C6 Flashcards
Les différents types de stimulus
> Chimique Olfactif Gustatif Osmotique Oxygénique pH > Mécanique Tactile Vibratile Auditif Pression Tension musculaire > Électromagnétique Lumière visible Ultraviolet Infrarouge Champs électriques Champs magnétiques >Thermique
Évolution des systèmes sensoriels
- Unicellulaires capables de répondre aux variations de leur environnement –> Gradient chimique, Lumière, Toucher, Température, Courant électrique, Gravité
- Multicellulaires= Spécialisation cellulaire –> évolution de cellules sensorielles spécialisées en conjonction avec les systèmes de coordination neuraux
Récepteurs sensoriels
- Cellule (ou partie de cellule) excitable, normalement activée par un stimulus autre que l’activité synaptique
> spécialisées dans la détection d’un mode énergétique particulier
> spécialisées dans la conversion de l’énergie du stimulus en un signal nerveux
•Selon la localisation du stimulus
Extérorécepteurs: capte les signaux du milieu extérieur à l’organisme
Intérorécepteurs: capte les stimuli générés dans (le milieu interne de) l’organisme
2 catégories de cellules réceptrices
Neurone sensoriel
- Stimulus détecté par une protéine réceptrice
- Changement conformation de la protéine réceptrice
- Changement de potentiel membranaire
- Potentiel gradué (PG) = Potentiel générateur
- PA si seuil d’excitation atteint par PG
- -> le récepteur détecte le stimulus
- -> le récepteur convertit le stimulus en PA
Cellule épithéliale sensorielle
- Stimulus détecté par une cellule épithéliale
- Potentiel gradué (PG) = Potentiel récepteur
- Relâchement de neurotransmetteur dans la synapse
- Potentiel gradué (PG) dans le neurone afférent
- PA si seuil d’excitation atteint par PG
- -> le récepteur détecte le stimulus
- -> le récepteur envoie le signal à un neurone afférent qui le convertit en PA
Sensibilité & Stimulus adéquat
- Stimulus adéquat: type de stimulus spécifiquement détecté par un récepteur donné
- Sensibilité: certains récepteurs peuvent aussi être excités par d’autres stimuli si ce signal entrant est suffisamment (très/trop) important
> Ex: forte pression sur l’œil –> stimulation des photorécepteurs –> envoi d’un signal à l’encéphale qui l’interprète comme un signal lumineux
Récepteurs polymodaux
Récepteur naturellement sensible à plusieurs types de stimuli
> Ampoules de Lorenzini: situés sur le nez des Chondrychtiens
–> détecte le toucher, les champs électromagnétiques et les gradients de température
Nocicepteurs humains: responsables de la perception de la douleur
–> répond aux stimuli très forts : température, pression, produits chimiques, etc.
–> signal de danger immédiat pour les tissus & l’intégrité de l’organisme
Organe sensoriel
Unité fonctionnelle des récepteurs
> Structure anatomique spécialisée dans la réception d’un type particulier de stimulus
Cas général: regroupement de cellules réceptrices dans un organe donné
Cas particulier: cellules uniques dispersées dans la couche épithéliale
Constitution (usuelle) :
–> ensemble de cellules réceptrices (regroupées ou éparpillées)
–> divers types de tissus non neuronaux
Les étapes de la réception & encodage du stimulus
- Absorption de l’énergie du stimulus
- Transduction sensorielle = traduction du stimulus en signal
- Amplification du signal
- Conduction & Intégration du signal
- Absorption de l’énergie
Captation du signal environnemental (stimulus)
> 1 récepteur d’étirement = 1 neurone sensoriel simple associé à une fibre musculaire spécialisée recouvrant chaque jonction abdominale
> énergie mécanique transmise aux dendrites du neurone sensoriel qui sont ramifiées au centre de la fibre musculaire
> étirement des membranes plasmiques dendritiques
- Transduction sensorielle
