cours 2 Flashcards
def posture
attitude d’ensemble ou positionnement relatif
des pièces du squelette. Chaque posture correspond à un état d’équilibre. Le contrôle postural vise à maintenir ou à stabiliser cet équilibre. La pesanteur doit être prise en compte par le SNC pour contrôler la posture.
à quoi vise le contrôle postural
Le contrôle postural vise un maintien de l’équilibre pour protéger l’intégrité du système dans son ensemble = prendre en compte les forces imposées par les contacts entre les différentes parties du corps.
Exemple : La posture debout verticale se définit par le maintien des relations biomécaniques entre les différents segments corporels.
qu’est ce qui assurent la cohésion mécanique des segments osseux
la mise en jeu de forces gravitaires inter-segmentaires (= forces externes) et des activités musculaires (= forces internes) assurent la cohésion mécanique des segments osseux.
vrai ou faux : Le tonus musculaire se répartit de façon inégale sur les différents muscles et privilégie les muscles antigravitaires qui s’opposent à la gravité = fléchisseurs a/n des Msup et extenseurs a/n des Minf.
vrai
vrai ou faux :
Si le contrôle postural vise le maintien de l’équilibre, alors toute posture est limitée par le maintien de cet équilibre
vrai
qu’est ce qui arrive à la posture si l’équilibre est rompu
Une fois cet équilibre rompu, la posture a changé (autre posture)
vrai ou faux : L’équilibre est un état de « repos » résultant de forces qui s’annulent
vrai :
Corps en équilibre = « immobile » par rapport à des axes liés à la Terre
Donc un équilibre sur la Terre ne l’est pas sur la Lune
équilibre debout immobile superpose quoi
superposition du Centre de Pression (CP) et du Centre de Gravité (CG)
- CP = résultante des forces de pression au niveau de la surface d’appui
- CG = projection orthogonale au sol de la résultante du Centre des Masses
Qu’est-ce que le centre de pression CP
CP = barycentre des forces de pression exercées par le sol sur la surface d’appui.
Le CP = point d’application de la résultante des forces de pression = POINT RÉEL qui permet de visualiser le déplacement de l’appui.
Qu’est ce que le centre de masse CM
CM =résultante du centre des masses de tous les segments corporels (le CM se situe au 2/3 de la hauteur totale, soit autour du nombril pour la station debout) = POINT VIRTUEL qui permet d’étudier le mouvement global du corps dans les 3 dimensions de l ’espace.
Qu’est ce que le centre de gravité CG
CV = projection orthogonale du CM = POINT VIRTUEL pour étudier le déplacement au sol du CM par rapport au CP
-Équilibre de bout -> CP=CG /Équilibre en général -> CG dans surface d’appui
comment l’équilibre postural debout est rompu?
-L’équilibre postural de repos est rompu si le CM se projette en dehors du polygone
de sustentation.
- Polygone de sustentation = surface d’appui
Le contrôle postural peut donc être caractérisé par 2 fonctions lesquels?
– Orientation posturale : habileté à maintenir une relation appropriée entre les segments corporels et entre le corps et son environnement pour / pendant une tâche donnée
– Stabilité posturale : habileté à maintenir la position du corps, soit le CM, à l’intérieur des bornes spécifiques de l’espace définies comme les limites de stabilité.
quelles sont les limites de la stabilité?
Les limites de stabilité sont des frontières de l’espace dans lesquelles le corps peut maintenir sa position sans changer la base
de support (sens clinique = l’équilibre)
L’équilibre lors de la marche
La phase de simple support au cours de la marche est instable puisque le CM (ou CG) se situe hors de la base de support. Au cours d’un cycle de marche les phases de simple support constituent 80% de la durée du cycle
vrai ou faux :
« se lever » POUR « marcher » = se lever debout ET marcher
faux :
-Planification spécifique
-Entraînement à « se lever pour marcher »: ne pas dissocier les 2 composantes
-Se lever pour marcher = transition entre posture assise et marche, 2 composantes sont intégrées
-Se lever et marcher = 2 composantes séparées
Les variables qui entre en jeux dans le contrôle posturomoteur
- Variables biomécaniques (cinématiques et cinétiques)
- Variables électromyographiques (EMG)
Variables biomécanique : qu’est ce que la stabilométrie, exemple 1
c’est une mesure cinétique, le stabilogramme représente les oscillations posturales de l’ensemble du corps au-dessus de la surface
d ’appui. Mesure des déplacements 2D (AP et latéraux) du CP par rapport à sa position moyenne de référence
stabilométrie pour la vieillesse
aide à détecter le risque de chutes : le centre de pression se déplace plus dans les 2 plans par rapport à la référence pour les chuteurs que pour les non chuteurs
Comment contrôler l’équilibre au cours de la marche : variable biomécanique exemple 2
-La marche est une succession de pertes et de rattrapages de l’équilibre. Perte de l’équilibre pour lancer le pied gauche en avant (LTO), rattrapage de l’équilibre quand le pied se repose au sol (LHC, le CM = C of G est à mi-distance des 2 pieds comme le CP), donc quand les 2 pieds sont au sol. De nouveau perte d’équilibre quand le pied droit est soulevé (RTO, entouré). Si les oscillations latérales du CM (= C of G) étaient plus larges que celles du CP (= C of P), le sujet tomberait sur le côté.
