Cours 9 Flashcards
Le central eight
Ajoute aux quatre domaines majeurs (moderate four), en lien avec le fonctionnement de la personne dans son environnement.
- Environnement familial (parents) /marital
- École/travail
- Loisirs et temps libres
- Consommation et abus de substance
Environnement familial et marital
Qualité des relations actuelles avec les membres de la famille immédiate
- Pour les adolescents, accent sur la famille et la dynamique actuelle
- Milieu dysfonctionnel
- Source de conflits interpersonnels
- Source limitée d’affection et de support
- Absence de surveillance et de supervision vis-à-vis l’agir délinquant
- Pour les adultes, accent sur les relations intimes.
- Particulièrement, instabilité et conflits interpersonnels. Comprendre la personne peut
donner de l’information sur les 4 premiers facteurs.
École et travail
Qualité et nature de l’expérience professionnelle et scolaire actuelle de la personne
- Stabilité de l’emploi; capable de maintenir le même emploi pour au moins 6 mois, personnalité antisociale, prendre des décisions impulsives.
- Faible performance scolaire/ emploi; est-ce qu’il y a l’impression qu’il se fait manipuler?
- Problème de comportements (école, travail; absence, retard, défiance, etc.); difficulté avec l’autorité, avec les règles, personnalité défiante
- Difficultés d’ajustement et d’adaptation scolaire/ emploi
- Satisfaction et valorisation absente
Abus de substance
- Peut agir comme un désinhibiteur du comportement.
- Consommation peut créer de l’instabilité dans différentes sphères de vie (travail,
familles, relations) pouvant causer frustrations, colère, conflits - Crime (S) afin de soutirer des drogues (vol/vol avec violence)
- Comportements criminels afin de se procurer argent pour s’acheter des drogues
(dépendances)
Loisirs et temps libres
Nature et qualité des loisirs et des activités durant les temps libres (activités routinières et habitudes de vie)
- Activités positives/ prosociales
- Temps libre non-structuré
Activités positives, prosociales et constructives
- Peu impliqué dans les activités sportives, socioculturelles
- pas/peu de passe-temps en compagnie de pairs positifs
- Peu intéressé par la lecture, le cinéma, le théâtre, etc.
- Satisfaction et valorisation absente
- Difficulté de profiter de ces moments sans consommation
Temps libre non-structure
- Flâner, paresser, vagabonder sans buts précis
- Consommation de substances, en solitaire ou avec d’autres consommateurs
- Bars, alcool, longues nuits…
- Activités routinières favorisent l’émergence de situations/ d’opportunités criminelles
Considérations méthodologiques
Principes importants
- Plusieurs principes importants à considérer et mettre en application afin de réaliser
une évaluation criminologique rigoureuse.
Validité de l’information
- Mesure-t-on ce que l’on prétend vouloir mesurer?
- Maitrise des construits théoriques et facteurs de risque
- Bien comprendre comment évaluer les construits
- Attention aux construits multidimensionnels
- Ne pas négliger l’importance des outils valides par la recherche
- Recours à différents outils afin de valider les conclusions
- Bien comprendre les facteurs de risque et bien les évaluer
Fidélité de l’information
- Est-ce que deux collègues évaluant la même personne identifiant les mêmes facteurs
tirent les mêmes conclusions? - Multiplier les sources d’information
- Dossier de police, déclaration de la victime, dossiers correctionnels antérieurs,
déclaration du client, des proches. - Faire attention aux biais personnels.
- Clients et tendance à vouloir bien paraitre, nier, minimisé, mentir
Analyse exhaustive
- Est-ce que l’ensemble des facteurs de risque connus a été pris en compte, évalué et
analysé? - On ne sélectionne pas parmi les facteurs importants
- Facteurs spécifiques a une dynamique criminelle particulière? Délinquance sexuelle,
violence conjugale, crime organisé, etc, - Autres facteurs pertinents a la dynamique criminelle? Accès aux services, programme et thérapie, réceptivité de l’individu face aux interventions, support/soutien social dans sa démarche de changement, motivation réelle à changer.
