Cours 4 Flashcards
Vrai ou faux. Selon les statistiques, les garçons sont plus délinquants que les filles, peu importe le type de crime répertorié.
Vrai. Leur délinquance est plus violente et persiste.
Globalement, les garçons seraient responsables de quatre fois plus de crimes que les filles au total.
Quels sont les risques liés à la délinquance chez les filles ?
- Monoparentalité
- Pauvreté
- Toxicomanie
- Troubles mentaux (p. ex. dépressifs ou de la personnalité)
- Violence conjugale
La délinquance s’arrête, mais peut être dommageable chez les filles.
Selon les statistiques officielles :
_______% des délinquants juvéniles sont de sexe féminin.
Selon l’infraction commise, les filles ont _______% plus de chance que les garçons de s’en sortir sans être inculpée.
28 % des délinquants juvéniles sont de sexe féminin.
Selon l’infraction commise, les filles ont 10 à 25% plus de chance que les garçons de s’en sortir sans être inculpée.
Selon les statistiques auto-révélées :
_______% des délinquants juvéniles sont de sexe féminin.
33% des délinquants juvéniles sont de sexe féminin.
Entre les filles et les garçons : qui sont les jeunes qui commettent des infractions à caractère violent plus tôt ?
Les filles feraient des infractions à caractère violent plus tôt que les garçons.
Quelles sont les différences des habitudes de consommation entre les filles et les garçons ?
i. Garçons : alcool, cannabis et cocaïne en vieillissant
ii. Filles : méthamphétamine, substances de synthèse
Quelle est la conclusion à retenir concernant les stats officielles et auto-révélées ?
La délinquance des filles est sous-évaluée dans les statistiques officielles.
Quels sont les deux crimes souvent dits « réservés » aux hommes dans la croyance populaire ?
Et quelle est l’activité qu’on associe automatiquement les femmes ?
HOMMES :
1. Le cas de la violence conjugale
2. Le cas de l’agression sexuelle
FEMMES :
1. Prostitution (mais 40-50% sont des hommes)
Vrai ou faux. Les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à l’intérieur du processus judiciaire criminel. En revanche, elles sont moins souvent inculpées.
Fournir des explications.
Faux.
Les femmes sont moins nombreuses à l’intérieur du processus judiciaire criminel
Explications :
i. Crime de même type est moins sévère lorsque commis par une femme.
ii. La femme a moins d’antécédents et de facteurs aggravants. Moins d’antécédents et + fcts aggravants : peine plus clémente.
iii. Elles sont traitées avec plus de tolérance.
Qu’est-ce qui démontre que la réponse du système judiciaire a longtemps été genrée.
- On voulait traduire les garçons en justice.
- On voulait protéger les filles.
Les filles sont plus souvent signalées en LPJ qu’en délinquance (neuf filles sur dix end up en CJ et seulement une sur dix en délinquance juv. ; pour les garçons, c’est plus 50-50).
Qui subit davantage de conséquences sociales à passer devant la justice ?
Filles : plus de risques
Passer devant la justice => + problématiques sociales chez les filles que chez les gars
Avec les filles, on mise sur la déception et la honte, dans l’espoir que la fille se « redresse ».
Comment Lombroso explique la délinquance des femmes ?
- Les femmes criminelles ressemblent physiquement à des hommes.
- Si une femme est délinquante ; elle est défaillante puisque son rôle primaire est de s’occuper de la maison.
- Les femmes qui commettent des crimes sont moins évoluées que les hommes et que les femmes qui ne commettent pas de crime.
Qu’est-ce qui explique l’intérêt grandissant la délinquance féminine en 1970 ?
1968 : Loi sur le divorce
Avant 1970, on qualifiait les filles délinquantes selon des comportements spécifiques. Quels sont ces comportements ?
LES TROIS F
* Fuguer, foxer les cours et fuir les problèmes
COMPORTEMENT DE SURVIE
* Pour mieux ou pour bien vivre
CONSOMMATION
* Voler pour consommer : trouver des solutions pour s’évader et fuir ses problèmes
À quel moment a-t-on débuté à envoisager que la violence puisse être pertpétrée par les femmes ?
Début 1970s
Qu’est-ce qui fait que la question du rôle social et sexuel de la femme change dans les années 1970s ?
INTÉRIORISATION = PROTECTION ?
* Se distancer de l’image que la femme est au foyer : elles deviennent moins protégées
* Plus de libertés ; croyances changent
OCCASIONS CRIMINELLES
* Avant 1968 : moins d’occasion, car elle sortait moins souvent.
