Cours 9 - Émotions Flashcards
Qu’est-ce qu’une émotion?
Phénomène court, subjectif, physiologique, et expressif qui orchstre la manière adaptée dont nous réagissons aux évènements importants de nos vies.
- Physiologie: Réactions du corps, mobilisation de l’énergie
- Expression: Qualité + intensité, expressions faciales, posture corporelle, ton de voix
- Subjectivité: comment on la rapporte de manière verbale et consciente
Qu’est-ce que l’humeur?
Se met en place plus lentement, mais apparaît de manière plus fréquence et plus durable et est ressenti de manière diffuse.
Quelles sont les différences entre les émotions et l’humeur?
Pour l’humeur:
- Antécédents non précisément identifiables
- Influence non-spécifique sur le comportement
- Durée + longue dans le temps
Qu’est-ce que le sentiment?
Un état affectif complexe, combinaison d’éléments émotifs et imaginatifs, plus ou moins clair, stable, qui persiste en l’absence de tout stimulus.
Ex: amour, confiance, insécurité
Également défini comme construction constituée de mélange d’émotions
Ex: culpabilité = peur + colère
Comment étudier les émotions?
Les mesures autonomiques sont contrôlées par le système nerveux autonome. (non contrôlable)
Cortisol (hormone du stress): hormone la plus étudiée.

Muscles du visage (ne pas connaître)

Sourire de Duchenne

Première théorie des émotions
Darwin
Émotions fondamentales = universelles (peuples, animaux)
Ex: colère

Théorie de James-Lange
Émotion est la réponse aux modifications physiologiques

La théorie de James-Lange est aujourd’hui dépassée, mais il existe quand même un lien.
Rétroaction entre comportement et humeur et même entre comportement et système autonome.
Ex: sourire pour augmenter l’humeur, technique de relaxation
La réaction physiologique fait partie de l’expérience émotive
Relation étroite entre les deux sans toujours savoir ce qui cause quoi.
Théorie de Cannon-Bard
Argumente contre la théorie de James-Lange
- Émotions peuvent être ressenties sans percevoir de modifications physiologiques
* Section de la moelle épinière (élimine perception des réactions physiologiques du corps) n’élimine pas la présence d’émotions. - Pas de corrélation fiable entre l’expérience de l’émotion et l’état physiologique dans lequel se trouve le corps
* Ex: Fréquence cardiaque plus élevée, troubles de la digestion, transpiration accrue = peur? colère? Fièvre?

Théorie de Cannon-Bard
Rôle du thalamus:
- Interprétation des émotions
- Analyse des signaux qui l’atteignent pour produire les émotions, directement à partir des récepteurs sensoriels ou indirectement à partir du cortex cérébral
- Envoie presque simultanément au système autonome et au cortex, qui lui interprète la situation cognitivement.
Théorie de Cannon-Bard
Une lésion de la moelle réduit tout de même le ressenti émotionnel.
Plus la lésion est haute dans la moelle, plus perte émotionnelle est grande.

Comparaison de James-Lange et Cannon-Bard

Quelles sont les 6 émotions primitives?
- Colère
- Surprise
- Peur
- Dégoût
- Joie
- Tristesse
Uniques et universelles
Émotions négatives plus rapidement détectées
Processus émotionnels fondamentaux
- Différentes régions cérébrales particulièrement actives en rapport avec l’une ou l’autre des émotions fondamentales
- Chaque émotion associée à l’activation d’un certain nombre d’autres zones, moins actives par rapport aux foyers d’activation principaux
- Certaines régions cérébrales font l’objet d’une activation par plusieurs émotions à la fois.
Corrélats neuronaux
Système limbique
Structures:
- Fornix
- Hippocampe
- Amygdale
- Corps mamillaire
- Cortex cingulaire
- Septum

Corrélats neuronaux
Circuit de Papez
Système de l’émotion serait situé dans la paroi médiane du cerveau qui relie le cortex à l’hypothalamus

Corrélats neuronaux
Circuit de Papez
Activé de 2 façons:
- stimuli sensoriels entrent par le thalamus
- pensées venant du cortex entrent par le cortex cingulaire
CC très impliqué (effets des lésions)
Mais peu d’évidences que toutes structures du circuits soient impliquées
Corrélats neuronaux
Peur
- Syndrôme de Klüver-Bucy
- Lobectomie temporale chez les singes Rhésus
- Symptômes: Cécité psychique, altération du comportement sexuel, troubles émotionnels (diminution de la peur et de l’agressivité)
- Symptômes également observés chez l’humain avec lésions du lobe temporal (+ spécifiquement amygdale)
Anatomie de l’amygdale (important pour l’examen)