-Voir diapo 20
tâche de se lever pour marcher différence avec se lever et rester debout : variable biomecanique exemple 3
-rise to walk n’égale pas ris to stand
-Flexion du tronc plus importante lors du rise to walk
-Lors du rise to walk le pied sur lequel on va s’appuyer en premier va avoir plus de charge pendant le swing, puisuqe supporte le corps
-Lors du rise to walk le pied qu’on va balancer va avoir plus de force lors du décollement des cuisse du siège et sa va diminuer jusqu’à être nulle lors du swing (va être dans les air)
-Lors du rise to stand les deux pieds ont la même force en dessous
-Voir diapo 21
Variables EMG
L’EMG mesure l’activité électrique globale du muscle. Il s ’enregistre à l’aide de 2 électrodes bipolaires auto- adhésives (captation de la différence de potentiel musculaire entre 2 points du muscle).
Ex. : Enregistrements EMG
des muscles mono- et bi- articulaires au niveau des membres inférieurs
-Mesure des début et fin d’activité
-Mesure de l’EMG intégré (quantité d’activité électrique du muscle sur une période de temps donnée)
-Corrélation des mesures EMG avec les mesures biomécaniques
Exemple d’EMG avec cinétique : se lever pour marcher
-Tibial antérieur G va être plus actif en RTW (rise to walk)
-Soléaire plus actif en RTW
-Oblique externe va s’activer en premier suite au signal sonore et sera plus fort au début
**voir diapo 23
3 système pour l’équilibre postural
-visuel
-vestibulaire
-proprioceptif, somatosensorielle
Hiérarchie des informations sensorielles pour le contrôle postural
Les informations prédominantes = celles qui sont les plus précises pour coder la position et les mouvements du corps.
Selon les 6 conditions (voir diapo 24) lesquels sont les plus stable
1- Les conditions 1, 2 et 3 sont les plus stables: les informations relatives à l’appui et à l’orientation sont précises et suffisent, quelles que soient la disponibilité et la précision des informations visuelles.
2- Quand les informations relatives à la surface d’appui ne sont plus disponibles comme
une source précise d’information sur l’orientation (4,5,6) les inclinaisons augmentent. Elles sont majeures quand seules les informations vestibulaires sont disponibles.
patients à syndrome vestibulaire vs perte des info somesthésiques
-Patients à syndrome vestibulaire: stabilité posturale seulement si informations visuelles et proprioceptives disponibles pour compenser la perte des informations vestibulaires.
Contrôle transmodalitaire (change de modalité sensoriel pour maintenir l’équilibre
-Perte des informations somesthésiques (manipulation expérimentale): habileté des sujets normaux à maintenir l’équilibre, grâce 1) à la disponibilité des autres modalités et 2) à la capacité d’adapter ces modalités sensorielles restantes aux différentes contraintes
** voir diapo 27
Adaptation des commandes descendantes par qui
par les rétroactions motrices entre Ganglions de la Base et Cortex Cérébral (haut niveau d’automatisme et de coordination)
Rôle du cervelet dans l’initiation du mvt et le contrôle postural
1- planifier le mouvement et
2- intégrer les informations sensorielles pour que la programmation motrice soit cohérente avec le contexte fonctionnel (associer les différentes informations sensorielles pour contrôler les perturbations posturales)
Réflexe d’étirement utilisé dans le contrôle postural, comment?
Le cerveau (= contrôles moteurs descendants vers la moelle épinière) module le gain des réflexes d’étirement (fuseaux neuromusculaires, fibres Ia et motoneurones a) pour que les corrections posturales soient adaptées à l’amplitude des oscillations.
Le réflexe de flexion/extension croisées: protection et maintien postural, comment ?
Un stimulus nociceptif engendre un réflexe: flexion de la jambe pour soulever le pied endolori et extension de la jambe contralatérale pour assurer la stabilité posturale.
Le signal cutané de douleur est distribué sur plusieurs segments spinaux et induit la contraction des muscles des 3 articulations des jambes (triple flexion).
Réflexe de retrait produit quoi
-Le réflexe de retrait produit la flexion d’une jambe et l’extension de l’autre.
-La stimulation des afférents cutanés produit l’excitation des muscles fléchisseurs ipsilatéraux et l’inhibition des muscles extenseurs ipsilatéraux.
-L’inverse est observé pour la jambe contralatérale (réflexe d’extension croisée).
