Cours 11- Crise hétéroagressive (partie 2) Flashcards
Nommez les types d’homicide.
- Conjugal (homicide du conjoint ou de l’ex-conjoint)
- Familicide (homicide du conjoint ou de l’ex-conjoint et d’un ou plusieurs enfants)
- Filicide (Homicide d’un enfant commis par un ou par les deux parents) ou toute personne qui occupe le rôle parental.
- Parricide (homicide d’un parent par un enfant)
- Querelleur et vindicatif (homicide extra-familial)
Quel est le moyen le plus utilisé dans les cas d’homicide?
L’arme blanche.
Sinon, ce sont les armes à feu et la force physique.
Quel type d’homicide est le plus fréquent?
Homicide conjugal.
Comment appelle-t-on le fait de se suicide à la suite d’un homicide?
Suicide élargi.
Combien d’homicide intrafamiliaux seraient suivis par le suicide de l’auteur? Qu’en est-il pour le familicide?
Entre le 1/4 et le 1/3 des homicides intrafamiliaux sont suivis par le suicide de l’auteur.
Pour les familicides, c’est dans 80% des cas.
Combien d’homicides intrafamiliaux y a-t-il par année au Québec?
Entre 20 et 40.
Quelle est le seul type d’homicide où il y a une disparité au niveau du sexe des auteurs et pourquoi?
Le filicide.
Ça peut être expliqué entre autre par la
- Dépression post-partum
- Les problèmes de santé mentale
- Maltraitance (bébé secoué)
- Femmes parfois souvent seule avec l’enfant (monoparentalité)
- Protection par compassion (homicide de l’enfant pour le protéger de l’agresseur)
- Enfant non-désiré, etc.
Quels sont les liens entre le suicide et l’homicide?
- Le processus (idées surgissent, mûrissent et se cristallisent, soulagement suite au passage à l’acte, escalade de la violence conjugale)
- Les facteurs de risques communs (Être un homme: facteur de risque commun principal)
- La corrélation de la dangerosité (barrière psychologique qu’on franchit)
Nommez un des plus gros facteurs de risque au niveau de l’homicide, mais qui peut aussi être présent au niveau du suicide.
L’escalade de la violence conjugale.
Nommez des mesures de protection et de prévention.
- Attention particulière aux situations de violence conjugale (en parler et essayer d’enlever le tabou).
- Détection précoce des autres situations à risque (ruptures, santé mentale, consommation, etc.)
- Promotion et prévention en général (qu’est-ce qu’on peut faire dans le positif au lieu de dire « fais pas ci, fais pas ça», incitation à la demande d’aide chez les hommes, prôner des relations de couple égalitaire)
- Mesures et contrôle de l’accès aux armes à feu (Autant pour suicide que homicide, si la personne a accès à une arme, la personne est plus à risque de passer à l’acte parce que ça demeure toujours une option)
Quels sont les facteurs de risque généraux.
- Contextuels (rupture amoureuse, VC)
- Psychologique (Sentiment d’injustice, jalousie, trahison, problème de santé mentale)
- Criminologiques (Antécédent de violence)
- Demande d’aide (Refus de demande d’aide)
Quels sont les facteurs de risque pour l’homicide conjugal? Commun à tous + spécifiques.
- Contexte ou antécédents de violence conjugale/familiale (Plus la personne a de plaintes, plus le risque augmente)
- Contexte de séparation imminente ou récente (dans l’année suivant la rupture (1 an), plusieurs séparations et reprises de la relations (plus il y en a plus la personne est à risque), cohabitation suite à la séparation, arrivée d’un nouveau conjoint)
- Sentiment d’humiliation, de désespoir, de rejet, de jalousie et de possessivité.
- Symptômes dépressifs, idées suicidaires, troubles de la personnalité.
- Différence d’âge entre les conjoints (gros gap = plus de risque) *
Quels sont les facteurs de risque pour le filicide? Commun à tous + spécifiques.
- Contexte ou antécédents de violence conjugale/familiale (Plus la personne a de plaintes, plus le risque augmente)
- Contexte de séparation imminente ou récente (dans l’année suivant la rupture (1 an), plusieurs séparations et reprises de la relations (plus il y en a plus la personne est à risque), cohabitation suite à la séparation, arrivée d’un nouveau conjoint)
- Sentiment d’humiliation, de désespoir, de rejet, de jalousie et de possessivité.
