Cours 1 - Introduction à la biochimie clinique Flashcards

1
Q

Comment les Égyptiens anciens diagnostiquaient-ils une grossesse ?

A

Ils plaçaient des grains de blé dans l’urine de la femme ; si les graines germaient, cela indiquait une grossesse.

Ce test était supposé aussi prédire le sexe du bébé en fonction de la vitesse et de la qualité de germination des grains.

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2
Q

Quel est le principe des tests de grossesse modernes ?

A

Ils détectent la présence de l’hormone hCG (human Chorionic Gonadotropin) dans l’urine.

Cette hormone est produite par le placenta dès l’implantation de l’embryon.

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3
Q

Qu’est-ce que l’uroscopie ? Quels paramètres étaient évalués dans l’uroscopie médiévale ?

A

C’est l’examen de l’urine pour diagnostiquer des maladies, une pratique courante dans l’Antiquité et au Moyen Âge.

Paramètre évalués : La couleur, la limpidité et la saveur de l’urine.

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4
Q

Quelle maladie était détectée grâce au goût sucré de l’urine ?

A

Le diabète sucré (mellita urina), qui était reconnu par la fermentation de l’urine ou l’attirance des insectes.

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5
Q

Comment analyse-t-on l’urine aujourd’hui ?

A

Avec des bandelettes urinaires réactives qui détectent différents paramètres biochimiques.

Paramètres évalués : Le pH, la présence de protéines, de glucose, de leucocytes, de nitrites, etc.

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6
Q

Quelle différence majeure existe entre un laboratoire de 1905 et un laboratoire moderne ?

A

Les laboratoires modernes sont automatisés avec des équipements sophistiqués, alors qu’en 1905, ils étaient rudimentaires et nécessitaient un travail manuel intensif.

Aujourd’hui : meilleures précision, automatisation analyses, capacité de traitement plus rapide des échantillons.

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7
Q

Qu’est-ce que la biochimie clinique ?

A

La biochimie clinique est l’une des cinq disciplines de la biologie médicale (biochimie, hématologie, immunologie, microbiologie et pathologie).

Elle traite de la biochimie appliquée à un processus physiopathologique humain en vue de déterminer un diagnostic et de suivre l’évolution d’une maladie de même que l’efficacité d’un traitement…

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8
Q

Quel est le rôle de la biochimie clinique dans la démarche médicale ? (qu’est-ce qui se passe quand lorsqu’un patient arrive avec des symptôme ?)

A
  • Antécédents
  • Examen clinique
  • Services diagnostiques (imagerie, tests physiologiques (ECG, EEG, etc.))
  • Laboratoires de biologie médicale
  • Biochimie clinique (biochimie générale, biochimie spécialisée, services d’urgence, analyses de biologie délocalisées)
  • Dépistage, diagnostic, pronostic, suivi de traitement, suivi de maladie
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9
Q

À quoi servent les analyses biochimiques ? (4)

A

1) Au diagnostic

2) Au suivi et surveillance de traitement

3) Au dépistage

4) Au pronostic

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10
Q

Qu’est ce que le dépistage ?

A

Ça consiste en la recherche d’une ou de plusieurs maladies ou d’anomalies dites “à risques” chez les individus d’une population donnée.

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11
Q

Qu’est ce que le diagnostic ?

A

Raisonnement menant à l’identification de la cause (l’origine) d’une défaillance, d’un problème ou d’une maladie.

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12
Q

Qu’est ce que le pronostic ?

A

C’est une analyse, notamment basée sur une recherche statistique, qui a pour intérêt d’essayer de prévoir l’issue d’un événement quelconque.

En médecine, le pronostic désigne les chances de guérison.

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13
Q

Vrai ou Faux ? Tout débute avec une douleur ou des signes et symptômes.

A

Vrai

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14
Q

Qu’est-ce que l’anamnèse ?

