Examen intra Flashcards
Cours 1 à 5
Quelle est la définition du mot victime ?
1495 : Une créature vivante offerte en sacrifice aux dieux.
1782 :
Une personne qui subit la haine, les tourments, les injustices de quelqu’un.
Qui est une victime ?
- Les victimes directes
- Les victimes indirectes
- Celles-ci sont souvent exclues des programmes (IVAC / LAPVIC)
Exemple : Les victimes de Richard Henry Bain.
Comment se sentent-elles ?
Elles sont vues commes des témoins et sont non reconnues par le système de justice en tant que victimes.
- Elles ont été indemnisées de 292 000$ après l’ordre d’un juge, des années plus tard.
Quels sont les autres groupes de victimes ?
- Les victimes secondaires (policier, pompier, témoins, juge, procureur, avocat)
- Les victimes tertiaires (membres de la communauté, ex. : Polytechnique, 9/11, Autochtones)
Quel est le rôle de la victime dans le système pénal ?
La victime est vue comme témoin d’un crime contre l’État.
Elle est seulement une source de preuves.
Quelle est la définition d’un témoin ?
Personne appelée à témoigner sous serment en justice pour rapporter ce qu’elle a entendu, vu ou ce qu’elle sait.
ou
Personne qui a vu ou entendu quelque chose, et qui peut éventuellement le certifier, le rapporter.
Qu’est-ce qu’une victime dans le système de justice ?
- Elle est responsable pour la dénonciation.
- Mais elle n’a aucun pouvoir dans la poursuite du crime. - Elle n’a pas de contrôle sur le processus.
- Elle doit coopérer avec les autorités ou elle risque d’être sanctionnée.
Qu’est-ce que la victime-témoin ?
Lorsqu’elle est obligée à témoigner.
Il y a un risque de re-victimisation, surtout pour les victimes vulnérables (personnes itinérantes, problèmes de toxicomanie et de santé mentale).
Qui est le procureur de la Couronne ?
- Il est un avocat.
Il n’est pas l’avocat de la victime. - Il représente l’État.
- Il doit prouver au tribunal au-delà de tout doute raisonnable que l’accusé a bien commis l’acte dont on l’accuse.
Comment est-ce que la victime se sent face au système de justice pénal ?
- Insensibilité face au témoignage de la victime
- Banalisation de son crime
- Négligence : n’implique pas adéquatement la victime
Quel est le mouvement de dénonciation d’agression sexuelle propulsé par l’affaire Harvey Weinstein et de Gilbert Rozon?
#MeToo.
Qu’est-ce que l’âge d’or des victimes ?
Lorsque la victime faisait partie intégrale du processus de justice.
Exemple : Le Roi Solomon
Quel est le nouveau modèle moderne du système de justice ?
Il y a le juge, l’accusé et l’État.
Celui-ci remplace la victime.
Pourquoi est-ce que le remplacement de la victime par l’État est une inégalité de pouvoir ?
Parce que les victimes n’ont pas les mêmes moyens ou pouvoir que l’État.
Quels sont les droits inaliénables de l’accusé ?
- La présomption d’innocence
- Le droit à un procès public et équitable
- Une protection contre la détention arbitraire
- La protection contre les châtiments cruels
Quel est le rôle de la Charte canadienne pour les droits des accusés ?
Elle sert à contrer les abus de pouvoir.
Articles 8 à 13
Quels sont les droits des victimes ?
- De porter plainte
- LPJ : obligation de porter plainte lorsque la sécurité d’un enfant est à risque - De protéger sa personne
- D’une réparation
- Du huis clos et à conserver son anonymat
Quelles sont les obligations des victimes ?
- Elle est obligée de se présenter devant la Cour
- Elle doit répondre aux questions qui lui sont posées
- La rétention des choses saisies comme preuves
Les victimes ont-elles droit à un processus juste et équitable ? (Affaire de Gilles Dégarie)
Les victimes peuvent être obligées à être questionnées par leur accusé lorsque celui-ci est son propre avocat.
Quel est le pouvoir de la Charte canadienne des victimes (2015) ?
Il n’y a pas de force exécutoire et aucun droit d’action.
Les victimes peuvent seulement porter plainte si leurs droits sont atteints.
Si les victimes sont des témoins des crimes contre l’État…
Le crime constitue aussi une violation des droits de la personne victime.
Qu’est-ce que la criminologie ?
C’est l’étude scientifique du phénomène criminel.
Qu’est-ce qu’un crime ?
C’est un acte criminel qui enfreint le Code criminel.
