- Susceptibilité aux caries
- Diminution de la capacité à ressentir la soif
- Diminution de la perception des saveurs
- Réduction de la sécrétion salivaire
- Amincissement de la muqueuse buccale
- Réduction de l’efficacité du synchronisme de déglutition
- Ralentissement du transit du bol alimentaire de la cavité buccale jusqu’à l’estomac (diminution de la qualité et de la force du péristaltisme œsophagien)
Pathologique
- Bouche sèche et hyposalivation
- Signes de déshydratation
- Gingivite
- Signes de dysphagie
- Signes de reflux gastrique
tableau vieillissement normal vs pathologique estomac
Vieillissement normal
- Altération de la sécrétion de différentes hormones (par exemple, testostérone, cholécystokinine, leptine), ce qui diminue l’appétit
- Ralentissement de la vidange gastrique (sentiment de satiété précoce)
- Réaction tardive à l’ingestion de substances acides ou d’autres substances irritantes
- Diminution de l’immunité digestive
Pathologique
- Perte d’appétit importante
- Éructations
- Brûlures d’estomac
- Nausées et vomissements
- Douleur dans la zone épigastrique
- Ballonnements
- Crampes abdominales
tableau vieillissement normal vs pathologique foie
Vieillissement normal
- Diminution de la capacité de digestion d’un repas riche en lipides
- Allongement du temps requis pour le métabolisme des médicaments et de l’alcool
Pathologique
- Ictère
- Brûlures d’estomac
- Douleur ou malaise abdominal (hépatalgie)
- Crampes abdominales
- Ballonnements
- Diarrhée, constipation, incontinence fécale
tableau vieillissement normal vs pathologique pancréas
Vieillissement normal
- Diminution de la capacité de digestion d’un repas riche en lipides et en sucres
- Ralentissement de la réaction aux variations de la glycémie
Pathologique
- Brûlures d’estomac
- Douleur ou malaise abdominal
- Crampes abdominales
- Ballonnements
- Diarrhée, constipation, incontinence fécale
- Hyperglycémie ou hypoglycémie
tableau vieillissement normal vs pathologique intestin grêle
Vieillissement normal
- Réduction de l’absorption de différentes vitamines et de minéraux, notamment en raison d’une diminution de la surface intestinale et d’une circulation sanguine intestinale inadéquate
Pathologique
- Douleur ou malaise abdominal
- Crampes abdominales
- Ballonnements
- Diarrhée, constipation, incontinence fécale
- Signes de dénutrition
tableau vieillissement normal vs pathologique côlon
Vieillissement normal
- Réduction de la frontière entre l’élimination optimale, la constipation et l’incontinence fécale
- Sensibilité accrue aux mauvaises habitudes de vie, telles que de faibles apports liquidiens journaliers, à un régime faible en fibres et à la sédentarité
Pathologique
- Changement dans les défécations (constipation ou diarrhée)
- Incontinence fécale
- Fécalome
- Douleur
- Hémorroides
- Sang dans les selles
tableau vieillissement normal vs pathologique rein/élimination urinaire
Vieillissement normal
- Difficulté à concentrer les urines
- Augmentation de la fréquence des mictions nocturnes
- Augmentation légère du résidu postmictionnel
- Diminution de la capacité vésicale
- Miction impérieuse
- Sensibilité aux pressions abdominales
- Réduction de l’excrétion des médicaments entraînant l’augmentation de la demi-vie des médicaments
Pathologique
- Pollakiurie
- Dysurie, hématurie, pyurie
- Incontinence urinaire
- Douleur ou malaise lombaire
- Oligurie et anurie
- Nausées et vomissements
- Démangeaisons
tableau vieillissement normal vs pathologique organes génitaux masculins
Vieillissement normal
- Réduction de la pilosité génitale
- Distension du scrotum
- Hypertrophie bénigne de la prostate
- Atténuation de l’intérêt sexuel
Pathologique
- Démangeaisons
- Douleur
- Rougeur
- Sang dans les urines
- Masse sur un testicule
tableau vieillissement normal vs pathologique organes génitaux féminins
Vieillissement normal
- Réduction de la pilosité génitale; paradoxalement, apparition de quelques poils au visage
- Atrophie des grandes et des petites lèvres
- Perte de tonus des muscles du plancher pelvien
- Diminution de la lubrification naturelle du vagin
