Chapitre 2 | La perception sociale Flashcards
Croyance
Conviction relative à un objet psychologique (chose/ situation/personne, concret/abstrait, réel/imaginaire)
Comment se fait l’acquisition?
Par expérience personnelle, par information donnée par autrui et par inférence, donc en faisant des liens sans pour autant avoir une expérience
Croyances neutres
Décrivent un fait (P.ex.: l’école est un lieu pour apprendre)
Croyances évaluatives
Représentent un jugement (P.ex.: l’école est une perte de temps)
Croyances centrales
Croyances qui peuvent soit être réaffirmées ou changées. (P.ex.: les personnes sont fondamentalement mals)
Attribution
Une inférence qui a pour but d’expliquer pourquoi un événement a eu lieu et pour comprendre notre comportement et celui d’autrui
Attribution dispositionnelle
Blâme sur l’individu, donc sa personnalité, ses motivations, ses intentions, etc. (Plus le comportement est hors norme plus on attribue à l’individu)
Attribution situationnelle
Blâme sur la situation, donc le contexte, les circonstances, le hasard, etc.
Modèle de Jones et Davis
Attribution d’une disposition qui correspond directement à la nature d’un seul comportement observé. (Il est comme ça, c’est pour ça qu’il a fait ça)
1ère question - Modèle Jones et Davis
L’individu avait-il la possibilité d’agir autrement?
Oui = attribution interne (il n’était obligé)
Non = attribution externe (il était obligé)
2ème question - Modèle Jones et Davis
Se comporte-t-il conformément à ce qu’on attend de lui dans de telles circonstances?
Oui = attribution externe
Non = attribution interne
3ème question - Modèle Jones et Davis
Quelles sont les conséquences particulières de son comportement… D’autres actions auraient-elles mené au même résultat?
Oui = attribution interne (c’est lui qui a choisi cette solution parmi d’autres)
Non = attribution externe (c’était la seule action possible)
Modèle de Kelley (théorie de covariation)
Perception d’un lien entre le comportement et la cause.
Se fait à partir de plusieurs comportements
Critère de constance - Modèle de Kelley
Lorsqu’une personne se comporte d’une manière inhabituelle, on fait une attribution externe aux circonstances
Critère de caractère distinctif - Modèle de Kelley
Lorsqu’une personne agit de cette manière uniquement envers ce stimulus (personne, activité), on fait une attribution externe à l’entité
Critère de consensus - Modèle de Kelley
Lorsque les autres ne se comportent pas comme la personne, on fait une attribution interne à la personne
Biais de l’acteur (de complaisance)
Succès = causes internes (c’est à cause de moi)
Échecs = causes externes (c’est à cause de ça)
Biais de l’observateur (d’erreur fondamentale d’attribution)
Lorsqu’on évalue les comportements d’autrui, on surestime les facteurs internes et sous-estimons les facteurs externes
Saillance perceptive
On accorde plus d’importance aux personnes qui ressortent dans notre champ de vision
Modèle tridimensionnel de Weiner
La prédiction et l’explication des conséquences des attributions.
Trois dimensions de Weiner
Cause interne ou externe? (Relève-t-elle de la personne ou non)
Cause contrôlable ou non?
Cause stable ou instable? (Se produit-elle constamment ou non)
Formation d’une impression (Perception d’autrui)
Repose sur l’attribution et l’intégration de l’info. C’est-à-dire la combinaison des traits attribués forme un tout
L’intégration des traits perçus - Approche Asch: l’intéraction entre les traits
Les traits n’ont de sens que s’ils intéragissent entre eux.
L’effet de centralité - Approche Asch
Certains traits de personnalité jouent un rôle plus important que d’autres dans la formation de l’impression
L’effet de primauté - Approche Asch
Tendance à accorder plus d’importance aux premières infos. (impressions)
L’intégration des traits perçus - Approche Anderson: la moyenne pondérée des traits
Les traits sont indépendants les uns des autres
L’impression générale est la somme des produits de l’évaluation de chaque trait par son poids (importance) divisée par le nombre de traits
La cognition sociale
Processus mentaux permettant de reconnaitre, mémoriser et interpréter
Système de formation d’une impression automatique (Kahnemen)
Processus inconscient (biaisé)
Traite l’info. plus rapidement ou avec un minumum d’indices
Se base sur l’apparence
Système réflechi de formation d’une impression (Kahnemen)
Processus rationnel, formelle et contrôlée.