Pas tous les actes qui engendrent des conséquences négatives sont criminels (violence psychologique et contrôle coercif).
Selon les perceptions changeantes dans la société, certains actes deviennent des crimes par après.
Qu’est-ce que la victimologie (Petit Roberts) ?
C’est une branche de la criminologie qui étudie le statut psychosocial des victimes de crimes et de délits.
Qu’est-ce que la victimologie (Kirchhoff) ?
C’est l’étude scientifique des victimes et des victimisations attribuables à la violation des droits de la personne; elle étudie également le crime, ainsi que la réaction par rapport au crime et à la victimisation.
Qui est Ezzat Abel Fattah ?
Il a écrit The Future of Criminology as a Social Science and Academic Discipline : Reflections on Criminology’s Unholy Alliance with Criminal Policy & On Current Misguided Attempts to Divorce Victimology from Criminology (2008).
Il fait partie de la Société internationale de criminologie.
Quel type de crimes n’est pas reconnu par les victimes ?
Les crimes environnementaux.
Exemple : Flint, racisme environnemental.
Est-ce qu’il y a une victimologie en dehors de la criminologie ?
Des actes qui ne sont pas dans le Code criminel, mais qui constituent tout de même une victimisation.
Quels sont les trois (3) domaines de la victimologie ?
- La victimologie pénale
- La victimologie générale
- Les violations des droits de la personne
Qui sont les auteurs principaux de la victimologie pénale ?
- Hans Von Hentig
- Henri Ellenberger
- Ezzat Abel Fattah
-
Willem Nagel
Selon eux, la victimologie fait partie de la criminologie.
Elle exclut la victime et tente de comprendre uniquement le crime.
Qu’est-ce que la victimologie générale selon Benjamin Mendelsohn (1956) ?
C’est une science distincte de la criminologie.
Elle inclue :
1. Les victimes d’accidents
2. Les victimes de désastres naturels
Qu’est-ce que la traumatologie ?
C’est l’étude médicale des traumatismes physiques causées par un accident ou une violence physique externe.
Conséquence : syndrome du stress post-traumatique.
Quel est l’objectif de la victimologie générale ?
- Expliquer la victimisation
- La prévenir
Les causes et les séquelles d’un désastre naturel…
Ne sont pas les mêmes que celles d’un acte criminel.
Qu’est-ce que la victimologie des droits de la personne ?
C’est les violations des droit de la personne.
Elle inclut le génocide, la torture, l’esclavage, l’abus de pouvoir.
Elle exclut les victimes des désastres naturels.
Qui sont des victimes ?
Les victimes d’actes criminels et d’abus de pouvoir.
Exemple : enfant de Guatanamo (Omar Khadr).
Qui est Maher Arar ? Que s’est-il passé ?
- Il est un citoyen canadien d’origine syrienne
- Il est arrêté et est renvoyé en Syrie avec l’accord du Canada (2002)
- Il est torturé en Syrie
- Il retourne au Canada (2003)
- Le Parlement canadien et la GRC s’excusent et l’indemnisent $$ (2006-2007)
- La GRC poursuit le présumé
tortionnaire de Maher Arar (2015)
Que sont les droits de la personne ?
Ce sont des droits fondamentaux inhérents qui sont dans la nature des personnes sans lesquels nous ne pouvons pas vivre comme des êtres humains.
Ils nous permettent de développer complètement et utiliser nos capacités, notre intelligence et notre morale.
Droit à la vie, à la sûreté, à la propriété, etc.
Qu’est-ce que la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) ?
- Article 3 : tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne (homicide).
- Article 5 : nul ne sera soumis à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
- Article 6 : chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique incluant les victimes.
- Article 17 : toute personne a droit à la propriété et nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété (vol).
Quelle est la définition d’une victime selon l’ONU ?
Ce sont des personnes qui, individuellement ou collectivement, ont subi un préjudice, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle, ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d’actes ou d’omissions qui enfreignent les lois pénales en vigueur dans un État membre, y compris celles qui proscrivent les abus criminels de pouvoir.
Qui est le fondateur de la victimologie pénale ?
Frederic Wertham (1948).
« On ne peut pas comprendre la psychologie d’un meurtrier sans comprendre la sociologie de sa victime. Nous avons besoin d’une science de la victimologie. »
Qui est Hans Von Hentig ?
Il écrit Le criminel et sa victime (1948).
« C’est la victime qui est coupable. »
Y-a-t-il des cas où les victimes victimisent ?
Oui.
Dominic Ongwen : ancien enfant-soldat devenu chef de guerre condamné pour des crimes de guerre.
