1. Introduction Flashcards
1-1 INTRODUCTION
Nous allons traiter dans ce chapitre, de mécanismes qui habitent notre quotidien, souvent sans que l’on en ait une claire conscience : il s’agit de la perception des groupes sociaux qui nous entourent, mais également de nos propres groupes d’appartenance. Nous présenterons ici les synthèses des principaux concepts et modèles théoriques contribuant à mieux comprendre comment se forgent les perceptions que nous avons des membres de nos propres groupes d’appartenance, mais aussi et surtout des autres groupes. Ces questions sont depuis longtemps au coeur des préoccupations des chercheurs en psychologie sociale, et sont au croisement de champs d’investigations variés. Lesquels ?
- l’ethnocentrisme (Levine et Campbell, 1972),
- l’identité sociale (Tajfel, 1981),
- les processus associés à la catégorisation sociale : les préjugés et les stéréotypes.
1-2 INTRODUCTION
Les travaux de [L… et C…] ont pour intérêt d’avoir servi de […] entre les recherches de Sumner (1906) sur l’ethnocentrisme, et celles qui se développeront ensuite au cours des années [19..]. Sumner avait contribué à poser les bases de recherches sur les rapports inter-groupes, en étant le premier à introduire dans les débats le concept d’ethnocentrisme. Dans son approche, l’ethnocentrisme se caractérise par la tendance à […] et […] les autres groupes sociaux, par rapport au point de référence qu’est son propre [… d’…]. Cela nous conduirait à n’utiliser que nos propres [… de … …], pour appréhender les particularités des autres groupes. Il serait donc inévitable que, au-delà de l’incompréhension potentielle, ce soit la […] et le […] qui découlent de l’ethnocentrisme. La contribution de Summer fut majeure pour la suite des recherches, mais elle nécessitait d’être développée, car elle ne disait rien sur les [… …] qui lui sont associés. C’est sur ce point que les recherches de [L… et C…] se sont révélées déterminantes.
Les travaux de [Levine et Campbell] ont pour intérêt d’avoir servi de [relais] entre les recherches de Sumner (1906) sur l’ethnocentrisme, et celles qui se développeront ensuite au cours des années [1970]. Sumner avait contribué à poser les bases de recherches sur les rapports inter-groupes, en étant le premier à introduire dans les débats le concept d’ethnocentrisme. Dans son approche, l’ethnocentrisme se caractérise par la tendance à [percevoir] et [évaluer] les autres groupes sociaux, par rapport au point de référence qu’est son propre [groupe d’appartenance]. Cela nous conduirait à n’utiliser que nos propres [grilles de lectures culturelles], pour appréhender les particularités des autres groupes. Il serait donc inévitable que, au-delà de l’incompréhension potentielle, ce soit la [dévalorisation] et le [rejet] qui découlent de l’ethnocentrisme. La contribution de Summer fut majeure pour la suite des recherches, mais elle nécessitait d’être développée, car elle ne disait rien sur les [processus psychologiques] qui lui sont associés. C’est sur ce point que les recherches de [Levine et Campbell] se sont révélées déterminantes.
1-3 INTRODUCTION
En effet, Levine et Campbell reprennent le concept d’ethnocentrisme élaboré par Summer, mais en lui adjoignant d’autres particularités que la seule distinction entre l’endogroupe et l’exogroupe, notamment l’hypothèse que cette distinction ne s’opère pas simplement sur des critères […] (de pratiques, de mœurs…), mais qu’elle conduit aussi à ne pas appliquer les mêmes principes [d’… et d’…]. Ils proposent le concept de [“… …”] pour désigner le fruit de ces processus.
En effet, Levine et Campbell reprennent le concept d’ethnocentrisme élaboré par Summer, mais en lui adjoignant d’autres particularités que la seule distinction entre l’endogroupe et l’exogroupe, notamment l’hypothèse que cette distinction ne s’opère pas simplement sur des critères [objectifs] (de pratiques, de mœurs…), mais qu’elle conduit aussi à ne pas appliquer les mêmes principes [d’évaluation et d’interprétation]. Ils proposent le concept de [“stéréotype universel”] pour désigner le fruit de ces processus.
1-4 INTRODUCTION
Le stéréotype universel reflèterait la tendance à évaluer [positivement/négativement] les critères de jugement quand il s’agit de son propre groupe, et [positivement/négativement] quand il s’agit de groupes extérieurs.
Le stéréotype universel reflèterait la tendance à évaluer [positivement] les critères de jugement quand il s’agit de son propre groupe, et [négativement] quand il s’agit de groupes extérieurs.
1-5 INTRODUCTION
Que vous évoque ces phrases ?
VOIR SON GROUPE COMME VERTUEUX ET SUPÉRIEUR.
Voir l’autre groupe comme méprisable, immoral et inférieur.
VOIR SON GROUPE COMME PACIFIQUE.
Voir l’autre groupe comme agressif.
NOTRE GROUPE EST HONNÊTE ET DIGNE DE CONFIANCE.
L’autre groupe n’a pas le sens de l’honnêteté ni de code moral.
Levine et Campbell ont établi une liste comparative des jugements selon qu’ils concernent l’endogroupe (MAJUSCULES) ou l’exogroupe (minuscules), ces phrases en sont des exemples.
1-6 INTRODUCTION
Ces travaux posent les bases d’une distinction entre deux facettes de la perception intergroupes. Lesquels ?
1) d’un côté l’aspect descriptif (le critère),
2) de l’autre l’aspect évaluatif (en terme de valeur sociale).
1-7 INTRODUCTION
Ces deux processus, description et évaluation, vont se retrouver ensuite au centre des travaux portant sur les mécanismes socio-cognitifs impliqués dans les perceptions intergroupes. De quels mécanismes socio-cognitifs s’agit-il ?
De la catégorisation sociale, du préjugé et du stéréotype.