C10 Flashcards
Caractéristiques fonctionnelles des muscles
Excitabilité: percevoir puis répondre à un stimulus
Contractilité: se contracter fortement en réponse à un stimulus
Extensibilité: capacité d’étirement au-delà de la longueur de repos
Élasticité: capacité de se rétracter et reprendre sa longueur de repos
Fonctions des muscles
• Mouvements
Squelette
Sang
Organes internes
• Maintien de posture
• Stabilisation des articulations
• Production de chaleur
• Autres fonctions
Protection des viscères (structures extérieures les enveloppant)
« Valves » contrôlant le passage de substances par les ouvertures internes
Dilatation & Contraction des pupilles
Mouvement des poils de Mammifères via les muscles arrecteurs
Composition du tissu musculaire
Myocytes: Contractilité du tissu
Capillaires: Apport de nutriments & Évacuation des déchets
Neurofibres: Stimulation du tissu musculaire
Cellules immunitaires: Défense contre les pathogènes
Cellules souches: Remplacement des myocytes endommagés
Fibroblastes: Production de la matrice extracellulaire et du tissu conjonctif
Les 3 différents types de tissu musculaire
Tissu musculaire squelettique
> Muscles s’attachant et recouvrant le squelette osseux
> Muscles à contractions volontaires
Tissu musculaire cardiaque
> Muscles de la paroi du cœur
> Muscles à contractions involontaires
Tissu musculaire lisse
> Muscles de la paroi des viscères (estomac & intestins, vessie, voies respiratoires, utérus & tractus génital, vaisseaux sanguin)
> Muscles à contractions involontaires
Composants fonctionnels du tissu musculaire squelettique
Neurofibres: Chaque fibre musculaire squelettique reçoit une terminaison nerveuse régissant son activité Stimulation du tissu musculaire
Capillaires sanguins: Apport d’O2 & Nutriments + Évacuation des déchets
–> Vaisseaux longs et sinueux adaptés aux changements de longueur du muscle
Gaines de tissu conjonctif: Maintien & Soutien des cellules et fibres musculaires
> Épimysium
> Périmysium
> Endomysium
Cellules musculaires:
Contractilité du tissu
–> organisées en plusieurs niveaux structuraux
Cellules satellites:
Renouvellement du tissu
–> proches de l’endomysium des cellules musculaires
Composants du tissu musculaire squelettique
Neurofibres > Stimulation du tissu musculaire Capillaires sanguins > Apport d’O2 & Nutriments > Évacuation des déchets Gaines de tissu conjonctif > Maintien & Soutien
Structure et niveaux d’organisation d’un muscle squelettique
Muscle: Organe constitué d’un ensemble de faisceaux musculaires, et recouvert par une gaine de tissu conjonctif, l’épimysium
Faisceaux musculaires: assemblage de fibres musculaires séparées du reste du muscle par une gaine de tissu conjonctif, le périmysium
Fibre musculaire: cellule multinucléée allongée et recouverte par une gaine de tissu conjonctif, l’endomysium
Attaches musculaires
Directe
Épimysium soudé sur l’os
attache charnue
Indirecte
Épimysium se prolonge en tendon soudé sur l’os
aponévrose plane
Fibre musculaire squelettique (= Myocyte)
Cellule multinucléée allongée recouverte par l’endomysium
longue cellule cylindrique renfermant de nombreux noyaux situés juste en dessous du sarcolemme (= membrane plasmique de la fibre musculaire)
Caractéristiques: Syncitium: structure regroupant de nombreuses cellules fusionnées Très grande taille: 10-100 μm 10 x > à une cellule moyenne Sarcoplasme: cytoplasme de la fibre musculaire --> grosses quantités de : - Glycogène - Myoglobine
Myofibrille
Fuseau cylindrique de filaments contractiles (= myofilaments) présents dans les fibres musculaires
80% du volume de la fibre
« emprisonnent » les organites cellulaires de la fibre
Aspect strié de la myofibrille
Stries A: bandes « sombres »
Stries I: bandes « claires »
–> alignement quasi-parfait des bandes = aspect strié de l’ensemble
Strie H: zone claire au milieu de la strie A
strie divisée en 2 par la ligne M
Ligne Z: zone foncée au milieu de la strie I
