Examen final Flashcards
Cours 6 à 11
Qu’est-ce que le sondage de victimisation ?
Gottfredson, 1984
- 14% des personnes victimisées ont vécu plus que deux victimisations.
- 71% des victimisations sont arrivées plus de deux fois.
Quels sont les résultats de l’ESG ?
- La victimisation multiple affecterait 2% de la population générale.
- Ce 2% de la population a vécu 60% des crimes violents rapportés.
Qu’est-ce que la victimisation multiple ?
Individu qui a vécu plus d’un acte de victimisation différent.
- Facteur de risque : avoir vécu une victimisation dans le passé.
- La victimisation est un bon indice d’une nouvelle victimisation.
- Le risque d’une victimisation multiple est plus élevé immédiatement après la première victimisation.
- Le fardeau de la criminalité n’est pas partagé également par tous les membres d’une communauté.
Qu’est-ce que la victimisation répétée ?
Avoir vécu la même
forme de victimisation plusieurs fois.
Qu’est-ce que la polyvictimisation ?
Avoir vécu plusieurs différentes formes de victimisation.
- La probabilité d’une deuxième victimisation est 4 fois plus grande que la probabilité d’une première victimisation.
- Après le premier mois, le risque diminue fortement.
- En moyenne, trois (3) victimisations.
- Plus susceptibles de vivre du trauma, SSPT et des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.
Quelles sont les conséquences psychologiques de la (poly)victimisation ?
Shapland et Hall, 2007
- 80% des victimes signalent des conséquences psychologiques.
- La réaction de la victime est influencée
par son état/son historique.
- Colère.
- Choc.
- Honte.
- Peur.
- Dépression.
- Anxiété.
- Syndrome du stress post-traumatique (SSPT).
Qu’est-ce que le risque de cambriolage ?
Polvi et Pease
Après la première victimisation, la probabilité d’une deuxième victimisation est quatre (4) fois plus grande que la probabilité d’une première victimisation.
- Cambriolage des ménages.
- Cambriolage des commerces.
- Cambriolages et vols dans les écoles.
- Attaques raciales.
- Violence conjugale.
Victimisation répétée du même type.
Comprendre les tendances.
Selon l’ESG (2019), quelle population est plus susceptible d’être victime d’un crime violent ?
Les personnes ayant subi des mauvais traitements durant l’enfance.
- Une femme autochtone sur cinq (5) était victime de violence sexuelle pendant l’enfance.
Comment peut-on expliquer la victimisation ?
- Selon Denkers et Winkel : les victimes étaient déjà moins heureuses que les non-victimes.
- La victimisation multiple.
- Vulnérabilité / surexposition.
- L’impact cumulatif du trauma.
Comment peut-on expliquer la
(ré-)victimisation ?
Ken Pease et Graham Farrel
Exemple du cambriolage
- Une maison riche dans un quartier pauvre.
- Sans système de sécurité.
- Fenêtre ouverte.
1. Flag (première victmisation : - Caractéristiques de la cible.
- Proie facile.
- Hétérogénéité du risque.
- Les victimes sont distinctes des non-victimes.
2. Boost (victimisations suivantes : - Il est plus simple de retourner à une cible (répétition).
- Moins de risque.
- Dépendance de l’état.
- Les victimes et les non-victimes sont d’abord pareils, mais la victimisation change l’individu et augmente son risque de ré-victimisation.
Que sont les théories de l’exposition ?
- L’environnement et la situation de la personne victime.
- Victimisation = opportune, rationnelle, banale. N’est pas anormale ou illogique.
- Les délinquants ne sont pas anormaux.
- Explique la victimisation.
1. Choix rationnel.
2. L’opportunité.
3. Activités routinières.
Qu’est-ce que le choix rationnel ?
Cornish et Clark
Théorie de l’exposition
- La perspective du délinquant.
- La victimisation criminelle est un comportement rationnel.
- Rationalité subjective.
- Techniques de neutralisation.
- Le délinquant choisi sa cible (non aléatoire) : les personnes vulnérables (itinérance, toxicomanie, tourisme, etc.).
Qu’est-ce que l’opportunité ?
Ron Clarke et Pat Mayhew
Théorie de l’exposition
- Les opportunités pour commettre un délit.
- La victimisation est en fonction des personnes et des lieux qu’on fréquente et l’endroit où l’on vit.
- Des zones de « points chauds » : endroits géographiques où il y a une fréquence élevée des délits, présence élevée des délinquants ou de cibles attirantes.
Géocriminologie.
Que sont les activités routinières ?