- Atténuation de l’intérêt sexuel
Pathologique
- Démangeaisons
- Douleur
- Rougeur
- Sang dans les urines
- Réapparition des menstruations
- Tuméfaction ou masse au niveau vulvaire
- Douleur vive lors des rapports sexuels avec pénétration
- Inversion mamelonnaire
- Écoulement mamelonnaire
tableau vieillissement normal vs pathologique état musculaire
Vieillissement normal
- Diminution de la masse et de la force musculaires, de la vitesse de contraction, de l’endurance, de la résistance, de la force des tendons et ligaments, de la flexibilité
Pathologique
- Perte d’équilibre ou chutes
- Changement unilatéral de la force ou de la mobilité d’un membre
- Douleurs musculaires
- Difficulté à réaliser les activités de la vie quotidienne et domestique en raison de la faiblesse
tableau vieillissement normal vs pathologique état ostéo-articulaire
Vieillissement normal
- Perte graduelle de la densité osseuse
- Perte d’élasticité des cartilages, d’où une réduction de la mobilité articulaire et d’une partie de la souplesse des articulations
- Cyphose dorsale entraînant un déplacement du centre de gravité vers l’avant
Pathologique
- Chutes
- Fractures
- Douleur aux articulations
- Déformations ostéo-articulaires
tableau vieillissement normal vs pathologique peau et phanères
Vieillissement normal
- Peau sèche
- Diminution de l’élasticité, de la vascularisation
- Perte de résistance aux traumatismes
- Allongement du temps de cicatrisation
- Perte de tissu sous-cutané contribuant à la difficulté de maintenir une température corporelle normale
- Présence de changements non pathologiques (par exemple, lentigo sénile, acrochordon, kératose
séborrhéique, angiome sénile)
- Épaississement des ongles
- Grisonnement et perte des cheveux
Pathologique
- Ecchymoses
- Saignements
- Plaies qui tardent à guérir
- Douleur
- Démangeaisons
enseignement à la personne âgée
- état cognitif: diminution mémoire de travail affectant l’apprentissage (stratégies d’apprentissage comme accompagnement par un proche, apprentissage expérientiel, multiplier sources d’encodage, répéter les informations), de la capacité d’attention soutenue pour les tâches longues et complexes (diminution de la durée de l’enseignement, peu information à la fois), de la capacité d’attention divisée, de la capacité de concentration (diminuer stimuli environnementaux), de la performance cognitive sous pression (adaptation rythme, prendre le temps). difficulté à sélectionner les informations pertinentes d’un texte dense (stratégies d’apprentissage comme accompagnement par un proche, apprentissage expérientiel, multiplier sources d’encodage, répéter les informations), difficulté à résoudre un nouveau problème complexe (établir liens avec connaissances antérieures, faire analogies)
- audition: diminution de l’acuité auditive (port des appareils auditifs, faire face à la personne pour lui permettre de lire sur les lèvres, utiliser des repères visuels pour renforcer l’enseignement oral)
- vision: diminution de l’appréciation des profondeurs et des contrastes de couleurs, baisse vision centrale/périphérique (port verres correcteurs/lentilles cornéennes, recourir à des documents faciles à lire, gros caractères, papier mat et couleurs contrastantes)
recours aux services de santé personnes aînées
- 60% des soins ambulatoires, 80% des soins à domicile, 50% des soins hospitaliers et 90% des soins de longue durée.
- Remplissent les urgences
théories biologiques du vieillissement
- Proposent une explication des causes du vieillissement. Se penchent généralement sur un seul aspect physiologique du vieillissement
- théorie de l’usure: le corps finit par s’user à force de fonctionner sans relâche et cette usure brise certains organes. L’accumulation de déchets produits par les cellules et les tissus s’ajoutent à l’usure. À la longue, ces substances toxiques nuisent au bon fonctionnement des tissus et endommagent le corps. Ne tient pas compte du fait que le corps dispose de mécanismes de réparation et que, dans certains cas, l’utilisation améliore le fonctionnement (système musculaire).