Sarcomère
Plus petite unité contractile de la fibre musculaire
unité fonctionnelle du muscle squelettique
situé entre 2 lignes Z
Caractéristiques: Petite taille : ~2 μm de long Composition : > 1 strie A + 2 ½ stries I > Myofilaments = Protéines contractiles - Filament mince = Actine - Filament épais = Myosine --> propriétés contractiles
Organisation du sarcomère
Myosine = Filament épais > parcourt toute la strie A Actine = Filament mince > parcourt toute la strie I + une partie de la strie A Titine > de la ligne Z à la myosine > maintient les filaments épais Ligne Z > ancre les filaments minces Ligne M > ancre les filaments épais
- -> 1 myosine est entouré de 6 actines
- -> 1 actine est entouré de 3 myosines
Structure moléculaire des myofilaments
Myosine = Filament épais
> tige cylindrique fixée par une charnière souple à 2 têtes sphériques (= sites actifs)
Actine = Filament mince
> tige cylindrique constituée de 2 chaînes hélicoïdales d’actine G (= sites actifs) et incluant :
Tropomyosine
Troponine
Système sarcotubulaire des fibres musculaires
Réticulum sarcoplasmique
> tubules qui se joignent à la strie H
> citernes terminales qui se joignent à la jonction des stries A et des stries I
Tubules transverses (= tubules T)
> sarcolemme pénétrant à l’intérieur des cellules à la jonction des stries A et des stries I
Triade
= 1 tubule T + 2 citernes terminales
> contraction synchrone de TOUS les myofibrilles de la fibre musculaire
Différentiation & Développement du muscle
Myoblaste (= cellule satellite)
> « cellule souche » précurseur de cellule musculaire, présent au stade néonatal (% important des cellules) mais aussi adulte (~5% des cellules)
Processus de myogénèse
Chez l’individu jeune
1. Prolifération des myoblastes sur les futurs sites musculaires
2. Alignement des myoblastes les uns derrières les autres
3. Fusion des myoblastes = formation de myotubes multinucléés
4. Différentiation (= maturation) des myotubes
Chez l’individu adulte
- Lésion musculaire → signaux chimiques envoyés aux myoblastes
- Migration des myoblastes sur le site de lésion
- Fusion des myoblastes = formation de myotubes multinucléés
- Différentiation (= maturation) des myotubes
- Nouvelles myofibres ou Incorporation dans le muscle adulte
Classification des os
- Os long (ex: humérus)
- Os plat (ex: sternum)
- Os irrégulier (vertèbre)
- Os court (talus)
Fonctions des os
• Soutien • Protection • Mouvement • Stockage des : - minéraux - triglycérides - facteurs de croissance • Formation des cellules sanguines
Structure des os longs
Diaphyse > contient la moelle jaune Épiphyse > contient l’os spongieux Membranes osseuses : > Périoste en surface externe o innervation/vascularisation > Endoste en surface interne o agit sur la matrice osseuse
Niveaux d’organisation
- Muscle
- Faisceau de fibres
- Fibre (cellule) musculaire)
- Myofibrille ou fibrille
- Sarcomère
- Myofilament ou filament
Contraction par glissement des filaments
Repos
filaments épais et minces ne se chevauchent qu’à l’extrémité de la strie A
Contraction =Activation des pont d’union
Accrochage des tête de myosine des filaments épais sur les sites de liaison de l’actine
filaments épais et minces se chevauchent davantage (= Actine vers le centre du sarcomère)
Contraction complète
Lignes Z deviennent contiguës aux filaments de myosine et sont tirées vers la ligne M
La distance entre les lignes Z diminue
Les filaments d’actine se chevauchent
Les zones claires (= stries H) disparaissent
Les stries A se rapprochent les unes des autres sans
raccourcissement
Mécanisme d’activation des ponts d’union
1. Formation des ponts d’union > Ca2+ libère les sites de liaison de l’actine 2. Activation des ponts d’union > Propulsion via libération de Pi + ADP 3. Détachement des ponts d’union > Liaison d’ATP sur la tête de myosine
–> 1 contraction musculaire = activations consécutives des ponts d’union
Physiologie de la contraction musculaire (Rappels)
