Cours 2: Notion de base en psychologie Flashcards

1
Q

Définition de psychologie sociale.

A

La psychologie sociale et de la personnalité s’intéresse à comprendre comment l’environnement, contexte social et les caractéristiques distinctes des individus peuvent influencer les comportements et le fonctionnement social.

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2
Q

Quel sont des concepts que l’on retrouve dans la psychologie sociale?

A
  • L’individu au centre
  • La biologie
  • La neurosciences
  • Psychologie du développement
  • Psychopathologie
  • Psychologie cognitive
  • Psychologie de la personnalité
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3
Q

La biologie est la science du ______.

A

Vivant. Les êtres humains sont des êtres vivants et des animaux sociaux.

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4
Q

Définition du concept d’émergence.

A

L’émergence est le phénomène par lequel un système a des propriétés qui sont plus complexes que celles des parties qui le composent.

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5
Q

Vrai ou Faux. Les pensées et les comportements ne sont pas des phénomènent émergents.

A

Faux. Les pensées et les comportements sont des phénomènent émergents.

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6
Q

Pour arrivé au niveau de l’organisme, on passe par ___niveaux de complexité. Quels sont-ils? (CCTOS)

A

Cinq.
1. Niveau chimique: atomes vers molécules
2. Niveau cellulaire: molécules vers cellules
3. Niveau tissulaire: cellules vers tissus
4. Niveau des organes: 2 types de tissus vers organe
5. Niveau des systèmes: groupe d’organes qui accomplissent ensemble une fonction commune = système.

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7
Q

Définition de psychologie.

A

Étude du comportement humain et des processus mentaux.

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8
Q

Les comportements humains sont des phénomènes _______? Donnez un exemple de cette affirmation.

A

Émergent. Exemple: On a tous déjà fini par ne pas s’endurer parce qu’on avait trop faim. C’est parce qu’on était en hypoglycémie et comme le niveau chimique, le niveau cellulaire, etc. étaient débalancés, ça a provoqué une cascade de réactions. Ces cascades-là ont influencé notre comportement et notre humeur.

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9
Q

Définition du concept de l’homéostatie selon la biologie humaine.

A

La capacité de l’organisme de maintenir une stabilité relative du milieu interne malgré les fluctuations constantes de l’environnement. Ce qui est important de comprendre, le principe de l’homéostasie c’est cet équilibre dynamique. . Donc, c’est ce qu’on veut dire par homéostasie : ce qu’on veut, c’est ramener quelqu’un dans le milieu, dans une zone qui lui permet d’être en santé, qui lui permet de fonctionner normalement.

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10
Q

Notre code génétique va jouer un rôle significatif dans le ___________.

A

Le développement de certaines caractéristiques psychologiques et dans les troubles mentaux

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11
Q

Définition de psychologie cognitive.

A

C’est l’étude des processus mentaux (attention, raisonnement, perception, langage, mémoire). La question est, en gros, de savoir ce qui se passe entre le moment où l’information entre dans le cerveau et le résultat que ça donne.

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12
Q

La perception est un ___________.

A

processus qui est actif. C’est un concept utile et majeur dans la psychologie cognitive.

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13
Q

On peut lire un mot de deux façon. Quelles sont-elles?

A

Avec la voie d’assemblage et la voie d’adressage.

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14
Q

Définition de psychologie développement (PECS)

A

La branche de la psychologie qui étudie les changements physiques, émotionnels, cognitifs, et sociaux tout au long de la vie humaine, de la naissance jusqu’à la mort. Elle cherche à comprendre comment les individus grandissent, apprennent et s’adaptent à chaque étape de leur développement.

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15
Q

Définition de psychologie gériatrique.

A

Branche de la psychologie du développement qui s’interesse aux personnes âgées.

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16
Q

Qui est John B. Watson?

A

C’est un des pionniers des thérapies et des théories béhavioristes et l’expérience du petit Albert, et son conseil d’éviter d’être trop affectueux avec les enfants; il recommandait, au lieu de les prendre dans nos bras, qu’on devrait plutôt leur serrer la main.

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17
Q

Quelques questions fondamentales auxquelles la psychologie du développement cherche à répondre.

A
  • Pourquoi et comment une personne se développe d’une façon positive alors que d’autres développent des problèmes?
  • À quel point est-ce qu’on peut expliquer la présence d’une caractéristique par la génétique? Et donc à quel point on peut l’expliquer par l’environnement, la façon dont un enfant a été élevé et par d’autres facteurs sociaux et culturels.
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18
Q

Jusqu’ici, la recherche a une réponse pour les caractéristiques psychologiques et c’est généralement entre 30 et 50 % de la variance qui est expliquée par _________?

A

La génétique plutôt que l’environnement.

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19
Q

Vrai ou Faux. On peut influencer le développement d’une façon qui est très importante si on agit sur l’environnement.

A

Vrai. C’est généralement entre 30 et 50% de la variance qui est expliquer par la génétique plutôt que l’environnement dans les caractéristiques psychologiques.

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20
Q

Est-ce que la prévention fonctionne? Si oui, pourquoi?

A

Oui. Parce que la présence d’une caractéristique chez une personne ne dépend pas seulement de la génétique, elle dépend aussi de l’environnement, la façon dont un enfant a été élevée et par d’autres facteurs sociaux et culturels donc si on veut réduit la criminalité par exemple, il est important de faire de la prévention en bas âge.

