modifications anatomiques et physiologiques de la muqueuse Flashcards
langue villeuse
linique : “enduit” au niveau des papilles et de la surface linguale de couleur brune ou noire plus ou moins intense.
diff de la candidose,
Etiologie : accumulation de kératine au niveau des papilles filiformes et une coloration brune à noirâtre
due aux bactéries chromogènes, donnant cet aspect chevelu.
Traitement un brossage doux de la langue
Langue géographique
En clinique :plages érythémateuses entourées d’un liseré saillant blanchâtre.
La langue peut être symptomatique.
- Etiologie : génétique?
- Diagnostic : L’évolution se fait par périodes de poussées de quelques semaines à plusieurs mois
alternant avec des phases de rémission : il y a une migration de la dépapillation
langue fissurée
- Clinique : fissures longitudinales antéro-postérieures ou perpendiculaires
+ de petits sillons latéraux sur la face dorsale de la langue.
pas de fissures mais des invaginations
La langue peut être symptomatique. - Etiologie :génétique?
- Diagnostic : Clinique en l’absence de traumatisme.
Traitement : Il n’y a aucun traitement, il faut rassurer le patient.
Les cq possibles sont
- sensibilité a certains aliments car dépôt de débris alimentaires dans les plis
- candidose car dépôts des bactéries ou des champignons ! att pas systématique !
langue crénelée
- Clinique: petites indentations sur tout le pourtour des bords latéraux de la pointe de la langue= aux bords des dents car la langue les pousse.
- Etiologie :
- bruxismes , anxiété , frottement de la langue sur les dents
en cas aussi de pathologies : - trisomie 21=> macroglossie
- un cancer qui se développe à l’intérieur de la masse de la langue
- lors d’une inflammation si l’on se blesse
- cas d’ amylose
Normalement, le volume de la langue s’adapte à l’arcade dentaire.
langue saburrale
Clinique : enduit blanchâtre/brun-orangé superficiel et non adhérent
Ce ne sont pas des croutes ni des champignons.
Ce sont des substances chromogènes comme le vin, la betterave, le tabac, etc. qui se déposent sur la
langue et sur les papilles.
Étiologie : Diminution de la salivation.
Diagnostic : La muqueuse sous-jacente est normale quand on racle : elle n’est pas rouge ni douloureuse
Traitement : se brosser la langue d’arrière en avant + 2 brosses à dents : 1 pour les dents et 1 souple pour
la langue, afin d’éviter une translocation bactérienne
morciatio buccarum lingua et laborium
Clinique : plages blanchâtres irrégulières (KERATINE) , mais très importantes en épaisseur + desquamation épithéliale sans érosion ni saignements.
Le fait de voir de la kératine sur des tissus non kératinisés est anormale.
Pas de douleurs
Etiologie : Tics de mordillements de la joue, de la langue, des lèvres : le patient s’arrache des
morceaux d’épithélium et de la kératine protectrice.
Diagnostic : basé sur l’association entre l’étiologie et l’aspect clinique.
Traitement : faire prendre conscience au patient de ce trouble compulsif afin qu’il arrête.
amygdales linguales
Lorsqu’on a une angine, une péricoronarite, une inflammation de la cavité orale ou de l’oropharynx, une gingivite dans la région postérieure…
Clinique : formations nodulaires lymphoïdes de volume plus ou moins gros situées dans la partie postérieure et latérale des bords de la langue, vers sa base où elle s’accroche : ce sont des nœuds lymphatiques qui forment ces excroissances.
Ils sont la conséquence d’une inflammation ou d’une
infection de la région postérieure de la cavité orale.
Ils sont douloureux et peuvent brûler le patient.
Etiologie : organes lymphoïdes.
Diagnostic : Clinique.
Traitement : Aucun, rassurer le patient.
persistance du tuberculum impar
résistant est rare et ne doit pas être confondu avec une candidose.
Clinique : zone dépapillée et parfois mamelonnée en avant du V lingual (donc sur la partie antérieure
de la langue).
Etiologie : anomalie congénitale de l’embryologie. Des bourgeons de l’embryogénèse n’ont pas fait
leur rôle à ce niveau-là.
Diagnostic : clinique après avoir éliminé une candidose.
Traitement : Aucun, rassurer le patient
varices linguales
Apparition vers 20/30 ans, ++++ qd problèmes d’hémostase, ou sous traitement d’agrégants plaquettaires, sous vitamine K.
Clinique : multiples nodules de couleur bleu violacé sur la face ventrale de la langue ou le bord latéral de la langue liés à un amincissement de l’épithélium ou à une malformation non pathologique au niveau des veines.
Etiologie : dilatation anormale d’1 ou 2 veines linguales.
Diagnostic : clinique, il n’y a aucune réelle conséquence sur le patient.
Traitement : Rassurer le patient pas d’intervention chirurgicale.
granulation de Fordyce
Clinique : Granulations punctiformes jaunâtres, présentes sur la demi-muqueuse de la lèvre
supérieure et sur la muqueuse des joues
++++fréquents et symétriques.
Étiologie : glandes sébacées hétérotopiques (et ectopiques) de la muqueuse.
