Chapitre 2 Flashcards
Le Quaternaire, une étape importante dans la mise en place des paysages actuels
Quaternaire (dates et caractéristiques)
- Pléistocène : 2,58MA à 11 700 ans + Holocène : 11 700 ans à ajrd
- Cyclicité climatique : alternance de cycles glaciaires et interglaciaire
Les facteurs et interactions
- facteurs astronomiques
- cryosphère
- océan mondial
- cycle du carbone
Cryosphère :
L’ensemble des glaces présentes à la surface du globe ; inlandsis, banquise, glaciers de vallée, pergélisol.
Influence sur le climat : modification de l’albédo + modification de la circulation thermohaline
L’océan mondial
La circulation thermohaline (le tapis roulant de l’océan). Durée de la boucle s’effectue en 1500-2000 ans.
Caractéristique du Quaternaire
Une succession de cycles glaciaires et interglaciaires
Le cycle de carbone
- l’océan (puits de carbone)
- la photosynthèse
Chronologie fondée sur les stades isotopiques
- glaciation du Riss (380ka à 130ka) Stade 6
- glaication éemien 131-114ka S5
- holocène depuis 11,7ka S1
Durant les phases glaciaires
- glaciers de vallées et des inlandsis plus épais et plus étendus
- banquises plus étendues
- plus bas en latitude : zone froides périglaciaires
- niveau marin env. 120 m plus bas
Les oscillations climatiques de l’Holocène (11,7- 0 ka)
- fluctuations des températures : évévements froids centrés sur 11,3/9,3/8,2 ka
- Optimum climatique entre 8,6/4,3 ka
- Petit Age de Glace (XIIIe siècle)
- Réchauffement global depuis le dernier siècle
Evènement de Heinrich et 2e évènement
- 11,4 ka + Icebergs & ice rafted debris
- 8,2 ka + apport massif d’eau froide et peu salée dans l’Atlantique par la rupture des barrages de glace de 2 lacs
Optimum Climatique
- 8000 à 4000 BP
- exemple des lacs asséchés qui forment des dépressions avec des dépôts argilo- sableux et salés
Le Petit Optimum Médiéval X-XIV s.
Augmentation des températures, bonne qualité des récoltes, extension du vignoble 500 km au delà de sa limite Nord, réduction des glaciers alpins
Le Petit Age de Glace
1350 - 1850
- avancées des glaciers alpins
- gel des canaux aux Pays bas
- dates tardives des vendanges
- fréquence de glaces de mer autour de l’Islande
Succession de cycles glaciaires et interglaciaires durant le Quaternaire : chronologie
- Glaciation du Riss (380ka à 130 ka) S6
- Interglaciaire éemien 131-114 ka S5E
- Glaciation du Wurm 125ka à 18ka la + récente : S4 à 2
- Holocène depuis 11,7ka S1
Ces successions jouent sur l’extension des glaces dans l’Eurasie
La dernière période froide (Pléniglaciaire - Tardiglaciaire)
- appartient à la glaciation Wurm
- période globalement froide mais avec oscillations climatiques internes
Pléniglaciaire : jusqu’à 15ka
Tardiglaciaire : 15 - 11 ka
Dernier Maximum Glaciaire définition
La période au cours de laquelle le froid a atteint son ampleur maximale, à la fin de la dernière période glaciaire. Il est marqué par une extension extrême des calottes de glace et par un niveau des mers minimal.
Daté à 20 ka
Distinction entre héritages glaciaires et périglaciaires
Glaciaires > présence de glaces
Périglaciaires > présence du pergélisol
La France au Dernier Maximum Glaciaire
- glacier rhodanien est le + imposant
- le territoire est affecté par pergélisol
- Chronologie des avancées et retraits glaciaires : maximum d’extension peu avant 40 000 cal. BP / Recul à partir de 30 000 cal BP / Progression vers 20 000 cal BP
Trois groupes de processus d’érosion glaciaire :
- l’abrasion (frottement du glacier)
- l’arrachement ( mobilisation de blocs et de sédiments)
- l’érosion fluvio-glaciaire (action couplée de la glace et des eaux de fusion)
A différentes échelles : micro-formes et macro-formes
Les formes liées à l’érosion glaciaire :
- vallée en auge, favorisée par les contraintes exercées latéralement par le glacier contre les versants
- Verrou et Ombilic : le profil en long d’une vallée glaciaire caractérisé par une succession de paliers et dépression, appelés verrous et ombilics
- Roches moutonnées, liées à l’abrasion, frottements d’un glacier qui polie les roches et altère leur physionomie
- Stries glaciaires : résultats du creusement de petits sillons, parallèles à la direction découlement de la glaces
Vallée en auge
Erosion glaciaire favorisée par les contraintes exercées latéralement par le glacier contre les versants
Verrou et Ombilic :
le profil en long d’une vallée glaciaire caractérisé par une succession de paliers et dépression, appelés verrous et ombilics
Roches moutonnées :
liées à l’abrasion, frottements d’un glacier qui polie les roches et altère leur physionomie
Stries glaciaires :
résultats du creusement de petits sillons, parallèles à la direction découlement de la glaces
Deux grands types de dépôts :
- les dépôts glaciaires (moraines)
- Les dépôts fluvio-glaciaires
Les moraines (dépôts glaciaires)
Amas de blocs et de débris rocheux entraînés par le mouvement de glissement d’un glacier et apparaissant lors de son retrait ou s’accumulant sur les bords, le centre ou l’extrémité inférieure de celui-ci. Moraine frontale, latérale, médiane, terminale.