Qu’est-ce que la typologie de Von Hentig ?
- Les types généraux
- Les types psychologiques
Quels sont les types généraux de Von Hentig ?
- Les jeunes
- Les femmes
- Les vieux
- Les personnes malades
- Les immigrants
- Les minorités
Quels sont les types psychologiques de Von Hentig ?
- Les personnes d’une intelligence faible
- Les personnes déprimées
Qui est Robert Pickton ?
Un tueur en série qui a tué plus de 26 femmes entre 1995 et 2001.
La majorité était des prostituées.
Qu’est-ce que l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ?
#NoMoreStolenSisters.
- 1017 femmes disparues ou assassinées (1980-2014)
- A-16 : autoroute des larmes
- Amnistie, Human Rights Watch, ONU
Qu’est-ce que la typologie de la victime de Mendelsohn ?
- La victime innocente
- La victime qui est légèrement coupable
- Celle qui est aussi coupable que le contrevenant
- Celle qui est plus coupable que le contrevenant
- La victime coupable
- La victime « imaginaire »
À quoi servent les typologies ?
Elle explique le crime.
Pour comprendre les impacts de la victimisation sur la personne victime au lieu d’expliquer le crime.
Qui est Marvin Wolfgang (1958) ?
Il écrit Patterns of Criminal Homicide.
« Victim precipitation » : la victime déclenche la violence.
Qui est Henri Ellenberger ?
Il établit la victimogénèse.
Ce sont les facteurs qui mènent à la victimisation.
Que développe Ezzat Fattah (1971) ?
- Le criminel-victime
- La victime latente (déjà à risque)
- La relation spécifique entre le criminel et la victime (ex. : relation toxique déjà établie)
Qu’est-ce que la typologie de Stephen Schafer (1977) ?
- « Unrelated victims » : celles sans aucune relation avec le contrevenant
- « Provocative victims » : celles qui provoquent le contrevenant
- « Biologically weak victims » : celles qui ont une faible constitution physique
- « Socially weak victims » : celles qui sont marginalisées
- « Political victims » : celles qui sont victimisées par leur opposants politiques
Blâme-t-on la victime ?
Oui.
1. Les victimologues ont mis l’accent sur la responsabilité de la victime
2. Abrahamsen : « les victimes de violence sont motivées par le désir d’organiser leur propre destruction »
3. Schafer : « la victime a toujours une certaine responsabilité »
4. La typologie de Mendelsohn
Qu’est-ce que The Crime Victim’s Book de Bard et Sangry (1979) ?
Selon les auteurs, les victimes se sentent déjà coupables.
Il y a aussi des lacunes dans les études sur les problèmes ou les besoins des victimes.
On ne parle pas du rôle du hasard.
Qu’est-ce que la Just World Theory ?
Par Melvin Lerner.
La théorie stipule qu’on blâme la victime au lieu de changer sa croyance que le monde est juste.
D’où et quand proviennent les mouvements en faveur des victimes ?
Aux États-Unis dans les années 1970.
Quels sont les facteurs qui poussent les mouvements des victimes d’actes criminels ?
- Le taux de criminalité
- Les politiques et la recherche (initiatives gouvernementales)
- L’esprit du temps
- Le mouvement féministe
- L’activisme pro-victime
Sur l’augmentation du taux de criminalité…
Il y a eu une grande augmentation dans les années 1960 à 1990.
Comment peut-on gérer l’augmentation de la criminalité ?
En testant l’efficacité de la police.
L’expérience de Kansas City démontre l’incapacité de l’État de gérer la criminalité.
Pourquoi est-ce que l’opinion publique est importante ?
- Peur de la criminalité
- Les attitudes (sentiment de sécurité)
- Les programmes pour réduire la peur sans affecté le taux de criminalité (police communautaire)
Est-ce que les expériences des victimes sont importantes ?
Oui.
Il y a eu le premier sondage de la victimisation auprès des victimes.
Cela a fait ressortir le chiffre noir.
La police a donc besoin de la coopération des victimes pour gérer la criminalité.
Quelles sont les initiatives gouvernementales ?
- Les programmes d’indemnisation : IVAC (1971)
- Les programmes de soutien aux victimes d’actes criminels (LEAA)
- Victim-Witness Advocates au bureau du Procureur : redonner confiance aux victimes et améliorer la collaboration des victimes
Qu’est-ce que la Loi sur l’aide aux victimes d’actes criminels (1988) ?
Article 7 : il incombe à la victime d’un acte criminel de collaborer, dans la mesure du possible, avec les autorités chargées de l’application de la loi à l’égard de l’acte criminel dont elle a été victime.
