Les lectures Flashcards

1
Q

À partir du texte de Poliquin (2017) intitulé Penser et percevoir autrement les personnes qui font usage de drogues par injection et en faisant des liens avec la matière vue en classe,

1)
expliquez
pourquoi il est important de dépasser les catégorisations simplistes et réductrices des individus (un argument)

2) expliquez comment un renversement des perspectives axées sur le biomédical et les risques biologiques permet de concevoir autrement les réponses sociales à l’utilisation de drogues (un argument).

A

1- Il est important de dépasser les catégorisations simplistes et réductrices des individus, comme celle de « personne à risque », car elles limitent notre compréhension de la personne à un seul aspect : sa consommation de drogues. Dans son texte, Poliquin (2017) explique que ces étiquettes figent l’identité des personnes qui utilisent des drogues par injection (UDI) et servent davantage les institutions (comme la santé publique) que les personnes elles-mêmes. Elles contribuent à la stigmatisation et empêchent de voir l’individu dans toute sa complexité — une personne qui peut être vulnérable, souffrante, mais aussi capable de changement, d’autonomie et de projets.L’approche de RDM encourage à voir les personnes qui consomment comme des êtres humains à part entière, et non comme des problèmes à corriger. Elle insiste sur l’importance d’aller à leur rencontre sans jugement, de respecter leur rythme et leurs choix, et de reconnaître leur capacité à agir sur leur vie.

2- Changer notre façon de voir les personnes qui consomment des drogues, en ne se concentrant plus seulement sur les risques pour la santé (comme le VIH ou l’hépatite C), permet d’imaginer des meilleures réponses sociales. Poliquin (2017) explique que si on pense seulement en termes de maladies, on oublie tout le reste : les difficultés sociales, la pauvreté, la solitude, les blessures du passé. On voit la personne comme un problème médical, au lieu de la voir comme un être humain qui peut évoluer, changer et avoir des projets.

Dans le cours, on a vu que l’approche de réduction des méfaits (RDM), surtout celle ancrée dans la justice sociale, va plus loin. Elle ne vise pas seulement à protéger contre les maladies, mais aussi à changer les lois injustes, à lutter contre la stigmatisation, et à aider les gens dans leur vie entière, pas juste dans leur consommation. Par exemple, des solutions comme les sites d’injection supervisée, les traitements de substitution ou le travail fait par d’autres personnes ayant vécu les mêmes choses (pairs) permettent d’offrir du soutien réel. L’objectif est de créer des liens, offrir du respect, et améliorer les conditions de vie, pas d’obliger à arrêter de consommer.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
2
Q

Dans le texte intitulé « Penser la prévention de la criminalité autrement que par la guerre au
crime », Corriveau et Quirion discutent des modèles de prévention situationnelle et de prévention par le développement social.

A) En quoi ces modèles s’apparentent-ils à une logique pénale –
présenter un argument par modèle?
B) Du point de vue des auteurs, en quoi l’approche de
réduction des méfaits représente-t-elle une alternative intéressante de prévention prévenante – présentez un argument?

A
  1. Prévention situationnelle :
    Ce modèle cherche à empêcher les crimes en modifiant l’environnement (ex. : mettre des caméras, plus de lumière, plus de police). Même si c’est présenté comme de la prévention, il utilise des moyens proches de la punition : il veut dissuader les gens de commettre des crimes et surveille beaucoup. Ça peut faire peur aux citoyens, stigmatiser certaines personnes et même simplement déplacer les crimes ailleurs au lieu de vraiment les empêcher.
  2. Prévention par le développement social :
    Ce modèle veut agir tôt dans la vie des gens, en ciblant ceux qui sont considérés comme « à risque » (souvent des jeunes de milieux pauvres). Le problème, c’est que ça peut mener à du profilage (on soupçonne des groupes entiers), et à de la stigmatisation : on colle une étiquette de futur criminel à des enfants, ce qui peut les amener à croire que c’est leur destin. Donc, même si ça semble bienveillant, ça garde une logique de contrôle, comme dans la justice pénale.

Parce qu’elle sort de la logique punitive.
Au lieu de punir ou de forcer les gens à arrêter certains comportements (comme consommer des drogues), cette approche cherche à réduire les conséquences négatives (comme les maladies ou les surdoses).
Elle ne juge pas, respecte la personne et l’aide selon ses besoins réels, même si elle continue à consommer.
C’est une approche plus humaine, inclusive et efficace, parce qu’elle prend en compte les vulnérabilités des gens, au lieu de les traiter comme des criminels.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly
3
Q

Le texte “Indigenous harm reduction = reducing the harms of colonialism” présente quatre grands
défis à l’implantation de la réduction des méfaits au sein des communautés autochtones. À partir
de votre lecture et de la conférence portant sur « colonialisme, dépendances et résilience »
expliquez deux de ces défis.

A

. La stigmatisation (selon le texte)
Le texte explique que la stigmatisation est le plus gros obstacle à la réduction des méfaits chez les Autochtones.
Ça veut dire que les gens qui consomment de la drogue ou de l’alcool sont souvent jugés ou rejetés.

Par exemple, dans certaines communautés, il faut être en abstinence complète (ne plus consommer du tout) pour pouvoir recevoir de l’aide ou participer à des cérémonies.

Les mots comme « être propre » ou « être sobre » font croire que les personnes qui consomment sont sales ou mauvaises, ce qui est très blessant.

Cela peut empêcher les gens d’aller chercher de l’aide parce qu’ils ont peur d’être jugés ou exclus.

Quand une personne est rejetée, elle peut se sentir seule et triste, et parfois consommer encore plus pour oublier sa douleur.

Le texte dit aussi que cette stigmatisation est encore pire quand elle est mélangée avec du racisme.

  1. Le conflit entre abstinence et réduction des méfaits (selon le texte)
    Le texte explique qu’il y a souvent un désaccord dans les communautés autochtones entre deux façons de voir les choses :

Certains pensent que la seule bonne solution, c’est l’abstinence totale (arrêter complètement de consommer).

D’autres croient que la réduction des méfaits peut aider les gens même s’ils consomment encore, par exemple avec de l’écoute, de la sécurité ou des soins.

Dans plusieurs communautés, surtout dans les régions éloignées, le mot “réduction des méfaits” est mal vu ou mal compris.
Les chefs, les Aînés ou les personnes en position d’autorité peuvent refuser ces services parce qu’ils ne correspondent pas à leurs valeurs traditionnelles.

Le texte propose des solutions, comme le programme Not Just Naloxone, qui aide les communautés à discuter ouvertement, de façon respectueuse, des dépendances et des différentes approches.

How well did you know this?
1
Not at all
2
3
4
5
Perfectly