Cohen et Felson
Théorie de l’exposition
Facteurs nécessaires :
1. Délinquant motivé : pairs déliquants, délinquance juvénile.
2. Bonne cible.
3. Absence d’un gardien : autre personne, caméra, chien de garde, etc.
Si un gardien est présent, le délinquant motivé cherchera une autre victime.
Qu’est-ce que la théorie de la victimisation socio-structurelle ?
- Facteurs environnementaux : racisme, attitudes auprès des groupes marginalisés, inégalité sociale.
- Être une « cible attirante » est (en partie) un
construit social.
Qu’est-ce que la théorie de la tension ?
Robert Agnew
- L’accumulation des tensions augmente la probabilité des sentiments comme la colère et la frustration.
- Cela augmente donc le risque de délinquance. - Les sentiments de dépression et d’anxiété mènent plutôt à la victimisation.
- Avoir vécu de la tension rend l’individu comme une cible attirante.
Quelles sont les tensions et leurs caractéristiques ?
Agnew
Théorie de la tension
-
Évènement aversifs.
- Décès, chômage, maladies. -
Victimisation.
- Victimisation directe et indirecte.
Caractéristiques :
1. Injustice : volontaire, intention, victimisation.
2. Force : importance de la tension.
3. Peu de contrôle social : parents.
4. « Criminal coping ».
Quelle est la critique de l’ESG ?
- Aucun facteur ne permet de distinguer la victimisation multiple de la victimisation unique.
- Hétérogénéité du risque.
Que sont les données longitudinales ?
- Sondages longitudinaux.
- Hétérogénéité de risque (flag) : variables limitées (n’inclut pas des facteurs comme le bien-être de l’individu).
- Facteur de temps : ↑ temps / ↓ risque.
Quelle est l’influence du facteur de temps ?
- Plus de temps entre victimisations, plus de
possibilités que la victime ait pu guérir de sa
victimisation.
Ceci va influencer sa réaction à une nouvelle victimisation. - Stade du développement de l’individu : l’importance de la victimisation pendant l’enfance.
Qu’est-ce que la victimologie développementale ?
David Finkelhor
Trajectoire de vie
L’étude systématique de la victimisation des enfants selon leur âge, leur développement et l’impact.
Quels sont les risques de victimisation chez les jeunes enfants et les adolescents ?
Finkelhor
- Les jeunes enfants : victimisation par des proches (maltraitance, négligence, inceste).
- Les adolescents : plus indépendants et plus à risque de victimisation par des personnes à l’extérieur de la famille (homicide, vol).
Quels sont les facteurs qui influencent les trajectoires de vie ?
Finkelhor
- Communauté dangereuse : pauvreté, criminalité, manque de cohésion sociale, zones de « points chauds ».
- Famille dangereuse : violence familiale, risque d’intimidation.
- Famille problématique : chaos, problèmes de santé mentale et de toxicomanie, famille reconstituée, manque de supervision.
- Enfant symptômatique : problèmes comportementaux, affectifs et d’apprentissage, handicap physique et cognitif.
Quelle est l’importance de la prévention ?
- Prévenir la ré-victimisation.
-
Programmes de prévention auprès des jeunes victimes de violence.
- Intervenir dans l’environnement.
- Offrir de l’aide et du soutien pour favoriser les stratégies d’adaptation positves.
Qu’est-ce que le processus de la victimisation et du rétablissement ?
- Prévictimisation.
- Victimisation.
- Transition.
- Réorganisation.
Qu’est-ce que la prévictimisation ?
Se rendre compte qu’on est victime.
- Était ce bien un crime?
- Si oui, quelle en est la gravité?
- Comment vais-je vivre avec ce crime et ma victimisation?
- Porter plainte?
Qu’est-ce que la victimisation ?
Suite à l’événement de victimisation.
- Réactions : colère, anxiété, dépression, embarras, etc.
Selon la présence ou non de violence, de victimisation antérieure, etc.
- Toutes les victimes sont également affectées par le crime. Elles ne doivent pas se comparer, car les inégalités entre les individus vont entraver la guérison.
Qu’est-ce que la transition ?
- Adaptation initiale : transition et protection.
- Le début de la réorganisation.
- Commence à donner un sens à sa victimisation.
- Besoin d’aide formel et informel : famille, amis, intervenants, experts, mouvements sociaux (#MeToo, Time’s Up, etc.).
Les intervenants doivent se méfier du traumatisme préjugé qui suppose que toutes les victimes d’un acte criminel sont nécessairement traumatisées alors que ce n’est pas toujours le cas.
Quelles sont les stratégies d’adaptation positives des victimes ?
Transition
- Recherche d’informations.
- Recadrage cognitif : autocomparaison (trouver un sens à ce qui leur est arrivé), comparaison sociale (avec d’autre victimes).
