Cours 8- démences Flashcards
maladies neurocognitives sont associées à
un risque de chutes, de syndromes confusionnels, d’hospitalisation et
d’institutionnalisation
définition: La démence
l’affaiblissement progressif et pathologique de l’ensemble des fonctions
intellectuelles, mémoire, attention, jugement, capacité de raisonnement et les perturbations des conduites qui en résultent
Une maladie neurocognitive peut être suspectée à partir de (2)
d’une plainte mnésique du patient ou de son entourage
* de la survenue de troubles des autres fonctions cognitives
ayant un impact significatif dans les activités de la vie
quotidienne
limite du DSM-IV
Critère très large et doit toucher la mémoire
plus adapter pour AZ
pas de critère pour le TCL
ne permet pas de distingué les types de démences
Critère DSM- V : Troubles neurocognitifs majeurs (démence)
Atteinte d’au moins 2 fonctions cognitives parmi la mémoire, les fonctions gnosiques, langagières, praxiques et exécutives.
* Impact sur les aptitudes à la vie quotidienne
* Trouble objectivé par une évaluation neurocognitive
* Évolution lente et insidieuse avec une rupture avec l’état
antérieur
Critère DSM- V :Troubles neurocognitifs mineurs (TCL ou MCI)
Formes transitoires caractérisées par une atteinte légère d’une ou de plusieurs fonctions cognitives
* Objectivables par des tests neuropsychologiques mais
sans retentissement sur les activités de la vie quotidienne
Étiologies: Les pathologies neurodégénératives
- Maladie d’Alzheimer
- Démences fronto-temporales
- Maladies à corps de Lewy incluant l’atteinte
cognitive de la maladie de Parkinson - Dégénérescence cortico-basale
- Paralysie supra-nucléaire progressive
Étiologies: Les pathologies vasculaires
- altérations secondaires à des accidents vasculaires cérébraux
- lésions de la substance blanche, responsables de formes évoluant en « marche d’escalier » et pouvant atteindre les fonctions de façon diffuse
avec une prédominance pour les formes dysexécutives
démences Corticales
MA : maladie d’Alzheimer
* DFT : démence fronto-temporale
* Atrophies focales : aphasies primaires progressives,
atrophie corticale postérieure
démences Sous-corticales
MP : maladie de Parkinson
* Maladie de Huntington
* PSP : paralysie supranucléaire progressive
démences Cortico-sous-corticales
DCL : démence à corps de Lewy
* DCB : dégénérescence cortico-basale
* Pathologies du motoneurone (ex. SLA)
Démences non-dégénératives
- démences vasculaires
- tumeurs
- démences toxiques
- démences infectieuses
- démences à prions (maladie de Creutzfeldt-Jakob)
- démences inflammatoires
- démences métaboliques et nutritionnelles
- démences séquellaires
Démence pugilistique/Démence traumatique
coups répétés à la tête ou choc très important
* changements humeur, comportement, cognitifs, moteurs
* trouble mémoire, aphasie, apraxie. . .
Démence infectieuse: cause
démence neurosyphilitique
* encéphalite herpétique
* SIDA
* Maladie de Lyme
* Maladie du prion
Quelle évaluation clinique: Sur le plan neurologique
La recherche d’un syndrome pyramidal (signe potentiel
d’AVC)
– La recherche d’un syndrome extra-pyramidal (signe potentiel
d’une atteinte vasculaire ou dégénérative des noyaux gris
centraux, contre-indiquant les neuroleptiques)
– L’évaluation de l’occulomotricité
– L’évaluation des reflexes frontaux
Quelle évaluation clinique ? Sur le plan général
Un examen de la marche (Vitesse de marche, TUG, test du lever de
chaise)
– Une évaluation du poids et / ou d’une perte de poids
– Une évaluation de l’état d’hygiène
Quelle évaluation clinique ? Sur le plan neuropsychologique
Un examen approfondi des fonctions cognitives et du retentissement
de difficultés dans la vie quotidienne
Risque de troubles neurocognitifs sévères majorés si
Altération de la vitesse de marche
* Plainte cognitive objectivée
* AVQ préservés
* Pas de critères de troubles neurocognitifs majeurs
utilité des évaluations en Imagerie
permet de faciliter l’orientation étiologique et d’écarter une partie
des diagnostics différentiels
utilité des évaluations sur le plan biologique
afin d’écarter un syndrome confusionnel, un bilan
médical relativement large doit être réalisé incluant un dosage
* de la TSH
* des vitamines B9 et B12
* selon les situations, une sérologie syphilitique
Prévention de la démence: facteur modifiable
-niveau d’éducation
-perte auditifs
-hypertension
- obésité
- diabète
- inactif
- fumeur
- dépression
- isolation sociale
Les programmes de santé publique
visent à réduire les facteurs modifiables comme
- Contrôle de l’IMC et lutte contre l’obésité
– Maintien d’une activité physique
– Lutte contre les déficits hormonaux
– Lutte contre le stress oxydatif
– Limitation de la glycation des protéines
définition: délirium
altération brutale, transitoire (aigue voire persistante) et fluctuante de l’état de conscience et de vigilance,
- secondaire à une affection médicale ou toxique
- responsable d’une diminution des capacités attentionnelles, mnésiques, cognitives et d’une altération du cours de la pensée
délirium: durée
quelque heure à quelque jours mais peut dans 20% des cas durée plusieurs semaines/mois
délirium : plan clinique
L’apparition brutale
* Une fluctuation des symptômes sur une période de 24 heures avec des moments de lucidité
* Des troubles attentionnels
* Une pensée désorganisée (discours incohérent, coq-à-l’âne, fuite
des idées)
* Une altération du niveau de conscience avec phases hypovigilantes
* L’exacerbation de troubles cognitifs
* Des troubles des perceptions avec hallucinations ou interprétations
* Des troubles psychomoteurs, soit hyperactifs (agitation) soit
hypoactifs (léthargie, réduction de l’activité motrice), soit mixtes avec
une alternance de l’un et de l’autre
* Une perturbation du cycle veille-sommeil
* Une labilité émotionnelle
délirium: diagnostic
repose sur la pluralité de des signes, mais aussi leur fluctuation et alternance. D’où l’importance de l’anamnèse pour rechercher une
rupture dans l’état cognitif et psycho-comportemental
- Un dépistage systématique peut être réalisé (CAM ou MMSE)
délirium : épidémiologie
Un diagnostic très fréquent :
* 10-20% des aînés à l’admission a l’hôpital
* 25-60% en cours d’hospitalisation
* en CHSLD : prévalence 16 à 57% et incidence 4-40% par semaine
* Un diagnostic sous-évalué, ex. dans sa forme hypoactive
* Le taux de survenu est directement corrélé à l’âge
délirium : Quels facteurs prédisposants
l’âge supérieur à 65 ans,
* les troubles cognitifs préexistants
* la perte d’indépendance fonctionnelle
* un historique de chutes récentes
* une désafférentation sensitive (visuelle, auditive)
* une dénutrition et une déshydratation
* la polymédication, notamment incluant des
substances psychoactives, et la poly-pathologie
délirium étiologie possible
infections (pulmonaires et urinaires)
* troubles hydro-electrolytiques (deshydratation et hypoNa+)
* thérapeutiques psychoactives (benzodiazépines ++)
* défaillances neurologiques aigues
* rétentions d’urines, la douleur, etc.
* conditions environnementales (contentions +++)