Qu’est-ce que l’abolitionnisme en criminologie ?
Par Louk Hulsman et Nils Christie.
Il conteste les institutions sociales et judiciaires et le statut quo.
Pour favoriser la justice réparatrice.
Qu’est-ce que le mouvement féministe dans la victimologie ?
L’influence croissante des mouvements féministes.
1. De nouvelles explications à la victimisation.
2. Les premiers centres d’aide aux victimes.
3. Les premiers changements législatifs allégeant le fardeau des victimes.
Qu’est-ce que l’aide aux femmes victimes ?
- Centres pour victimes de viol (ÉU, 1972)
- Premier centre d’aide au Québec (1975)
-
Changements législatifs
- Agression sexuelle (1983)
- L’exploitation sexuelle des enfants (1987)
Qu’est-ce que l’activisme pro-victime ?
- Années 1970 : l’avortement (femmes)
- Années 1980 : MAAD, Parents of Murdered Children, catégories spécifiques des victimes
- Années 1990 : services pour les victimes et les femmes (Québec)
- 1996 : la Marche Blanche (300 000 personnes, Belgique)
- Années 2000 : regroupements des victimes (RIVCO, livres des victimes)
- Années 2010 à maintenant : médias sociaux (#MeToo, #TimesUp, #BeenRapedAndNeverReported, #SayHerName)
Qu’est-ce que l’appropriation du mouvement par la politique droite ?
Par les groupes extrémistes (La Meute, P-H Boisvenu).
Selon Kent Roach, comment utilise-t-on les victimes pour avancer la politique conservatrice ?
Les projets de loi sur la sécurité des rues, des peines plus lourdes, etc.
Les victimes risquent d’être manipulées par la politique.
Comment mesure-t-on la criminalité ?
- Les prisons / pénitenciers
- Les tribunaux
- La police (DUC)
Quelles sont les limites des mesures de criminalité ?
Ces statistiques portent sur les délits et les délinquants.
On ne connait pas le nombre réel de victimes impliquées.
Sauf dans les cas d’homicide.
Qu’est-ce que le chiffre noir ?
C’est le taux de victimisation non rapporté à la police.
- Seulement 29% des victimes portent plainte (diminution de 1994 à 2019).
- La police filtre les plaintes (96 sur 100).
Quel est le taux des plaintes non-fondées ?
Entre 2009 et 2014, 21% des plaintes sont classées comme non fondées au Québec.
Dans le reste du pays, c’est 19%.
Exemple : Jocelyn Hotte
Ex-policier qui a tué son ex-conjointe.
Celle-ci avait précédemment porter plainte, mais ça n’avait pas été retenue.
Exemple : Nicole Ryan
Une femme battue et le manque d’intervention par la police.
Qu’est-ce que le premier sondage ?
- Années 1960 aux États-Unis
- Sur la délinquance et la peur du crime
1. Découvrir le chiffre noir (5x supérieur)
2. L’impact sur les victimes
3. Les attitudes envers les victimes (influence sur la décision de porter plainte)
Qu’est-ce que l’Enquête sociale générale (ESG) ?
- Premier sondage canadien (1988)
- Par Statistiques Canada
- Une enquête aléatoire avec les citoyens de 15 ans et plus
- Entrevues téléphoniques ou par ordinateur
- Chaque 5 ans
Quels sont les objectifs de l’ESG ?
- Recueillir des données sur la nature et l’étendue de la victimisation
- Fournir de l’information sur de nouvelles questions d’intérêt public
Quels sont les huit (8) types de victimisation ?
Crimes contre la personne
1. Agression sexuelle
2. Vol qualifié / tentative de
3. Voies de fait (violence conjugale)
- Victimisation violente ↑
4. Vols de biens personnels
Crimes contre les ménages
1. Vol de véhicule à moteur / de pièces
2. Introduction par effraction
3. Vols de biens du ménage
4. Vandalisme
Qu’est-ce que la cyber victimisation ?
C’est un comportement commis par l’entremise de supports de communication électronique dans l’intention de nuire à autrui.
Par les menaces, le harcèlement, l’exclusion sociale, la transmission de renseignements personnels en ligne sans consentement, ou d’autres comportements visant à provoquer la peur, le préjudice, l’embarras ou l’exclusion.
Quels sont les avantages de l’ESG ?
- Échantillon aléatoire
- Données non filtrées par la police
- Permet d’analyser les facteurs de risque
- Les caractéristiques de la victime
- Permet de mesurer les perceptions
- Déclaration à la police (facteurs)
Quelles sont les limites de l’ESG ?