A
  • Histoire de la maladie. Retrace les antécédents médicaux et l’historique de la plainte actuelle du patient, avec les résultats des différentes explorations déjà faites et les traitements entrepris.
  • Recueillie en général suite à un interrogatoire mené par un médecin auprès du patient ou de l’un de ses proches.
  • 1e étape de l’examen médical pour aboutir au diagnostic (recueillie dans le dossier médical).
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15
Q

Qu’est-ce qu’un Dx différentiel ?

A

Un Dx différentiel est une méthode/approche scientifique utilisée par un médecin ou un spécialiste de la santé afin d’examiner le patient et faire les examens appropriés pour déterminer la gravité, ainsi que la ou les causes de la maladie du patient.

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16
Q

Décris le circuit schématique des échantillons (ils passent par où?) (11)

A

Phase pré-analytique :
1) Question clinique
2) Requête d’analyses
3) Prélèvement du patient
4) Envoi au laboratoire
5) Réception et identification

Phase analytique :
6) Analyse

Phase post-analytique :
7) Contrôle de qualité
8) Recueil des résultats
9) Interprétation des résultats
10) Compte rendu
11) Diagnostic si possible

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17
Q

Il existe 3 phases incontournables à considérer afin d’offrir un service d’analyses biochimiques :

A

1) Phase pré-analytique

2) Phase analytique

3) Phase post-analytique

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18
Q

Qu’est-ce la phase pré-analytique ? (5)

A

1) Une demande d’analyse (prescription des analyses par le clinicien).

2) La préparation du patient.

3) Le prélèvement du spécimen.

4) L’acheminement du spécimen jusqu’au laboratoire.

5) La gestion du spécimen au laboratoire jusqu’à l’étape analytique.

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19
Q

Donne des exemples de considérations à prendre pour la phase pré-analytique :

A

1) État du patient (ex : à jeun ou non)

2) Prélèvement (ex : type de contenant à utiliser en fonction du type de spécimen (échantillon) à recueillir)

3) Étiquetage des échantillons prélevés (ex.: codes-barres ajoutés aux tubes de prélèvement)

4) Distribution et enregistrement des demandes d’analyses (ex : envoyer l’échantillon au bon département (ex : microbiologie, biologie moléculaire, etc.))

5) Au labo :
- Phase de la centrifugation
- Phase d’aliquotage des prélèvements
- la phase de prétraitement (ex : filtration, lyse des cellules sanguines,
etc…)

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20
Q

Quelles sont 2 exemples de contraintes associées à la phase pré-analytique (variations pré-analytiques) que les professionnels du laboratoire se doivent d’évaluer, de contourner ou
même de corriger ?

A

1) Difficultés associées à la préparation du patient

2) Difficultés associées au recueil/prélèvement des échantillons (erreurs d’échantillonnages)

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21
Q

Que vise l’étape de préparation du patient ?

A

À optimiser l’obtention d’un échantillon de qualité.

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22
Q

Dans la phase pré-analytique, le patient devra se soumettre à certaines conditions établies par le laboratoire. À défaut de les respecter, les résultats pourraient en être affectés.

Donne des exemples de ces conditions : (6)

A

1) Diète spécifique (retrait d’aliments potentiellement interférent; ex.: avocat, ananas pour le dosage de la sérotonine. Café pour le dosage de l’épinéphrine)

2) Arrêt de médicaments

3) Temps de collecte déterminés (ex.: 12h, 24h, 48h, 72h, etc.) pour certains spécimens (ex.: urine, selles, etc.)

4) Conservation de la collecte (ex.: noirceur, réfrigération, congélation, etc.)

5) Heure d’un prélèvement (matin vs. en tout temps)

6) Abstinence sexuelle

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23
Q

Si l’on veut par exemple doser une protéine impliquée dans la cascade de coagulation, nous devrons absolument utiliser un tube permettant d’obtenir un sang complet ou un plasma, mais pas un sérum !!! Mais…pourquoi ?