L’énergie du stimulus est convertie en signal électrique après son absorption
> Étirement des membranes plasmiques dendritiques –> Ouverture de canaux ioniques (principalement les canaux Na+)
> Apparition d’un courant dépolarisant
> Génération d’un potentiel récepteur (ou potentiel générateur)
- Amplification du signal
L’énergie générée sous forme de PA est plusieurs fois supérieure à l’énergie fournie par le stimulus et absorbée au départ
- Intégration & Conduction du signal
Le signal devient interprétable par le SNC et acheminable à celui-ci
> génération d’une suite de potentiels d’action (PA)
> la fréquence des PA dépend de l’amplitude du potentiel récepteur/générateur
Champ récepteur
Zone correspondant à la région de peau qui cause un effet sur les neurones afférents impliqués dans le sens du toucher
> la taille de ce champ récepteur varie selon le neurone (nombre de dendrites)
> l’information provenant du neurone afférent peut seulement signaler si un stimulus s’est produit dans son champ récepteur
- Localisation par des neurones ayant des champs récepteurs chevauchants
> l’information relative au stimulus est codée dans le patron de PA produits par de nombreux neurones aux champs chevauchants
indicateur de localisation du stimulus
- Inhibition latérale
- B stimulé + fortement / A&C stimulés + faiblement
- les interneurones latéraux du neurone B inhibent la transmission synaptique des neurones A&C voisins
- le neurone B1 reçoit un signal plus fort déclenchant un PA tandis que A1 et C1 ne déclenchent pas de PA
- augmente le contraste = précise la localisation
Adaptation du récepteur
Le signal sensoriel du même récepteur en réponse à un stimulus prolongé subit toujours une atténuation temporelle
> 2 classes fonctionnelles de récepteurs sensoriels codent la durée du stimulus
- Les récepteurs toniques
- -> s’adaptent lentement
- -> continuent de déclencher des PA, mais à une fréquence diminuée - Les récepteurs phasiques
- -> s’adaptent rapidement
- -> cessent de déclencher des PA
Chémorécepteur
Récepteur sensible aux substances chimiques en solution
Les 2 grands types de chémoréception
> Olfaction: détection de composés chimiques dans l’air
> Goût: détection de composés chimiques dissous
Système olfactif des Vertébrés
Situé dans la cavité nasale
> Organisation
Couche de mucus contenant des protéines liant les odeurs
Épithélium olfactif
–> récepteurs olfactifs dont les projections ciliées baignent dans le mucus
–> cellules de soutien
Bulbe olfactif intégrant tous les signaux transmis par les récepteurs olfactifs
Organe vomeronasal des Vertébrés
Organe olfactif accessoire responsable de la détection des phéromones
communication interindividuelle
rôle important dans :
–> la hiérarchie sociale
–> la vie reproductrice
–> les comportements sociaux
> détection des signaux chimiques émis par des individus étrangers
Transduction du signal olfactif des Vertébrés
- L’odeur se lie au récepteur olfactif
- Le changement de conformation du récepteur active une protéine G
- L’adénylate cyclase est activée
- -> convertit l’ATP en AMPc - L’AMPc produit l’ouverture de canaux cationiques
- -> afflux de Na+ & Ca2+ - Potentiel générateur créé (=dépolarisation)
- L’afflux de Ca2+ active des canaux Cl-
- -> sortie de Cl- qui augmente la dépolarisation - Le potentiel générateur active des canaux Na+ voltage-dépendants
- -> PA transmis (synapse) vers un interneurone du bulbe olfactif (SNC)
Codage de l’information olfactive chez les Vertébrés
Les génomes de Vertébrés ont ~1000 gènes codant pour des récepteurs olfactifs
Humains et autres Vertébrés peuvent distinguer ~ 10.000 odeurs différentes
> Chaque neurone olfactif n’exprime qu’un type de gène de récepteur olfactif