- Les erreurs de mémoire et la volonté de répondre
- Exagération et sous-estimation - Comprend uniquement huit types de crimes
- L’appréciation d’un comportement (subjectivité)
- Exclusion de groupes importants (enfants, personnes itinérantes ou sans Internet ou dans les institutions (prisons, centre de soins), les territoires nordiques)
Quel est le taux de victimisation des enfants ?
61% des enfants de 2 à 17 ans ont au moins été victimisés une fois dans la dernière année.
Surtout par un autre enfant.
Quel est le taux de la criminalité dans le Nord et dans l’Ouest ? Auprès des Autochtones ?
La gravité de la criminalité est la plus élevée.
Les Autochtones sont deux fois plus susceptibles d’être victimes de violence.
Quel est le taux de victimisation en 2019 ?
8.3 millions signalées.
Comment calculer le taux de victimisation ?
Nombre de victimisations signalées ÷ Nombre de citoyens de 15 ans et plus
Comment calculer le taux de prévalence ?
Nombre de personnes victimisées au moins une fois ÷ Nombre de citoyens de 15 ans et plus
Quel est le taux de prévalence en 2019 ?
19% des Canadiens de 15 ans et plus victimes d’au moins un acte criminel.
Qu’est-ce que la victimisation multiple ?
Lorsqu’une personne vit plusieurs actes de victimisation.
2004 : 2% de la population
Quel est le type de victimisation en 2019 ?
La majorité des victimisations sont non violentes.
Qui a un plus haut risque de victimisation avec violence (2019) ?
- Les femmes
- Les jeunes (entre 15 et 19 ans)
- Les personnes non hétérosexuelles
- La victimisation antérieure (violence sexuelle, témoins de violence familiale, pratiques parentales sévères)
- La pauvreté (revenu faible, période d’itinérance, problèmes sociaux dans l’environnement)
Est-ce que l’ethnicité est lié au risque de victimisation violente ?
Non.
À cause des autres facteurs de risque.
Est-ce que le statut d’Autochtone augmente le risque de victimisation violente ?
Non.
Ce sont les facteurs de colonisation et les traumatismes historiques.
Pourquoi est-ce que le taux de signalement à la police est en diminution ?
À cause du manque de collaboration.
- Surtout pour les victimisations violentes (agression sexuelle)
Pourquoi est-ce que les victimes ne signalent pas à la police ?
- Délit anodin
- Pas assez grave
- Personne n’a pas été blessé ou il n’y a eu aucune perte financière
- Le fait de communiquer avec la police embêtait
- Ne voulait pas être embêté par le processus judiciaire ou en avait peur
- Ne pensait pas que ce genre de chose pouvait être signalé
- Ressentait de l’embarras ou de la honte
- Craignait de ne pas être cru
- Connait l’agresseur (12% des agressions sexuelles)
Quels types de crime sont plus susceptibles d’être signalés ?
- Perte financière de 1000$ +
- Incidents ayant causé des blessures
- Incidents impliquant une arme
Quel est le taux de signalement des agressions sexuelles (2019) ?
6% ont été signalées.
Pourquoi devrait-on porter plainte ?
- Mon devoir (de citoyen)
- Ma sécurité / protection
Quelles sont les critiques des victimes qui ont porter plainte (envers la police) ?
- Absence d’intérêt
- Traite la victime comme si elle n’était pas importante
- Traite la victime comme si elle lui fait perdre son temps
- N’offre pas d’information
Quelle est l’analyse au niveau macro (ICVS) ?
Il y a un haut niveau d’agression envers les femmes.
À cause de la pauvreté et leur niveau d’éducation
Qu’est-ce que le Gallup World Pool (GWP) ?
- Inclus plus de pays
- Inclus les crimes non courants (traite, mariage forcé)
- Moins d’information
Le sentiment de sécurité…
N’est pas lié au risque de victimisation.
Quelles sont les attitudes des victimes de victimisation multiple ?
- Leurs attitudes vers la police sont plus négatives
- À cause de leurs expériences négatives avec la police - Elles ont signalé le délit à la police moins souvent que les personnes victimisées une seule fois
Remise en question de la confiance envers le système
Qu’est-ce que la typologie des victimes modernes ?
Pour comprendre les impacts de la victimisation sur la personne victime au lieu d’expliquer le crime.
Quels sont les quatre (4) types de victimes ?