4 modes de contrôle postural
- Ajustements posturaux anticipateurs et réactions posturales
- Proaction liées aux perturbations internes
- Rétroaction suite à des perturbations externes
- 3 stratégies de rétroaction
Dans le cas d’un mouvement volontaire, la perturbation est quoi
INTERNE. Donc elle est prévisible et la compensation doit se situer avant le début du mouvement = préparations posturales ou Ajustements Posturaux Anticipateurs (avant la manifestation de la perturbation due au mouvement). Ces APAs assurent la coordination entre posture et mouvement (Gahery & Massion, 1981). Les APAs existent aussi dans le cas d’une perturbation externe que l ’on peut prévoir (prévoir une chute, une poussée, etc.).
Dans le cas d’une perturbation EXTERNE non prévisible, la compensation est quoi
-la compensation = Réactions Posturales qui caractérisent des “réflexes” post-perturbation posturale (réactions de maintien ou d’équilibration suite à la fuite du CM hors de la surface d’appui).
-quand c’est une réactions posturales, c’est stéréotipé
Mode par proaction = anticipation, caractéristiques
-Ajustements mis en jeu avant 1) la perturbation externe prévisible ou 2) la perturbation interne liée à un mouvement
-agir avant le problème en programmant notre posture
Mode par rétroaction = réactions posturales compensatoires, caractéristique
-Réactions déclenchées par des signaux sensoriels indiquant la
présence d’un déséquilibre
-Ces compensations / corrections sont des synergies musculaires automatiques et stéréotypées
-rétroaction car ne la voit pas ne la prévoit pas mais on a une rétroaction sensoriel qui fait réagir, très rapide comme réaction postural, exemple quelqu’un qui nous pousse dans le dos, parfois la réaction n’est pas suffisante et on tombe, ex si on nous pousse très vite et fort
exemple de proaction
-Perturbations internes induites par mouvement auto-initié
-La ligne verticale passe par le début de
l’activité EMG du Deltoïde Antérieur (DA),
mobilisateur principal dans le mouvement étudié.
-Le point important est que certaines activités EMG enregistrées dans les muscles des membres inférieurs commencent avant celle du DA. Il s’agit de la préprogrammation d’un ajustement postural qui anticipe et
compense la perturbation à venir.
Exemple de rétroaction
-Perturbations externes induites par la plate-forme
-Contraction des extenseurs 100 ms après le début d’une inclinaison vers l’avant, induite par une translation arrière de la plate-forme.
-Contraction des fléchisseurs 100 ms après le début d’une inclinaison vers l’arrière, induite par une translation avant de la plate-forme.
les 3 stratégie de rétroaction pour éviter la chute
-Stratégie de la cheville
-Stratégie de l’exécution d’un pas
-Stratégie de la hanche
-cheville = controler les muscles autour de la cheville
-hanche = si cheville n’est pas assez forte
-un pas = si hanche et cheville ne suffise pas
-on met les mains = si tout avant n’a pas fonctionné
Rétroaction: muscles cheville :
Stratégie de la cheville
Les muscles de la cheville répondent en premier, avant les muscles proximaux.
Intervention du système somatosensoriel
Perturbation posturale de petite amplitude ou à faible vitesse
Rétroaction: muscles axiaux :
Stratégie de la hanche
Les muscles de la hanche répondent en premier, avant les muscles plus distaux.
Intervention du système vestibulaire
Perturbation posturale de grande amplitude ou à forte vitesse
Organisation centrale des ajustements posturaux anticipatoires
- Phases d’apprentissage du contrôle postural
- Mise en place des APA
- Interaction proaction / rétroaction
- Organisation centrale des APA
Phases d’apprentissage du contrôle postural
1- Phase précoce d’apprentissage
2- Phase tardive d’apprentissage = cervelet et le striatum, contrôle de la posture, coordinations musculaire
Mise en place des ajustements posturaux anticipateurs
1- Mise en place, développement par le processus d’essais-erreurs
a) FB = rétroaction
b) FF = proaction
2- Système mature, expérience sensorimotrice acquise
a) FF = proaction
b) FB = rétroaction
Interaction entre proaction et rétroaction
**voir diapo 45
-Sélection de la stratégie d’adaptation
motrice et sensorielle
-Déclenchement de la réponse musculaire
-Organisation du déroulement temporel du patron des activités motrices
-Gradation de l’amplitude des activités EMG
Organisation centrale des ajustements posturaux anticipateurs, partie importante dans le cortex?
-L’aire motrice supplémentaire est impliquer dans les ajustements posturaux anticipatoires
**voir diapo 46
Troubles de l’équilibre: vieillissement et pathologie
-Importance et prépondérance des informations visuelles chez les personnes âgées.
-Moins d’adaptation transmodalitaire
-Perte proprioceptive, etc.
-perte en proprioception et vestibulaire = moins capable de s’adapter, moins de transmodalité, ex ferme les yeux on tombe alors que jeune on ne tombe pas
se lever pour marcher après un AVC
*voir diapo 50
En AVC, faiblesse musculaire, mauvais contrôle postural au lever et dissociation entre la commande de se lever et la commande d’initier la marche (arrêt du mouvement du tronc… comme pour se lever debout) & baisse d’appui du côté parétique.