- Le PA atteint la membrane des corpuscules terminaux du neurone présynaptique
- Ouverture des canaux ioniques Ca2+ voltage-dépendants
- Entrée des ions Ca2+ dans le neurone → Activation des vésicules synaptiques → Exocytose de l’acétylcholine (ACh) dans la fente synaptique
- Diffusion de ACh dans la fente synaptique →Liaison aux récepteurs du sarcolemme
- Ouverture des canaux ioniques Na/K ligand-dépendants → Dépolarisation membranaire
- Fermeture des canaux ioniques Na/K ligand-dépendants via la dégradation enzymatique de l’ACh
Couplage excitation-contraction
- Signal électrique (= PA)
- ↑ de [Ca2+] intracellulaire
- Glissement des filaments
Le PA n’agit pas directement sur les myofilaments mais via une ↑ de [Ca2+] intracellulaire
Un PA entraîne la sortie des ions Ca2+ en provenance des citernes terminales du réticulum sarcoplasmique (= triade)
↑ rapide de [Ca2+] intracellulaire
↑ [Ca2+] intracellulaire provoque l’exposition des sites actifs de l’actine
Cycle des ponts d’union
Cycle des ponts d’union
- Formation du pont d’union
attachement de la tête de myosine sur le site actif de l’actine suite à la liaison avec 2 ions Ca2+ - Activation du pont d’union
mouvement (~10 nm) de l’actine suite au relâcher de Pi (+ADP) - Détachement du pont d’union
détachement de la tête de myosine du site actif de l’actine suite à la liaison avec 1 molécule d’ATP - Tête de myosine « sous tension »
hydrolyse de l’ATP & stockage de l’énergie en résultant
–> 1 contraction musculaire = plusieurs activations consécutives des ponts d’union
Principes de la mécanique des muscles
Contraction d’un muscle similaire à celle d’une fibre
> 1 muscle = multitude de fibres musculaires → même principe de contraction
La tension musculaire (= force exercée sur un objet par un muscle contracté) permet de bouger une charge (= force opposée au muscle = masse de l’objet)
Contraction isométrique vs. isotonique
- Isométrique: contraction < charge (immobile) → tension musculaire ↑
- Isotonique: contraction > charge → raccourcissement musculaire ↑
Force & Durée de contraction d’un muscle dépendent de la fréquence & de l’intensité des stimuli qu’il reçoit
> Unité motrice = ensemble fonctionnel régissant la contraction musculaire
Unité motrice
Définition: 1 neurone moteur + toutes les fibres musculaires qu’il rejoint
Jonction neuromusculaire
région où un ensemble de télodendrons d’un neurone moteur entre en contact avec une fibre musculaire squelettique
1 neurone peut régir plusieurs fibres musculaires
Lorsqu’un neurone moteur déclenche un PA, toutes les fibres musculaires qu’il innerve se contractent
Nombre de fibres musculaires par unité motrice très variable
de 4 à plusieurs centaines !
influence sur la précision du mouvement:
> Petites unités motrices = grande précision du mouvement (ex:doigts, yeux, larynx …)
> Grandes unités motrices = faible précision du mouvement (ex: cuisse, bras …)
1 unité motrice ne contrôle pas des fibres musculaires regroupées
La stimulation d’1 seule unité motrice provoque 1 faible contraction de tout le muscle
Secousse musculaire
Réponse d’1 unité motrice à 1 seul PA de son neurone moteur Les 3 phases de la secousse musculaire 1. Période de latence Durée: quelques millisecondes Couplage excitation / contraction 2. Période de contraction Durée: 10-100 millisecondes Têtes de myosine actives = Pic de contraction Muscle raccourci si Tension > Charge 3. Période de relâchement Durée: 10-100 millisecondes Ca2+ a disparu = Tension musculaire ↓ La force de contraction ne s’exerce plus Les fibres musculaires se contractent (+ ou -) rapidement puis se relâchent
Réponses musculaires graduées
Variation de la contraction musculaire par le changement de fréquence ou de force des stimuli
- Fréquence des stimulations
+ grande force musculaire (= ↑ tension) produite en augmentant la fréquence des influx dans les neurones moteurs
Sommation temporelle des stimuli :
