Cours 7 Flashcards
En quoi consiste l’évaluation des possibilités d’action dans l’élaboration d’un programme de prévention des toxicomanies ?
Inventorier les différentes possibilités d’action afin de planifier un programme (que nous étudierons au prochain cours), ce qui constitue une forme d’évaluation qui est effectuée avant que le programme ne soit effectivement implanté.
Quelles est la première chose sur laquelle il faut s’interroger lors de l’évaluation des possibilités d’action ?
Les causes des problèmes de toxicomanie
visés par le programme.
Selon Ken Low, qu’est-ce que l’anticipation ?
L’anticipation est la capacité de prévoir le déroulement des évènements afin d’être en mesure de les devancer et ainsi, de tenter d’empêcher l’indésirable de se produire.
Pourquoi utilise-t-on le concept de système de causes ?
On parle de système de causes puisqu’il en existe toujours plusieurs qui interagissent les unes avec les autres.
Quels sont les deux modèles qui détaillent les système de cause
Le modèle Biopsychosocial/ Épidémiologique
Le modèle écologique (Bronfenbrenner)/ systémique
Identifier trois systèmes de causes visant à expliquer les
problèmes en toxicomanie.
- La substance
- L’individu
- Le contexte
Quelle est l’équation de la loi de l’effet d’Olivenstein ?
E = SIC
Quatre systèmes de causes du modèle de Bronfenbrenner ?
- L’environnement
- Le milieu
- L’hôte
- L’agent
Que permet la hiérarchie d’influence entre les sphères du système écologique ?
- Permet de faire une analyse séquentielle entre les sphères.
- L’appréhension des séquences de causes permet d’anticiper les suites logiques des événements.
Résumez l’ordre des ascendances des cause et des conséquence dans le modèle écologique.
L’environnement conditionne les milieux de
vie qui eux‐mêmes vont façonner les dispositions de certains individus à adopter des comportements d’utilisation de substances psychoactives pouvant générer des risques. En retour, les comportements de consommation affectent les individus qui sont susceptibles de perturber les milieux de vie où ils évoluent, entraînant à plus long terme des impacts négatifs sur l’ensemble de la société.
À quoi servent les théories psychosociales dans l’étape d’analyse du problème ?
À mieux comprendre les causes liées à la problématique.
Quel autre nom donne-t-on aux facteurs de risque et de
protection sur lesquels on désire agir ?
Les cibles.
Qu’est-ce qu’une variable modératrice ?
C’est une variables qui peut modifier le lien entre deux variables.
Quels sont les facteurs de risque liés à la consommation de SPA selon le modèle écologique ?
Environnement : Accessibilité du produit,
Milieu de vie : Parents drogués, travail stressant, affiliation è des pairs déviants, événement de vie perturbateurs, pratiques parentales inadéquates, rejet par les pairs durant l’enfance.
Hôte : Sexe masculin, impulsivité, vulnérabilité psychologique, maladie mentale, femme victime d’abus sexuel, impulsivité.
Substance : Effets de tolérance et de sevrage, pureté de la substance, administration intraveineuse, interaction médicamenteuse imprévue
Quels sont les facteurs de protection liés à la consommation de SPA selon le modèle écologique ?
Environnement : Dévalorisation sociale de la consommation féminine.
Milieu de vie : Présence d’un adulte significatif et pair aidant
Hôte : Sentiment d’efficacité personnelle, tempérament positif à l’enfance, capacité de résolution de problème, habiletés sociales adéquates
Substance : Mode d’administration oral
Il existe trois critères qui permettent de déterminer les
priorités dans le cadre de la planification des interventions
en santé publique et communautaire. Lesquels ?
- La faisabilité
- L’acceptabilité
- La pertinence
L’évaluation de la faisabilité peut se faire à quatre niveaux. Lesquels ?
- Économique : Dispose‐t‐on des ressources financières
nécessaires pour agir sur tel ou tel facteur ? - Humain : Dispose‐t‐on de la quantité et de la qualité des
ressources humaines nécessaires pour agir sur tel ou tel
facteur ? - Temporel : Dispose‐t‐on du temps nécessaire pour agir sur tel ou tel facteur ?
- Contextuel : Dispose‐t‐on de la capacité de changement
suffisante pour modifier l’impact d’un tel facteur ? Encore
une fois, l’utilisation d’une théorie psychosociale est ici d’un aide précieux afin de répondre à cette question.
L’évaluation de l’acceptabilité est une évaluation plus
subjective qui se fait sur deux plans. Lesquels ?
- Éthique : l’intervention sur tel ou tel facteur pose‐t‐elle
des problèmes en rapport à la population à risque définie
(valeurs, morale) ? - Social : l’intervention sur tel ou tel facteur pose‐t‐elle des problèmes en rapport au contexte général dans lequel elle se situe (au plans politique, économique, culturel) ?
Quels sont les éléments pris en compte en ce qui à trait à la pertinence ?
- Le poids de certains facteurs : si un facteur est apparu à
plusieurs reprises dans la recherche « par exemple, théories psychosociales qui ont été mises à l’épreuve » cela donne une indication sur son importance. - La multidimensionnalité des problèmes à prévenir : Il
est pertinent, comme le suggèrent plusieurs études, de tenir compte de l’ensemble des dimensions d’une problématique (biopsychosociales). Ainsi, il est important de choisir des facteurs faisant partie du plus grand nombre de sphères différentes. - La possibilité d’une action synergique : Vise à faire la
sélection d’une séquence clé de facteurs afin de viser un effet optimum. Cela peut être un lien causal évident entre deux facteurs de différents paliers ou encore la priorisation de facteurs de protections directement « opposés » à des
facteurs de risque. - La motivation de l’équipe : Fait référence à l’intérêt et
l’enthousiasme des intervenants à vouloir s’attaquer à
certains obstacles plutôt que d’autres dans l’atteinte de leur objectif de prévention. Une équipe motivée par leur projet sera certainement plus créative à l’étape de la planification de l’action et ainsi, plus efficace.