A
  • Plasma (tube avec anticoagulant) : Contient les facteurs de coagulation intacts.
  • Sérum (tube sans anticoagulant) : Les facteurs de coagulation ont été consommés pour former le caillot → impossible de les doser.
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23
Q

Il est primordial que l’échantillon nécessaire pour effectuer l’analyse d’intérêt soit prélevé dans :

A
  • Le bon tube de prélèvement (ex.: sang, LCR)

et/ou

  • Le bon contenant de prélèvement (urine, selles)
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24
Q

Quelles sont les différents types de sang ?

A
  • Artérielle
  • Veineux
  • Capillaire
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25
Q

Donne différents types d’échantillons (et exemples) qu’il est possible de prélever pour faire des test biochimiques.

A
  • Urine
  • Selles
  • Autres liquides : salive, LCR, péricardique, sueur, lait, …)
  • Autres matrices : cheveux, ongles, moelle osseuse, biopsie …
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25
Q

Il existe différents tubes de prélèvement sanguin (Bouchons de couleurs différentes). Ils permettent d’obtenir :

A
  • Sang complet (violet et rose : antcoag. comme l’EDTA)
    ou
  • Sang plasmatique (vert : héparine, bleu : Cu et Zn)
    ou
  • Sang sérique (rouge : rien, orange : gel pour séparer liquides des cellules, qui bouffent le glucose et faussent analyse)

Le choix du tube est important, car permet de maintenir l’intégrité de l’analyte d’intérêt afin qu’il soit bien analysé.

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26
Q

La différence entre le sérum et le plasma est minime. Comment ?

A

Le sérum possède la même composition que le plasma, mais il ne contient pas de fibrinogène (précurseur de la fibrine) et d’autres protéines entrant dans la composition du caillot sanguin (coagulation).

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27
Q

Quelle est la composition du sang ? (%)

A
  • Plasma ou sérum (55%)
  • Globules blancs et Plaquettes (<1%)
  • Globules rouges (45%)
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28
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par le garrot. Explique pourquoi ?

A

La stase prolongée pendant la ponction veineuse peut induire une fausse augmentation de la [analyte] d’intérêt (ex: protéines totales, fer, lactate, …)

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29
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par le délai dans la manipulation de l’échantillon. Explique pourquoi ?

A

Pour le glucose; (+) le délai est élevé et (+) la [glucose] sera basse dans l’échantillon, car les cellules le consommeront.

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30
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par la conservation de l’échantillon. Explique pourquoi ?

A
  • Séparation du sérum ou du plasma des cellules : Les cellules sanguines restent métaboliquement actives après le prélèvement. Si elles ne sont pas séparées rapidement, elles peuvent modifier la composition chimique de l’échantillon en consommant ou en libérant certaines substances.

Conservation :
- Température ambiante : Convient pour certains tests à court terme mais peut entraîner des altérations rapides.
- Réfrigération (4°C) : Méthode la plus courante pour ralentir les réactions enzymatiques et préserver l’échantillon.
- Congélation (-20°C ou -80°C) : Nécessaire pour la conservation à long terme afin d’éviter la dégradation des analytes.

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31
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par l’hémolyse de l’échantillon. Explique pourquoi ?

A

L’hémolyse entraîne la rupture des globules rouges, libérant du potassium (K⁺) et de la lactate déshydrogénase (LDH) dans le plasma. Une mauvaise technique de prélèvement (aspiration trop rapide, stockage inadéquat) en est souvent la cause. Cela fausse les résultats biologiques, notamment en induisant une hyperkaliémie artificielle et une élévation de la LDH (peut être confondue avec une destruction cellulaire excessive due à d’autres pathologies).

32
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par un soluté donné au patient. Explique pourquoi ?

A
  • Dilution de l’échantillon si prélevé dans la ligne de soluté
  • Interférence associée à la composition du soluté (ex.: NaCl)
33
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par un récipient incorrect pour l’échantillon. Explique pourquoi ?