Demande un effort cognitif
Quel est le rôle de l’émotion dans la formation d’une impression?
Nous évaluons positivement ou négativement une personne avant même de former une impression. L’émotion précède la cognition.
L’exactitude de l’impression
Nos jugements sont parfois exacts, mais souvent teintés de stéréotypes.
Les premières impressions sont résistantes au changement pcq l’être humain veut une cohérence
Quelle est la fonction des structures cognitives?
C’est d’organiser l’information complexe se rapportant aux personnes et aux situations.
Qu’est-ce que les structures cognitives orientent? (3)
La perception de l’environnement
L’organisation des infos dans la mémoire
Les inférences
Les schémas s’appuient sur quoi? (3)
Ensemble d’idées reçues sur des stéréotypes et des catégorisations.
Des scénarios acquis en fonction des normes culturelles
Des scénarios élaborés en fonction de nos expériences et attentes personnelles
Schémas sur le soi
Représentation que l’on a sur nous-même
Schéma sur les personnes
Infos organisées en mémoire pour chaque personne que nous connaissons ou non
Schémas sur les rôles ou les groupes sociaux
Infos emmagasinées sur des membres de groupes ethniques/raciaux, personnes des deux sexes, professions, etc.
Schémas sur les événements
Infos sur la succession de faits familiers, inhabituels ou d’événements sociaux significatif (p.ex.: l’ordre du fonctionnement au restaurent)
Quels sont les facteurs determinant quel schéma qui sera activé? (3)
Les caractéristiques du contexte (stimuli nouveau, extrémiste, ou soudain et l’intensité du stimulus)
Les caractéristiques de la cible (personne regardée, sa voix, son comportement)
Les caractéristiques du percevant (celui qui regarde, son humeur, sa culture)
La théorie implicite de la personnalité
À partir d’un seul trait perçu, s’ajoutent des traits apparentés
Les règles heuristiques
Processus cognitifs permettant de faire des estimations rapides
Disponibilité - Les règles heuristiques
Juge de la fréquence/probabilité d’un événement à partir de la facilité de se remémorer des exemples apparentés
Représentativité - Les règles heuristiques
Estime la probabilité d’appartenance d’un objet à une classe donnée selon sa ressemblance avec un prototype (l’image qu’on se fait de…)
Ancrage et rajustement - Les règles heuristiques
Estime une grandeur (fréquence, nombre) en se fondant sur une quantité connue relative à un événement donné.
Point de départ: peut être basée sur notre propre comportement ou de nos proches
Biais de positivité (biais cognition sociale)
Tendance à tenir des propos positifs plutôt que négatifs à l’égard des autres
Biais de négligence de la ligne de base (biais cognition sociale)
Tendance à sous-estimer les informations statistiques dans nos jugements des personnes et des objets (P.ex.: pas prendre un cours cours pcq un ami a dit qu’il est plate)
Biais des corrélation illusoires (biais cognition sociale)
Perception d’une corrélation entre deux variables (événements) alors qu’elle n’existe pas
Biais de la persistance des croyances (biais cognition sociale)
Tendance à ne pas tenir compte des informations qui contredisent nos croyances
Biais de raisonnement contrefactuel (biais cognition sociale)
Tendance à reconstruire la réalité en tentant de prévoir comment des actions différentes auraient mené à des conséquences différentes;
Peut-être ascendante (ce qui aurait pu être mieux) ou descendante (ce qui pourrait être pire)
Biais de la combinaison inexacte des probabilités (biais cognition sociale)
Tendance à croire qu’un scénario se produira d’après notre conviction de la probabilité d’apparition des événements qui le composent.