Pertinence de l’information
- Est-ce que l’évaluateur distingue clairement les facteurs criminogènes et facteurs non
criminogènes? - L’évaluateur repose ses conclusions sur l’analyse et l’interprétation de facteurs
criminogènes établis. - Ce qui semble négatif dans une trajectoire de vie n’est pas nécessairement pertinent
pour la dynamique criminelle - Importance de la théorie et de la recherche
Transparence de la démarche
- Est-ce que la démarche est présentée sans aucune ambiguïté?
- Être clair et bien justifier ses conclusions
- Facteur de risque caractérisé très bien, modérément bien ou peu la situation de la
personne? - Démontrer clairement le comment et le pourquoi de votre conclusion
- Rapporter vos sources
- Votre rapport doit être accessible (comprehension) aux non-criminologues
Communication du risque
- Est-ce que le niveau de risque est logique et clairement présenté?
- Lien logique entre les facteurs de risque et le niveau de risque
- Intégration cohérente des éléments du dossier
- Énonce clairement le niveau de risque et les probabilités de récidive criminelle avec
l’aide d’un outil actuariel. - Si un écart entre les conclusions de l’évaluateur et le portrait tire de l’évaluation
actuarielle; l’évaluateur doit être en mesure de bien justifier sa position.
Le cas bastien
- Cas tres mediatise en 2000 entourant l’enlevement et le meurtre d’un jeune garcon
- Lourd pasee criminel mais pour des crimes relativement mineurs
- Sentences au niveau provincial et federal
- Individu en liberation conditionnelle
- Recidive dans les semaines suivant l’octroi d’une libertayion conditionnelle
- Enquete publique suivra…
Rapport conrbo (2001) pour rendre plus securitaire un risque necessaire
- Enquête entourant les pratiques concernant la libération conditionnelle au Québec, incluant plusieurs recommandations (73), notamment:
- Réaffirme l’importance de la réinsertion sociale
- Réinsertion doit s’effectuer dans le respect de la sentence imposée et de la sécurité
publique - Améliorer les standards et la rigueur méthodologique dans les décisions prises
- Un lien plus étroit avec la recherche, tout en favorisant la formation continue
- Recours a un outil d’évaluation du risque pour mieux encadrer les décisions prises.
Introduction du LS/CMi au Québec
- Le ministère de la Sécurité publique du Québec implante le LS/CMI au sein des
milieux correctionnels québécois. - Repose sur une expertise canadienne
- Déjà utilisé dans les pénitenciers fédéraux au Québec
- ls/CMi graduellement introduit à partir de 2007
Outils de 3e et 4e génération
- Histoire criminelle: implication précoce et persistante dans des activités criminelles
dans une diversité de contextes. - Attitudes, valeurs et croyances antisociales: description: attitudes, croyances et
valeurs qui supportent les comportements criminels, identité criminelle, défiance et rébellion. Intervention: diminuer les pensées et croyances antisociales, reconnaitre les schèmes de pensées, développer et adopter des schèmes alternatifs de pensée. - Réseau criminel/affiliation a des pairs délinquants: description: association significative avec des pairs impliqués dans la criminalité. Support social quant a la commission des délits. Intervention: diminuer les relations avec les pairs ayant une influence négative.
- Famille et relation de couple: deux dimensions importantes sont l’affection/ l’écoute ainsi que la supervision/ le contrôle sociale. Intervention: diminuer les conflits, développer des relations positives, améliorer la supervision et le contrôle.
- Éducation et travail: description: niveau de performance de satisfaction et de valorisation faible. Intervention: Améliorer la performance, mieux comprendre et apprécier les retombées positives.
- Loisirs et activites routinieres/recreatives: description: faible niveau d’implication et de satisfaction dans des activites positives, constructives et prosociales. Intervention: amelioration de l’implication, satisfaction et des benefices percus de l’implication dans de telles activites
- Abus de substance: description: abus d’alcool et ou/ d’autres substances. Intervention: reduction de la consommation, reduction du support social
Origines du LSI-R
- Travaux de recherche en Ontario qui permettent d’observer de différences importantes
et marquées entre les agents de probation quand: - Les facteurs pris en considération d’un agent de probation a l’autre
- La façon dont l’information est analysée et rapportée par les agents
- Le lien entre les conclusions et le type de supervision proposé n’est pas toujours clair.