- théorie immunologique: le système immunitaire perd la capacité de lutter efficacement contre les agresseurs. Ainsi, il commet davantage d’erreurs dans la reconnaissance de ces agresseurs. Il lui arrive alors de s’attaquer à des cellules saines de l’organisme en déclenchant des réactions auto-immunes (ex: arthrite rhumatoïde) = vieillissement
- théorie génétique: Le vieillissement s’accompagne de modifications de l’expression ou de l’activité de certains gènes, ou encore que la longévité des êtres vivants est affectée par les modifications subies par certains gènes. Malgré l’absence de preuves scientifiques, on estime qu’environ 25 à 30% de la longévité d’un individu relève de facteurs génétiques (second rôle dans le vieillissement)
- théorie des radicaux libres: les cellules du corps humain répondent à leurs besoins en effectuant différentes réactions chimiques qui entraînent la formation de radicaux libres.
Avec le vieillissement, ces mécanismes perdent de leur efficacité, et au fil du temps, les radicaux libres sont responsables d’un stress oxydatif qui lèse les cellules, notamment leurs membranes cellulaires et l’ADN -> entraîne mort cellulaire et favorise apparition de maladie -> vieillissement
théories psychosociales du vieillissement
- élaborées à partir de l’examen des aînés, de leurs parcours, de l’évolution de leurs rôles, de leurs différentes adaptations et de leur état psychologique. Soutiennent que l’aîné heureux et satisfait de sa vie a probablement trouvé la bonne recette pour un vieillissement normal.
- théorie du désengagement: Cumming et Henry (1961). Le vieillissement entraîne un retrait social, un désintérêt envers l’entourage et les proches, ce qui cause une diminution des relations sociales et affecte le niveau d’intégration de l’aîné au sein de la société. Le désengagement serait une étape inéluctable du vieillissement, et cet éloignement mutuel ferait l’affaire de l’aîné de la société. Or, de nombreux aînés continuent de s’engager socialement, que ce soit par le travail, par le bénévolat ou par l’aide apportée aux proches (vient contredire théorie).
- théorie de l’activité: l’inactivité est néfaste. Les aînés doivent obligatoirement se livrer à différentes activités physiques et intellectuelles pour ressentir du bien-être durant leur vieillissement. Plus la personne avançant en âge est active, plus sa satisfaction de vivre augmente.
L’activité les aiderait à garder un sentiment de bien-être élevé et les interactions sociales contribueraient à améliorer leur image de soi. Elle protégerait également contre l’ennui et l’isolement. Le secret d’un vieillissement normal résiderait dans la capacité de la personne de toujours remplacer les rôles perdus par de nouveaux. - théorie de la continuité: 1973 par Neugarten. Insiste sur l’importance que revêt le maintien de l’intégrité de la personne dans son rapport avec son vieillissement. La personne vieillissante aborde cette étape de la vie dans le prolongement de ses expériences de vie, de sa personnalité et de ses valeurs, qui restent stables durant le vieillissement. Le « bien-vieillir » est un vieillissement qui répond aux attentes de la personne elle-même.
- théorie du vieillissement réussi: Rowe et Kahn (1997) Décrit la recette gagnante pour vivre vieux, heureux et en santé! Repose sur trois grands préceptes:
1. Éviter les maladies et les facteurs de risque des maladies (personne aînée est appelée à éviter de fumer, à contrôler son cholestérol, sa glycémie, son indice de masse corporelle, son poids, sa pression artérielle, sa consommation d’alcool et son utilisation du sel. Elle doit également réaliser ou demander les examens de dépistage appropriés tels que l’auto-examen des seins ou le dépistage du cancer de la prostate, le PAP test, une colonoscopie et un examen de la peau pour surveiller la présence potentiel du cancer de la peau. Doit considérer prendre des antioxydants, des minéraux essentiels et se faire vacciner).
2. Maintenir un haut niveau de stimulation physique et cognitive (Les activités aérobiques et de musculations auraient des avantages certains sur la santé globale de la personne vieillissante. Au niveau de la stimulation cognitive, l’objectif est de maintenir la personne active par l’entremise d’activité de stimulation organisée ou à travers les activités de la vie de tous les jours. Que ce soit par la lecture, les exercices mentaux ou les relations sociales, la personne doit rester en interaction avec son environnement et solliciter ses compétences intellectuelles).
3. Engagement dans la vie (suggère fortement à l’aîné de maintenir des relations sociales de qualité avec son entourage et la société. L’objectif n’est pas seulement de réaliser des échanges sociaux de divertissement, mais de réaliser des activités productives et significatives.