A
  • Certaines analyses nécessitent l’utilisation d’un récipient contenant un anticoagulant ou un conservateur. (ex: dosage du glucose nécessite un tube à bouchon gris (inhibiteur de la glycolyse))
  • Ne jamais transférer un échantillon d’un tube à un autre (ex: tube à bouchon lavande (contient de l’EDTA-K3) vers un tube à bouchon doré, car il y aura contamination.
34
Q

Au niveau de l’échantillon, l’intégrité du prélèvement peut être affectée (erreurs d’échantillonnages) par un échantillon ou volume insuffisant. Explique pourquoi ?

A
  • Dilution du sang si agent de conservation dans le tube est liquide
  • Volume insuffisant pour réaliser toutes les analyses demandées (ex: sang de bébés)
35
Q

En résumé, quelles sont des exemples d’erreurs d’échantillonnages qui peuvent causer des variations pré-analytiques ?

A
  • Garrot
  • Délai dans la manipulation de l’échantillon
  • Conservation de l’échantillon
  • Hémolyse de l’échantillon
  • Soluté donné au patient
  • Récipient incorrect pour l’échantillon
  • Échantillon ou volume insuffisant
36
Q

Qu’est ce que la phase analytique ?

A

C’est l’étape qui comprend tous les événements qui peuvent se produire pendant l’analyse à proprement parler.

37
Q

De façon générale, la phase analytique tient en considération l’utilisation d’un appareil/système autonome capable de traiter : (4)

A
  • Les échantillons des patients : L’appareil doit être capable de traiter et analyser les échantillons biologiques en respectant les exigences de précision et de reproductibilité.
  • L’étendue du répertoire des analyses demandées : L’équipement doit pouvoir effectuer un large éventail d’analyses selon les besoins cliniques, incluant des tests biochimiques, immunologiques, hématologiques, etc.
  • Le plus grand nombre d’analyses sur une même machine : Il est avantageux qu’un seul appareil puisse réaliser plusieurs types d’analyses simultanément pour optimiser le temps et les ressources.
  • La gestion et le maintien de l’intégrité de l’échantillon : L’appareil doit préserver la qualité des échantillons (éviter leur contamination ou dégradation) et assurer une traçabilité rigoureuse des résultats.
38
Q

Complète la phrase : Une fois que l’échantillon et le formulaire (requête) arrivent à la réception du laboratoire, ________ est attribué à chaque échantillon. Celui-ci peut ensuite être traité et passé sur les appareils.

A

un numéro d’identification

39
Q

Quels sont les principaux constituants de l’échantillon pouvant interférer avec l’analyse biochimique ? (5)

A
  • Hémolyse (destruction des globules rouges, donnant une coloration rose à rouge).
  • Ictère (augmentation de la bilirubine, donnant une coloration jaune foncé).
  • Lactescence (excès de triglycérides, donnant un effet de “crème” à l’échantillon).
  • Concentration anormalement élevée de protéines totales ou de lipides, pouvant fausser l’évaluation des électrolytes.
  • Présence de médicaments, pouvant inhiber le dosage de certaines enzymes ou créer un effet chélateur sur d’autres analytes.
40
Q

Quelles sont les principales sources de variations environnementales qui peuvent affecter l’analyse d’un échantillon ?

A
  • Température ambiante
  • Humidité ambiante
  • Eau utilisée dans les appareils et systèmes analytiques
41
Q

Quels sont les facteurs instrumentaux qui influencent l’analyse biochimique ?

A

La calibration des appareils (aspects mécaniques, électroniques et les trousses d’analyse utilisées)

Les performances analytiques, telles que :
- Précision et l’exactitude des mesures
- La sensibilité et la spécificité analytique

42
Q

Quelle est la différence entre la précision et l’exactitude en analyse biochimique ?

A
  • La précision correspond à la reproductibilité d’une méthode analytique, c’est-à-dire la capacité à obtenir des résultats similaires lors de répétitions.
  • L’exactitude indique à quel point la valeur mesurée est proche de la valeur réelle.
43
Q

Pourquoi est-il important d’avoir une bonne précision et exactitude en biochimie ?