> Champs récepteurs chevauchants: chaque récepteur peut reconnaître + d’1 odeur
–> une odeur excite plusieurs neurones olfactifs à différents degrés = combinaison unique de neurones olfactifs activés = reconnaissance d’une odeur particulière
> « Code » permettant de potentiellement distinguer des milliards d’odeurs…
Exemple des Canidés
> Bulbe olfactif 4 fois plus gros que celui d’un humain
–> ~40 fois plus de cellules cérébrales dédiés à l’olfaction (mais encéphale 10 fois plus petit)
> ~200 millions de récepteurs olfactifs = 25 fois plus que chez les humains
- -> Sensibilité accrue
- -> Excellente mémoire olfactive
Système olfactif des Invertébrés
Organes récepteurs situés à différents endroits du corps
> Organes spécifiques (ex: antennes) vs. Sensille isolée
–> Sensille: protubérance cuticulaire en forme de cil
pore laissant entrer les odeurs à travers la cuticule
Récepteurs olfactifs
> récepteurs couplés à des protéines G
> chaque neurone olfactif exprime plusieurs types de gène de récepteur olfactif
> les récepteurs ont des séquences d’acide aminés variant entre groupes d’Invertébrés
Papilles gustatives
Regroupement de bourgeons gustatifs situés à diverses localisations de la cavité buccale
–> aussi à la surface du corps chez les Vertébrés aquatiques
3 types de papilles (foliées / fungiformes / circumvallées)
Bourgeon gustatif: regroupement de cellules gustatives
- 3 types de récepteurs gustatifs (différent pour chaque type de goût)
- pore laissant entrer les goûts à travers l’épithélium
- microvillosités sensitives = membranes réceptrices des goûts
- synapse de la cellule réceptrice avec un neurone afférent
- transmission du signal à un interneurone du SNC
Mécanismes de transduction de signal gustatif des Vertébrés
- Goût salé: ouverture des canaux à Na+ –> dépolarisation qui ouvre les canaux à Ca2+
- Goût acide: fermeture des canaux à K+ –> dépolarisation qui ouvre les canaux à Ca2+
- Goût sucré: activation de la protéine G –> fermeture des canaux K+ –> dépolarisation qui ouvre les canaux à Ca2+
- Goût amer: activation de la protéine G –> PLC transforme PIP2 en IP3 –> ouverture des canaux à Ca2+ intracellulaires
Mécanorécepteur
Récepteur sensible aux facteurs mécaniques tels que le toucher, la pression, les vibrations et l’étirement
> Extérorécepteur: environnement externe > Propriorécepteur: locomotion & posture > Intérorécepteur: environnement interne --> signal mécanique transformé en signal électrique Important pour: le contrôle du volume cellulaire le contrôle de l’équilibre le sens du toucher le sens de l’audition
Les 2 grands types de mécanoréception
Toucher & Pression
Récepteurs tactiles: toucher, pression et vibration sur la surface corporelle
Propriorécepteurs: position du corps
Barorécepteurs: pression dans la paroi des vaisseaux sanguins & organes internes
Équilibre & Ouïe
Récepteurs tactiles phasiques
- Corpuscule de Meissner
sous l’épiderme de la peau glabre
capsule conjonctive renfermant des
dendrites enroulées et de neurolemmocytes
–> Pression faible & Toucher discriminant
- Corpuscule de Paccini sous l’épiderme de la peau glabre capsule conjonctive renfermant des dendrites enroulées par des lamelles --> Pression forte & Étirement
- Follicules pileux
racine du poil
–> Mouvements des poils
Récepteurs tactiles toniques
- Terminaisons libres
tissus & épithéliums
–> Pression, Thermique & Chimique
–> Nocirécepteurs –> Douleur - Disques de Merkel
épiderme basal
dendrites liées à des cellules rondes
–> Pression faible & Toucher discriminant - Corpuscule de Ruffini
conjonctif dermique & articulaire
–> Pression forte & Étirement
Récepteurs tactiles des Insectes: les sensilles
- Sensille trichoïde: protubérance cuticulaire en forme de cil