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21
Q

Expliquer l’étude Projet préscolaire HighScope Perry (1962-1967).

A

Étude réalisé au Michigan (État des USA) auprès de 123 enfants défavorisés entre 3 et 4 ans qui étaient à risque de toutes sortes de difficultés au niveau du développement. Pendant 2 ans, les enfants allaient à l’école dans un programme spéciale durant 2 heures et demi par jour. Il y avait aussi des visites des enseignants à la maison quelques fois (environ 1h et demi pour aider les parents et les enfants). C’est une étude longitudinale donc ils ont suivit les enfants pendant un certain temps (les enfants ont maintenant environ 60 ans). Résultats : Réduction des taux de criminalité, amélioration des résultats scolaires, augmentation des revenus et diminution de la dépendance à l’aide sociale à l’âge adulte.Les chercheurs ont aussi trouvé des bénéfices qui étaient multigénérationnels. Les enfants des participants dans le programme ont eu des bénéfices. Et ce qui est particulièrement intéressant, c’est qu’on a pu quantifier le retour sur investissement de ce programme. Pour chaque dollar qui a été investi, l’économie au niveau de gouvernemental a été de 13 dollars. Et une bonne partie de cette économie d’après les chercheurs, était due à la réduction en crime grâce à ce programme.

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22
Q

Pourquoi parler de psychologie du développement à des juristes?

A

Évidemment, si vous travaillez avec des enfants, c’est très important de pouvoir vous adapter à leur niveau développemental : au niveau du langage et au niveau du développement cognitif. Par exemple, les enfants vont avoir de la difficulté à comprendre des concepts abstraits et vont avoir de la difficulté à interpréter ce qu’on leur dit à moins que ce soient des choses très concrètes. En clinique, par exemple, quand il y a un décès dans la famille, je mets en garde les parents de jeunes enfants de faire attention aux expressions, aux images pour expliquer la mort. J’ai vu un enfant craindre de prendre l’avion parce que grand-papa « est dans le ciel » et si on prend l’avion, on risque de lui foncer dessus. Et même si vous ne travaillez pas avec des enfants, le développement des adultes est aussi pertinent à connaître, ne serait-ce que pour mieux comprendre la perspective d’une personne qui est à un âge différent d’une autre. Bien sûr, tous les aspects, pratiquement, qu’on va vous parler ont une dimension développementale : la personnalité, la déviance, les psychopathologies. Donc, ça va être quelque chose qui va être présent dans presque tout ce qu’on va vous parler, au moins implicitement.

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23
Q

Quel est le but de la psychologie de la personnalité? (PED)

A

Construire une théorie qui va permettre de décrire, expliquer et prédire les comportements des individus.Le genre de questions auxquelles la psychologie de la personnalité répond c’est : qu’est-ce qui fait qu’une personne agit comme elle agit et, est-ce qu’on peut prédire comment la personne va agir dans telle ou telle situation? Et ce qu’on va utiliser pour décrire et prédire les comportements des gens, c’est ce qu’on va essentiellement définir comme étant la personnalité.

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24
Q

Définition de la personnalité selon l’Americain Psychological Association. (CADUCO)

A

La personnalité fait référence aux caractéristiques durables (très important : elles doivent être stables) et aux comportements qui composent l’ajustement unique d’une personne à sa vie quand on prend les traits, les intérêts, ce qui la motive, les valeurs, le concept de soi, la capacité et les patterns émotionnels.

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25
Q

Un concept qui est très important en psychologie de la personnalité et qui a un lien super important avec la psychologie du développement c’est ___________.

A

Le tempérament: la base biologique innée de la personnalité.

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26
Q

Vrai ou Faux. Un élément qui est crucial à une bonne théorie de la personnalité est qu’une théorie doit mesurer des choses qui sont instable.

A

FAUX. Une théorie doit mesurer des choses qui sont stable: qui ne changent pas ou qui changent très peu avec le temps. Parce que logiquement, si on mesure des choses qui ont tendance à changer, ils n’auront aucune valeur prédictive.

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27
Q

Pourquoi la psychologie de la personnalité est importante en droit?

A

D’emblée, en droit criminel, c’est très important parce qu’on voudrait être capable de prédire les comportements criminels, le risque de récidive et aussi décider quoi faire avec une personne qui a commis des crimes. Et, la personnalité, en général, c’est pertinent dans vos relations avec les clients et les collègues; comprendre les gens est très utile au niveau social.

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28
Q

Définition de la psychologie clinique.

A

L’application des connaissances en psychologie pour aider les gens. Le focus est surtout sur les troubles, c’est-à-dire la psychopathologie, mais on va travailler aussi à ce que les gens aillent bien ou fonctionnent encore mieux qu’au départ, même s’ils n’ont pas de troubles diagnostiqués. Certains vont, par exemple, aider les athlètes à mieux performer en psychologie du sport. En gros, les choses qu’on va faire, c’est évaluer, diagnostiquer et, évidemment, intervenir auprès des gens.