- Victimes directes
- Victimes indirectes
- Victimes secondaires (témoins, professionnels)
- Victimes tertiaires (la communauté)
Quelles sont les conséquences de la victimisation ?
- Physiques
- Économiques
- Psychologiques (syndrome de stress post-traumatique)
- Sociales
- Existentielles
Que sont les conséquences physiques ?
- Les blessures
- Les réactions physiologiques (perte de sommeil / d’appétit)
À court et à long terme
Que sont les conséquences économiques ?
- Pertes directes : choses volées ou endommagées
- Pertes indirectes : perte de revenu, frais et coûts additionnels
- L’impact relatif des pertes financières
Que sont les conséquences sociales ?
- Peur de la criminalité
- Perte de confiance envers les autres
- L’isolation / solitude
- Fardeau émotionnel sur les proches
- Les effets sur les relations intergroupes
- Modifier votre style de vie / déménager
Que sont les conséquences existentielles ?
- Nos valeurs : respect
- Nos croyances : les gens sont bons, le monde est juste, je suis en sécurité, l’agression peut provoquer une dévalorisation de soi
Que sont les conséquences psychologiques (à court terme) ?
- Colère
- Choc
- Honte
- Peur
- Anxiété
- Dépression
- État de dissociation
-
Incapacité d’agir
80% des victimes
Que sont les conséquences psychologiques (à long terme) ?
- Anxiété
- Dépression
-
Syndrome de stress post-traumatique
1/3 des victimes SSPT
Exemple : soldats de Viet Nam et canadiens
Qu’est-ce que le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ?
C’est un type de trouble anxieux sévère résultant d’un traumatisme psychique qui se manifeste, chez un individu, à la suite d’une expérience impliquant une confrontation directe et personnelle à la mort potentielle, que ce soit sa propre mort ou celle d’autres personnes.
Quel est le premier critère (SSPT) ?
A. Suite à un événement traumatique (ou plusieurs successivement)
- Les victimes directes ou témoins
- Les proches des victimes des crimes graves
- Les victimes secondaires ou tertiaires
Quel est le deuxième critère (SSPT) ?
B. Reviviscence
- Le sentiment de revivre l’événement
- Souvenirs répétitifs
- Rêves répétitifs
- Impression ou agissement soudains « comme si » l’événement traumatique allait se reproduire (flash backs)
Quel est le troisième critère (SSPT) ?
C. Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme
- Efforts pour éviter les pensées ou les rappels externes associés au traumatisme
Quel est le quatrième critère (SSPT) ?
D. Altérations négatives des cognitions et de l’humeur
- Sentiment de détachement
- Restriction des affects
- Blâme / honte / culpabilité
- Pert d’intérêt
Quel est le cinquième critère (SSPT) ?
E. Altérations dans l’activation et la réactivité
- L’hyper-réactivité
- Difficultés d’endormir ou sommeil
interrompu
- Irritabilité ou excès de colère
- Difficultés de concentration
- Hypervigilance
- Réaction de sursaut exagérée
Quel est le sixième critère (SSPT) ?
F. Durée
- Les symptômes durent plus d’un mois
- Aigu : si la durée des symptômes est de moins de trois mois
- Chronique : si la durée des symptômes est de trois mois ou plus
Quel est le septième critère (SSPT) ?
G. Altération du fonctionnement
- La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement
Qu’est-ce que le stress aigu ?
Cela dure entre 2 jours et 4 semaines.
Quels sont les autres troubles psychologiques ?
La dépression
- Perte d’énergie
- Faible estime de soi
- Se sentir coupable
La toxicomanie
- L’automédication
(Problèmes de santé mentale et de toxicomanie augmentent le risque de victimisation)
Les études longitudinales de Denkers et Winkel.
Ils ont observés que les victimes étaient déjà moins heureuses que les non victimes.
- La victimisation multiple
- Vulnérabilité / surexposition
- L’impact cumulatif du trauma
Qu’est-ce que le processus de guérison ?
- La pré-victimisation
- La victimisation
- La transition
- La réorganisation
Les traumatismes causés par la violence humaine ressemblent à ceux qui sont occasionnés par des accidents ou des désastres naturels…
Mais ils sont médiatisés par la peur, donc leurs répercussions semblent plus durables et plus dommageables socialement.
Qu’est-ce que la seconde victimisation ?
C’est une perception de la victime, selon laquelle la victime n’est pas acceptée ni soutenue par les autres.
La victime veut retrouver un sentiment de contrôle sur sa vie.
Quelles sont les phases de la victimisation ?
- Nier
- Gelé (à risque d’une seconde victimisation)
- Dégelé
Plus une personne a subi des traumatismes importants en nombre et en intensité…
Plus son cerveau risque d’en être affecté.