La personne aînée doit chercher à effectuer des tâches qui lui procurent une reconnaissance, une satisfaction personnelle. Elle doit avoir le sentiment de se réaliser).
processus menant au vieillissement réussi
- Le métamodèle : « Optimisation sélective avec compensation » définit le vieillissement réussi comme étant l’atteinte des objectifs personnels, la minimisation des pertes et la maximisation des gains au cours de l’avancement en âge.
- BALTES & CARTENSEN, 1996
3 stratégies pour faire face au vieillissement
- La sélection: Réaliser des choix en fonction de ce qu’elle peut faire en raison de modification dans ses capacités ou de son environnement. Elle anticipe les pertes. Elle établit des priorités. (Ex: déménager dans un environnement plus adéquat, conduire uniquement le jour, réduire le nombre d’engagements et choisir les plus significatifs pour elle.)
- L’optimisation: L’amélioration d’une habileté ou d’une capacité. Ex: (La personne qui, suite à un AVC, perd l’usage du côté gauche, prend tout de même des cours de peinture pour améliorer son art. Elle débute l’exercice pour maintenir et même améliorer la force, l’endurance et la flexibilité du côté droit.)
- La compensation: Il y a perte d’habileté. Elle ne peut fonctionner normalement sans aide (technique, individu…). Utilisation d’une stratégie pour atteindre l’objectif fixé (Ex: Appareil auditif, Lecture de braille, Utilisation d ’une canne pour ses déplacements)
Que retenir des théories?
- Théories biologiques: Manque crucial de connaissances
- Théories psychosociales: Nous amène à réfléchir sur ce qui fait le bien-être et la qualité de vie durant la vieillesse. Aucune théorie n’est supérieure à une autre.
- Un vieillissement réussi est celui où la personne s’adapte à la situation, se sent bien et fait des choix qui, selon elle, lui sont favorables.
promotion de la santé personne âgée
- Il n’est jamais trop tard pour bien faire! (Se débarrasser des préjugés)
- Promotion de la santé: activités ayant pour objectif de maintenir ou d’améliorer la santé et la qualité de vie de la personne.
- Retour sur le modèle de Baltes et Cartensen: Sélection, Optimisation et Compensation
prévention de la maladie personne âgée
- ça vaut encore la peine, même chez les aînés en perte d’autonomie
- prévention de la maladie: Activités visant à diminuer les risques actuels ou potentiels pour la santé de la personne.
- 3 types prévention: primaire (avant maladie), secondaire (avant maladie) et tertiaire (après maladie et symptômes, but=maintien de la qualité de vie)
prévention primaire auprès des aînés
- Vise à prévenir l’apparition d’une maladie par l’élimination des facteurs de risque qui y sont associés.
- Saine alimentation (ex.: 7 portions de fruits et légumes par jour), Activité physique (être actif), Ne pas fumer, Éviter l’abus d’alcool (ne pas en boire à tous les jours et ne jamais en consommer de manière excessive) et la Vaccination
saine alimentation chez l’aîné (primaire)
- plus de 80% des adultes ne consomment habituellement pas assez de portions de légumes et fruits recommandé pour leur âge.
- Un peu plus d’un québécois sur 10 âgé de 75 ans et plus a besoin d’aide pour faire son épicerie ou son magasinage.
- 40 % de ceux étant capables de faire leur épicerie seuls consomment au moins 5 portions de fruits et légumes par jour vs 25 % pour ceux n’étant pas capables - Impacts positifs: Apport en énergie et en nutriment nécessaire au bien-être général, Maintien de la santé et du niveau d’autonomie, Contribue à la prévention des maladies chroniques, Contribue à la résistance aux infections.
- Obstacles possibles (notamment aînés de 75 ans et plus): Difficultés financières, Environnement (accessibilité physique, disponibilité de services), Isolement, Incapacité fonctionnelle, Maladies chroniques, Santé buccodentaire, Dépression
- En milieu hospitalier et en centre d’hébergement: Sensibiliser l’ensemble des soignants aux principaux problèmes nutritionnels, Instaurer un programme de suivi des apports alimentaires et du poids, Assurer un ratio soignant/soigné permettant d’offrir une assistance adéquate lors des repas.
- Pour les aînés à la maison: Favoriser l’accès à des programmes d’éducation nutritionnelle favorisant une alimentation de qualité à un prix abordable, Favoriser l’accès à des services d’approvisionnement (ex: livraison épicerie, plat préparé, popote roulante).
activité physique chez l’aîné (primaire)
- 12% des aînés font un programme d’exercice aérobique ou musculaire.