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29
Q

Quelles sont les 3 approche de la psychologie clinique vue dans le cadre du cours? (HUCODY)

A
  1. thérapie psychodynamique: Le but = ramener en conscience le contenu inconscient du fonctionnement d’une personne pour résoudre les conflits internes/ diminuer les manifestations de ces conflits. Ex: les mécanismes de défense( projection/déni) et notion de l’inconscient.
  2. thérapie humaniste: augmenter la connaissance de soi/ permettre aux gens de réfléchir sur eux-mêmes pour changer les comportements et les états mentaux. Emphase = relation positive/chaleureuse entre thérapeute et client.
  3. thérapie cognitive-comportementale: courant majeur présentement. Approche sur les pensées et les comportements nuisibles pour les remplacer par alternativesplus efficaces/ plus adaptées aux situations. On va montrer aux gens des façons/ des techniques plus efficaces pour adresser les problèmes et le stress.
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30
Q

Expliquer le concept de Dodo Bird Verdit.

A

Le nom, ça vient du roman Alice au pays des merveilles, il y a un dodo à un certain point qui, après un jeu, déclare « Tout le monde a gagné et tout le monde doit avoir un prix. » En gros, on a évalué dans quelques recherches les différentes techniques en psychothérapie, puis la conclusion avait été qu’elles sont équivalentes. Ce dont on parle ici, c’est ce qu’on appelle les facteurs communs. Ce sont les choses qui sont communes à la majorité des psychothérapies, comme le fait d’avoir une écoute de quelqu’un qui est neutre ou le fait d’avoir une alliance avec quelqu’un pour notre bien, de réfléchir avec une personne qui veut aider à identifier des problèmes, le fait qu’il y a certaines techniques, certains rituels dans les différentes psychothérapies, des choses de ce genre-là.

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31
Q

Explication du modèle diathèse-stress.

A

Deux éléments. La diathèse, c’est la vulnérabilité d’une personne à développer un trouble précis. Le stress, c’est la contribution environnementale au développement de ce trouble-là. Dans le cas des soldats, le stress, donc la contribution environnementale, est pareil pour les deux personnes. La chose qui différencie les deux soldats, celui qui va développer un trouble de celui qui ne le développera pas, c’est la diathèse, c’est leur vulnérabilité à développer ce trouble spécifique.

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32
Q

Pourquoi est-ce que la psychologie clinique est pertinente pour les juristes?

A

Le domaine de la psychologie judiciaire au complet est presque entièrement clinique, surtout les professionnels que vous allez côtoyer dans le domaine judiciaire en général. En droit civil, en droit familial, en droit criminel, les psychologues qui vont offrir une expertise vont surtout être des psychologues cliniciens. Mais, aussi, vous êtes dans un domaine qui est extraordinaire, qui est stimulant, qui est intéressant, mais qui est aussi difficile et très stressant. Vous êtes des humains : si vous avez besoin d’aide, consultez un psychologue clinicien. En fait, n’importe quel professionnel qui utilise et qui maîtrise les données de la psychologie clinique.

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33
Q

C’est quoi le DSM-5-TR?

A

C’est le manuel publié par l’Association américaine de psychiatrie qui contient un système diagnostique des troubles mentaux. Le DSM-5-TRest une collection de diagnostics avec leurs critères. Le DSM a des codes pour communiquer les diagnostics et, il faut dire, dans ces codes dans le DSM, il y a des choses qui ne sont pas des diagnostics. Il y a même un code pour dire qu’il n’y a rien qui se passe, tout est OK.

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34
Q

À quoi sert le DSM-5 et à quoi sert de diagnostiquer juste en général?

A
  1. Pour simplifier la communication clinique, la communication entre cliniciens, entre professionnels de la santé
  2. On communique aussi en recherche de cette façon : si une étude porte sur un concept, on veut pouvoir s’assurer qu’on parle du même concept.
  3. Le diagnostic permet aussi d’orienter le traitement.
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35
Q

À quoi ressemble un diagnostic du DSM-5?

A
  1. Ces symptômes doivent être le plus spécifiques possible aux troubles.
  2. C’est que ces symptômes doivent apporter des problèmes significatifs, soit une détresse subjective que la personne va rapporter ou une altération du fonctionnement (la personne va avoir de la difficulté à fonctionner soit au niveau social, professionnel ou dans d’autres domaines de la vie).
  3. Il ne doit pas être mieux expliqué par un autre trouble. Donc, ça doit être la meilleure explication dans ce système pour les symptômes qu’on observe.
36
Q

Une des caractéristiques intéressantes du DSM-5, c’est qu’il va parfois séparer les troubles mentaux selon leur ______ dans une même catégorie de troubles mentaux. Donnez un exemple.

A

Étiologie. L’exemple peut-être, que vous allez voir souvent en droit, surtout en droit criminel, est le trouble psychotique, qui est le « régulier », où on n’a pas nécessairement de cause claire, et va avoir aussi le trouble psychotique induit par une substance (par exemple, quand quelqu’un va consommer des drogues et va ensuite faire un épisode psychotique). C’est deux diagnostics qui sont différents dans le DSM, même si les symptômes vont être très similaires.

37
Q

Quel est la qualité et en même temps le défaut du DSM?

A

C’est d’Dutiliser les critères qui sont les plus observables possibles pour augmenter les chances que tous les professionnels arrivent à la même conclusion concernant un diagnostic, sans avoir à utiliser des instruments qui sont plus complexes ou avoir recours à un jugement clinique plus avancé. C’est une qualité parce que ça rend effectivement les diagnostics plus faciles à émettre et plus objectifs, mais c’est un défaut en même temps parce que ça donne beaucoup de place à des symptômes physiques qui n’ont pas beaucoup d’importance au plan clinique.

