cours Flashcards
Courant de la Compartive politics aux Etats-Unis après les SGM. L’idée est que le développement économique amène au développement politique, et ainsi de suite. Il s’agit d’un universalisme.
Développementalisme
Il se distingue en deux branches. Le rationalisme qui part du principe que les acteurs sont rationnels et indépendants, et le néo-institutinalisme qui parle de path dependency culturel. Les études se concentrent sur les transformations démocratiques.
Relativisme
Pour lui, le chercheur doit collecter des faits et les mettre en perspective.
Gazibo
La mise en perspective de phénomènes généraux et spécifiques permet d’avoir une idée générale d’un phénomène.
Badie et Hermet
Elle permet une connaissance sur un objet ou sur soi-même, de comprendre et interpréter, de mettre en question les certitudes (et affiner les paradigmes) et éviter l’ethnocentrisme.
La comparaison (Badie et Hermet)
Il consiste en une homogénéité de compréhension et d’interprétation dans le monde. Un même mot est vue d’une manière universelle, sans prendre en compte les particularités régionales.
Nominalisme
Il part du principe que les sociétés sont trop différentes pour être comparées.
Culturalisme
Il constate que les histoires locales sont certes singulières, mais comparables entre elles.
Bayart
Il procède à un relativisme culturel en comparant des spécificités entre régions du monde (Europe et Nouveau monde).
Montaigne
Pour eux il faut étudier les dynamiques de l’histoire, du fait que les ordres politiques ne sont jamais figés et constitués par le hasard et l’histoire culturelle. Ils distinguent les dynamiques occidentales (prétention hégémonique) des autres.
Badie et Hermet
Pour lui, l’Etat moderne est caractérisé par un double monopole militaire et fiscal.
Elias
Pour lui, le monopole fiscal est régulier, national et légitime.
Deloye
Pour eux, le monopole militaire contribue à former l’État.
Tilly et Hintze
Le monopole militaire et fiscale forment trois entités politiques en fonction de la répartition des capitaux dans chacune de ces sphères : la cité-État, l’Empire et l’État moderne.
Tilly
Pour lui, plus un féodalisme est ancien, plus un Etat moderne est fort. Plus un féodalisme est récent, moins il y a d’interdépendance et donc d’État moderne.
Perry Anderson
Communauté imaginaire et imaginée, limitée et souveraine sur un territoire.
Nation (Benedict Anderson)
Il dit que la presse nationale forge la nation.
Benedict Anderson
Pour elle, la nation se définit comme l’appartenance à un territoire commun, une identité collective et une fraternité solidaire.
Thiesse
Pour lui, la volonté générale est la volonté de tous. Sa pensée est modifiée lors de la Révolution, en utilisant la Nation comme représentante de la volonté de tous, or la Nation est représentée par les députés.
Rousseau
Son système est caractérisé par une imbrication du social et du politique et une obéissance directe des sujets.
Chine (Badie et Hermet)
Son système est caractérisé par un monde social surpassant le politique.
Inde (Badie et Hermet)
Sa structure est caractérisée par une primauté du religieux dans toutes les sphères, avec une certaine limite temporel.
Monde musulman (Badie et Hermet).
Sa structure est caractérisée par un monde politique qui contrôle l’ensemble de la société.
Russie (Badie et Hermet)
Caractéristiques principales de l’Inde selon Badie et Hermet.
Division en pouvoir périphériques locaux, décentralisation forte et hindouisme.
Ils approuvent ou révoquent la politique en Inde, qui se limite en général à la guerre et la taxation.
Les brahmanes
Elle discrimine positivement les groupes répertoriés de part l’influence de Gandhi (soumission aux valeurs spirituelles et culture du compromis/ tolérance).
Inde moderne
Caractéristique omniprésente dans le monde musulman. Les dirigeants sont au service de l’intérêt de Dieu. Les textes religions ont un pouvoir absolu, mais le droit positif est utilisé quand il est nécessaire.
Monisme
Il constate la pluralité des régimes dans le monde musulman, qui garantissent l’intérêt national depuis le décolonialisme. Ces derniers sont tous fragiles en cas de non-respect du religieux ou un régime inefficace pour satisfaire les besoins divins.
Bozarslan
Principales caractéristiques de la Chine selon Badie et Hermet.
Irrigation, confucianisme, société paysanne, centre bureaucratisé, pouvoir = ordre social, élitisme fonctionnarial et centre bureaucratisé.
Il constate que l’Etat de droit est apparu sans démocratie en Chine (contredit la science politique classique) et que le parti imbrique l’État.
Balme
Elle parle de communisme bourgeois en Chine, et constate que la nation n’a pas amené la démocratie.
Chévrier
Caractéristiques de la Réussie selon Badie et Hermet.
Guerre constante qui a provoqué un État centralisé et dépendant de l’empereur, formation de la classe paysanne après la guerre de Crimée (1856) et une forte institution religieuse contrôlée par une forte institution politique (en conséquence, absence de société civile).