- 5% chez les personnes âgées de 85 ans et plus.
- Chez les aînés hospitalisés: 72,9% de ceux jugés capable de marcher ne sortaient pas de leur chambre. Ceux qui sortaient de leur chambre marchaient en moyenne 5,5 minutes
- Impact positif: Diminue le risque de chute et de fracture, les douleurs articulaires et musculosquelettiques ainsi que le risque de dépression, Améliore la durée de la vie, le sommeil et la santé cardiovasculaire
- Chez l’aîné atteint d’un trouble neurocognitif: Rehausse son autonomie fonctionnelle, Augmente son endurance à l’activité, Améliore sa continence urinaire, Améliore sa communication
- différentes recommandations si l’aîné est indépendant et n’a pas de maladie chronique invalidante vs aîné avec antécédents de chute ou à risque vs aîné frêle, avec incapacité ou maladie chronique invalidante
- Avantages marche: Simple à organiser peu importe le milieu clinique, S’intègre facilement aux soins, Une marche, même lente et de courte distance, a des effets bénéfiques sur l’aîné quel que soit son état de santé
- Objectifs marche: Maintenir et augmenter les capacités ambulatoires de la personne âgée, afin d’améliorer sa santé et sa qualité de vie et de prévenir la détérioration rapide de ses capacités cognitives. Même fragile et très âgée, une personne peut marcher, accroître sa force musculaire, améliorer son équilibre et augmenter sa vitesse de marche.
- programme de marche: pas de consensus. Tenir compte du contexte de soins, des ressources humaines disponibles, de la durée de séjour et de la capacité de chaque aîné
- rôle infirmier: promouvoir la pratique de l’exercice physique chez l’aîné!
1. Cibler les aînés qui bénéficieraient le plus de la mise en place d’un programme d’exercice physique
2. Faire l’évaluation de la personne aînée: - Évaluer le niveau de mobilité
- Réaliser un examen physique des membres inférieurs
- Évaluer le risque de chute
- Évaluer la présence de douleur
- Évaluer la présence d’hypotension orthostatique
- Évaluer le besoin d’assistance à la marche (dépend du risque de chute -> léger [accessoire, surveillance et stimulation], modéré [1 intervenant, accessoire], élevé [2 intervenants, stimulation, physio])
- étape du programme de marche selon autonomie fonctionnelle initiale: bonne (stimulation à la marche), modeste (exercices physiques actifs, marche supervision, stimulation à la marche), limité (exercices physiques passifs, exercices physiques actifs, marche supervision, stimulation à la marche)
tabagisme chez l’aîné (primaire)
- étapes du changement: préféflexion (motiver, interroger sur avantages/désavantages, expliquer bienfaits, matériel éducatif), réflexion (motivations et freins à l’arrêt, assister dans décision), préparation (fixer date d’arrêt, stratégie pour remplacer les comportements), action (soutenir, demander aider autres professionnels) et entretien (féliciter, appuyer, se rendre disponible moments difficiles)
- Avantages de l’arrêt tabagique même si 80 ans et plus
- De manière quasi-immédiate: Circulation sanguine s’améliore, Poumons commencent à se régénérer
- Après un an d’arrêt: Le risque de présenter une maladie cardiovasculaire, un cancer ou une maladie respiratoire a
déjà diminué, Le risque d’infarctus du myocarde diminue de manière marquée - Après 2 à 5 ans d’arrêt: Le risque d’AVC pourrait chuter au même niveau que celui d’un non-fumeur
- Maladie pulmonaire chronique et personne âgée: important de cesser de fumer car effet positif sur la santé respiratoire et la qualité de vie.
vaccination chez l’aîné (primaire)
- L’âge est le premier facteur de risque à considérer pour les risques d’infection
- Le risque d’être atteint d’une pneumonie est trois fois plus élevé chez l’aîné par rapport à l’adulte
- Le vieillissement normal du système immunitaire (sénescence immunitaire) peut expliquer ce risque élevé
- Les personnes âgées représentent aussi une population vulnérable chez laquelle les conséquences d’une infection peuvent se traduire par une diminution de la capacité fonctionnelle, l’immobilisation, le délirium, les hospitalisations, voire le décès.