38
Q

Définition de diagnostic différentiel.

A

La démarche dans laquelle on détermine quel diagnostic s’applique à une situation. Mentalement, explicitement, quand on le fait, c’est qu’on génère toutes les hypothèses qui peuvent expliquer les symptômes qu’on observe, puis on élimine les hypothèses pour arriver ce qui correspond le mieux à la situation qu’on observe.

39
Q

Définition de comorbidité.

A

En psychiatrie, la comorbidité est la présence simultanée de plusieurs diagnostics. Elle n’implique pas nécessairement la présence de multiples maladies, mais l’impossibilité d’émettre un seul diagnostic. La comorbidité est fréquente, c’est-à-dire avoir deux diagnostics ou plus : c’est la norme, pas l’exception.

40
Q

Que dit la mise en garde contre l’usage médicolégal du DSM?

A
  • Il important en ce sens de garder à l’esprit que la définition du trouble mental présentée dans le DSM-5 a été élaborée pour répondre aux besoins des cliniciens, des professionnels de la santé mentale et des chercheurs, plutôt que pour répondre à tous les besoins techniques que rencontrent les magistrats ou les professionnels dans le domaine juridique.
  • Quand ils sont utilisés de manière appropriée, les diagnostics et les informations qui en découlent peuvent aider la réflexion dans les décisions prises en matière légale.
  • Toutefois, l’utilisation du DSM-5 doit être soumise à la prise de conscience des risques et des limites qu’elle soulève dans les contextes médicolégaux. Il existe en effet un risque que l’information diagnostique soit mal utilisée ou mal comprise quand les catégories, les critères et les textes descriptifs du DSM-5 sont maniés dans les contextes médicolégaux
  • L’utilisation du DSM-5 pour déterminer la présence d’un trouble mental est déconseillée aux non-cliniciens, aux non-médecins ou à toute personne n’ayant pas reçu une formation suffisante
41
Q

L’attention est un des gros morceaux de la psychologie _______.

A

cognitive.

42
Q

Définition de l’attention.

A

Le processus mental qui permet de sélectionner, de concentrer et de maintenir les ressources cognitives sur des informations spécifiques ou sur des stimuli quand il y en a plusieurs, tout en ignorant les distractions.

43
Q

Quelles sont les 3 parties de l’attention?

A
  1. L’attention sélective qui permet de faire le focus sur des stimuli qui sont pertinents et de filtrer les autres.
  2. L’attention divisée qui permet de surveiller plusieurs choses en même temps. (conduire et écouter la radio en même temps)
  3. L’attention soutenue : c’est la capacité à maintenir notre attention sur une longue période. ( En moyenne 20 à 45 minutes)
44
Q

Quelle est une caractérisitque important à retenir de l’attention?

A

Sa capacité limitée.

45
Q

Les fonctions exécutives sont un autre concept de la psychologie _______

A

cognitive.

46
Q

Les fonctions exécutives gèrent les comportements orientés vers des _____.

47
Q

Que inclut les fonctions exécutives?

A
  1. Ça inclut le contrôle de l’attention
  2. L’inhibition, ça veut dire d’empêcher quelque chose de se produire au niveau neurologique, comme une impulsion. (empêcher une impulsion)
    3.Ça permet de changer de comportement ou de stratégie pour atteindre un but, ce qu’on appelle la flexibilité cognitive.
  3. Ça permet de planifier et d’organiser, donc de mettre les étapes d’actions dans un ordre pour les exécuter et atteindre un but.
  4. Ça inclut aussi de s’auto-superviser pour juger nos performances et nos comportements.
48
Q

Les fonctions exécutives vont perdre leur efficacité quand on est ______.

49
Q

Vrai ou Faux. Les fonctions exécutives ne sont pas centrales à la gestion des émotions.

A

Faux. Elles sont centrales à la gestio des émotions.

50
Q

Quels sont les 2 concepts des théories béhavioristes de l’apprentissage?

A
  1. conditionnement classique (Pavlov)
  2. conditionnement opérant
51
Q

Explication du conditionnement classique.

A

Alors, on a quatre morceaux. Le premier, c’est le stimulus inconditionné; c’est le déclencheur qui produit déjà une réponse précise, comme la nourriture dans le cas de la situation des chiens de Pavlov : la nourriture fait déjà saliver les chiens. Deuxième morceau, c’est la réponse inconditionnée qui est la salivation en réponse à la nourriture. Alors, ces deux morceaux sont inconditionnés parce qu’on n’a pas eu à modifier quoi que ce soit, ils arrivent déjà. Alors, on rajoute le troisième morceau qui est le stimulus conditionné. Ici, c’est la cloche. Elle va devenir associée avec la réponse inconditionnée. Donc, la cloche va devenir associée avec la salivation et la salivation, quand elle est en réponse à la cloche, devient une réponse conditionnée. Ici notez aussi qu’on parle surtout de réponses qui sont automatiques.

52
Q

Pourquoi le conditionnement classique est limité comparé avec le conditionnement opérant?

A

Parce que dans le conditionnement classique, les réponses sont automatiques.

53
Q

Quel sont les 2 types de conditionnements opérants?