Ils disent que l’Etat est imposé partout par le système international.
Badie et Hermet
La tradition pour lui est un ensemble de pratiques, valeurs et croyances transmises dans une société. Elle permet de légitimer un Etat.
Nay
Il constate l’hybridation des sociétés ayant une culture spécifique qui se sont vus imposées des institutions occidentales. Il y a donc un mixte entre les éites traditionnelles et les nouvelles classes.
Badie
Ils parlent de tradition inventée par les groupes politiques intéressés pour légitimer leurs bénéfices.
Hobsbawm et Ranger
Différents types d’hybridation de cultures
Importation du modèle occidental, modernisation par la dynastie traditonelle, substitutions des autres formes de régimes (modèle socialiste), emprunt sélectif du Nord ou Sud (modernisation d’une partie de la société)
Il définit la transition démocratique comme la période de passage d’un régime autoritaire à démocratique.
Hermet
Caractéristiques de la démocratie libérale
Pluralisme économique (libre échange et régulation contingente), pluralisme social (liberté d’expression et de représentation) et politique (État de droit, séparation des pouvoirs).
Il qualifie la modernité comme un surplus agricole ou industriel créant de nouvelles classes qui s’allient, dans un contexte d’État bureaucratisé.
Moore
3 voies de la modernité selon Moore.
Capitalisme réactionnaire (alliance des élites traditionnelles et de la modernité), voie démocratique (révolution bourgeoise créant un parlement) et voie communiste (alternative aux deux autres).
Il définit le parti comme une organisation locale bien établie et durable, recherchant le soutien populaire et avec des dirigeants cherchant à exercer le pouvoir.
La Palombara
Il a une définition fonctionnaliste du parti. Il s’agit d’une association qui cherche à donner le pouvoir au chef et donner des avantages aux militants.
Weber
Dans son article 4, elle définit le parti comme devant respecter les règles démocratiques et la souveraineté nationale.
Constitution de 1958
Ils distinguent 3 grandes révolutions créant des clivages. La révolution politique nationale (Etat/Eglise, centre/périphérie), industrielle (primaire/secondaire, bourgeois/travailleurs) et internationale (socdem/ communistes).
Rokkan et Lipset (traduit par Seilier)
Elle définit le système partisan comme les interactions des partis dans un système politique. Les clivages sont forgés par l’histoire. La coopération serait difficile pour les partis avec une forte distance idéologique, et vice-versa.
Sartori
Il constate que le scrutin a un impact sur les stratégies des partis lors des élections.
Duverger
Il constate l’émergence de clivages post-matérialistes dans les années 1960-70 et contre-révolution réac dans les années 1980.
Inglehart
Temps des notables en France.
1814-1848
Ils ne se sentent pas légitiment de voter avec la pression des patrons et le vote vu comme privilège.
Les ouvriers
Raisons de la création des partis en Europe du XIXe.
Collectivisation des ressources, avoir un slogan identifiable, une distribution d’emploi aux militants et des cotisations/ subventions.
Instauration des isoloirs en France.
1913
Pour lui le parti est une organisation, ce qui implique un champ de lutte pour le pouvoir et des agents intéressés par la collecte des ressources.
Michel Offerlé
3 types de partis selon Offerlé.
Parti d’intérimaire, de patronage et de militants.
Pour lui l’entrepreneur politique est un acteur intéressé.
Weber
Il définit le parti stratarchique (stratégie différente par échelon).
Eldersveld
Différents types de légitimation partisane
Leadership charismatique (légitimation par le chef), leadership de reconnaissance démocratique (contrôle des représentants par les militants) et leadership des partis à direction de cooptation (peu de militants et structures, syndicat d’élus).
Personnes dont la carrière politique prime sur le reste.
Apparatchiks
Il déifinit le parti d’électeur comme un parti avec beaucoup d’adhérants non militants.
Jean Charlot
Il théorise le concept de catch-all party.
Kirchheimer
Il définit le parti mouvement comme un parti s’appropriant la cause d’un mouvement social.
Kitschelt
Ils théorisent les partis cartels.
Katz et Mair
Il distingue le clientélisme de la corruption. Le premier s’intéresse à la transaction électorale, le second à la distribution illégale/ illégitime de ressources publiques.
Briquet
Caractéristiques du clientélisme selon Briquet
Situation asymétrique, avec une relation patron-client qui relève d’une obligation morale, provoquant un maintien de la domination et une durabilité dans le temps.
Il définit la corruption comme un abus de positions ou une influence extérieure sur des ressources publiques pour obtenir des gains privés.
Johnston
Ils étudient le cas de la Corse et concluent que le clientélisme est une pratique légitime de part la tradition.
Briquet
Les personnes morales ne peuvent plus financer les partis en France.
1995
Sources de financement des partis
Indemnités des élus, cotisations et dons, subventions, remboursement de la campagne électorale.
Le financement des partis est régulé en France.
