Troubles, symptômes et interventions Flashcards
Quels sont les symptômes du trouble dépressif ?
Au moins 5 symptômes présents depuis au moins 2 semaines et entrainant un changement avec le fonctionnement antérieur :
Dont 1 des parmi les 2 symptômes suivants …
- Humeur dépressive (toute la journée, tous les jours ; signalée par la personne ou l’entourage).
- Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir (pour presque toutes les activités, toute la journée et tous les jours).
Aussi …
- Perte/gain de poids significatif sans régime (5% du poids en un mois) ou diminution de l’appétit.
- Insomnie ou hypersomnie,
- Agitation ou ralentissement psychomoteur,
- Fatigue ou perte d’énergie,
- Dévalorisation ou culpabilité excessive, inappropriée et parfois délirante,
- Diminution de l’aptitude à penser, se concentrer ou être indécis,
- pensées de mort récurrentes (idées ou tentatives de suicide).
Pour le trouble dépressif, quels sont les interventions à privilégier ?
++ Important : agir sur l’humeur !
- Programme d’activation comportementale avec objectifs clairs et limités (les premières cibles doivent être « payantes »pour le patient, et l’amener à retrouver une vision plus positif de lui-même).
- Psychoéducation,
- Analyse fonctionnelle,
- Restructuration cognitive (triade de Beck : vision négative de soi, du monde et de l’avenir),
- Méditation pleine conscience,
- Thérapie ACT,
Quelle est la meilleure intervention à faire pour quelqu’un souffrant d’un trouble dépressif majeur ?
Activation comportementale
L’objectif principal de l’AC :
- Est d’aider la personne à reprendre des activités susceptibles de lui apporter un sentiment de plaisir, d’accomplissement et de connexion sociale, contribuant ainsi à améliorer son humeur et sa qualité de vie.
Comment ?
- Psychoéducation,
- Grille d’auto-observation pour noter ses activités, on revoit ensuite leur impact positif et négatif,
- Dresse une liste d’activités et établi un programme graduel d’activités plaisantes ou significatives (Fixer des objectifs spécifiques, réalistes et progressifs).
- Renforcement & autonomisation !
Exemple :
Un patient dépressif pourrait se retirer de ses relations sociales. Une étape initiale d’activation comportementale pourrait être un appel à un ami.
Vrai ou faux : la TCC est aussi efficace que les antidépresseurs lors d’un premier épisode dépressif majeur d’intensité légère à modérée !
Vrai !
- Lors d’un épisode sévère ou dépression récidivante : mieux en combinaison avec médicaments,
- Diminue la récidive et rechute.
Vrai ou faux :
Dans le cas des troubles anxieux, l’aspect cognitif est moins supporté par les données probantes, davantage efficace pour le TAG et incertain pour les autres dx.
Vrai !
Quels sont les symptômes d’un trouble de panique ?
Attaques de panique inattendues et récurrentes (montée soudaine d’angoisse ou de malaise intense) où au moins 4 des symptômes suivants se produisent :
- Palpitations, sueurs, tremblements, étouffement, étranglement, gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale, vertiges ou sensation d’étourdissement, frissons ou sensations de chaleur, paresthésies, déréalisation ou dépersonnalisation, peur de perdre le contrôle ou de devenir fou, peur de mourir.
Aussi…
Au moins une des attaques s’est accompagnée, pendant au moins un mois, d’au moins un des deux éléments suivants :
- Préoccupation persistante ou inquiétudes concernant le risque de présenter de nouvelles attaques de panique et leurs conséquences supposées.
- Changement significatif et inapproprié de comportement en lien avec les attaques (par exemple : évitement des situations de la vie courante).
Quelles sont les interventions/techniques a privilégier pour un trouble de panique ?
Exposition aux sensations physique de la panique (intéroceptive) :
- Cette technique vise à réduire la peur des sensations physiques associées aux attaques de panique en recréant ces sensations de manière contrôlée. Cela permet d’habituer le patient à ces sensations sans déclencher une panique.
Exemples :
- Hyperventilation pour provoquer des vertiges.
- Tourner sur soi pour simuler la sensation d’étourdissement.
- Courir sur place pour augmenter la fréquence cardiaque.
But : Apprendre au patient que ces sensations, bien que désagréables, sont inoffensives.
Restructuration cognitive,
Psychoéducation,
Approche de gestion du stress
Analyse fonctionnelle,
Exposition graduée in vivo,
Gestion de stress :
Intervention basée sur l’information et l’accompagnement psychologique de personnes sujettes au stress.