A
  • Le premier type, c’est le renforcement. Tout ce que ça veut dire, renforcement, c’est que ça va augmenter les probabilités qu’un comportement se passe. Donc la version positive de ça, c’est le renforcement positif : c’est l’ajout de quelque chose de plaisant suivant un comportement, comme une récompense, un encouragement. Un exemple, imaginez un jeune enfant qui va ramasser sa chambre, ses parents le félicitent, « bravo! », ils vont le complimenter, ils disent « t’es dont ben bon, tu es responsable », il va probablement vouloir refaire ce comportement. C’est le renforcement positif.
    La version négative du renforcement, le renforcement négatif : c’est le retrait d’un stimulus qui est déplaisant suivant le comportement. Par exemple, imaginez que vous avez un mal de tête et vous allez être soulagé par la prise d’un comprimé d’acétaminophène. Donc le mal de tête, qui est le stimulus négatif, va partir avec le comportement de prendre l’acétaminophène, vous allez donc avoir tendance à refaire ce comportement-là suivant un mal de tête. C’est d’ailleurs un facteur qui est impliqué dans les dépendances parce que beaucoup de problèmes de consommation vont débuter par une tentative de contrôler quelque chose de déplaisant. Par exemple, beaucoup de gens avec des problèmes d’alcool ont commencé à boire pour soulager leur anxiété.
  • Le deuxième type de conditionnement opérant est la punition. Elle va diminuer les probabilités qu’un comportement se passe. La punition positive est d’ajouter un stimulus déplaisant. Si un enfant se fait chicaner après avoir dessiné sur le mur, il va avoir moins de chances de le refaire. La punition négative est d’enlever quelque chose de plaisant. Un parent pourrait confisquer la console d’un enfant après qu’il aille eu des mauvais comportements, par exemple.
54
Q

pourquoi le timning est important dans le conditionnement opérant?

A

Plus le renforcement ou la punition sont proches du comportement, plus ils ont d’impact. Si quelqu’un, sur une machine de vidéo poker, devait attendre avant de savoir qu’il a gagné, l’attrait serait beaucoup moins grand. Si un enfant touchait à un four et ressentait la douleur juste deux minutes plus tard, il n’associerait probablement pas le fait d’avoir touché au four à la punition qui est de se brûler.

55
Q

Explication du concept d’extinction.

A

Une association apprise entre un comportement et sa conséquence va s’éteindre si la conséquence ne suit plus le comportement. Par exemple, si on arrêtait complètement de récompenser. Par exemple, je montre à mon chien à s’asseoir en échange d’une petite récompense. Si j’arrêtais de la récompenser de toutes les façons possibles, alors je l’ignorais complètement et que je ne la félicitais pas et que je ne faisais pas de commentaires, il y a des bonnes chances qu’à un certain point elle arrête de s’asseoir quand je lui demande

56
Q

Pourqoi la fréquence est importante pour l’efficacité du conditionnement opérant?

A

Si je fais un comportement, par exemple, j’appuie sur un bouton et je reçois un petit chocolat en récompense à chaque fois que j’appuie dessus, je vais très vite apprendre à appuyer sur le bouton. Quand je pèse, j’ai un chocolat, je pèse, j’ai un chocolat. Ici la fréquence, c’est 1 :1. Mais après ça, si ça arrête, j’appuie, il n’y a plus rien, j’appuie, il n’y a plus rien, j’appuie, ça ne fait rien, je vais rapidement arrêter de le faire. Par contre, si ça arrive 1 fois sur 5, par exemple, je vais peut-être persévérer un peu plus longtemps avant d’abandonner d’appuyer sur le bouton. Mais ça va aussi peut-être m’avoir pris plus de temps avant d’avoir compris que le bouton distribue du chocolat. Mais, et ça c’est vraiment important, si la récompense arrive aléatoirement, qu’il n’y a pas de pattern, ça peut prendre du temps à apprendre l’association (ça dépend aussi de l’intensité de la récompense : ça peut aussi être très rapide). Mais la fréquence aléatoire va être la plus résistante à l’extinction. Ça va être long avant de s’éteindre. C’est un des mécanismes problématiques dans le jeu pathologique. Les jeux de hasard, par définition, ont une fréquence aléatoire de récompense.

57
Q

Explication du concept de généralisation.

A

Les associations peuvent s’étendre à d’autres situations similaires. Par exemple, un enfant qui se brûle sur un four pourrait devenir ensuite vigilant autour d’autres objets qu’il pense pourraient être chauds, pour ne pas se brûler.

58
Q

Définition d’attachement.

A

À la base, quand on est bébé, les liens qu’on forme avec ceux qui s’occupent de nous (en général, ça va être nos parents) donc ces liens au départ vont créer des modèles internes, inconscients, à propos de comment fonctionne une relation et à quoi on peut s’attendre, et ça va influencer nos relations tout au long de nos vies.

59
Q

Définition de styles d’attachement.

A

le système d’opération pour nos relations. Le système d’opération, comme dans le sens d’un ordinateur. Il va traiter l’information, et répondre aux signaux, ce qu’on y ajoute. Notre style d’attachement, ça va influencer comment on interprète et on répond aux situations émotionnelles et aux relations.

60
Q

Quel sont les 4 styles d’attachement?