Vibration & Toucher capté par la sensille
Mouvement transféré au neurone par une structure accessoire
Ouverture des canaux ioniques sensibles à l’étirement
Changement du potentiel membranaire PG
Transmission du PA au SNC - Sensille campaniforme: protubérance cuticulaire en forme de dôme
organisée en grappes (articulations membres)
fonctionnement similaire aux trichoides
détecte la déformation cuticulaire liées aux mouvements –> coordination locomotion
Propriorécepteurs des Vertébrés
Mécanorécepteurs situés dans une articulation, un muscle ou un tendon
informations relatives à la locomotion, la posture et au tonus musculaire
récepteurs toniques envoi continu de l’information de position corporelle au SNC
différentes catégories = différentes fonctions
> Fuseau neuromusculaire
à la surface de tous les muscles squelettiques
détecte la longueur du muscle
Fuseau neurotendineux
point d’insertion tendon-muscle
stimulé par un changement de tension dans le tendon
Récepteur capsulaire
capsule synoviale
Information sur la position et le mouvement des articulations
L’oreille des Vertébrés
Organe participant à l’ouïe et l’équilibre des Vertébrés, se divisant en 3 sections :
Oreille externe: pavillon + méat acoustique externe = réceptacle d’entrée du son
Oreille moyenne: cavité emplie d’air contenant tympan+marteau+enclume+étrier
Oreille interne: vestibule+cochlée=série de sacs & canaux emplis de fluide (endolymphe)
L’ouïe des Vertébrés
Poissons
Arrivée directe dans l’oreille interne
Vertébrés terrestres
Oreille moyenne: tympan et osselets amplifient les vibrations sonores jusqu’à l’oreille interne
Oreille externe: le pavillon agit comme un entonnoir récoltant les sons de l’air vers le canal auditif
Mécanisme de l’audition des Vertébrés
> Cochlée: cavité osseuse spiralée et conique de l’oreille interne, emplie de fluide (= endolymphe) et abritant le récepteur de l’audition (= organe spiral)
Organe spiral: conduit cochléaire + lame basilaire
Nerf cochléaire: jonction des neurofibres afférentes des cellules sensorielles ciliées (entre conduit cochléaire + lame basilaire)
- Tympan vibre à la fréquence du son reçu
- Osselets= système de levier amplificateur du son reçu
- Transmission de la vibration amplifiée à la fenêtre vestibulaire de faible surface
- -> AMPLIFICATION des vibrations
Voir figure diapo 29
L’ouïe des Invertébrés
> Organe de Johnston
Base des antennes
–> Détection des sons de conspécifiques (ex: cri appel des mâles)
> Organes tympaniques
Cuticule très mince
–> Détection des sons environnants
> Organes supratympaniques
Pattes
–> Détection des vibrations (air & terre)
Équilibre
Détection de l’orientation du corps par rapport à la gravité
Sens important, particulièrement pour les animaux aquatiques
absent chez certains taxons (ex: Insectes)
Vertébrés: équilibre & ouïe situés dans le même organe
Invertébrés: équilibre & ouïe situés dans différents organes
Équilibre chez les Invertébrés
> Statocyste: Cavité remplie de fluide, dont la paroi est couverte de neurones mécanorécepteurs
Statolithes: particules denses de carbonate de calcium
Mécanisme:
changement d’orientation corporelle de l’animal
statolithes suivent la gravité = mouvements sur la paroi du statocyste
signal sur les neurones sensoriels → active une protéine membranaire
dépolarisation du neurone → transmission du signal au SNC
Pieuvre: 3 Cristas d’orientation différentes + 1 Macula
L’oreille interne des Vertébrés
Ensemble osseux composé de 3 canaux semicirculaires disposés en 3 plans perpendiculaires entre eux et joints à leur base par un renflement (ampoule) et une série de sacs (utricule et saccule)
> chez plusieurs vertébrés le saccule contient un appendice postérieur, la lagena