Les blocs erratiques (dépôts glaciaires)
Fragment de roche de taille relativement
importante d’origine morainique qui a été déplacé par un glacier parfois sur de grandes distances. Lors de la fonte du glacier, le bloc erratique est abandonné sur place. Traceurs du passage des glaciers
Les drumlins (dépôts glaciaires)
Petites collines, petites moraines médianes déposées pendant une courte stagnation du glacier lors de son retrait de la vallée ou de sa progression
Les plaines d’épandages fluvio-glaciaires (sandurs) (dépôts fluvio-glaciaires)
Processus fluvio-glaciaires > des dépôts glaciaires sont remodelés par les eaux de fonte. En raison des variations de débit du cours d’eau proglaciaire et des grands volumes de sédiments pouvant être mobilisés, le tracé des cours d’eau du sandur est généralement tressé. Avec le retrait du glacier et/ou des variations de débits et de la charge sédimentaire, le sandur peut être incisé, ce qui amène à la formation de terrasses.
Un sandur (des sandar) = plaine de piémont formée par les sédiments glaciaires
charriés et déposés par les eaux de fonte de glaciers
Trimline
Détermination de la limite supérieure des glaciers, limite d’érosion.
Au dessus : altération par des processus tels que le vent, le gel…
Au dessous : altération abrasive du glacier
Méthodes de reconstitution de l’englacement
Datation par isotope cosmogénique (10Be).
Beryllium 10 : élément cosmogénique qui peut être mesuré sur les roches à l’affleurement.
Pergélisol
Sol gelé en permanence et absolument imperméable des régions arctiques.
1/6e des terres émergées actuellement
22.8 millions km², 23.9% NH
Types de pergélisol :
- pergélisol continu
- pergélisol discontinu
- pergélisol sporadique
Le climat périglaciaire possède 3 composantes principales :
- le gel du sol - pergélisol
- les précipitations : abondantes > humide / rares > sec/aride
- le vent : hautes pressions des régions polaires / basses pressions des moyennes latitudes
Le désert de gélivation
- climat arctique continental, très rude avec hivers les + longs
- pergélisol continu et profond
- précipitations très faibles
- ventes très violents
Les conséquences morphologiques du désert de gélivation :
- gel intense et profond, alternance gel/dégel peu nbrx
- action des eaux courantes limités
- déflation éolienne intense
Biomes climat périglaciaire :
Toundra (couvert bas et discontinu) et Taiga (forêt boréale, le + grand biome terrestre)
Géomorphologie périglaciaire
- La gélifraction
- La glace de ségrégation
- La glace de fente de gel
- La glace d’injection
- Morphologie des espaces plans
- Le modelé des vallons
La gélifraction dans la géomorphologie périglaciaire
- la gélifraction des roches non gelées en permanence > fragmentation des roches, formation de grands tabliers d’éboulis sur les versants,
Versant réglé (périglaciaire):
versant d’érosion rectiligne à pente forte
(30-35°) régularisé par gélivation de la roche en place sur une
longue durée.
Processus et formes liés à la gélifraction & au
mollisol - Le modelé des vallons et des vallées
- les vallons de solifluxion
- les vallons dissymétriques
- les grandes vallées principales
Les versants de gélifluxion
Pentes moins fortes
- gélifluxion pelliculaire - ruissellement diffus
Glace de ségrégation
Eau gelée attire l’eau capillaire non encore gelée→formation de lentilles de glace, de veines de glace, coins de glace. Pressions considérables sur le matériel non gelé.
Glace des fentes de gel
Mécanisme de formation :
1) Basse température hivernale :
Retrait thermique du sol→ Fracturation polygonale du sol
2) Réchauffement printanier : Fonte des neiges → l’eau pénètre dans les fentes
3) Réchauffement estival→ Dégel de la couche active et fonte de la partie sup. de la fente de gel
4) Hiver suivant : Nouveau retrait thermique
La glace d’injection, exemple des pingos
- Collines à noyau de glace
- dans les zones de pergélisol continu et discontinu
- 2 types de pingos : système fermé/ouvert
Les thufurs
Zone végétalisée, mousse, lentille de glace, dans haute latitude et montagne
Reste des formes et dépôts périglaciaires
- Loess
- Heads
- formes de versants et vallées
- terrasses fluviatiles
Les loess
Les dépôts de heads
Les colluvions issus de la solifluxion / gélifluxion sur les versants :
Les terrasses fluviatiles (cf. schéma)
- nappes de sédiments grossiers : cycle glaciaire
- sédiments plus fins : cycle interglaciaire
Les terrasses fluviatiles durant le stade glaciaire/interglaciaire :
- glaciaire : apports sédimentaires des versants abondant, régime fluvial de type périglaciaire, très contrasté, crues brutales. Le lit du cours d’eau s’élargit, forme des chenaux multiples, dépôt de sédiments fluviatiles grossiers
- interglaciaire : reprise du couvert végétal, sols mieux protégés de l’érosion. Processus de ruissellement. Climat moins froid et moins contrasté : pluies plus abondantes et mieux réparties dans l’année. Le lit du cours est moins large et bordé par une ripisylve plus dense. Dépôt de sédiments plus fins et creusement de terrasse précédent.