Évaluation du risque Flashcards
C’est quoi la définition du risque
Une occasion (ou potentiel) où des conséquences bénéfiques ou néfastes peuvent survenir dans des conditions incertaines où le nombre et l’étendue des conséquences et leur probabilité sont inconnus.
3 façons de définir le risque
Négative : La possibilité que quelque chose de désagréable se produise
Positive : Dans de bonnes circonstances, le risque peut être bénéfique : en équilibrant les niveaux de protection nécessaires et le maintien de niveaux raisonnables de choix et de contrôle.
Neutre : Le risque est l’effet lié à des incertitudes des conséquences qui peuvent varier de perte/détriment à gain/bénéfices, pour atteindre des objectifs.
Perception de la prise de risque des personnes âgées
Tendance à se rapporter à la dimension biographique du risque, telle qu’une perte d’identité, et à prendre des décisions de gestion des risques fondées sur un sentiment d’obligation.
Gérer les risques ne veut pas dire éliminer les risques… ça veut dire quoi?
En estimer la probabilité/fréquence et en estimer l’impact et la gravité!
Le risque est situé sur un continuum, le risque n’est pas absolu!
C’est quoi l’évaluation du risque?
Il s’agit d’un jugement qui repose sur des déficiences observées ou des lacunes dans un environnement donné et qui peut causer un événement «périlleux»ayant un potentiel accru de conséquences négatives.
Quelles sont les 4 étapes à l’évaluation et la gestion du risque?
1) Établir le contexte
2) Identifier les risques
3) Évaluer les risques
4) Agir sur les risques
Étape 1. Établir le contexte
1) Qui qui a un problème? –> client?famille?professionnels de la santé?
2) C’est quoi mes objectifs? –> assurer l’autonome?assurer la sécurité?
3) C’est quoi mes responsabilités dans mon organisation? c’est quoi mon mandat?
Étape 2. Identifier les risques
C’est quoi le risque auquel mon client est exposé?
-Risque lié à une déficience physique?psychologique?psychiatrique? (ex. arthrose de la hanche, équilibre précaire, trouble cognitif)
- Risque lié à l’environnement (ex. physique : bcp de marches d’escaliers, Sociale : aide reçue, économique : ressources financières)
- Situation/évènement périlleux? (chute, abus, malnutrition, conduite dangereuse)
C’est quoi les conséquences? :
- Reliées à la santé : décès, hospitalisation etc.
- Reliées à la vie courante : déclin des fonctions, surprotection de l’entourage, relocalisation en hébergement, déclin financier.
- Est-ce que c’est déjà arrivé avant? Sonne des cloches!!
Étape 3. Évaluer les risques (8 considérations)
- Capable de prendre ses décisions?
- Est-ce que l’évènement périlleux se produit en ce moment?
- C’est quoi la probabilité que ça se produise?
- C’est quoi la gravité de la conséquence?
- C’est quoi l’imminence?
- C’est quoi la fréquence?
- Est-ce que l’entourage est fiable?
- Est-ce que y’a d’autres risques concomittants?
Tableau de l’évaluation du risque avec les 8 considérations : Ça nous permet d’établir quoi? –> profil de risque pour chaque évènement périlleux
PFIREDOG

Étape 4 : Agir sur le risque
1) Qu’est-ce que le client veut
2) Qu’est-ce qu’on essaie d’accomplir : enlever les risques, prévenir les risques, minimiser les risques, partager les risques? accepter les risques et soutenir la résilience?
3) Est-ce que notre opinion diverge de l’opinion du client?
Quelles sont les interventions possibles selon le tableau d’identification des risques?
- Rehausser les capacités - améliorer les traitements
- Adapter le contexte - modifier l’environnement
- ÉVÈNEMENT PÉRILLEUX —> prévenir/éviter
- Mitiger les conséquences = atténuer les conséquences