Peur
Implication de l’amygdale
- Lésions
- Affaiblit émotions, réduit peur et agressivité
- Impact sur capacit. à reconnaitre expression faciale des émotions (peur surtout)
- Stimulation
- État de vigilance et d’attention intense
- Chat: peur + violente agressivité
- Humain : anxiété et peur
Circuit neuronal de la peur apprise
Conditionnement classique de la peur chez l’animal
- Stimulus inconditionnel: douleur
- Stimulus conditionné: son
- Réponse inconditionnelle: peur (mesurée par le rythme cardiaque)

Circuit neuronal de la peur apprise
Expérience de Kapp: Lapins conditionnés à associer son et douleur
- Avant conditionnement: neurones du noyau central ne sont pas sensibles aux tonalités
- Après conditionnement: sensible à la tonalité des chocs
- Si lésion: ne peut apprendre/oublie

Circuit neuronal de la peur apprise
Chez l’humain
- Syndrôme de stress post-traumatique (IRMf)
- Hyperactivation de l’amygdale
- Mémoire émotionnelle (TEP)
- Souvenirs de visages exprimant des états émotionnels: Activation de l’amygdale
Circuit neuronal de la peur apprise
Chez l’humain
Rôle du noyau central dans la coordination des différentes composantes de la réaction de peur, car activation:
- SNA
- hormones de stress
- hypervigilance et récupération plus rapides des connaissances
Serait impliqué dans les troubles anxieux: hyperactif, peut-être en lien avec une diminution des récepteurs GABA dans le système limbique
Colère et agressivité
Amygdale
Implication de l’amygdale
Noyaux amygdaliens: rôle dans l’agressivité associée au maintien d’une position dans la hierarchie sociale
- Lésions des amygdales du singe dominant changent sa place dans la hierarchie (se retrouve au bas, plus facile à défier)
Colère et agressivité
Amygdale
- Agression prédatrice: attaques envers un membre d’une espèce différente, dans le but de se nourrir
- Peu de production vocale, cible tête ou cou
- Pas d’activation intense de la composante sympathique du SNA
- Agressivité simulée (attaque agessive): sert à la parade
- Vocalisations, attitude menaçante et défensive
- Forte activation de la composante sympathique du SNA
Colère et agressivité
Amydgale
- Noyaux corticomédians
- Si lésion: agression prédatrice
- Conclusion: les noyaux corticomédians exercent une inhibition sur l’agression prédatrice
- Noyaux basolatéraux
- Stimulation électrique: attaque agressive
- Si lésion: élimine toute attaque agressive
- Conclusion: Les noyaux basolatéraux sont impliqués dans l’attaque agressive
Amygdalectomie
Traitement de l’agressivité par la neurochirurgie (amygdalectomie)
- Effets secondaires: hyperphagie (manger sans fin), impuissance sexuelle
Résumé du rôle des noyaux amygdaliens

Colère et agressivité
Hypothalamus
- Rage simulée: comportement de l’animal montre tous les signes de rage, mais dans des circonstances qui ne devraient normalement pas susciter de colère
- Causée par ablation des hémisphères cérébraux
- Effet inverse obtenu en réalisant ablation un peu plus importante (parties du diencéphale - particulièrement l’hypothalamus)
Colère et agressivité
Hypothalamus
Flynn

Colère et agressivité
Hypothalamus

Colère et agressivité
Hypothalamus
Modèle d’un circuit neuronal
Aire tegmentale ventrale:
- Reçoit info de la partie latérale de l’hypothalamus via le faisceau médian du télencéphale
- Stimulation: Agression prédatrice
- Lésion: Suppression des comportements agressifs d’attaque
Substance grise périaqueducale :
- Reçoit info de la partie médiane de l’hypothalamus via le faisceau longitudinal dorsal
- Stimulation: Attaque agressive
- Lésions: Suppression des comportements d’attaque