Fonctions
- Sens de l’équilibre
> ampoule, utricule et saccule contiennent des cellules ciliées mécanoréceptrices
- Sens de l’ouïe
> chez les Oiseaux & Mammifères, la lagena est étendue (=canal cochléaire /cochlée)
Cellules sensorielles ciliées des Vertébrés
Cellules épithéliales modifiées ayant des stéréocils à leur extrémité qui convertissent un signal mécanique en changement de potentiel membranaire, et faisant synapse avec un neurone afférent
Mécanisme général > Potentiel de repos: -60 mV > Repos: entrée régulière d’ions K+ → dépolarisation → entrée d’ions Ca2+ → libération NT → neurone afférent génère des PA à une fréquence régulière > Dépolarisation & Hyperpolarisation selon le sens du mouvement des cils la dépolarisation active le relâcher de NT vers le neurone afférent associé
Utricule & Saccule
Macule: contient des otolithes (= pierre d’oreille) posées sur une matrice gélatineuse au dessus d’une membrane recouverte de plus de 100.000 cellules ciliées
Utricule: macule horizontale ≠ Saccule: macule verticale
les cellules ciliées sont disposées dans 2 plans différents → ressent les mouvements en 2D (2 dimensions)
Détection de l’accélération linéaire
Stimulées lorsque le corps est en position penchée
Ampoules
Crista: cupule contenant une matrice gélatineuse en vis-à-vis d’une membrane contenant de nombreuses cellules ciliées
chaque canal détecte l’accélération dans 1 plan différent → ressent les mouvements en 3D (3 dimensions)
Détection de l’accélération angulaire
Stimulées lorsque le corps est en mouvements circulaires
Fonctions spécifiques de l’utricule
> Mouvement constant & Repos
Dépolarisation partielle: PA générés à fréquence modérée
> Accélération avant
Les cellules ciliées penchent vers le long stéréocil (=kinocilium)
Dépolarisation de la cellule: ↑ forte de la fréquence des PA
> Accélération arrière
Les cellules ciliées penchent à l’opposé du long stéréocil (=kinocilium)
Hyperpolarisation de la cellule: ↓ forte de la fréquence des PA
> Tête penchée en avant
similaire à l’accélération arrière, mais moins prononcé
Hyperpolarisation de la cellule: ↓ modérée de la fréquence des PA
> Tête penchée en arrière
similaire à l’accélération avant, mais moins prononcé
Dépolarisation de la cellule: ↑ modérée de la fréquence des PA
Fonctions spécifiques de l’ampoule
Mouvement constant & Repos
dépolarisation partielle: PA générés à fréquence modérée
Accélération: chaque canal semicirculaire a son ampoule orientée dans 1 plan différent
le fluide dans un canal particulier bouge si un mouvement est effectué dans ce plan
Mécanisme
Le fluide du canal pousse sur la paroi de l’ampoule et donc sur la cupule
Stimulation des cellules ciliées du canal au fluide en mouvement
Changement de fréquence des PA dans les neurones afférents associés
Dépolarisation & Hyperpolarisation
selon direction du mouvement
Le SNC peut comparer la stimulation simultanée des 3 canaux → Détermination de la direction du mouvement
Les neuromastes des Vertébrés aquatiques
> Définition: cellules ciliées + cellules de soutien dans une capsule gélatineuse
permet de détecter les mouvements de l’eau (proie ou prédateur)
> Espèces: Poisson, Amphibien larvaire, Amphibien aquatique adulte
sur la peau de façon diffuse (surtout antérieurement)
sur la ligne latérale
Photorécepteur
Récepteur sensible aux photons dont la longueur d’onde est incluse dans leur spectre de visibilité
- signal lumineux transformé en signal électrique
- longueur d’onde captée: 300–1000 nm (humains: 350-750 nm)
2 lignées de photorécepteurs
> Photorécepteur rhabdomérique
dans les microvillosités membranaires
la plupart des Invertébrés
> Photorécepteur ciliaire
dans une membrane de dérivation ciliaire