- Symptômes dépressifs, idées suicidaires, troubles de la personnalité.
- Avoir un enfant non-désiré, conflits entourant la garde des enfants (moments critiques) **
- Problème de santé mentale chez le parent (surtout chez les femmes; dépression postpartum) **
Quels sont les facteurs de risque pour le familicide? Commun à tous + spécifiques.
- Contexte ou antécédents de violence conjugale/familiale (Plus la personne a de plaintes, plus le risque augmente)
- Contexte de séparation imminente ou récente (dans l’année suivant la rupture (1 an), plusieurs séparations et reprises de la relations (plus il y en a plus la personne est à risque), cohabitation suite à la séparation, arrivée d’un nouveau conjoint)
- Sentiment d’humiliation, de désespoir, de rejet, de jalousie et de possessivité.
- Symptômes dépressifs, idées suicidaires, troubles de la personnalité.
- Perte significative (emploi, statut, etc.)
Quels sont les facteurs de risque pour le paricide?
Troubles mentaux graves, toxicomanie ou trouble du comportement grave (en lien avec la problématique, mais aussi en lien avec le DÉNI de la problématique)
- Non-compliance au traitement (ou à la médication)
- Relation de dépendance avec les parents (souvent peu autonome, épicerie, logement, argent, etc.)
- Imposition de limites / conflits quant à l’argent
- Antécédents de violence
Quels sont les facteurs de risque pour le querelleur vindicatif (extrafamilial) ?
- Conflit / dispute
- Antécédents judiciaires / violence
- Traits de personnalité (virilité, typique homme, misogynie, racisme, sexisme, etc.)
- Consommation d’alcool
Quel est un élément important à se rappeler lors de la cotation de la grille?
L’absence de facteurs de risque ne peut pas me rassurer et l’absence de facteurs de protection ne peut pas m’inquiéter davantage.
Quoi faire en présence d’une personne présentant un risque potentiel d’homicide? Nommez 5 éléments
- Favoriser le dévoilement des propos homicidaires (poser les vraies questions, se montrer ouvert à entendre certaines choses)
- Responsabiliser sans blâmer, dédramatiser sans banaliser
- Accompagner dans le processus du deuil (Dès que la personne a des pertes significatives, (job, relation, mort, etc.) il faut l’accompagner là-dedans pour réduire les risques d’homicide.
- Refléter les conséquences à court et à long terme (mère de tes enfants, prison, enfants pas de mère)
- Travailler les croyances irréalistes (jalousie et possessivité = non ta femme ne t’appartiens pas)
- Chercher des alternatives au passage à l’acte
- Renforcer les facteurs de protection (filet social, aller travailler l’ambivalence, valider demande d’aide)
- Établir un plan de sécurité (Pas un plan, mais une entente. Ex: mettre certaines choses en place pour éviter de croiser madame, retirer l’arme à feu du domicile pendant un certain temps.)
- Identifier les moments critiques (ex. Passe à la Cour la semaine prochaine. Est-ce qu’il y a quelqu’un de ta famille qui pourrait t’accompagner pour t’offrir du soutien?)
Quoi faire en présence d’un proche ou d’une victime potentielle?
- Accepter la demande d’aide (c’est sur qu’on veut rencontrer l’homme, mais on accepte d’aider la victime quand même)
- Estimer le potentiel de danger d’homicide et le risque suicidaire (aussi important de le faire avec la victime et les proches; veux-tu le tuer toi aussi)
- Sensibiliser la personne au danger potentiel (enfant qui pourrait tuer parents. VC: prochain coup ça sera pt fatal. Super touché, mais très important de le faire)
- Établir un scénario de protection (où elle va si ça éclate? Qu’est-ce qu’elle amène?)
- Encourager à utiliser les recours légaux (810)
Quoi faire pour assurer la gestion du risque?
- Assurer la sécurité de tous
- Scénario de sécurité (agresseur) et scénario de protection (victime)
- Vérifier l’accès à une arme à feu
- Mesures d’urgence au besoin (toujours la possibilité de faire appel aux policiers)
- Loi P-38 si applicable