A

Une bonne précision permet d’obtenir des résultats reproductibles, et une bonne exactitude garantit que les valeurs mesurées reflètent la réalité. Ces deux critères sont essentiels pour assurer la fiabilité des analyses biochimiques.

44
Q

Quelle est la différence entre sensibilité et spécificité analytiques ?

A

La sensibilité analytique correspond à la plus petite quantité d’une substance que la méthode peut détecter.

La spécificité analytique indique la capacité du dosage à discriminer la substance recherchée des autres substances potentiellement interférentes.

45
Q

Pourquoi la sensibilité et la spécificité analytiques ne doivent-elles pas être confondues avec celles des tests cliniques ?

A

En biochimie, ces termes s’appliquent uniquement aux performances analytiques d’une méthode de laboratoire, et non à l’efficacité clinique d’un test pour diagnostiquer une maladie.

46
Q

Quel est l’impact de l’automatisation des analyses biochimiques sur la précision des résultats ?

A

L’automatisation améliore généralement la précision des analyses en réduisant les erreurs humaines et en assurant une standardisation des méthodes.

47
Q

Qu’est ce que la phase post-analytique ?

A

C’est l’étape qui concerne tous les événements qui peuvent se produire après que l’analyse ait été effectuée.

48
Q

Quels sont les trois aspects principaux de la phase post-analytique ?

A
  • Validation technique des résultats
  • Interprétation des résultats
  • Transmission des résultats aux demandeurs / prescripteurs d’analyses.
49
Q

Quels sont les éléments inclus dans la validation technique des résultats d’analyse dans la phase post-analytique ?

A
  • Validation avec les contrôles de qualité (CQ)
  • Validation par l’appareil selon des règles décisionnelles informatiques
  • Validation obligatoire par les technologistes médicaux
50
Q

Pourquoi un système informatique de laboratoire (SIL) est-il important ?

A

Un SIL est un logiciel conçu pour gérer et automatiser les processus d’un laboratoire. Il permet d’assurer le suivi des échantillons, la collecte et l’analyse des données, ainsi que la transmission et la validation des résultats. Il améliore l’efficacité, la fiabilité et la rapidité des analyses en réduisant les erreurs humaines et en optimisant la gestion des données. Il est couramment utilisé dans les laboratoires médicaux, pharmaceutiques et de recherche.

51
Q

Quels sont les paramètres à vérifier pour garantir un résultat de qualité ?

A
  • La validation des CQ pour assurer la qualité des résultats
  • L’évaluation des variations possibles (prévues vs imprévues)
  • L’évaluation du rapport patient (résultats d’analyses)
52
Q

Quel est le rôle des contrôles de qualité (CQ) ?

A

Ils permettent de vérifier que la méthode et l’appareil donnent des résultats fiables et conformes aux attentes pour les échantillons patients.

53
Q

Pourquoi l’évaluation des variations est-elle importante ?

A

Parce qu’il existe des variations prévisibles (ex. erreur de calibration) et imprévisibles (ex. problème technique soudain) qui peuvent influencer les résultats.

54
Q

En quoi consiste l’évaluation du rapport patient ?

A

Elle implique l’interprétation et la vérification des résultats d’analyses en fonction du contexte clinique du patient.

55
Q

Quelle est la différence entre les CQ internes et les CQ externes ?

A
  • CQ internes : réalisés quotidiennement, ils sont comparés à des valeurs attendues à l’aide de graphiques comme Levey-Jenning, permettant d’évaluer la précision de la méthode.
  • CQ externes : issus de programmes d’assurance qualité externe, les valeurs réelles sont inconnues du laboratoire. Les résultats sont envoyés à une compagnie externe, qui informe le labo sur sa performance. Ils permettent d’évaluer l’exactitude de la méthode.
56
Q

Qu’est-ce que le graphique de Levey-Jenning ? Quels sont les éléments clés d’un graphique de Levey-Jenning ?

A

C’est un outil de suivi visuel quotidien des résultats des CQ internes.