De quels incidents les personnes âgées sont-elles le plus à risque? Expliquer les principaux résultats de la revue de portée sur la visite des personnes âgées à l’urgence!
5 incidents (ou évènement périlleux) évitables ont été identifiés :
- Chute (surtout à domicile, pendant le jour et en hiver : surtout salle de bain
- Accidents de voiture (3.5% atteintes cognitives vs 35% sans atteintes)
- Brûlures (surtout ébouillanté, feu, par contact)
- Autonégligence : pas manger/boire, mauvaise compliance, pas dire quand ya pb médical
- Errance
- Les interventions multifactorielles et interprofessionnelles sont potentiellement efficaces pour réduire les incidents évitables.
- Cependant, peu de mesures préventives ont été spécifiquement testées dans cette population.
Dans l’ensemble comment est-ce qu’on estime les risques?
1. Par la triangulation de plusieurs sources :
- le type de risque (ex.: chute, errance, etc.),
- la fréquence(ex.: quotidien vs occasionnel),
- la probabilité(ex.: imminent vs probable),
- la gravité(ex.: danger de mort vs inconfort)
- le cumul des incidents.
2. Établissement d’un équilibre entre :
- les facteurs aggravants(ex.: troubles cognitifs),
- les facteurs atténuants(ex.: ne vit pas seul)
- les habitudes antérieures(ex.: routines établies)
Quel est l’impact de la surestimation des risques vs la sous-estimation des risques?
Sous-estimation des risques :
- Sous-recommandation de services
- Épuisement des proches
- Consultation urgence et hospitalisation fréquentes
- Mortalité
Sur-estimation des risques :
- Sur-recommendation de services
- Restriction de la participation
- Retour/ maintien à domicile compromis
Comment se fait généralement le repérage des personnes à risque?
Le repérage est lorsqu’on identifie les premiers signes que quelque chose ne va pas. En général, le repérage va souvent arriver par les proches qui vont relater des signes. Il peut leur arriver de normaliser les comportements inusuels au début, et des personnes de l’environnement externe ou une historique familiale de la maladie d’Alzheimer va les faire se rendre compte que leur proche a un problème.
Énumérer quelques signes rapportés par les proches

Énumérer quelques signes observés par les professionnels de la santé
- Non-respect des rendez-vous
- Difficulté à comprendre et/ou retenir les informations concernant les médicaments et les soins (ex.: dans le suivi de maladies chroniques tels le diabète, les MPOC, etc.)
- Difficultés à suivre les instructions lors de l’examen physique
- Difficulté à retenir les informations sans une liste, la P.A prend des notes
- Besoin d’un proche pour accompagner le patient à ses rendez-vous ;
- Patient qui fait appel au proche pour répondre à sa place, pour valider ses réponses
- Propos répétitifs, etc.
À quoi sert le dépistage par questionnaire? Avantages - limites
Avantages :
- Permettre de dépister la présence d’impacts des troubles cognitifs suspectés dans les habitudes de vie
- Uniformité des dimensions abordées par différents évaluateurs
- Supporter les conclusion d’un dépistage positif des troubles cognitifs
- Supporter la recommandation d’une évaluation approfondie des habiletés fonctionnelles (c’est ça qui va nous permettre de contribuer au diagnostic, pas le test de dépistage!)
Limite des questionnaires :
- Fiabilité de la source qui rapporte les informations
- Fiabilité de la source qui rapporte les informations
Nommez et expliquez 2 outils de dépistage
Functional Activities Questionnaire (Questionnaire sur les activités fonctionnelles –QAF en français)
- Comprend 10 courtes questions sur diverses habitudes de vie
- Les résultats varient de 0 à 30; plus le score est élevé, plus le déclin fonctionnel est important.
- Un score ≥ 9 (dépendant dans 3 activités ou plus) indique une atteinte marquée de l’autonomie fonctionnelle et un déclin cognitif possible
- Une évaluation supplémentaire est nécessaire
L’incapacité fonctionnelle dans la démence (IFD) : s’adresse aux proches aidants
Comprend 40 questions qui évaluent 10 activités de la vie quotidienne, domestique et de loisirs
Score en pourcentage, plus le score est élevé, plus la personne est indépendante dans ses activités
Vrai ou faux : le repérage et le dépistage est un acte réservé aux médecins
Faux! Peut être fait par tous les professionnels de la santé.
C’est quoi l’aptitude?
C’est la capacité à :
- Comprendre les choix offerts
- Apprécier les conséquences
- Prendre une décision et la mettre en action
C’est quoi l’inaptitude?
Article 258 : Il est nommé un curateur ou un tuteur, ou un conseiller pour assister une personne qui est inapte à prendre soin de sa personne ou à administrer ses biens à la suite d’une maladie, d’une déficience, ou d’un affaiblissement dû à l’âge qui altère ses facultés mentales ou son aptitude physique à exprimer sa volonté.
C’est quoi les problèmes avec la prise de décision dans le cas de l’évaluation d’inaptitude
- Outils d’évaluations utilisés maisons et non validés
- Décision basé sur des entrevues et appréciation des fonctions cognitives seulement
- Risque d’entraîner la perte de droits non-justifiée
Expliquer le tableau pour la prise de décision de l’ouverture d’un régime de protection
Personne qui présente un besoin d’être protégé
Nécessite des évaluations
- Implication du réseau de soutien
- Évaluation médicale
- Évaluation psychosociale
- Évaluation de l’autonomie fonctionnelle
- Évaluation de l’état mental
Interventions et mesures pour réduire les risques
- Risque contrôlé, ou réseau compense, ou la gestion simple des biens = pas d’ouverture
- Besoin réel de protection, risques importants, responsabilités financières importants = homologation d’un mandat ou ouverture d’un régime
Qu’est-ce que le régime de protection et le besoin de protection ?
Régime de protection : Mesure légale et exceptionnelle autorisée par la cour lorsqu’elle juge que l’inaptitude et réelle et le besoin de protection est nécessaire
Besoin de protection : lorsque la personne inapte doit être assistée ou représentée dans l’exercice de ses droits civils
Quels étaient les régimes de protections possibles (avant 2022 et qu’est-ce que ça va devenir suite à la loi no 18?) Pourquoi ce changement?
Avant, il y avait 3 régimes de protection qu’on évaluait selon l’étendue de l’inaptitude (partielle ou totale) et la durée de l’inaptitude (temporaire ou permanente)
- La curatelle (régime privé ou public)
- La tutelle (régime privé ou public):
- Le conseiller au majeur (privé)
En 2022 = il va seulement y avoir de la tutelle ! Pourquoi on fait ça? : Tendre vers un plus grand équilibre dans l’autonomie de la personne dans le but de leur garantir un plus grand respect. On veut protéger les personnes sans les déclarer inaptes ou incapables pour autant!
Quel est le rôle de la tutelle?
Le tuteur gère les biens de la personne inapte, veille à son bien-être : ou alors il fait les 2!
Le tribunal détermine au besoin une date de ré-évaluation en fonction de la situation
L’inaptitude doit réfléter quoi?
Doit refléter le besoin réel de protection dans un contexte de risque réel, ayant des conséquences importantes!
L’évaluation doit réfléter la différence entre le fonctionnement antérieur et actuel, en lien avec les incapacités observées et évaluées et doit tenir compte des habiletés antérieures.
Expliquer le modèle des composantes de l’aptitude de Grisso et al. 2003
Divisé en 2 parties :
-
Composantes pouvant être évaluées objectivement
- Contexte de l’individu
- Composante systémique
- Composante fonctionnelle
- Composante causale
-
Composante nécessitant un jugement clinique ou juridique
- Composante décisionnelle