* Plus tentées par le vice.
* Occasions plus fréquentes et visibles pour elles.
Vrai ou faux.e. Après les années 1970s, les filles sont plus délinquantes et violentes.
Faux.
La violence n’a pas changé : mais l’attention qu’on y porte a changé. On accepte de voir la violence des femmes, versus avant.
Qu’est-ce qui permet d’appuyer le fait qu’on reconnaît de plus en plus que les gilles occupent une place dans les institutions depuis les années 2000s ?
Elles sont 3 fois plus présentes qu’en 1980s.
Quel.s énoncé.s est.sont vérédique.s ?
A) On reconnaît aussi que les difficultés des filles peuvent être bien différentes que celles des garçons.
B) Chez les filles, les difficultés sont plus d’ordre sociales et familiales.
C) La réponse judiciaire semble encore genrée aujourd’hui.
D) Peu de facteurs de risque sont semblables chez les garçons et les filles.
A-B-C
Vrai ou faux. Peu de facteurs de risque sont semblables chez les garçons et les filles.
Faux.
Beaucoup de facteurs de risque sont semblables chez les filles et les garçons. La différence se situe souvent à deux autres niveaux : fréquence et sensibilité.
Qu’est-ce qu’on peut dire sur la fréquence d’exposition et la sensibilité des stresseurs chez la fille ?
Les filles, d’une manière générale, vivent plus régulièrement d’événements stressants ou d’émotions.
Elles réagissent plus fortement aux stresseurs : avec plus d’émotions et d’émotivité.
À force de vivre certains évènements et d’y réagir, on observe des altérations importantes à plusieurs niveaux : cognitions, pensées, émotions et réactions.
Vrai ou faux. À force de vivre certains évènements et d’y réagir, on observe des altérations importantes à plusieurs niveaux chez les garçons (c.-à-d. au niveau des cognitions, pensées, émotions et réactions).
Fournir des explications.
Faux.
Avec les filles.
Elles vivent les émotions plus explosivement.
Si la fille n’est pas écoutée : plus rapidement et facilement, elle cessera d’aller chercher de l’aide et laissera tomber. S’enforcera dans ses difficultés (p.ex. déviance ou traits antisociaux).
EXAMEN
Les filles et les gars ont certains facteurs de risque spécifiques avec la santé mentale et les troubles du comportement.
Quelles sont les troubles associés à chaque sexe ?
GARCONS :
* TDA/H
* Trouble du langage
* Trouble des conduites
FILLES :
* Trouble anxieux
* Traumatisme
* Trouble des conduites
Trouble des conduites : même si le trouble est plus fréquent chez les garçons, les risques sont plus grands avec les filles. Plus dangereux chez les filles s’il n’y a pas d’intervention.
G : se développe d’une manière stable.
F : devient explosif et devient + dangereux
EXAMEN
Vrai ou faux. Le trouble des conduites se présente surtout chez les garçons et porte davantage de risque envers eux qu’envers les filles.
Le trouble des conduites se présente majoritairement chez les garçons, mais il est plus dangereux chez les filles s’il n’y a pas d’intervention.
Chez les gars, le trouble se développe d’une manière stable et chez les filles, il devient explosif et dangereux.
EXAMEN
Vrai ou faux. Une délinquance tardive est plus dangereuse chez un garçons que chez une fille (p. ex. vers 17 ans).
Faux. Une délinquance tardive est plus dangereuse chez une fille. La maturité des filles arrive vers 14-15 ans. Ainsi, une délinquance tardive chez une fille laisse croire qu’elle restera délinquante pour de nombreuses années encore.
Explication : maturité.
Qu’est-ce qui a le plus d’importance entre
- Une relation positive entre un père et une fille à l’enfance ;
- Une relation positive entre un père et une fille à l’adolescence.
À l’adolescence.
Il importe de faire une distinction entre les filles et les garçons concernant la précocité d’apparition de certains comportements déviants : fournir des explications et précisions.
Garçons : délinquance plus grave ; comportements antisociaux apparaissent avant ceux des filles. On observe de la délinquance en premier
Filles : le comportement qui arrive le plus tôt est la consommation. On observe de la déviance en premier, notamment avec des difficultés sociales.
Problèmes familiaux : certains facteurs ont un impact plus grand selon le sexe de l’adolescent. Fournir des explications et précisions.
Garçons : violence familiale
Filles : rupture, contacts policiers (p. ex. voir son père se faire arrêter : la fille peut voir les normes sociétales injustes et peut souhaiter se rebeller contre la société)
Quel énoncer est vrai ?