- Organisme met plus de temps à réagir à la présence d’un agent pathogène (Réponse immunitaire est plus tardive)
- Lorsque l’ainé souffre d’une infection, la production d’anticorps est moins élevée et moins protectrice (Production d’une armée moins diversifiée, moins efficace et moins précise pour combattre l’agent pathogène)
- réponse vaccination: la production et la persistance des anticorps sont influencées notamment par l’âge. Bonne réponse à partir de l’âge de 6 mois, réponse ↓ chez les personnes âgées.
- Recommandations du Guide canadien d’immunisation: Vaccin antigrippale, Vaccin contre le pneumocoque, Vaccin contre la diphtérie, Vaccin contre le tétanos, Vaccin contre le zona
- vaccination antigrippale: Taux d’anticorps maximal 2 semaines après la vaccination, Persistance de titres protecteurs: ≥ 6 à 12 mois. Prévient plusieurs complications du virus de l’influenza. Réduit la grippe et pneumonie secondaire. Réduit les taux d’hospitalisation et de décès.
- Gratuit pour les personnes âgées de 60 ans ou plus
- Vaccination contre la pneumonie: L’efficacité du vaccin contre le pneumocoque varie de 50 et 80 % chez les personnes âgées. 50% des décès d’aînés liés à la pneumonie auraient pu être évités par la vaccination!
- Le nombre annuel d’éclosions (et donc morbidité/mortalité) dans un milieu fermé décroit avec l’augmentation du taux de couverture vaccinale du personnel soignant
prévention secondaire chez les aînés
- Vise à dépister les problèmes potentiels d’une population à risque et de les traiter promptement.
- Exemples: Dépistage à tout âge des cancers, des troubles cognitifs, de la déficience auditive, du diabète, des problèmes lipidiques, de l’hypertension artérielle et des problèmes visuelles dans la population vieillissante.
prévention tertiaire chez les aînés
- Vise à limiter les conséquences sur la morbidité résultant d’une maladie.
- Exemples: Chez des personnes diabétiques (procéder au suivi glycémique, cardiaque, circulatoire, visuel et tégumentaire et à entreprendre des interventions visant l’alimentation, le maintien d’un poids corporel sain et l’activité physique). Chez les aînés atteints de la maladie de Parkinson (vérification d’un bon alignement corporel, notamment lors des repas afin d’éviter l’aspiration et les pneumonies d’aspiration).
conduite automobile chez la personne âgée
-> les bases: cognition, vision et fonction physique
-> autorégulation et croyance sur l’aptitude de conduire (cognition) et aptitude à conduire sécuritairement (cognition, vision, fonction physique)
-> comportement de conduite
- Le vieillissement normal et pathologique peuvent influencer l’aptitude à la conduite automobile d’une personne âgée, compte tenu des problèmes qui peuvent s’y associer (troubles visuels, cardiaques, respiratoires, endocrinologiques, locomoteurs et neurologiques).
- Le vieillissement normal et l’âge ne constituent pas un risque pour la conduite automobile, mais plus une personne vieillit, plus elle est sujette à être porteuse de conditions médicales pouvant influencer son aptitude à conduire.
- SAAQ: seule autorité légale autorisée à attribuer ou retirer le permis de conduire d’une personne
- professionnels de la santé: repérer toute condition médicale ou médicament pouvant affecter l’aptitude à la conduite automobile d’un patient (politique de signalement discrétionnaire)
- 75 ans: déclaration de l’état de santé à partir du formulaire d’autodéclaration
- 80 ans: examen médical effectué par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée et à un examen visuel effectué par un optométriste ou un ophtalmologiste selon la fréquence suivante 6 mois avant d’atteindre 80 ans et tous les 2 ans après 80 ans
évaluer la capacité d’un aîné à conduire
- repérage: des facteurs de risque (accidents, constats infraction, auto-restriction, état véhicule, inquiétude, signalement des proches, perte autonomie, médication) à la conduite, si non = interventions préventives (cours perfectionnement, cours conduite privé avec ergothérapeute, prendre soin santé, saines habitudes de conduite [conduire environnements variés, souvent, maintenir ses connaissances règles et panneaux]/conduite, si oui = évaluation
- évaluation: de cognition (trail making test)/vision (centrale et périphérique)/aptitudes physiques (mobilité, coordination, marche rapide, SV) -> analyse des résultats -> absence de risque (réévaluation dans 6 mois) ou présence (déclaration de l’inaptitude à SAAQ qui a décision finale)
- accompagnement: cessation de la conduite automobile (symptômes dépressifs, détérioration accélérée état général, diminution activité extérieure, isolement social, sentiment d’être un fardeau, augmentation taux hospitalisations/relocalisation/mortalité) -> accompagnement de l’aîné et du proche (discuter d’un plan de retraire à la conduite automobile et des alternatives de conduite, S’assurer que l’aîné dispose d’une liste de ressources et d’un réseau de soutien pour pallier la cessation de la conduite. Offrir le soutien émotionnel requis. Reconnaître et valider les émotions de l’aîné. Faire de l’écoute active).