A
  1. l’attachement sécure. L’attachement sécure se développe quand les parents répondent de façon consistante aux besoins de l’enfant. C’est caractérisé par un équilibre sain entre l’indépendance, mais aussi par un confort avec l’intimité émotionnelle et la proximité avec l’autre.
  2. l’attachement anxieux ambivalent. C’est un style qui se développe quand les figures parentales sont inconsistantes dans leurs soins. C’est une machine de loterie vidéo qui paierait parfois, mais pas assez souvent. La personne continuerait à « jouer » en espérant d’avoir un gain de temps en temps. En gros, les figures d’attachement sont imprévisibles et ne donnent pas suffisamment de réponses aux besoins de l’enfant. Les individus avec ce style d’attachement vont devenir hypervigilants dans leurs relations. Ils vont avoir tendance à chercher à être rassurés parce qu’ils craignent d’être abandonnés d’être négligés. Ils peuvent avoir tendance à être excessifs quand ils se sentent insécures dans la relation.
  3. l’attachement évitant. L’attachement évitant arrive quand les parents découragent ou punissent carrément l’expression des besoins et des émotions. Les enfants qui ont vécu ça vont apprendre à réprimer ces besoins dans leur relation d’attachement.Une fois adultes, ils peuvent en venir à être fiers de leur autonomie, à la valoriser. Ils peuvent avoir l’air indépendants, mais en général, ça va cacher un inconfort profond avec l’intimité et avec l’expression des émotions. Alors, ce n’est pas nécessairement comme je suis autonome, c’est plus que je ne suis pas capable ou j’ai de la difficulté à être en relation. Ils ont tendance à garder une distance émotionnelle dans leurs relations et à avoir de la difficulté avec l’intimité.
  4. , l’attachement désorganisé. En général, il vient d’expériences traumatisantes et chaotiques de la part des parents, comment ceux-ci ont pris soin de la personne. Ces gens ne vont pas développer de stratégies cohérentes pour gérer leur stress dans les relations. Ils peuvent à la fois vouloir une relation et vouloir l’intimité, mais ils vont le craindre en même temps. Puis leurs patterns relationnels vont être, plus souvent qu’autrement, chaotiques. Ça va être très difficile à prédire si ça va passer d’un extrême à l’autre.
61
Q

La théorie majeure en personnalité, celle qui a le plus de support empirique, c’est ______.

A

le Big Five.

62
Q

Définition du Big Five.

A

La théorie du Big Five décrit la personnalité à travers cinq dimensions fondamentales. Les dimensions sont continues, donc ce n’est pas « présente » ou « absente », et vont d’un extrême du trait à un autre extrême du trait.
1. l’ouverture à l’expérience
2. la conscienciosité - organisé, fiable, orienté vers les détails, discipliné
3. c’est extraversion (ouvert socialement, cherche les intéractions sociales) versus introversion
4. l’agréabilité (la tendance à être agréable), empathique, gentil, coopératif avec les autres.
5. névrosisme (tendance aux émotions négatives ou, globalement, à l’instabilité émotionnelle)

63
Q

Est-ce que les traits du Big Five sont distribué normalement?

A

Oui! Je vous réfère à la capsule sur la normalité pour en savoir plus, mais en gros ça veut dire que la majorité des gens sont dans le milieu du continuum de ces traits. Les extrêmes sont rares et, plus c’est extrême, plus c’est rare. Et c’est un problème que j’ai par rapport à Internet et au discours public autour de l’introversion. En général, il n’y a pas les introvertis et les extrovertis. La majorité des gens va être dans un milieu où on va être sociable, mais pas trop. Alors faisons attention à ne pas être catégoriel avec ces choses-là. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, ces traits et les traits de personnalité en général n’ont pas tendance à être une chose binaire où on les a ou on ne les a pas.

64
Q

Définition d’émotions.

A

une transaction entre une personne et une situation qui force l’attention, qui a un sens particulier pour l’individu et qui amène une réponse à la situation qui est coordonnée, flexible et qui implique plusieurs systèmes.

65
Q

Définition de transaction.

A

Le premier morceau, l’émotion est une transaction entre la personne et une situation. Imaginez que vous marchez dans la forêt et que vous tombez sur un ours. C’est une situation qui normalement devrait susciter une émotion, probablement la peur. L’aspect de transaction ici, c’est que les comportements qui vont être suscités par les émotions vont influencer la situation de départ en retour. Dans le cas de l’ours, si vous vous mettez à courir, par exemple, l’ours pourrait vous poursuivre. Probablement, ça va changer la réaction émotionnelle en augmentant l’intensité de la peur.Quand on parle de situation, on parle aussi des pensées. Par exemple, si vous pensez à une situation qui était gênante qui est arrivée quand vous étiez ado, la pensée va évoquer l’émotion de gêne, de honte ou peu importe, même si la situation en tant que telle est passée depuis longtemps.

66
Q

L’émotion force l’attention. Expliquez cette affirmation.

A

L’ours dans la situation devrait avoir votre pleine attention. L’émotion va aller chercher notre attention et rendre difficile de la diriger ailleurs. Pensez, par exemple, quand vous êtes anxieux pour un événement stressant qui s’en vient, à quel point ça peut être difficile de ne pas y penser.

67
Q

Définition du sens pour l’individu.

A

Le sens est, si vous voulez, l’évaluation personnelle de la situation et de l’émotion. Si vous pensez que c’est quelqu’un déguisé en ours, votre réaction émotionnelle, évidemment, va probablement être différente que si vous pensez que c’est un vrai ours, mais aussi votre conception d’un sentiment de peur va être différent. Ça va avoir un sens différent d’une personne à l’autre. Même chose avec la plupart des émotions, étant donné qu’elles sont apprises et qu’on les conçoit d’une façon différente d’une personne à l’autre, le sens que prend une émotion est différent d’un individu à l’autre.