> le 2e stimulus doit se produire après la période réfractaire du 1er stimulus
–> Tétanos incomplet: contractions uniformes et continues suite à la stimulation répétée des mêmes cellules musculaires
–> Tétanos complet : la tension musculaire augmente jusqu’à une tension maximale (Fatigue musculaire)
> les contractions fusionnent en une longue contraction régulière - Force des stimulations
+ grande force musculaire (= ↑ tension) produite en augmentant le nombre d’unités motrices qui se contractent simultanément
Sommation spatiale des stimuli :
Les unités motrices possédant les fibres musculaires les plus petites sont commandées par des petits neurones moteurs → activées les 1ères
↑ Force de contraction avec l’excitation des unités motrices possédant des fibres musculaires de plus en plus grosses = Recrutement selon le principe de taille
Inversement lors de la décontraction, les unités motrices possédant les fibres musculaires les plus grosses retournent au repos avant les autres
–> Adaptation de l’intensité de la tension musculaire aux mouvements à effectuer par le muscle
Réponse des muscles suite à leur activation
Réponse musculaire décrite en terme de :
Changement de longueur
Taux de changement de longueur (= vitesse)
Quantité de force générée
L’activation des muscles ne génère pas forcément leur contraction
le muscle activé peut raccourcir / rester à la même longueur / allonger
Contraction isométrique vs. isotonique
- Isotonique: contraction > charge → raccourcissement musculaire ↑
- Isométrique: contraction < charge (immobile) → tension musculaire ↑
Contraction isotonique
Le muscle change de longueur (= se raccourcit ou s’allonge) et il déplace la charge
- Les 2 types de contraction isotonique
Concentrique: le muscle se raccourcit et effectue un travail
ex: frapper une balle, flexion du bras pour soulever un poids
Excentrique: génère de la force en s’allongeant
ex: gravir ou descendre une colline, allongement du bras pour déposer un poids
De nombreux mouvements corporels (ex: sauts & lancers) font appel aux 2 types de contraction !
–> la contraction excentrique prépare le corps à être en position pour une contraction concentrique
Contraction isométrique
Le muscle ne change pas de longueur mais la tension augmente à l’intérieur des fibres
La tension ↑ dans le muscle jusqu’au niveau maximal mais le muscle ne change pas de longueur
Maintien de la position debout & Stabilisation de certaines articulations pendant les mouvements
ATP
Source immédiate d’énergie pour la contraction musculaire
- L’hydrolyse de l’ATP (en ADP + Pi) est nécessaire pour obtenir l’énergie
vitesse de contraction déterminée par la vitesse de l’ATPase
- Les muscles contiennent de petites réserves d’ATP rapidement utilisé
soutient la contraction pour seulement quelques secondes (~ 5 sec)
la régénération de l’ATP dans la fibre musculaire est donc cruciale !
3 Voies de régénération de l’ATP musculaire
Phosphorylation directe
Réaction couplée avec la Créatine Phosphate (CP)
Voie anaérobie (produits obtenus : ATP, Lactate, H+)
Dégradation anaérobie du glucose musculaire ou sanguin
Voie aérobie (produits obtenus : ATP, CO2, H2O)
Dégradation aérobie du glucose musculaire ou sanguin
Dégradation aérobie des lipides du tissu adipeux
Dégradation aérobie des acides aminés provenant du catabolisme protéique
VOIR DIAPO 42
Voies de régénération de l’ATP musculaire selon l’activité
6 secondes: ATP emmagasiné dans les muscles d’abord utilisé
10 secondes: ATP produit à partir de la créatine phosphate et de l’ADP
30 à 40 secondes - Fin de l’activité: Le glycogène emmagasiné dans les muscles est dégradé en glucose, qui est oxydé pour produrie de l’ATP
Plusieurs heures: ATP est produit par la dégradation de plusieurs sources d’énergie provenant des nutriments par la voie anaérobie. Cette voie utilise l’oxygène libéré par la myoglobine ou acheminé dans le sang par l’hémoglobine. À la fin le déficit d’oxygène est compensé.