- La plupart des conducteurs âgés actifs ayant reçu un diagnostic de TNCM avaient de la difficulté à comprendre et à accepter les résultats lors de la première discussion. Plusieurs (60%) ont fini par en prendre conscience graduellement. Importance de divulguer et d’assurer un suivi graduel, d’informer le patient et le proche des résultats des tests et de la façon dont la maladie peut affecter l’aptitude à la conduite automobile, et ce le plus tôt possible.
les bases de l’évaluation clinique chez l’aîné
- infirmière: connaissance, aspects pratique (respecter le rythme de l’aîné), communication (être sensible aux limitations de l’aîné)
- aîné: communication (porte ses lunettes, appareil auditif), aspects pratiques (à l’aise, moment approprié, respecter particularités culturelles)
- environnement: respecte intimité, équipement approprié, température, luminosité, sons
évaluation de l’état de santé de l’aîné et défis
- Première activité réservée: Évaluer (Pour poser un jugement clinique sur l’état physique et mental d’une personne et en communiquer les conclusions) la condition physique et mentale d’une personne symptomatique
- La détection des problèmes de santé chez la personne âgée représente un défi pour 3 raisons:
1. Comorbidité à risque d’attribuer le symptôme d’une nouvelle maladie à un problème de santé connu ou présence de plusieurs symptômes simultanément
2. Présentation atypique des problèmes de santé
3. Effets du vieillissement normal
état normal, le vieillissement et l’état pathologique
- Afin d’être en mesure d’interpréter adéquatement les signes vitaux d’un patient, l’infirmière doit avoir une idée juste de ce qu’est:
1. l’état normal, en connaître les paramètres (secondaire au vieillissement normal, ex: diminution acuité auditive/force musculaire)
2. faire la distinction entre le fonctionnement optimal (ex: 60 batt/min) et le
fonctionnement usuel (ex: 75 batt/min).
3. faire la distinction entre les changements non pathologiques liés au vieillissement (manifestations cliniques sans effets sur le fonctionnement, ex: lentigo, acrochordon, angiome sénile, kératose séborrhéique) et l’état pathologique (manifestation typiques [palpitations, douleur, essoufflement, pâleur] /atypiques [changement état mental/autonomie/comportements]). - erreurs: type A (intervenir sur un « problème » qui constitue en fait un phénomène normal du vieillissement). Type B (Ne pas reconnaître un vrai problème de santé en croyant qu’il est causé par le vieillissement normal).
- pathologique (moins de 3 mois) ou vieillissement normal?: présence d’un coup impact fonctionnel (AVQ et AVD) vs pas impact fonctionnel (AVQ et AVD)
manifestations gériatriques atypiques
- changement état mental: évaluer état de conscience, capacité d’attention et vérifie s’il y a eu modification de la mémoire, concentration, orientation, organisation de la pensée, fonctions exécutives, perception, jugement
- changement touchant l’autonomie: AVQ (se nourrir, se laver, s’habiller, hygiène, uriner, déféquer), AVD (gérer finance, médicaments, entretenir maison, préparer repas, faire commissions, lavage, lessive), loisirs, activités professionnelles
- changement touchant le comportement: apparition ou disparition comportement. Comportements hyperactifs (agitation motrice ou verbale), comportements hypoactifs (retrait, isolement, immobilité, ralentissement moteur) ou autres (changement de personnalité, apathie, irritabilité, modification du sommeil)
infarctus du myocarde
- proportion importante est asymptomatique ou échappe à l’attention clinique (21-54%)
- signes atypiques: Changement de l’état mental, Delirium (20 à 50 %), Perte d’autonomie (20 %), Faiblesse, anxiété et peur
- pas douleur (33-75%)
- mortalité: 6% typique vs 19% atypique
signes vitaux chez aîné
- l’infirmière doit interpréter avec prudence les résultats de la mesure des signes vitaux. En raison du vieillissement normal, de la multimorbidité et de la polypharmacie, il arrive parfois que l’aîné souffre d’une maladie aiguë, mais que ses signes vitaux restent dans les limites de la normale.