Les enfants qui subissent des agressions risquent ainsi d’être fortement affectés.
Il s’ensuit qu’aux yeux du juge ou de toute autre personne qui écoute le témoignage, les réactions de la survivante, sa manière de s’exprimer et son manque d’assurance peuvent être interprétés comme…
Des incohérences ou comme une preuve du manque de crédibilité ou de fiabilité de son témoignage.
Comment est-ce que le comportement professionnel et distant des intervenants peut affecter les victimes ?
Il peut augmenter la souffrance de la victime.
Exemple : les agressions sexuelles
La tâche de l’avocat est de faire douter de la culpabilité du délinquant.
Ainsi, il introduit la possibilité que la victime puisse être coupable.
Réputation sexuelle et le caractère général de la victime
Les non victimes…
Sont plus satisfaites de la police que les victimes.
Qu’est-ce qu’une « bonne victime » ?
Une victime parfaite :
1. Collabore avec les autorités
2. Se rappelle de tous les détails
3. Se défend physiquement
4. Est adéquatement émotive
5. Porte plainte immédiatement
Comment se sentent les victimes ?
- Déçues
- Désabusées
- Désillusionnées
-
Traumatisées
De leurs contacts avec le système pénal
Quels sont les besoins des victimes ?
Les conséquences d’un crime ≠ les besoins de la victime.
1. Besoin d’un soutien psychosocial
2. Besoin de protection
3. Besoin d’information
4. Besoin de réparation
5. Besoins pratiques
6. Besoin de reconnaissance
Qu’est-ce que le besoin d’un soutien psychosocial ?
- L’impact affectif de la victimisation
- L’aide affective
- L’aide professionnelle
Peu importe le délit
- CAVAC : une intervention professionnelle
- L’avocat de la défense peut demander accès au dossier du CAVAC.
- Les victimes d’agression sexuelle ou de violence conjugale ne sont pas soumises à cette assignation.
- 80% des victimes sont satisfaites après s’être confiées à leurs proches.
Qu’est-ce que le besoin de protection ?
- Après le délit, la victime a peur et se sent vulnérable
- Peur des représailles du délinquant et des médias
-
Perte de sécurité
Peut être une raison pour porter plainte à la police.
- La protection des victimes et des témoins dans le système pénal est encore inadéquate.
- Dans 60% des cas d’homicide conjugale, l’acte avait été précédé de gestes de violence conjugale connus de la police (femmes et personnes autochtones).
Qu’est-ce que le besoin d’information ?
- Sur le système de justice pénale
- Sur leur rôle dans le processus pénal
- Sur leurs droits
- Sur les services disponibles
- Sur des développements dans leur cas
- L’information peut aider au rétablissement de la victime
- Retourner un sens de contrôle / comprendre des choses
Qu’est-ce que le besoin de réparation ?
- Indemnisation
- Restitution
- Satisfaction
-
Garanties de non-répétition / Prévention
- Les pertes directes et les pertes indirectes
- Souvent la victime n’est pas indemnisée
- Les victimes veulent une indemnisation de la part du délinquant
- Ça aide la victime et reflète la responsabilité du contrevenant
Qu’est-ce que les besoins pratiques ?
- Nettoyer la scène d’un crime
- Mettre de l’ordre ou réparer les biens endommagés
- Installation d’une nouvelle serrure
- Remplacement des documents volés
- Compléter les formulaires d’assurance qui sont compliqués
- Dépannage financier
Qu’est-ce que le besoin de reconnaissance ?
- Les victimes veulent être informées, consultées et entendues à toutes les étapes
- D’être entendue
- D’être crue
- D’être traitée avec dignité
- D’être informée et consultée à toutes les étapes
Quels sont les besoins fondamentaux des personnes victimes ?
- Besoins physiologiques
- Sécurité
- Appartenance et acceptation
- Autonomie et réalisation de soi
- Estime de soi et identité positive
- Efficacité et maîtrise
- Compréhension de la réalité
-
Justice
Réparation, information, soutien (affectif et médicaux), reconnaissance
Qu’est-ce que la hiérarchie des besoins fondamentaux ?
- Besoins physiologiques
- Besoin de sécurité
- Besoin d’appartenance
- Besoin d’estime
- Besoin de s’accomplir
Quels sont les changements législatifs ?
Canada : C-127 (1983)
- Viol = l’acte d’agression
- Viol dans le mariage est reconnu
- La protection des victimes/témoins
Est-ce que les victimes porteront plainte suite à une nouvelle victimisation si elles sont insatisfaites?