Fatigue musculaire
Incapacité physiologique du muscle de se contracter
Fatigue physiologique = absence d’ATP, déséquilibres ioniques
> exercice intense de courte durée
> récupération rapide
Fatigue psychologique = accumulation d’acide lactique
> exercice peu intense de longue durée
> récupération lente
Dette d’oxygène
Quantité d’O2 qui devra être consommée pourqu’un muscle revienne à son état de repos
Activité intense = changements des caractéristiques chimiques
> Réserves (O2, Glycogène, ATP, CP) à reconstituer + Lactate à reconvertir
Contraction anaérobie: utilisation d’O2 suspendue jusqu’à disponibilité
> Dette d’O2 à rembourser ultérieurement pour rétablir l’état d’origine de repos
• 40% de l’énergie libérée= travail utile / 60% de l’énergie libérée= chaleur
Nombre de fibres stimulées
+ grande force musculaire (= ↑ tension) produite en augmentant le nombre d’unités motrices qui se contractent simultanément
Sommation spatiale des stimuli
Recrutement selon le principe de taille
–> Adaptation de l’intensité de la tension musculaire
aux mouvements à effectuer par le muscle
Fréquence de stimulation
• + grande force musculaire (= ↑ tension) produite en augmentant la fréquence des influx dans les neurones moteurs
• Sommation temporelle des stimuli :
le 2e stimulus doit se produire après la période
réfractaire du 1er stimulus
Tétanos incomplet: contractions uniformes et continues suite à la stimulation répétée des mêmes cellules musculaires
Tétanos complet : la tension musculaire augmente jusqu’à une tension maximale
> les contractions fusionnent en une longue contraction régulière
Taille des fibres stimulées
+ grande force musculaire (= ↑ tension) produite lorsque le muscle est + volumineux (= épaisseur & largeur musculaire supérieures)
Les grosses fibres des grosses unités motrices produisent les mouvements les plus puissants
l’exercice physique augmente la force d’un muscle en l’hypertrophiant (↑ de la taille des cellules musculaires, mais pas de leur nombre)
Degré d’étirement du muscle
la force exercée est maximale quand la longueur du muscle se situe entre 80 et 120% de sa longueur optimale de repos
dans l’organisme les muscles squelettiques restent proches de leur longueur optimale car ils sont attachés aux os
La longueur de la fibre musculaire affecte la longueur des sarcomères
> affecte le degré de recoupement des filaments d’actine et de myosine
–> Fibre trop étirée: les filaments ne se chevauchent pas du tout
–> Fibre trop raccourcie: les filaments se touchent et se gênent
Diversité des vitesses de contraction musculaire
Variabilité de vitesse de contraction musculaire
> Le temps nécessaire pour atteindre la tension maximale varie de 2.10-3 à 30 secondes
> Variations interspécifiques (ex: Insecte vs. Tortue)
> Variations intraspécifiques (ex: œil vs. jambe chez l’Humain)
Les muscles rapides permettent les comportements où la vitesse de réaction est critique pour l’organisme > Fuite > Combat > Déplacement rapide > Vocalisation
Les contractions lentes soutiennent surtout les fonctions viscérales ou les déplacements d’organismes « primitifs »
–> Différents types de fibres musculaires pour différentes fonctions
Critères de classement des types de fibre musculaire
Vitesse de contraction > Lente vs. Rapide Activité de l’ATPase de la myosine > Lente vs. Rapide Voies de production de l’ATP > Aérobie vs. Glycolyse anaérobie
Il existe 3 catégories de cellules musculaires squelettiques :
Fibres oxydatives à contractions lentes
Fibres oxydatives à contractions rapides
Fibres glycolytiques à contractions rapides
Myoglobine
Pigment qui se lie à l’O2 dans les fibres musculaires
Rôles & Importance
> se lie à l’ O2 et facilite sa diffusion à travers la cellule musculaire
> emmagasine des réserves d’ O2 dans la cellule musculaire
Aspect variable des muscles
> selon la quantité de myoglobine (= type de fibre musculaire)
> selon la quantité d’O2 fixé sur la myoglobine
Types de fibre dans les muscles
Complémentarité des 3 types de fibres musculaires
> La plupart des muscles possèdent les 3 types de fibre musculaire: permet de contrôler la vitesse de contraction et la résistance à la fatigue d’un muscle donné
1 unité motrice donnée possède 1 seul type de fibre musculaire
> Type I: petit nombre de fibres & petites fibres dans l’unité motrice
> Type IIB: grande quantité de fibres & fibres grosses dans l’unité motrice
–> Adaptation de l’intensité de la tension musculaire aux mouvements à effectuer par le muscle
Influence de la charge