  • Moyenne : calculée à partir des valeurs des CQ sur plusieurs jours.
  • Écarts-types (ET) : permettent d’évaluer la dispersion des résultats (1 ET, 2 ET, 3 ET).
  • Utilisation : chaque test ou analyte analysé en laboratoire doit avoir son propre graphique.
57
Q

Les règles de Westguard permettent de dépister les erreurs aléatoires et les erreurs systématiques. Quelle est la différence entre les deux ?

A
  • Erreur aléatoire : Une déviation ponctuelle et imprévisible du résultat par rapport à la moyenne attendue (ex. 1₂s, 1₃s).
  • Erreur systématique : Un changement progressif ou soudain de la moyenne des valeurs de contrôle, causant une dérive ou un décalage (ex. 2₂s, 4₁ET)
58
Q

Quels sont les signes d’une erreur aléatoire ?

A

Une dispersion irrégulière des valeurs autour de la moyenne, sans tendance spécifique.

59
Q

Quels sont les signes d’une erreur systématique ?

A

Un décalage constant des valeurs vers le haut ou le bas, indiquant une dérive de la méthode.

60
Q

Quels facteurs biologiques peuvent influencer les résultats d’analyse d’un patient ?

A
  • Âge, sexe et ethnie
  • Prise de médicaments (ex. toxicité hépatique, métabolisme par CYP450)
  • Alimentation (ex. glucose, triglycérides, potassium, phosphore, insuline augmentent après un repas)
  • Moment du prélèvement
    • Rythme diurne (ex. cortisol et fer plus élevés le matin)
    • Cycle menstruel (variation hormonale tout au long du cycle)
  • Stress et anxiété
61
Q

Quelles sont les différences entre les variations prévisibles et imprévisibles ?

A
  • Variations prévisibles : elles suivent un cycle naturel et sont anticipables (ex: sécrétion ddu cortisol selon le moment de la journée).
  • Variations imprévisibles (aléatoires) : elles sont difficiles à prédire, car elles varient d’un individu à l’autre (ethnie, âge, …) ou au sein d’un même individu (menstruations, grossesse, …)
62
Q

Quels sont les types de variations prévisibles des résultats d’analyse d’un patient?

A

Cycliques :

  • Ultradienne : sécrétion en cycles courts (< 20h)
  • Circadienne : cycle de 24h (ex. cortisol, mélatonine)
  • Infradienne : cycle de plus de 3 jours (ex. cycle menstruel)
  • Circannuelle : cycle de 1 an ± 2 mois (ex. variations saisonnières)
63
Q

Quels sont les types de variations imprévisibles des résultats d’analyse d’un patient ?

A

Biologiques :

  • Intra-individuelle : variations biologiques chez un même individu à des moments différents.
  • Interindividuelle : différences biologiques entre plusieurs individus.
64
Q

Pourquoi est-il important de tenir compte du rythme circadien du cortisol lors d’un dosage sanguin ?

A

Le cortisol suit un cycle circadien avec des concentrations élevées le matin et basses le soir. Un prélèvement mal synchronisé (ex. comparant un taux du matin avec un taux du soir) pourrait fausser l’interprétation clinique.

65
Q

Pourquoi le moment du cycle ovarien doit-il être précisé lors d’un dosage hormonal ?

A

Les niveaux d’œstrogènes, de progestérone, de FSH et de LH varient tout au long du cycle. Un dosage sans prise en compte de la phase du cycle pourrait être mal interprété (ex. une LH basse en phase folliculaire est normale, mais pathologique en phase ovulatoire).

66
Q

Pourquoi les concentrations de vitamine D varient-elles selon les saisons ?

A

La vitamine D est principalement synthétisée par la peau sous l’effet des rayons UV du soleil. En hiver, l’exposition au soleil est réduite, entraînant une baisse des taux sanguins. Cette variation saisonnière (rythme circannuel) doit être prise en compte lors de l’évaluation des résultats pour éviter une mauvaise interprétation d’une carence.