Colère et agressivité
Lobe frontal
- Années 30: Lésions frontales - effet apaisant chez chimpanzés
- Moniz (1949) Prix Nobel (!) pour lobotomie frontale
- Utilisée pour psychose, dépression, névrose
- USA 50 000 lobotomies frontales dans les années 40 et 50
- Effets secondaires: pertes intellectuelles, changements de personnalité
Colère et agressivité
Lobe frontal
Cortex frontal dorsolatéral
- Analyse et synthèse des signaux extérieurs (élaboration des programmes d’action, de contrôler leur déroulement et de comparer le résultat avec l’objectif de la tâche)
- Aide à choisir un comportement en permettant d’évaluer différentes options (surtout H-G)
Hémisphère Gauche = sentiments positifs
Hémisphère Droit = sentiments négatifs
Colère et agressivité
Lobe frontal
Cortex orbitofrontal
- Connexions avec: cortex associatif perceptif, cortex frontal dorsolatéral, insula, amygdale, hypothalamus et tronc cérébral
- Impliqué dans la sélection des actions:
- Permet l’analyse et la synthèse des infos provenant de l’intérieur (association apprises, désirs et objectifs, contraintes physiques et sociales)
- Est à la base de la motivation et des comportements émotionnels
- Permet le maintient d’un certain niveau d’activité corticale (processus attentionnels)
Colère et agressivité
Lobe frontal

Colère et agressivité
Sérotonine

Colère et agressivité
Testostérone
Majorité des espèces = Femelles moins agressives que les mâles

Motivation et plaisir
Plaisir: Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d’une tendance, d’un besoin, à l’exercice harmonieux des activités vitales
- État subjectif accompagné de sensations physiologiques consciente liées à la connaissance de cet état, il est associé à un comportement (but).
- Recherche du plaisir = hédonisme
Plaisir serait au CENTRE des systèmes d’apprentissages car toute réponse comportementale ne serait conservée en mémoire que si elle est suivie d’une récompense, donc de plaisir.
Motivation et plaisir
Olds et Milner (1954)
Découverte accidentelle de la stimulation renforçante du cerveau
- Électrode placée dans hypothalamus latéral (HT)
- Rat appuie sur levier = décharge électrique stimule HT

Motivation et plaisir
Olds et Milner (1954)
Résultats
- Rat peut s’autostimuler plusieurs milliers de fois par heure (100/min)
- Jusqu’à l’épuisement! (évanouissement, néglige boisson et nourriture)
Motivation et plaisir
Olds et Milner (1954)
- Aussi réactions quand autostimule autres centres (ronds rouges)
- Autostimulation moindre (10/min) et néglige moins les autres activités
- S’accompagne de réactions végétatives de bien-être

Motivation et plaisir
Olds et Milner (1954)
- Aussi sites amenant à un refus de l’autostimulation
- parties plus internes (médiane) de l’HT et partie latérale de aire tegmentale ventrale (ATV)
- provoquent sentiments négatifs (crainte/fuite)
Motivation et plaisir
Dopamine et renforcement
- Le renforcement peut être positif (plaisir) ou négatif (éviter le “malaise”)
- La dopamine favorise l’envie et le désir
- Plusieurs drogues affectent le système dopaminergique
- Agonistes dopaminergiques (cocaine, amphétamines) augmentent le comportement d’autostimulation de l’ATV chez rat
- Drogues qui bloquent récepteurs à dopamine réduisent autostimulation.
Motivation et plaisir
Dopamine et renforcement
- 3 voies dopaminergiques principales:
- Voie méso-limbique
- ATV à système limbique (noyau accumbens)
- Voie méso-corticale
- ATV à cortex frontal
- Voie nigro-striée
- Substance noire à striatum
- Voie méso-limbique

Motivation et plaisir
Dopamine et renforcement
- Régions du cerveau qui se sont développés pour «récompenser» l’exécution de fonctions vitales par une sensation agréable:
- ATV: reçoit signal annonçant une récompense
- Noyau accumbens (NA): activation motrice
- Cortex préfrontal: focalisation de l’attention
Communication =
dopamine MFB (Medial forebrain bundle)
Motivation et plaisir
Drogues et circuit de la récompense
Sites d’actions les plus importants:
- Héroïne et nicotine: ATV (stimulent libération de dopamine)
- Cocaïne: NA (augmente l’action de la dopamine)
Motivation et plaisir
Drogues et circuit de la récompense
Ex: nicotine

Motivation et plaisir
Drogues et circuit de la récompense
Donc voie dopaminergique mésolimbique impliquée dans renforcement des comportements d’autoadministration
Motivation et plaisir
Drogues et circuit de la récompense
Qu’arrive-t-il si on surstimulation le système de récompense?
- Réponse homéostatique: système adapte son activité et fonctionne de façon anormalement basse
- Explique le phénomène de tolérance (besoin de plus en plus de drogue pour obtenir l’effet désiré)
Motivation et plaisir
TDAH et anomalies dans le circuit de la récompense
Lien entre diminution des transporteurs et des récepteurs dopaminergiques D2/D3 dans les structures du circuit de la récompense et diminution de la motivation