Vocabulaire Flashcards
philosophie critique
« critiquer » = examiner les capacités et les limites d’un pouvoir ou d’une faculté dans un domaine donné
critique de la raison pure
examiner ce que la raison peut légitimement connaître « purement », c’est-à-dire indépendamment de toute expérience, c’est-à-dire a priori
a priori
- ce qui est indépendant de toute expérience, et précède absolument toute expérience, et se caractérise alors par l’universalité et la nécessité
- ce qui est « indépendant de l’expérience et même des impressions des sens » / « ce qui est absolument indépendant de toute expérience »
a posteriori
ce qui dépend de l’expérience, et ne peut par conséquent n’avoir que de valeur générale
critique de la raison (pure) pratique
examiner ce que la raison nous permet de savoir et de déterminer eu égard aux exigences, au devoir moral (= « que dois-je faire ? », que peut m’apprendre la raison à cet égard ?
philosophie transcendantale
une philosophie, une recherche ou une enquête transcendantales ont pour objet d’examiner les conditions premières de toute connaissance et de toute expérience, et plus précisément les contions a priori* de toute connaissance
sujet transcendantal
sujet portant en lui les conditions a priori de toute connaissance, dont l’entendement est le « législateur de la nature », ie qui donne à la nature sa structure, son ordre, ses lois,
transcendantal
se dit d’une connaissance qui :
- « s’occupe moins des objets que de nos concepts a priori des objets » ou encore
- « moins des objets que de nos manières de connaître les objets en tant que ce mode de connaissances doit être possible a priori » concerne les conditions de possibilité a priori de nos connaissances
canon de la raison pure
doit être le résultat de la critique : « critère » de l’usage légitime ou illégitime des concepts a priori
- sensibilité
- intuition sensible / empirique
- faculté de connaissance qui implique une réceptivité (alors que l’entendement implique une « spontanéité »)
- « capacité de recevoir des représentations grâce à la manière dont nous sommes affectés par des objets »
phénomène
objet de l’intuition sensible ou empirique, qui implique
- une matière
- une forme
matière
ce qui est reçu par l’intuition sensible (le quelque chose qui m’affecte)
forme
- détermine la manière particulière dont je suis affecté
- détermine la manière dont le divers ou la matière de l’intuition sensible sont ordonnés dans le phénomène, ie aussi le caractère ordonné, cohérent, de la représentation qui suit la donation sensible (je perçois « un » objet unifié par ex, et pas seulement des points ou élements désordonnés…)
pur
ce qui ne dépend pas de la sensation, de l’empirique, ce qui ne contient absolument rien d’empirique
métaphysique
- « connaissance spéculative de la raison tout à fait isolée et qui s’élève complètement au- dessus de l’expérience par de simples concepts » auquel ne correspond aucune « intuition »
- connaissance qui prétend porter sur des objets qui se situent au-delà (meta) de la nature (phusis) sensible et donc de l’expérience
jugement
- en accord avec la tradition aristotélicienne, un jugement implique la liaison d’un sujet et d’un prédicat (A est B)
- « Si l’on définit l’entendement en général le pouvoir des règles, le jugement sera le pouvoir de subsumer sous des règles »
jugement analytique
jugement qui n’est qu’explicatif, au sens littéral du terme, ie qui ne fait que développer et expliciter les éléments qui sont déjà contenus dans le concept lui-même
jugement synthétique
jugement extensif qui associe au sujet un prédicat qui n’est pas déjà contenu dans son concept, dans sa définition, et donc qui ajoute quelque chose à la connaissance que nous avons de cet objet
jugement synthétique a posteriori
qui suit et se fond sur l’expérience
jugement synthétique a priori
jugement dans lequel on prétend établir une liaison nouvelle, qui ne se fonde ni sur le seul concept de S, ni sur l’expérience sensible que nous avons de S.
principes immanents
« les principes dont l’application se tient dans les bornes de l’expérience possible »
principes transcendants
principes « qui sortent de ces limites » (les bornes de l’éexpérience possible)
raison
- « pouvoir des principes »
- « faculté de ramener à l’unité les règles de l’entendement au moyen de principes »
- faculté qui, se rapportant non pas à une expérience possible mais à des concepts et jugements, qui a essentiellement en vue « l’unité » de ceux-ci, autrement dit « l’unité intellectuelle »
- « le principe propre de la raison (…) est de trouver pour la connaissance conditionnée de l’entendement, l’inconditionné qui en achèvera l’unité »
entendement
- défini négativement comme pouvoir de connaître non sensible
- défini positivement comme pouvoir de penser (non plus seulement d’intuitionner), de juger (penser, c’est juger), plus précisément encore comme « pouvoir des concepts » ou « catégories » / « pouvoir des règles » (a priori) qui à son tour impose ses lois à la nature phénoménale