67
Q

L’évaluation du rapport patient fait-elle partie des contraintes associées à l’évaluation et la transmission d’un résultat de qualité ? Comment ça ?

A

L’évaluation du rapport patient permet d’assurer une interprétation fiable des résultats, car vérifier l’antériorité des analyses aide à détecter des tendances ou des anomalies, tandis que la clinique demandeuse (urgence, pédiatrie, soins intensifs…) influence les seuils et l’urgence d’interprétation.

68
Q

Quels sont les deux types de résultats biochimiques ?

A
  • Qualitatifs ou semi-quantitatifs (ex. dépistage urinaire de drogue, tests de grossesse, sang dans l’urine, …)
  • Quantitatifs (majorité des tests en laboratoire clinique)
69
Q

Comment sont exprimés les résultats quantitatifs ? Pourquoi une concentration peut-elle varier ?

A

En concentration molaire (mol/L, mmol/L, µmol/L…), en unités d’activité enzymatique (U/L) ou en masse (g/L, mg/L pour les protéines).

Une concentration peut varier soit par une modification de la quantité de substance, soit par un changement du volume du liquide où elle est dissoute.

70
Q

Comment sont définis les intervalles de référence ? Quels facteurs peuvent influencer l’intervalle de référence ?

A

Ils incluent 95 % des valeurs observées chez des volontaires sains, laissant 5 % hors norme (2,5 % en dessous et 2,5 % au-dessus).

Facteurs influant → Âge, sexe, ethnie, et d’autres variables biologiques spécifiques (médecine de précision).

71
Q

Pourquoi les intervalles de référence ne permettent-ils pas toujours de différencier un individu sain d’un malade ?

A

Il n’existe pas de limite stricte entre un état pathologique et un état normal. Certains patients malades peuvent avoir des valeurs dans l’intervalle, et certains sujets sains peuvent être en dehors.

72
Q

Qu’est-ce qu’une “valeur critique” en biologie clinique ?

A

C’est une valeur anormalement élevée ou basse qui présente un risque immédiat pour le patient (ex. hyperkaliémie sévère = risque de mort).

Ces valeurs nécessitent une alerte urgente.

73
Q

Quelle est la différence entre un faux positif et un faux négatif ?

A
  • Faux positif : Résultat anormal chez un patient sain.
  • Faux négatif : Résultat normal chez un patient malade.
74
Q

Qu’est-ce que la spécificité clinique d’un test ?

A

Mesure la fréquence à laquelle un test identifie correctement les personnes non malades (résultat négatif chez les sujets sains).

75
Q

Qu’est-ce que la sensibilité clinique d’un test ?

A

Mesure la fréquence à laquelle un test détecte correctement les personnes malades (résultat positif chez les sujets atteints).

76
Q

Comment le choix du seuil de diagnostic influence-t-il la sensibilité et la spécificité d’un test ?

A

→ Si le seuil est abaissé, la sensibilité augmente (plus de malades détectés), mais la spécificité diminue (plus de faux positifs).

→ Si le seuil est augmenté, la spécificité augmente (moins de faux positifs), mais la sensibilité diminue (plus de faux négatifs).

Un test idéal aurait une sensibilité et une spécificité de 100 %, mais en pratique, il y a toujours un compromis entre les deux.

77
Q

Quels sont les rôles principaux de la biochimie clinique ?

A

Elle sert au diagnostic, au suivi de traitement, au dépistage et au pronostic des maladies.

78
Q

Quelles sont les trois grandes phases de la gestion en biochimie clinique ?

A

Phase pré-analytique, phase analytique et phase post-analytique.

79
Q

Pourquoi ces phases sont-elles essentielles ?

A

Elles garantissent la gestion correcte des échantillons et la fiabilité des résultats.

80
Q

Quels sont les objectifs principaux d’un laboratoire de biochimie clinique ?

A

Fournir des résultats de haute qualité et les transmettre rapidement pour une prise en charge efficace des patients.