Anomalies de développement. Les glandes ne sécrètent pas de sébum même si elles possèdent toutes les caractéristiques des glandes sébacées.
Diagnostic : Clinique
Traitement : par laser au CO2 si gêne esthétique (surtout par la couleur), sinon pas de traitement.
leucodème
Voile opalescent que l’on retrouve au niveau des faces internes de la langue, des joues et du plancher
buccal parfois. Cela donne l’impression d’avoir comme une plaque blanche sur les joues. Cependant,
comme on étire les cellules et on écrase l’œdème, le voile va donc diminuer. Ceci est non pathologique.
Clinique : Teinte opalescente de la muqueuse jugale.
Étiologie : Augmentation de l’épaisseur de l’épithélium jugal, œdème intra-cellulaire et augmentation du contenu glycogénique des kératinocytes du corps muqueux.
Diagnostic : Clinique
Traitement : aucun, rassurer le patient
linea alba
Clinique : se manifestant par une ligne en relief horizontale au niveau du plan de morsure (ligne
continue d’occlusion sur la face interne de la joue)
Elle s’étend de la commissure labiale à la troisième molaire.
Étiologie : tic de succion et stress
Diagnostic : clinique
Traitement : aucun, il faut juste rassurer
Possibilité d’avoir en plus un morcicatome buccarum à la commissure des lèvres chez certains patients.
white sponge naevus
Clinique : les lésions en plaques blanches symétriques siégeant habituellement au niveau de la joue de manière bilatérale et pouvant s’étendre à l’ensemble de la cavité buccale. La muqueuse reste souple.
Étiologie : génodermatose de transmission autosomique dominante, apparaissant à l’enfance et
augmentant jusqu’à l’adolescence.
Diagnostic : Clinique et +/- biopsie
Traitement :aucun
tori mandibulaire
On les retrouve notamment au niveau du raphé médian au maxillaire et en regard des molaires et
prémolaires à la mandibule. Elles évoluent en taille dans le temps, ce qui peut être une cause d’inquiétude pour le patient.
Clinique : exostose (de nature osseuse) médiane au palais et latérale linguale à la mandibule de taille
variable.
Étiologie : inconnue
Diagnostic : clinique
Traitement : aucun sauf si gêne pour prothèse à mettre, et dans ce cas-là ; cela gênerait l’installation, il
faut donc l’extraire.
exostose
Ce sont des formations osseuses qui se manifestent par des masses osseuses supplémentaires.
Clinique : excroissance osseuse bien différenciée.
Étiologie : inconnue
Diagnostic : clinique et radiographique
malformation fibreuse congenitale
C’est une fibromatose congénitale (tissu gingival) : augmentation des fibres de collagènes au niveau
de son tissu affecté. Ici on observe ses masses au niveau palatin, maxillaire et également lingual.
Clinique : masse symétrique et bilatérale indolore du maxillaire. La muqueuse est généralement de couleur normale.
Étiologie : anomalie de développement rare qui consiste en une hypertrophie fibreuse généralement au
maxillaire.
Diagnostic : clinique
Traitement : exérèse chirurgicale (chirurgies à répétition)
naevus
Clinique : macules pigmentées brunes (claires à foncées) de faibles tailles. Ils siègent le plus souvent
au niveau du palais, de la gencive, la muqueuse buccale et les lèvres.
Étiologie : malformations bénignes des mélanocytes qui ont perdu leurs inhibitions de contact, ils
tendent à se regrouper en thèques.
Diagnostic : biopsie (car au visuel, nous ne pouvons pas savoir si cela est bénin ou non, contrairement aux pigmentations cutanées tels les grains de beauté)
macule mélanique
Clinique : macule lenticulaire (très petite : taille d’une lentille) unique brune, siégeant sur les demi-
muqueuses labiales inférieures (ici supérieure), parfois la muqueuse jugale ou gingivale.
Étiologie : inconnue
Diagnostic : biopsie
Traitement : exérèse chirurgicale d’autant plus lorsque l’aspect est inesthétique sur les demi-muqueuses
des lèvres (de peur du mélanome)
pigmentation ethniques
Plages brunâtres allant d’un gris clair au brun foncé, chez les patients mélanodermes. Cela peut toucher
l’ensemble des muqueuses orales.
Clinique : hyperpigmentation siège surtout sur les gencives, la muqueuse jugale et le palais dur, de
manière symétrique, avec une tendance à s’intensifier avec l’âge.
Étiologie : l’augmentation de production de mélanine. (Nous avons tous le même nombre de mélanomes, c’est juste la quantité de mélanine produite qui change entre individus)
Diagnostic : clinique
Traitement : aucun
Pas confondre avec les pigmentations esthétiques chez certaines ethnies (pigmentation exogène dans ces
cas).
def lésion
Modification structurale d’un tissu (au sein même du tissu, on a des modifications), visible à l’œil nu ou à l’examen microscopique.
def anomalie
Correspond à une variation ou une déviation d’une caractéristique anatomique.
Elle peut être héréditaire, acquise, congénitale ou apparaître au cours du développement.