Plus la charge est importante et …
plus la période de latence est de longue durée
plus la contraction est lente
plus la contraction est de courte durée
Adaptation à l’effort
• Exercices aérobiques (= endurance) – ↑ nombre des capillaires – ↑ nombre & taille des mitochondries – ↑ nombre de myoglobine – Changement % des fibres rapides/lentes – Pas d’hypertrophie musculaire
• Exercices contre résistance (= force) – Dilatation de chaque fibre musculaire – ↑ nombre des mitochondries – Organisation métabolique des fibres : ↑ Glycogène – Changement % des fibres rapides/lentes
Fibres musculaires striées
Caractéristiques
Fibres épaisses/striées (50-200 μm)
Stries = Alignement transversal des filaments d’actine & de myosine
Multinucléarité résultant de la fusion de plusieurs myoblastes
Contrôlé par innervation
Muscle squelettique
s’attache et recouvre le squelette
contractions volontaires
muscles neurogéniques
Muscle cardiaque
paroi du cœur
contractions involontaires
muscles myogéniques
Anatomie microscopique des muscles cardiaques
Organisation des myocytes Mitochondries Myofibrilles Gouttelettes lipidiques Noyau Réticulum sarcoplasmique Disques intercalaires = Desmosomes + Jonctions GAP
Myocytes= cellules musculaires myogéniques
« Pacemaker » se dépolarisent spontanément
transmettent leur signal électrique partout dans le cœur → dépolarisation & contraction des autres cardiomyocytes via les jonctions ouvertes
Contraction « en bloc »
Cellules Pacemaker
Cellules rythmogènes génératrices du PA
Cardiomyocytes spécialisés produisant des dépolarisations rythmiques spontanées
les cardiomyocytes ayant le rythme intrinsèque le plus rapide du cœur détermine la fréquence de contraction cardiaque
Dépolarisations rythmiques spontanées
> instabilité du potentiel de repos des membranes des cellules pacemaker
1. PP= ↑ du PR jusqu’à un palier (~ -40 mV)
2. PA= initiation d’un potentiel d’action
Coordination de la contraction
Jonctions ouvertes (= GAP) entre tous les cardiomyocytes → unité de dépolarisation
transmission du PA à tous les myocytes (contractiles)
Contraction musculaire « en bloc »
Étapes de la dépolarisation des cellules pacemaker
1ère phase: Potentiel pacemaker
- Ouverture de canaux à cations non-sélectifs (= canaux f)
> Na+ entre dans la cellule & K+ sort de la cellule
> Dépolarisation lente des cellules pacemaker jusqu’à un pallier (~ -40 mV)
2ème phase: Potentiel d’action
1. Ouverture des canaux Ca2+ des tubules T
> Dépolarisation rapide des cellules pacemaker
2.
- Fermeture des canaux Ca2+
- Ouverture des canaux K+
> Repolarisation lente des cellules pacemaker
Contraction des myocytes contractiles
Phase en plateau du PA cardiaque
longue période réfractaire permettant au sang de circuler entre chaque PA !!!
Contraction successive des myocytes contractiles
Nœud sinusal (atrial) = centre rythmogène le plus rapide → détermine le rythme cardiaque imprimé pour les autres cardiomyocytes de l’individu
Caractéristiques des fibres musculaires lisses
Fibres minces/lisses (2-10 μm)
Pas de stries = Pas d’alignement (= Filaments minces & épais arrangés pêle-mêle)
Uninucléarité (= pas de fusion de myoblastes)
Contrôlé par innervation ou rythmicité myogénique
Contractions involontaires
Muscles neurogéniques
Fibres musculaires lisses des organes viscéraux creux
Couche circulaire: couche musculaire la + proche de la lumière
Couche longitudinale: couche musculaire la + externe
> 2 couches orientées perpendiculairement
> Alternance de contraction & relâchement de ces 2 couches
Organisation des filaments des muscles lisses
Absence de sarcomère organisé
Présence de filaments épais & minces en groupes épars dans le cytoplasme
> les filaments minces sont attachés aux corps denses et aux plaques d’adhésion
L’agrégation des filaments s’interconnectant les uns avec les autres (par les corps denses & filaments intermédiaires) forment un réseau
Plaque d’adhésion: arrimage du réseau à la membrane plasmique
–> contraction des cellules musculaires lisses dans toutes les directions/dimensions !
Particularités de contraction des muscles lisses
Jonctions ouvertes:
> l’ensemble de la couche répond à un stimulus
Filaments intermédiaires:
> cytosquelette résistant non contractile dirigeant la traction
Filaments épais & minces disposés en biais:
> forme de « tire-bouchon » lorsque la fibre est contractée
Cavéoles: > fort [Ca2+] > contraction : lente synchronisée
Contrôle extrinsèque de la contraction
2 grands types de contrôle
Neuronal → innervation
Endocrine → action hormonale