Étape 1 : information et éducation
Étape indispensable l’instauration d’une bonne alliance thérapeutique et lors de laquelle le thérapeute explique les concepts essentiels (reconnaissance des symptômes et vision du problème) et donne un avant gout des techniques proposées.
Étape 2 : Évaluation
Étudier les situations desquelles le stress et/ou l’anxiété survient.
Étape 4 : Mise en application des techniques.
Quels sont les symptômes d’un trouble d’anxiété sociale ?
Se définit par :
- Peur sans fondement réel du jugement négatif des autres dans une interaction sociale (ex : avoir une conversation, faire une présentation orales, etc.)
- Craint d’agir ou de montrer des symptômes d’anxiété avec la peur et que cela soit jugé négativement,
- Les situations sociales provoquent la gêne ou de l’anxiété,
- Les situations sociales sont évitées ou subies avec peur/anxiété.
- La peur/anxiété est disproportionnée par rapport au danger réel et le contexte social,
Durée : + de 6 mois.
Quelles sont les avantages d’une TCC pour trouble de panique ?
- Bénéfices maintenus à long terme tant pour une thérapie individuelle qu’en groupe,
- Maintien de gains supérieurs après 6 mois par la TCC que la médication,
- Résultats comparables à la médication.
Quelles sont les techniques liées au trouble d’anxiété sociale ?
Exposition **
In vivo (ou en imagination):
Désensibilisation systématique
- Situations de performance,
- Situations d’affirmation de soi,
- Situations de révélation de soi,
- Situation d’observation (ex : accepter le silence, regarder thérapeute dans les yeux, etc.),
- Interactions superficielles (ex : dire bonjour à tout le monde quand on arrive, converser sur des banalités, etc.).
Restructuration cognitive (croyance négative sur soi même et sur le regard des autres),
Entrainement aux habiletés sociales :
1. Explication des objectifs
2. Jeux de rôle ou extraits vidéos
3. Jeux de rôle sur 1 ou 2 comportements
4. Renforcements positifs et suggestions pour l’amélioration des comportements
5. Travaux pratiques
Affirmation de soi
1-Reconnaître le problème et ses causes
2-Enseigner l’affirmation de soi
3-Établir la liste des situations où la personne ne peut pas s’affirmer
4-Se préparer à l’action (explore les situations potentielles, identifier les peurs et restructurer les cognitions, planifier ses arguments, se mettre à la place de l’autre, rester calme et faire des compromis)
Quelles sont les indications pour le trouble d’anxiété sociale ?
- Plus efficace en groupe,
- Moins bénéfique en l’absence d’exposition.
Quels sont les symptômes du trouble obsessionnel compulsif
Implique la présence d’obsessions et/ou compulsions
Obsessions :
1. Pensées, pulsions ou images récurrentes et persistantes vécues comme intrusives et inopportunes qui engendrent de l’anxiété et de la détresse.
- Personne fait des efforts pour ignorer ou réprimer celles-ci ou cherche à les neutraliser par la compulsion.
Compulsions :
1. Comportements répétitifs (ex : se laver les mains, nettoyer, mettre de l’ordre, etc.) ou actes mentaux (ex : compter, prier répéter des phrases) que la personne se sent poussée à réaliser en réponse à l’obsession et selon des règles rigides.
- Comportements destinés à neutraliser l’anxiété issue de l’obsession, la détresse ou empêcher un malheur sans relation réaliste avec ce qui est redouté.
- Engendre une grande perte de temps.
- Cause de la détresse,
- Altère le fonctionnement social et professionnel,
- Se présente avec bon ou mauvais insight.
Quelles sont les techniques/interventions à priviliégier pour le Trouble obsessionnel compulsif ?
Exposition avec prévention de la réponse (technique dont l’efficacité est la plus étayée). Il s’agit d’exposer le patient de façon progressive, répétée, complète et durable à des situations obsédantes, source d’anxiété chez la personne et surtout à l’empêcher d’émettre des compulsions.
1. Psychoéducation,
2. Relevé journalier des obsessions, compulsions et évitements : on fait remplir au patient un tableau qui précise la situation rencontrée, la date/l’heure, l’obsession, la compulsion & noter les situations qu’il a tendance a éviter.
3. Construction d’une ou plusieurs hiérarchies croissantes d’exposition avec prévention.
4. Programmation et exposition.
Psychoéducation,
Analyse fonctionnelle (technique de flèche descendante),
Restructuration cognitive (pour les patients qui ne remettent pas ou peu en question leurs obsessions ou ceux ayant une explication qui paraît rationnelle et structurée).