Énumérer quelques question en lien avec la composante fonctionnelle
Y a-t-ildes difficultés observées pour…
- prendre une décision correspondant à ses besoins?
- effectuer ses AVQ-AVD et à gérer ses biens?
- gérer ses soins de santé?
- s’auto-protéger?
- auto-évaluer son besoin d’assistance?
Vrai ou faux : actuellement, il n’y a aucun outil spécifique qui permet de conclure à l’inaptitude
Vrai! Il y a l’OÉA (outil d’évaluation de l’aptitude) qui est en cours de validation
Qu’est-ce que l’ergothérapeute évalue au niveau de l’inaptitude
- L’impact des troubles sur les habiletés fonctionnelle et la réalisation des habitudes de vie
- La sécurité : les risques pour soi ou pour les autres
- L’évolution des pertes fonctionnelles : en comparant avec le niveau fonctionnel antérieur!
C’est quoi l’autonégligence ?
Négligence à prendre soin de sa personne ou à administrer ses biens
Ça comprend une vaste gamme de comportements qui résultent en un échec à répondre à ses propres besoins ou à se procurer des soins : et qui présente un risque de conséquences négatives sur le bien-être, la sécurité et la santé de la personne ou d’autrui!
Identifier les 2 caractéristiques des situations d’autonégligence et identifier au moins 4 exemples pour chaque.

Nommez deux outils d’évaluation du risque à domicile
- Grille d’évaluation de la sécurité (GES) : utile à un intervenant de la santé qui désire mesurer les risques d’accident pour une personne souffrant de démence et vivant à domicile. Résultat de 11 à 14 = risque modéré, 15 = risque élevé
- Grille d’analyse fonctionnelle de la sécurité : Analyse détaillé d’un risque choisi, fait appel à des facteurs de risque stables, précipitants, aggravants (vulnérabilité) et atténuants. Ensuite, on obtient un indication sur le risque objectivé : imminent, très probable, probable, possible et sur la gravité des conséquences : sévères, modérées, bénignes ou incertaines.
Pour chacun de ces risques, identifier 3 facteurs de risque
- Risque de chute
- Risque de malnutrition
- Risque de feu
- Risque d’abus financier
- Risque de santé générale
- Risque de décompensation au niveau de l’humeur
- Pauvre équilibre, chute de tension, incontinence, encombrement, chaussures
- Perte d’appétit, pauvreté, difficulté à juger les aliments périmés, difficulté à préparer
- Risques de feu : fumeur, utilise le four, utilise le micro-onde, encombrement
- Isolement, divulgation d’informations personnelles, manque de jugement
- Négligence de prendre médicaments, pas de suivis médicaux, refus d’aide
- Perte de personnes significatives, anxiété, symptômes dépressifs