- Beaucoup trop de pouvoir discrétionnaire
Level of service inventory-revised
- Les origines du LS/CMI se trouvent dans un outil de 3e génération, le LSI, conçu
pour les services correctionnels canadiens durant les années 80-90 - Évaluation du risque et des besoins en traitement pour contrevenants adultes
- Sert à guider le plan d’intervention correctionnel (pic) durant la sentence
- Outils qui mettent en valeur les principes de risque et besoins
- Permet de mieux identifier les candidats pour les sanctions les moins restrictives
(probation moins contraignante, semi-liberté, libération conditionnelle, transfert de pénitenciers)
Le LSI-R est initialement un outil composé de 10 catégories de facteurs de risque - Aide le criminologue a identifier rapidement les aspects du fonctionnement de
l’individu qui requiert une attention particulière - La plupart des composantes sont constituées d’items modifiables
- L’outil rappelle que le travail ne se limite pas à la supervision, mais également a
l’intervention - 10 catégories de facteurs composés de 54 items.
Valeur ajoutée des outils de 3e génération?
Andrews and bonta concluent a la superiorite des outils de 3e generation
- Elargissement des facteurs pris en compte
- L’ajout de facteurs dynamiques permet-il d’ameliorer la qualite de la prediction du
risque?
- Ceci represente in point de debat
Le LSI-R est modifié et bonifié
Modifications importantes apportées a l’outil en 2004 qui devient un outil de 4e generation
- Level of service/case management inventory (LS/CMI)
- Andrews, bonta and wormith (2004)
- Le lsi-r continue aujourdh’ui d’etre utilisee dans plusieurs services correctionnels:
moins lourds, plus rapide, plus simple
LS/CMI
- Outil pouvant être utilisé dans différents contextes:
- Cadre presentenciel
- prisons/penitenciers
- Probation
- Maison de transition
- Liberation conditionnelle
Outil qui a pour objectif de guider le professionnel dans l’evaluation correctionnelle des risques, des besoins et de la receptivite - Il n’ets pas recommande de se baser uniquement au ls/cmi
- Ne remplace pas le jugement structure qui repose sur plusieurs sources d’information
Criteres et considerations generales
- Clientele judiciarisee
- Autant avec hommes que femmes
- 16 ans et plus
- Version adaptee pour les adolescents (YLS/CMI)
Format de l’instrument
Section 1 portant sur les facteurs de risque/besoins
- Similaire a un outil actuariel traditionnel avec des items et des scores assignes a chacun des items
Sections 2 a 5 sert d’aide memoire
- Guider et structurer le jugement professionnel quant a la gestion du risqui
Sections 6 et 7 se veulent un sommaire
- Niveau de risque et des besoins du client
Sections 8 a 11 sont plutot administratives
- Pour objectif de rendre compte de l’historique de la gestion du risque durant la
sentence
Section 1 facteurs de risque et besoins generaux
- Fait reference aux facteurs de risque (et besoins) associé empiriquement a la recidive
generale et sert de point de depart a l’evaluation criminologique - Section 1 du ls/cmi correspond plus ou moins au lsi-r (sections 2-11 absentes du lsi)
- Entrevues avec le client, rapport presentenciel, consultation des dossiers anterieurs,
rapports de police, si possible entrevue avec proches. - Combinaison de facteurs statiques et dynamiques
- 8 categories de facteurs pour un total de 43 items
- Si un des itemss n’est pas complete, ceci peut compromettre les conclusions
- Addition du pointage a chacun des items
- Histoire criminelle
- Education et travail
- Famille et vie de couple
- Loisirs et temps libre
- Frequentations
- Alcool et probleme de drogue
- Orientation et attitude procriminelle
- Pattern antisocial
Section 2- facteurs de risque et besoins spécifiques
Section 2 vient completer la liste des facteurs associes a la recidive generale
- Reconnait la presence de facteurs spécifiques a une forme particuliere de crime
(violence, crimes sexuels)
- Deux sections distinctes de facteurs
- Note simplement presence ou absence de l’item
- Pas de composante actuarielle ici.
Problemes personneles associes au potentiel criminel
- Problemes de conformite en contexte de supervision
- Evaluation de la psychopathie
- Trouble de la personnalite autre que psychopathie
- Problemes de gestion de la colere
- Comportements sexuels inadequats
- Frequentations regulieres aveec pairs hors de de son groupe age
- Racisme, sexisme