Flooding (on plonge de façon NON progressive le patient dans les situations les plus anxiogènes)
- Le patient doit se confronter à la situation la plus anxiogène. Il y reste jusqu’à ce que l’anxiété ait nettement diminuée (ce qui peut prendre un certain temps). L’exposition est répétée jusqu’à l’extinction de la réponse.
Quelles sont les indications pour le TOC ?
- Résultat supérieur lors de la combinaison de l’exposition et de la prévention de la réponse,
- Exposition en imagination utile, mais non essentielle,
- Gains maintenus à long terme,
- Augmente l’efficacité des anti-dépresseurs.
Quels sont les symptômes du stress post-traumatique ?
Confrontation à une menace de mort, blessures graves ou violences sexuelles. Exposition peut- être directe ou apprise (ex : mort d’un proche), une fois ou répétée (ex : employés d’urgence).
Au moins un des symptômes suivants pour + d’un mois :
- Souvenirs traumatiques amenant de la détresse,
- Rêves et cauchemars,
- Dissociation (flashback),
- Détresse lorsque la situation est évoquée,
- Réactions physiologiques quand les événements sont évoqués,
- Évitement de ce qui rappelle le trauma soit interne (ex : pensées, images, souvenirs) ou externe à soi (ex : lieu, conversation, objets, situations),
- Cognitions ou émotions négatives (humeur triste),
- Réflexe de vigilance : altération de l’éveil, hyper-réactivité, hyper-vigilance, troubles de la concentration/attention, sursaut, troubles du sommeil, irritabilité.
Quelles sont les techniques/indications pour le trouble du stress post-traumatique ?
L’exposition (technique la plus validée).
- In vivo : évitement est un symptôme majeur et peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie du/de la patiente. On lui propose donc de s’exposer in vivo aux situations évitées.
- Imagination : + le patient évite les pensées, images et émotions, + elles ont tendance à se chroniciser. Le but est que le paient expérimente le fait que les souvenirs en imagination ne sont pas dangereux. C’est en les laissant venir et en les acceptant qu’ils deviennent tolérables.
1. On demande un récit global de l’événement traumatique,
2. À partir du récit on identifie les différents souvenirs du patient,
3. On hierarchise, du moins au plus pénible émotionnellement,
4. On réalise une exposition graduée croissante à ces souvenirs. - Ferme les yeux (respiration/relaxation),
- Demande de raconter le souvenir en parlant au je (de façon détaillée),
- Le thérapeute lui demande du feedback émotionnelle tous les 5 minutes (niveau d’anxiété),
- On demande au patient de raconter à nouveau son souvenir, jusqu’à temps que le niveau d’anxiété soit très bas.
- Restructuration cognitive (pour travailler les sentiments de culpabilité ou de honte), permet de remettre en question des pensées « le monde extérieur est dangereux, etc.»
Quelles sont les indications de la TCC pour le trouble du stress post-traumatique ?
Efficacité précise
- Bénéfices modérés,
- Symptômes résiduels significatifs après traitement.
Quels sont les symptômes d’un trouble d’anxiété généralisé ?
Anxiété et inquiétudes excessives (attente avec appréhension) concernant plusieurs situations ou activités pendant au moins 6 mois.
- Difficulté à contrôler les préoccupations,
- Anxiété et soucis accompagnés d’au moins 3 symptômes ou 4 chez les enfants parmi les
6 suivants : - Agitation,
- Sensation de survolté,
- Fatigabilité,
- Troubles de concentration/mémoire,
- Irritabilité,
- Tensions musculaires et perturbations du sommeil.
Cela ..
Entraîne une détresse et une altération du fonctionnement social ou professionnel.
Quelles sont les indications pour le TAG ?
Méditation pleine conscience : les techniques de méditation de pleine conscience peuvent être utiles, elles visent à développer la tolérance aux pensées anxiogènes et à une meilleure acceptation des angoisses.
Restructuration cognitive : (porte sur les inquiétudes).
- Utilisation du tableau d’enregistrement des pensées,
- Utilisation du questionnement socratique pour assouplir l’adhésion aux «soucis ».
- Identification des distorsions cognitives dans les soucis identifiés (surestimation de la probabilité de survenue, etc.).
- On peut également proposer une approche basée sur les schémas.
Thérapie ACT
- Psychoéducation autour de l’acceptation,
- Exercices de pleine conscience,
- Établissement d’un changement comportemental et d’actions qui prennent racine dans les valeurs importantes aux yeux du patient.
Exposition à l’anxiété : les patients avec le TAG ont souvent tendance à l’évitement et la procrastination, et au final, à s’exposer peu aux situations anxiogènes.
