Cours 10: traitements Flashcards
Quelle est la prise en charge grâce aux théories?
les théories souvent dans la propension criminelle et dans l’activation ou non des comportements criminels
-intéressante dans une optique de prise en charge préventive (logique de prise en charge = en amont et précoce: emphase sur familles et jeunes.
OR LA PRISE EN CHARGE AU CANADA EST GÉNÉRALEMENT DÉPLOYÉE APRÈS LA CONDAMNATION
Comment est faite la prise en charge au Canada?
-après condamnation par les services correctionnels
- question de prévenir une récidive: persistance>activation
-quelle est donc la pertinence des théories dans la prise en charge?
quelle est la mise en contexte de Zamble et Quinsey?
-travaux phares sur la compréhension de la récidive criminelle
-distinguer récidivistes et non récidivistes
-inspirés par la perspective des parcours de vie (accorde de l’importance au contexte (évènements) entourant la récidive)
Quelle est la méthodologie de Zamble et Quinsey?
-analyse les dossiers de 300 récidivistes
-crimes graves
-récidive moins 1 an suivant libération
-entrevue avec personnes judiciarisées et agents de probation et analyse de dossiers
-comparaison avec un groupe de non-récidivistes
-calendrier du parcours de vie pour contextualiser la récidive.
Quelles sont les observations de Zamble et Quinsley?
-dans un effort de contextualiser la récidive, les auteurs ont notamment posé des questions sur les difficultés rencontrées suivant la libération
-8/10 affirment que la libération ne s’est pas déroulé comme prévu ( conflits interpersonnels, problèmes de consommation, problèmes financiers, sans-emploi, les conditions de supervision)
-la récidive est majoritairement impulsive: la première fois que la personne a sérieusement pensé commettre son délit, considérations des conséquences avant le passage à l’Acte)
-principales raisons de la récidive selon la personne (besoin d’argent, raisons émotives, pas d’explication, perte de contrôle, pression des pairs, ennui)
Quels sont les constats de Zamble et Quinsley?
-les raisons personnelles et les évènements précédents la récidive ne concordent pas tjrs (pas tjrs logique, rationnel…
Quelles sont les conclusions de Zamble et Quinsey?
-contexte de vie récent= primordial pour comprendre les cpts criminels
-les évements lointains sont peu utiles…
1. compréhension/explication (pk dans ce contexte précis la personne a commis un crime?)
2. prise en charge/intervention (comment faire pour que la personne n’agisse plus ainsi dans ce contexte)
Quelles sont les recommandations de Zamble et Quinsey?
-la prise en charge devraient…
aborder principalement la situation récente et non l’histoire lointaine –> ici et maintenant
préparer la personne à faire face aux situations difficiles: récidive est potentiellement une stratégie inadaptée et/ou une réaction face à une opportunité
Quelle est la mise en contexte de la psychologie correctionnelle canadienne?
-jusqu’aux années 1970, la prise en charge étaient laissées à la discrétion des cliniciens
-orientation selon expertise des cliniciens et non besoins des personnes (tendance vers psychothérapie non structurée + domination psychiatrie/psychologie)
-aucun effet sur les cpts criminels (difficile de blâmer les cliniciens = aucune structure)
-les pratiques n’étaient pas ancrées (pas d’études empiriques, pas de vision théorique claire et standardisée)
-une équipe de canadiens à la rescousse
Pourquoi certaines pratiques sont inefficaces?
-Il n’y a pas de liens entre les comportements criminels et les cibles d’intervention
Quelle est l’introduction des travaux de D.Andrews?
-répond à un besoin d’ancrages théoriques
-résultats de plus de 30 ans de recherche et de développement
-amalgame de théories et de concepts
-influence importante des théories cognitives de l’apprentissage social (pensées et schémas de pensées)
-milieux sociaux importants et mécanisme de contrôle
Quels sont les postulats des travaux de D.Andrews?
- les êtres humains font des choix visant à optimiser bénéfices et atténuer coûts (bénéfices: ce que je gagne, couts: ce que je perds)
- les êtres humains sont sensibles à 3 sources de contrôle dans ce choix (contrôle personnel, interpersonnel et automatique)
contrôle personnel: cognitions, maitrise de soi, motivations personnelles
contrôle interpersonnel: attitudes, cpts et Valeurs d’autrui
contrôle automatique: interaction avec personnel et interpersonnel (tendance comportementales face à des situations, réactions d’autrui à leur égard
Qu’est-ce que le modèle risque-besoins-réceptivité?
-andrews et al.
-psychologie correctionnelle = pierre d’assise RBR
guident les pratiques dans trajectoire pénale
prévenir récidive
trois principes fondamentaux (risque, besoin et réceptivité
Quels sont les 3 principes fondamentaux du modèle RBR?
-risque: harmoniser interventions au niveau de risque de récidive (déterminé par un outil actuariel)
-besoins: éléments qui augmentent le potentiel de récidive. besoins criminogènes = cibles d’intervention, huit besoins criminogènes généraux
-réceptivité: adapter l’intervention à la personne (ex: troubles mentaux, statut autochtone, facilite l’adhérence au plan d’intervention
Quelle approche permet d’avoir des résultats optimaux?
- approche cognitive-comportementale, car supérieure pour prévention de la récidive selon études évaluatives
Comment l’approche cognitivo-comportementale est utile?
-accent sur la situation actuelle et le changement des cognitions
-modifier le système de pensées actuel qui favorise le cpt criminel pour réduire ses occurences
Qu’est-ce que l’on peut dire de la prise en charge selon le modèle RBR?
-elle est encourageante
Quelles sont les critiques du modèle RBR?
-orientation individuelle: interventions portent sur les composantes individuelles criminogènes (propension criminelle) –> omet les facteurs sociaux et structurels, la sociocriminologie et la criminologie critique rejettent l’idée que les récidivistes sont différents. une part de blâme de la récidive revient sur le système ou la société
-orientation paternaliste: on sait ce qui est bien pour éviter qu’une personne récidive
-orientation vers les éléments négatifs: les cibles de l’intervention sont des difficultés (modèle alternatif: good lives model, intervenir sur les forces et ce que la personne juge important
problème conceptuel pour certaines populations spécifiques et marginalisées (auteurs du crime sexuels, observation d’un phénomène de porte tournante. insiste sur les besoins criminogènes associé à la récidive sexuelle? délaisse des besoins non criminogènes urgents? ne considère pas la réaction sociale négative? trouver des amis proches/confidents, trouver un emploi, trouver un lieu de résidence