A) On associera souvent la supervision trop forte à la délinquance des jeunes garçons.
B) On associera souvent la supervision trop forte à la délinquance des jeunes filles.
C) On associera souvent la supervision trop faible à la délinquance des jeunes garçons.
D) On associera souvent la supervision trop faible à la délinquance des jeunes filles.
Fournir des explications.
A) On associera souvent la supervision trop forte à la délinquance des jeunes garçons.
B) On associera souvent la supervision trop forte à la délinquance des jeunes filles.
C) On associera souvent la supervision trop faible à la délinquance des jeunes garçons.
D) On associera souvent la supervision trop faible à la délinquance des jeunes filles.
Surveillance accrue peut avoir un effet pervers sur les comportements délinquants chez les filles : vouloir se rebeller et challanger l’autorité.
Est-ce que la négligence et les mauvais traitements psychologiques contribuent au développement de la délinquance pour les garçons et/ou les filles ?
Pour les deux. Par contre, ce sont des prédicteurs de carrière criminelle plus importants chez les filles. Les filles ont tendance à en vivre davantage.
Qui entre les garçons et les filles sont plus affecté.e.s par un milieu familial inadéquat ?
Les filles. Les problèmes familiaux, la surveillance, l’éducation parentale et les abus vécus par la famille sont donc des prédicteurs forts de délinquance
Vrai ou faux. Avoir de faibles habiletés sociales est un prédicteur de délinquance chez les garçons.
Avoir de faibles habiletés sociales est un prédicteur de délinquance chez les filles et les garçons. En revanche, les réponses sont différentes.
G : réagissent + avec violence.
F : réagissent + au niveau émotionnel, psychologique et relationnel.
Qui entre les hommes et les femmes :
« À travers les études et dans les statistiques canadiennes, le taux de victimisation générale chez les hommes et les femmes est relativement semblable, mais chez les ________ , un haut taux de victimisation rime davantage avec délinquance violente.»
« À travers les études et dans les statistiques canadiennes, le taux de victimisation générale chez les hommes et les femmes est relativement semblable, mais chez les ____femmes____ , un haut taux de victimisation rime davantage avec délinquance violente.»
Qui entre les garçons et les filles :
« La consommation est un facteur de risque plus puissant chez les ________. »
« La consommation est un facteur de risque plus puissant chez les ____filles____. »
Puissant indicateur d’une délinquance persistante.
Filles qui consomment récidiveront plus
Conso plus jeune : + temps pour « s’enfoncer ».
Qui entre les garçons et les filles :
« Le groupe de pairs affectera de façon plus importante les ________. »
« Le groupe de pairs affectera de façon plus importante les ____filles____. »
Influençabilité
Les raisons derrière l’agir diffèrent. Il existe beaucoup de similitudes entre garçons et filles, mais une différence notoire peut aussi être dégagée. Laquelle ?
G : motivés par les sensations fortes ; plaisir
F : motivées par des désirs de vengeance, de plaire à ses pairs et de plaire aux garçons plus vieux
Qui entre les filles et les garçons ?
« Le passage en institution est aussi un facteur de risque chez les ________. »
« Le passage en institution est aussi un facteur de risque chez les ____filles et les garçons____. »
Mais c’est plus dangereux pour les filles. Les interventions ne sont pas assez adaptées aux filles.
Quel est le paradoxe du genre criminel ?
Les filles commettent moins de crime que les garçons… mais elles font face à des difficultés plus sérieuses et dangereuses.
Problèmes toxico, scolaires, familiaux : dangers plus présents chez les filles que les gars, mais on tend à les protéger plus rapidement.
Quelle est la réalité en centre jeunesse concernant l’intervention auprès des filles délinquantes ? Quelles sont les impressions des intervenant.e.s ?
Dans les CJ / autres ressources : beaucoup expriment qu’ils ne sont pas à l’aide / ne se sentent pas en confiance pour intervenir auprès des filles…
Les intervenants reconnaissent que les difficultés sont différentes : mais pas de connaissances pour intervenir auprès d’elles.
Délinquance : avant, on la voyait + pour les gars, donc les interventions sont-elles adéquates pour les filles ?
Comme les connaissances sont basées sur la délinquance auprès des gars : comment appliquer interventions avec filles.
Au final, qu’est-ce qui cause des différences notables dans les stats officielles & auto-révélées ?
Le problème n’est pas les genres gars-filles, mais plus qu’ils ne sont pas perçus de la même manière.