Résolution de problèmes :
1. Prendre connaissance du problème,
2. Le voir avec une attitude constructive,
3. Fixer des objectifs clairs, réalistes, limités.
4. Générer de multiples solutions possibles,
5. Considérer les avantages et les inconvénients de chaque solution,
6. Choisir une solution,
7. Identifier les obstacles et ressources,
8. Établir un plan d’action,
9. Actualiser le plan d’action.
Quelles sont les indications pour le TAG ?
Efficacité précise
- Efficacité à long terme,
- Supérieure à la thérapie non directive et à la psychanalyse,
- Combinaison des éléments cognitifs et comportementaux = plus efficace.
Quels sont les symptômes de quelqu’un présentant une phobie spécifique ?
Définition d’une phobie :
- Peur persistante ou anxiété intense à propos d’un objet ou d’une situation spécifique (ex : prendre l’avion, les hauteurs, animaux, etc.),
- Objet ou situation photogène provoque une peur ou une anxiété immédiate,
- Objet ou situation phobogène activement évité ou vécu avec une peur ou une anxiété intense.
- Peur disproportionnée par rapport au danger réel ou au contexte,
- Peur, anxiété ou évitement, l’anticipation anxieuse sont persistants depuis au moins 6 mois,
- Crée une souffrance ou une altération du fonctionnement social et professionnel.
Quelles sont les techniques/interventions à privilégier pour une phobie spécifique ?
Contrôle respiratoire,
Relaxation,
Restructuration cognitive (rôle de l’objet / essayer de voir les bénéfices et nos capacités à y faire face).
Exposition in vivo (désensibilisation systématique).
Quels sont les symptômes d’un trouble de personnalité ?
A. Modalité durable de l’expérience vécue et des conduites qui dévie notablement de ce qui est attendu dans la culture de l’individu. Cette déviation est manifeste dans au moins deux domaines suivants :
- La cognition,
- L’affectivité,
- Le fonctionnement interpersonnel,
- Le contrôle des impulsions.
B. Ces modalités durables sont rigides et envahissent des situations personnelles et sociales diverses,
C. Ce mode durable entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel pou dans d’autres domaines importants.
D. Ce mode est stable et prolongé et ses premières manifestations sont décelables au plus tard à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Quelles sont les techniques à privilégier pour les troubles de personnalité ?
- Thérapie des schémas (restructuration cognitive profonde).
- Thérapie dialectique comportementale.
Quelles sont les indications pour la TCC et les troubles de personnalité ?
Efficacité précise
- Rémission plus rapide,
- Diminution des hospitalisation, des visites à l’urgence et des tentatives de suicides,
- Plus efficace que la thérapie communautaire et psychanalytique axée sur le transfert.
Quelles sont les contre-indications de la TCC ?
- Psychose en phase aiguë,
- Dépression majeure trop sévère,
- Syndromes cérébraux-organiques trop avancés,
- Déficience intellectuelle profonde.
Quelles sont les raisons qui expliquent pourquoi la TCC fait partie des psychothérapies les + étudiées en recherche ?
Elle fait partie des psychothérapie les plus étudies en recherche, pourquoi ?
- Nature de la thérapie,
- Approche structurée,
- Problèmes clairement ciblés,
- Protocoles de traitements spécifiques.
De nombreux articles rigoureux sont publiés, ce qui démontre donc mieux l’efficacité de cette approche comparativement aux autres.
Quels sont les facteurs de succès ?
- Interventions ciblées, structurées et basées sur des manuels de traitements.
- *En plus de la relation thérapeutique (facteur non-spécifique à la TCC).
Explique les étapes de l’exposition introceptive dans le trouble de panique :
- Psychoéducation,
- Apprendre le contrôle respiratoire,
- Demander au patient de réaliser un exercice pour provoquer des réactions similaires à celles présentes lors de ses attaques (par exemple : hyperventilation - expirer et inspirer rapidement pendant 10 secondes).
- Faire réaliser à la personne que les sensations qu’il ressent sont les mêmes que lors de ses attaques de paniques et que bien que désagréables, elles ne sont pas dangereuses.
- Contrôle respiratoire.
But : Habituation aux symptômes.
Ex :
- Secouer la tête de gauche à droite pendant 30 secondes (étourdissement, vertige),
- Monter et descendre rapidement des escaliers (sueur, tachycardie),
- Retenir sa respiration pendant 40 secondes (sentiment d’asphysixie),
- Faire des pompes (tension musculaire),
- Fixer un point pendant une minute puis ensuite un mur blanc (sensation de flou visuel).