Vertébrés + quelques Invertébrés
Oeil
Organe complexe capable de détecter la lumière grâce à ses photorécepteurs
- signal lumineux transformé en signal électrique
- importante diversité structurale observée au sein de certains taxons aquatiques
Les 4 grands types d’œil animal
- Œil plat
Rétine plane (cellules photoréceptrices) + Épithélium pigmenté
ex: Patelle - Œil en tête d’épingle
Rétine courbée + Épithélium pigmenté
discrimination direction & intensité lumineuse
ex: Nautile - Œil vésiculaire/camérulaire
Lentille (cristallin) + Rétine courbée + Épithélium pigmenté
↑ polarisation de la lumière (= focalisation lumineuse)
ex: Mammifères - Œil convexe/composé
multitudes d’ommatidies ayant chacune leur propre lentille
ex: Arthropodes
Ommatidies
Unité fonctionnelle de l’œil composé, ayant chacune leur propre lentille cornéenne et cristalline
chaque ommatidie peut former une mini-image
image intégrée = composite en mosaïque de mini images
Œil composé des Insectes
> Organisation
cuticule modifiée en lentille cornéenne
cône cristallin
cellules rétinulaires photoréceptrices
rhabdome = centre du cercle formé par les photorécepteurs rhabdomériques, où se projettent leurs microvilli
> Caractéristiques
Vision très proche (quelques mm de l’individu)
Vision très précise (échelle microscopique)
Vision panoramique (~360° chez la libellule)
Variabilité des performances de vision selon le nombre d’ommatidies de l’espèce
1 à 30.000 selon les espèces
Cristallin
Lentille réfractant la lumière de sources multiples
focalise une source simple en un point donné de la rétine
polarisation de la lumière
Parcours de la lumière à travers l’oeil
→ Cornée → Humeur aqueuse → Pupille → Cristallin → Humeur vitreuse → Rétine
Caractéristiques
- Iris: composée de muscles lisses pigmentés entourant l’ouverture de la pupille, se contractant ou se dilatant selon l’intensité lumineuse
- Cristallin: focalise la lumière sur la rétine
- Rétine: synapse avec les cellules bipolaires
- Rétine: recouvre le fond du globe oculaire
= cellules photoréceptrices + bipolaires + ganglionnaires - Choroïde: membrane recouvrant la rétine
> nutritive (riche en vaisseaux sanguins)
> protectrice (froid, réflexion lumière)
> Formation d’une image:
de forte intensité
mise au point (focusée)
inversée
Organisation de la rétine
Cellules photoréceptrices: à l’arrière de la rétine
Cellules de support: entre les cellules photoréceptrices
Cellules bipolaires: synapse avec les cellules photoréceptrices
Cellules ganglionnaires: synapse avec les cellules bipolaires
Nerf optique: jonction des axones des cellules ganglionnaires passant à la surface de la rétine
Interneurones: dans la couche intermédiaire (avec les cellules
–> Cellules horizontales
–> Cellules amacrines
Bâtonnet
Sensible à la lumière faible --> + de photopigments --> Temps de réponse lent --> Intégration sur longue période 1 seul type de photopigment Vision nocturne et en « nuances de gris » (≠ couleur)
signal convergent
plusieurs bâtonnets font synapse avec 1 neurone bipolaire
plusieurs neurones bipolaires font synapse avec 1 cellule ganglionnaire
cellule ganglionnaire avec un champ récepteur recevant des signaux entrants de plusieurs cellules photoréceptrices
Image peu détaillée
Cône
Sensible à la lumière vive --> - de photopigments --> Temps de réponse rapide --> Intégration sur courte période Jusqu’à 3 types de photopigments sensibles à une longueur d’onde différente Vision diurne et en couleur
signal non convergent
1 cône fait synapse avec 1 seul neurone bipolaire
1 neurone bipolaire fait synapse avec 1 cellule ganglionnaire
cellule ganglionnaire avec un champ récepteur recevant des signaux entrants d’une seule cellule photoréceptrice