Les personnes les plus satisfaites de la police sont celles qui n’ont pas porté plainte, mais qui ont contacté la police pour une information.
Les personnes qui ont veçu plusieurs victimisations signalent le moins.
Leurs attitudes vers la police sont plus négatives à cause de leurs expériences négatives avec la police.
Elles ont signalé le délit à la police moins souvent que les personnes victimisées une seule fois.
Pourquoi est-ce que la satisfaction des victimes auprès de la police diminue avec le temps ?
Le manque d’information.
La police n’a pas informé la victime des développements dans son dossier.
- Les victimes qui veulent l’information et qui la reçoivent ont des attitudes plus favorables que les victimes qui ne la reçoivent pas.
- Les victimes qui veulent l’indemnisation et qui disent l’avoir essayée ont des attitudes plus favorables que les victimes qui ne la reçoivent pas.
Quels sont les résultats de l’analyse PTSD ?
- Revenu : les victimes ayant un revenu plus élevé sont moins propices à démontrer des symptômes du PTSD.
- Victimisation violente : les victimes de violence souffrent plus des symptômes du PTSD.
- Sexe : les femmes sont plus propices à démontrer des symptômes du PTSD.
- Quand les victimes se sentent traitées plus justes ou équitablement, elles présentent moins de symptômes du PTSD.
- Crédibilité : les victimes qui sentent que leur crédibilité a été mise en doute souffrent plus des symptômes du PTSD.
Si on ne respecte pas les besoins des victimes…
La confiance des victimes dans les autorités va diminuer.
Qu’est-ce que Rebâtir la confiance ?
- Les tribunaux spécialisés
- Pour rebâtir la confiance et améliorer la coopération des victimes
- La seconde victimisation empêche la coopération des victimes avec les autorités judiciaires.
- Améliorer la coopération = améliorer leur traitement dans le système pénal.
Qu’est-ce que le CAVAC ?
C’est le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels.
- Il donne des services de première ligne d’intervention psychosociale, post-traumatique et d’accompagnement judiciaire.
- À toute personne victime d’une infraction criminelle, à ses proches et aux témoins d’un crime.
- L’équipe est constituée de plusieurs professionnels (travailleur social, psychologue, criminologue, etc.).
- Aucune plainte et auteur du crime identifié nécessaire.
Qu’est-ce que l’IVAC ?
C’est l’Indemnisation des victimes d’actes criminels.
C’est une aide financière.
Qu’est-ce que la violence sexuelle ?
Elle englobe toutes les formes de violence physiques ou psychologiques qui se manifestent de manière sexuelle.
Qu’est-ce que la justice procédurale ?
C’est l’équité dans les processus utilisés pour résoudre des conflits ou allouer des ressources
Comprendre l’évaluation que font les victimes de la procédure criminelle.
Quels sont les quatre (4) déterminants de la justice procédurale ?
- Maîtrise du processus
- Statut
- Neutralité
- Confiance
Quelles sont les trois (3) règles de la distribution équitable des résultats ?
- Équité : distribution en fonction de la valeur de l’individu pour son groupe social et son apport à ce groupe (résultats proportionnels).
- Égalité : chacun bénéficie d’un résultat égal (crimes semblables = peines semblables).
-
Besoin : ressources en fonction de ce qu’il faut à la personne pour assurer son bien-être.
Dépend du type de ressources et de biens distribués et des circonstances sociohistoriques.
Quelles sont les deux (2) dimensions de la procédure équitable ?
- Qualité du traitement : être traité avec dignité et respect).
- Qualité de la prise de décision : neutralité et honnêteté.
Qu’est-ce que le traitement informel (justice interactionnelle) ?
La qualité du traitement interpersonnel reçu pendant la promulgation de la procédure.
- Qu’est-ce que la maîtrise du processus ?
La mesure de la capacité de la victime à présenter de l’information dans l’ensemble du système judiciaire.
- Qu’est-ce que le statut ?
Le fait d’être traité avec dignité et respect et de faire montre de respect pour les droits de la personne.
Une procédure équitable a une valeur normative; elle transmet à l’individu le message quant à sa valeur ou à son statut au sein du groupe.
- Qu’est-ce que la neutralité ?
L’honnêteté, l’absence de biais et la prise de décisions éclairées et fondées sur les faits en cause.
- Qu’est-ce que la confiance ?
Les préoccupations de l’individu à l’égard des intentions de l’autorité.
Elle peut être un déterminant et une conséquence de la justice procédurale.