1. Respiration: fréquence (pendant 1 minute, </= 20/min [normalité] ou </= 24/min [multimorbidité], changement clinique significatif >/= 3/min), amplitude (visibles, symétriques, profond/superficielle = anormal), rythme (régulier)
2. Pouls: fréquence (pendant 1 minute, 60 à 100/min), amplitude (doit être facilement perceptible mais non bondissante), rythme (arythmie [3 valeurs positives de suite] 75% aînés, +10 par minute ou symptômes = consultation médicale)
3. Pression artérielle: mesures électroniques </= 130/60-80. Pression élevée = 135/85)
4. Température corporelle: 37.1°C rectale, 36.8°C tympanique, 36.3°C buccale, 36.2°C axillaire, 36°C le matin, 36.4°C après-midi. Fièvre gériatrique (élévation T° 1.1°C selon profil de base [moyenne 4 moments de la journée, 12 mesures sur 2 semaines, même voie] ou température buccale/rectale 37.8°C), buccale/rectale est recommandée
5. Saturation: >/= 95% et +, multimorbidité >/= 93%, MPOC valeur personnalisée, faire preuve de jugement clinique
6. Douleur: demander (OPQRSTU, échelle de douleur) et observer la personne lors des mobilisations (surtout ceux avec troubles cognitifs)
7. État mental: poser question ou faire réaliser une tâche, vise à determiner l’état de conscience et capacité d’attention - interprétation lors du triage: 73% décédés ou admis aux soins intensif = SV anormaux (sensibilité). 50% de ceux qui ne sont pas décédés/admis aux soins intensifs = SV normaux (spécificités). Conclusion = interprétez SV avec prudence
autonomie fonctionnelle
- autonomie fonctionnelle: capacité d’une personne d’assumer les activités de la vie quotidienne (manger, s’habiller, se laver, etc.) et domestique (entretenir la maison, faire la lessive, faire son budget, etc.).
- perte d’autonomie: moyen typique par lequel la maladie s’exprime chez les aînés.
Les symptômes sont peu spécifiques, l’évolution est généralement insidieuse et touche toutes les dimensions du patient (physique [faiblesse, la fatigue, l’anorexie, la perte de poids et les chutes], psychique [perte d’initiative et d’énergie, une perte d’intérêt et des troubles de comportement], sociale [l’isolement, la négligence et l’épuisement des proches] et fonctionnelle). Généralement réversible lorsqu’une équipe
interdisciplinaire fait une évaluation exhaustive de la situation du patient et applique un plan de réadaptation gériatrique. - perte autonomie aiguë: quelques jours à une semaine, médecin doit être averti. Causée par problèmes de santé/psychosociologiques
- perte d’autonomie subaiguë: déclin de l’autonomie moins perceptible, recours SMAF (système de mesure de l’autonomie fonctionnelle). Causée par problème métabolique/hormonal, cancer, effets indésirables médication
- perte autonomie anticipée: compte tenu des problèmes de santé chroniques (ex: TNCM, insuffisance cardiaque, MPOC)
SMAF
- détecter et de mesurer les incapacités et les handicaps afin de déterminer les soins à prodiguer.
- mesurer les capacités résiduelles de l’aîné afin de fixer des cibles de stimulation et de préserver aussi l’autonomie fonctionnelle.
- Peut être rempli par différents professionnels.
- Peut être utilisé dans divers contextes
- 4 sections (incapacités, ressources, handicaps, stabilité des ressources) avec 5 dimensions (AVQ, mobilité, communication, fonctions mentales, AVD). 29 paramètres (donne score)
- administration: fréquence varie selon le milieu de soin. Faire performer le patient au besoin. L’infirmière doit coter sur une échelle de 0 à -3 la performance réelle de l’aîné (ce qu’il fait et non ce qu’il pourrait ou devrait faire)
- interprétation: Le score global est obtenu par l’addition des pointages de chaque élément (entre -87 et 0). Un changement de 5 points ou plus est considéré comme cliniquement significatif.
- échelle générale des critères d’évaluation: 0 (autonome), -0.5 (autonome mais éprouve difficulté), -1 (besoin de supervision/stimulation), -2 (besoin aide partielle), -3 (besoin d’une aide totale)