Image détaillée & de haute définition
Diversité structurale des photorécepteurs chez les Vertébrés
Forme du segment externe pas toujours bien différenciée
> distinction peu nette entre cônes et bâtonnets
Les photopigments déterminent le type du photorécepteur
> les propriétés du photorécepteur dépend du pigment qu’il contient
Diversité fonctionnelle des photorécepteurs
Photorécepteur rhabdomérique (ex: beaucoup d’Invertébrés)
Voie de la Phospholipase C: PIP2 → DAG → Dépolarisation
Photorécepteur ciliaire (ex: Vertébrés)
Voie du GMPc: PDE → GMPc ↓ → Hyperpolarisation faible/forte
faible si peu de lumière ≠ forte si beaucoup de lumière
Magnétoréception
- Magnétorécepteur: récepteur sensible aux champs magnétiques
> Navigation à l’aide du champ magnétique de la Terre
> Invertébrés: certaines bactéries, drosophiles, abeilles, homards…
> Vertébrés: espèces migratrices (oiseaux, tortues, requins, raies…)
• Mécanismes
- Magnetite
métal répondant aux champs magnétiques, isolé dans certains neurones de l’épithélium olfactif de truites
en chaine dans la cellule ~ « aiguille de boussole »
mécanisme de réponse neuronale encore non élucidé
- Autres mécanismes (inconnus)
certains animaux capables de répondre aux champs magnétiques ne possèdent pas de magnétite
mécanismes alternatifs encore non élucidés
Thermoréception
Thermorécepteur: récepteur sensible à la chaleur ou au froid
> 3 grands types de récepteurs:
–> sensibles au chaud
–> sensibles au froid
–> sensibles au chaud extrême (Température Contact > 30-45°C)
• Mécanismes
- Récepteurs du chaud: Fossettes sensorielles des Reptiles
capte la chaleur radiante émise par un individu endotherme
capable de capturer une proie en obscurité totale
- Récepteurs du froid des Mammifères
sensible à une faible ↓ de température (ex: - 0,05°C)
récepteurs spéciaux sur un neurone sensoriel afférent
récepteur lié à un canal cationique qui s’ouvre si le récepteur est activé → Dépolarisation du neurone afférent
Récepteurs polymodaux (activation multimodale) :
–> Récepteur TRPM8: sensible - au froid
- à 1 ligand chimique (menthe)
–> Récepteur TRPV1: sensible - à la chaleur
- à plusieurs ligands chimiques
(capsaïcine, composant de moutarde & wasabi)
Électroréception
Électrorécepteur: récepteur sensible aux champs électriques
Organismes aquatiques ( environnement rempli de champs électriques)
sensibles aux vagues / circulation d’eau produisant des champs d’importance variable
sensibles aux animaux environnants produisant de faibles champs (muscles & neurones)
Poissons, Amphibiens + Mammifères Monotrèmes
permet de détecter l’environnement abiotique et biotique
• Mécanismes
- Cas des Poissons faiblement électriques
–> organe électrique = muscle/tissu nerveux modifié
–> cellules épithéliales modifiées dérivées de
détecteurs de pression dans la ligne latérale
Communication interspécifique
Détection en eau trouble de l’environnement & proies
- Cas des Monotrèmes
mécanoréception + électroréception simultanées
neurones sensoriels détectant proies proches du bec
évolution indépendante des autres Vertébrés
Systèmes sensoriels & Rythmes circadiens
Rythmes circadiens: variations journalières prévisibles de paramètres physiologiques liés au cycle jour-nuit enduré par l’individu
Les systèmes sensoriels permettent aux animaux de percevoir leur environnement (interne & externe) le plus distinctement possible
Intégration des informations sensorielles
Hypothalamus = « Horloge biologique »
> contient + de 10.000 neurones
> centre de « l’horloge circadienne »
> Activations de diverses glandes endocrines:
o Hypophyse
o Glande pinéale
Le comportement & la physiologie d’un animal sont directement dépendants des informations sensorielles reçues