68
Q

Définition de la réponse.

A

Elle implique plusieurs systèmes dans notre corps et surtout dans notre système nerveux. Il va y avoir des changements physiologiques; il va y avoir des changements dans l’expérience subjective qu’on a; il va y avoir un changement dans l’expression faciale; il va y avoir des changements dans les comportements de la personne. Ils sont flexibles parce qu’on a un certain contrôle sur nos réactions. Devant l’ours, votre visage va exprimer de la surprise et de la peur. Votre cœur va se mettre à battre plus vite et il va y avoir d’autres changements dans votre système nerveux autonome sympathique. Votre expérience de la randonnée va être maintenant très différente d’il y a quelques secondes et votre impulsion initiale peut-être va être de vous sauver en courant mais, la flexibilité entre en jeu parce que les consignes de sécurité en présence d’un ours, vous allez peut-être vous rappeler qu’il ne faut pas courir et vous allez vous empêcher de le faire. Ça, c’est un bel exemple par rapport à la flexibilité du système 2 de Kahneman qui prend le relais du système 1.

69
Q

La question, c’est pourquoi est-ce qu’on a des émotions?

A

une hypothèse c’est que les émotions ont évolué pour favoriser notre survie en automatisant des réactions qui sont spécifiques à des circonstances qui pourraient mettre notre vie en danger. Par exemple, la peur va nous faire fuir, l’anxiété va nous faire éviter des situations dangereuses, la colère va nous faire contre-attaquer, et logiquement, on va avoir un biais négatif qui est inné dans ce qui va les déclencher parce que imaginez l’humain préhistorique qui va s’enfuir d’un bruit non identifié dans la forêt, il a plus de chances de survivre que celui qui se dit que c’est probablement rien, parce que le coût de se tromper, c’est la mort. Ainsi on a intérêt à être plus pessimistes dans nos évaluations des dangers pour notre survie.

70
Q

Les situations qui évoquent des émotions négatives dans notre monde moderne, c’est généralement de l’ordre du _______.

A

psychosocial. (Par exemple, si je suis anxieux de ne pas bien performer dans un exposé oral, ma vie n’est pas en danger. Mais par contre, les réponses neurologiques et physiologiques qui vont survenir, vont être celles qui se sont développées pour répondre à des menaces physiques il y a des centaines de milliers d’années et elles ne sont pas adaptées du tout au genre de situation.)

71
Q

Définition de réponse au stress.

A

Le stress fait généralement référence à des réponses stéréotypées face à des situations négatives (p.ex. l’augmentation du rythme cardiaque), tandis que l’émotion réfère à des réponses plus spécifiques (p.ex. la peur qui vient avec un désir de fuir).

72
Q

Définition d’humeur.

A

Les émotions se distinguent des humeurs. Les humeurs durent souvent plus longtemps que les émotions et, comparées aux humeurs, les émotions sont typiquement déclenchées par des objets spécifiques et amènent des réponses liées à ces objets. Les humeurs sont plus diffuses et, malgré qu’elles peuvent engendrer des tendances d’action générales comme l’approche ou le retrait, elles influencent généralement davantage la pensée que les comportements. Par exemple, écouter La Liste de Schindler va vous rendre triste, mais probablement pas déprimés.

73
Q

Définition d’impulsions.

A

Les impulsions surviennent quand une situation nous amène à vouloir faire un comportement. Elles peuvent être en lien avec une émotion, par exemple vouloir crier après quelqu’un qui nous a mis en colère. Elles peuvent être en lien avec une envie ou un besoin, comme de prendre un chocolat de trop dans une soirée du temps des fêtes.

74
Q

Quelles sont les 2 émotions importantes en droit?

A

C’est le duo honte et culpabilité. Les deux sont des émotions sociales et morales parce qu’elles sont généralement provoquées par un acte qui a un impact sur une autre personne, donc le sociale et qui déroge des normes sociales et qu’on évalue nous-mêmes comme étant un acte mauvais. Dans le langage courant, on les mêle vraiment fréquemment, on va dire « je me sens coupable » quand, dans le fond, ce n’est pas la culpabilité, c’est de la honte qu’on ressent. Dans le cas de la honte, la dimension sociale est centrale. C’est une émotion qui est en réaction à une action ou une circonstance qui est perçue négativement par la personne parce qu’elle brise une norme sociale. La personne va tenter de cacher la source de sa honte et va généralement se retirer ou détourner l’attention. On peut résumer la honte, dans le fond, comme j’ai fait quelque chose de pas correct donc je suis pas correct, et ça va mener à des comportements d’évitement social. Donc, les gens vont se retirer comment mentionner ou se cacher, mais ça peut aussi mener à une colère défensive. Alors, en réaction à la honte, un peu pour aller rechercher un certain statut, les gens vont devenir en colère. En contraste, la culpabilité c’est aussi causé par une action qui est perçue négativement dans un contexte interpersonnel mais, la grosse différence c’est que ça va s’accompagner d’une volonté de réparer ou mitiger le tort fait par l’action. C’est une émotion qui se veut réparatrice, du lien entre la personne qui la vit et les gens qui ont subi les torts causés par l’action. Dans ce cas-ci, on peut la résumer comme « j’ai fait quelque chose de pas correct, donc je dois réparer cette chose ». Et la honte va aussi affecter la vision qu’une personne a d’elle-même au sein de son groupe et donc peut-être même son appartenance à un groupe et donc son estime d’elle-même. Donc, il y a un lien ici à faire avec la théorie de l’identité sociale dont on parle dans la capsule sur la normalité.