- Reprendre le contrôle de soi : cours d’autodéfense, porter plainte, activisme.
- Activisme pro-victime.
- Obtenir de l’aide (formelle et informelle).
Quelles sont les stratégies d’adaptation négatives des victimes ?
Transition
- Évitement des souvenirs du crime : s’enfermer chez soi, s’absenter du travail
- Déni et automystification : évitement psychologique, modifier ou oubliez des souvenirs pour les rendre moins stressants.
- Dissociation : oublier les éléments pénibles du traumatisme pour atténuer la détresse.
- Évitement comportemental : automédication (abus d’alcool et drogues)
- Automutilation.
- Remémoration obsessionnelle du crime.
Selon l’ONU…
1958, 1985
- 14 : «Les victimes doivent recevoir l’assistance matérielle, médicale, psychologique et sociale dont elles ont besoin par la voie d’organismes étatiques bénévoles, communautaires et autochtones. »
- 15 : « Les victimes doivent être informées de l’existence de services de santé, de services sociaux et d’autres formes d’assistance qui peuvent leur être utiles, et doivent y avoir facilement accès. »
- 17 : « Lorsqu’on fournit des services et de l’aide aux victimes, il faut s’occuper de ceux qui ont des besoins spéciaux en raison de la nature du préjudice subi ou de facteurs tels que ceux mentionnés au paragraphe 3. »
- 16 : « Le personnel des services de police, de justice et de santé, ainsi que des autres services intéressés doit recevoir une formation qui le sensibilise aux besoins des victimes, ainsi que des instructions visant à garantir une aide prompte et appropriée pour les victimes. »
Versus le Canada : «droit, sur demande, d’obtenir des renseignements. »
Quels sont les types d’aide et de services qu’une victime peut recevoir ?
- Services communautaires : bénévoles, professionnels
- Services systémiques (justice pénale) : aide aux victimes-témoins.
-
L’information sur :
- Justice pénale.
- Services de soutien.
- Programmes de l’indemnisation.
- Prévention et la protection. - Suite au stress, la capacité de traiter l’information est affaiblie.
- Ainsi, il faut répéter l’offre d’aide et être proactif.
Les victimes sont-elles toujours informées ?
- 38% ont reçu de l’information.
- 2/3 victimes non rejoignables : coordonnées incorrectes ou incomplètes.
- 21% ont reçu l’aide dont elles avaient besoin.
- Par : dépliant, appel téléphonique, visite en personne.
Quel préjugé peut-il y avoir auprès des femmes et des hommes ?
- Les femmes sont plus victimes de violence.
- Si le suspect est un homme de bonne réputation, ai-je tendance à intervenir différemment ? Pas de fondement théorique
Qui sont les victimes vulnérables ?
- Femmes et enfants victimes de violence familiale.
- Victimes d’agression sexuelle.
Malheureusement, il y a un manque de ressources.
Qu’est-ce que le soutien psycho-social ?
- L’intervention de crise : gestion de crise, counseling.
- «Debriefing» : de groupe, séance d’aide individuelle (pas efficace)
Qu’est-ce que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ?
-
Évaluation :
- Victimisation antérieure.
- Antécédents psychiatriques personnels et familiaux.
- SSPT antérieur et gravité
- Habiletés d’adaptation utilisées. -
Caractéristiques actuelles de la victime :
- Personnalité de la victime.
- Autoefficacité et force du Moi.
- Caractéristiques démographiques.
- Consommation d’alcool ou de drogues.
- Risque de suicide, d’homicide, de dangerosité.
- État mental actuel. -
Caractéristiques du crime :
- Gravité du crime.
- Usage de menaces sérieuses, d’une arme.
- Incident isolé ou victimisation chronique.
- Contact entre la victime et l’auteur du crime (connu ou non).
Quand devons-nous faire appel à un spécialiste ?
- Le patient souffre de dépression, d’anxiété, de l’ESPT.
- Possibilité d’un suicide.
- La situation du patient ne semble pas s’améliorer malgré ses efforts et sa motivation.
- Le patient a de lourds antécédents complexes de victimisation.
Qu’est-ce que la réorganisation ?
- La croissance post-traumatique.
- Aller de l’avanté.
- Réorganisation et résolution du problème.
- Trouver un nouvel équilibre.
- Reconstruire sa réalité.
Ce n’est pas pour retourner au même état normal avant le crime.
Qu’est-ce que le traumatisme secondaire ?
Victimisation vicaire ou «burn out».
- Autoévaluation : connaître son niveau de stress.
- Se fixer des limites.
- Un mode de vie équilibré.
- Formation et perfectionnement professionnel.
- Le rôle de l’organisation : détresse morale.
- Soutien du superviseur et des collègues / «debriefing»