75
Q

Définition de schémas.

A

Les schémas ce sont des structures mentales et des modèles qu’on développe à travers nos expériences et qui vont nous aider à organiser et interpréter l’information qu’on capte à propos du monde. On pourrait les comparer à des sortes de classeurs mentaux qui contiennent nos connaissances à propos des objets, des gens, des situations, des événements, des situations sociales qu’on va rencontrer, etc.

76
Q

Définition de script.

A

Un schéma qui concerne le déroulement d’un type d’événement. (Par exemple, si je vous parle d’un oiseau, vous allez avoir une conception de ce qu’est un oiseau qui peut comprendre que c’est un animal, il a des plumes, il a des ailes, il pond des œufs, etc.)

77
Q

Vrai ou Faux. Les schémas ne sont pas automatiques.

A

Faux. Une fois qu’ils sont créés, ils vont s’activer, ils vont guider nos pensées et comportements sans qu’on ait à déployer des efforts significatifs.

78
Q

Vrai ou Faux. Les schémas sont adaptables.

A

Vrai. Évidemment, on doit être capable d’apprendre des nouvelles choses.Quand on va modifier un schéma pour intégrer une nouvelle information, on appelle ça l’assimilation. Par exemple, si vous apprenez qu’un pingouin est un oiseau qui nage et qui ne vole pas, vous allez changer votre schéma en conséquence. En quelque sorte, vous allez aller dans votre classeur et dans le dossier qui correspond à Oiseau, vous allez ajouter une nouvelle feuille qui permet de faire fitter ça.

79
Q

Quand on crée carrément un nouveau schéma, on appelle ça __________.

A

l’accommodation. On fait un nouveau dossier. Si vous apprenez l’existence d’un ornithorynque, vous allez devoir créer un nouveau schéma de mammifères qui pondent les œufs parce que ça ne fittera pas avec les oiseaux.

80
Q

Les schémas vont guider notre ________ et notre________ des situations.

A

perception et interprétation.

81
Q

Les schémas vont aussi avoir une influence sur notre ________.

82
Q

Nos souvenirs vont avoir tendances à se modifier pour correspondre d’avantage avec _________.

A

nos schémas.

83
Q

Une autre caractéristique importante des schémas est qu’ils ont tendance à se _______.

A

maintenir.Idéalement, on voudrait que nos schémas s’ajustent constamment à l’information disponible dans le monde, mais parce qu’ils guident nos perceptions, ils guident nos pensées, nos comportements, ils ont au contraire tendance à filtrer l’information et donc à se maintenir. Il y a plusieurs processus qui expliquent leur rigidité. Par exemple, dans l’exemple du chien, si votre schéma des chiens comme étant dangereux vous empêche d’interagir avec des chiens, vous allez éviter les chiens, vous ne serez pas exposé à des expériences qui pourraient contredire cette idée et modifier le schéma. Ainsi, vous n’aurez pas de contradiction à ceci, comme de voir un gentil chien qui, lui n’est pas dangereux.

84
Q

Vrai ou Faux. On cherche a maintenir nos schémas fondamentaux.

A

Vrai. Notez aussi que certains schémas sont plus importants que d’autres, sont fondamentaux en quelque sorte. Les schémas qu’ils vont nous définir comme personnes, nos schémas relationnels, puis certains de nos schémas qui sont à propos du monde vont avoir des impacts majeurs sur notre fonctionnement. Leur importance dans notre fonctionnement va faire qu’on va chercher à les maintenir, consciemment ou non, parce que si on les changeait, ça pourrait déstabiliser notre système. Donc, notre homéostasie comme on a vu plus tôt. Par exemple, prenons quelqu’un dont un schéma fondamental serait qu’elle est une bonne personne, et qui est confrontée au fait d’avoir fait du mal à quelqu’un. Elle va vouloir maintenir l’intégrité de son schéma. Elle pourrait le maintenir en ignorant le fait d’avoir blessé l’autre ou en rationalisant que dans le fond, l’autre ment, c’est pas si mal, c’est pas si grave. Ou encore une autre personne pourrait chercher à réparer le tort causé. Ça peut dépendre du contenu exact de son schéma. Si le contenu est « une bonne personne ne fait jamais de mal à quiconque », on risque d’avoir du déni comme réaction. Mais si le schéma est « une bonne personne doit éviter de faire du mal à quelqu’un, mais si ça arrive, elle doit réparer les torts », on va avoir un comportement réparateur, donc normalement plus prosocial.

85
Q

Certains schémas fondamentaux vont être directement en cause dans des comportements_______.

A

antisociaux. Quelqu’un qui aurait été victime d’abus, par exemple pendant son enfance, pourrait avoir appris très tôt qu’il vaut mieux être l’agresseur, sinon on devient la victime. Donc, dans la majorité de ses relations, il va adopter des comportements de violence et de domination pour éviter la souffrance, pour se protéger.