1988
La cour suprême casse une loi cherchant à stopper le financement des partis par les entreprises
2010
Ils parlent de multiculturalisme en tant que fait social, politiques publiques et théorie politique.
Guérard de Latour
Pour lui, il faut respecter un principe d’égalité dans la distinction. L’absence de reconnaissance provoquerait un rejet du civique.
Taylor
Ils disent qu’il y a différent degré de politiques publiques multiculturelles. Cela passe par une représentation médiatique, une liberté vestimentaire, une discrimination positive, une éducation bilingue, une double citoyenneté, une reconnaissance constitutionnelle et un financement public de groupes d’intérêts.
Kymlicka et Banting
Exceptions du Républicanisme en France vis-à-vis des politiques multiculturelles.
La parité, les zones prioritaires (quartiers sensibles) et les politiques d’outre-mer.
Elle dit qu’il faudrait redistribuer les ressources économiques selon les groupes multiculturelles sans les essentialiser.
Fraser
L’idéal démocratique correspond à la conciliation de la politique des idées et de la présence (toujours vérifier la bonne représentativité).
Phillips
Il dit que le débat sur la parité met au moins dans le débat public la question de la diversité.
Fassin
Il s’agit d’une dénonciation par la violence ou non d’un système politique actuel. Il peut aussi s’agir d’un label de disqualification politique.
L’extrêmisme
Il dit que le principe du populisme est que la société est divisée en deux : la bonne majorité et la minorité corrompue.
Mudde
L’extrême droite est définie par son rejet de la démocratie.
Mudde
Le populisme de gauche est selon eux le seul moyen pour les classes subalternes de se mobiliser.
Mouffe et Laclau
Le populisme selon lui traduit la crise de représentativité de la démocratie libérale.
Tarragoni
Pour lui, la montée de l’extrême droite est liée à l’échec du communisme et libéralisme.
Monzat
Il parle de stratégie de diabolisation/ dédiabolisation de l’extrême droite.
Dézé
L’extrême droite joue le jeu de la démocratie parlementaire comme moyen.
Lebourg et Camus
Elle montre les liens entre partis politiques et mouvements sociaux au Mexique.
Hélène Combes
Il définit le mouvement social comme une série d’interaction continue entre les détenteurs du pouvoir et des groupes qui dressent des revendications au nom de réseau de personnes informelles et privées.
Charles Tilly
Elle définit le syndicalisme comme une action collective dans la sphère du travail et une organisation défendant les personnes ayant un intérêt professionnel commun.
Béroud Sophie
Quatre dimensions d’un mouvement social selon Lilian Mathieu.
Le collectif, les objectifs communs, la perturbation du jeu institutionnel par les groupes (la plupart du temps) subalternes et le conflit et la demande du changement.
Ils définissent les groupes d’intérêt comme des groupes qui font valoir leurs intérêts auprès du pouvoir (État + parti).
Yves Mény et Yves Surel
Formes des groupes d’intérêts selon Grossman et Saurugger
Associations, syndicats, entreprises et mouvements sociaux.
Ils se forment en Angleterre dans une logique libérale. Ils forment le Labour party.
Les trade unions
Il a créé le syndicalisme en Allemagne. Les syndicats vont peu à peu se séparer de lui, tout en gardant un certain contact.
Le SPD
Le syndicalisme se sépare du SPD.
Congrès de Manheim, 1906
Loi Waldeck-Rousseau qui créer les syndicats en France. Les syndicats se forment indépendamment du parti dans une logique conflictuelle.
1884
Chartes d’Amiens qui sépare le syndicalisme ouvrier de tout parti.
1906
Il dit qu’il y a trois gauches radicales aujourd’hui : la gauche nordique, la gauche anti-libérale de l’UE et quelques gauches révolutionnaires en Grèce, Beelgique, Portugal…
Pascale Delwite
Il rappelle qu’il y a une tension inhérente aux régimes démocratiques. Le mode d’incarnation et la condition de mise en forme sont deux indéterminations. Il faut concilier la représentation miroir (politique de la présence) de la représentation mandat (politique des idées).
Rosanvallon
Il dit qu’à la fin du XIXe siècle il y a un désenchantement de la démocratie universelle. Les partis s’approprient le pouvoir et une élite est représentée (loi d’airain).
Rosanvallon
Il dit que la spécificité de la démocratie française tient dans l’élection à la majorité et la distribution par concours des pouvoirs administratifs.
Rosanvallon
Raisons du recul des urnes données par Rosanvallon.
Désacralisation de la fonction de l’élection et la notion de majorité électorale n’est plus adaptée (représentation des minorités politiques).
Elle dit qu’il y a une hausse de la volatilité dans les nouveaux partis par rapports aux partis traditionnels.
Martinache
Il dit qu’il n’y a jamais vraiment eu de partis de masse en France. De plus, les partis politiques sont assez critiqués depuis la Loi Le Chapelier. Les partis restent cependant indispensable (pour se référer sur le champ politique).
Nicolas Sauger
Depuis 2009, confiance maximale que les français accordent aux partis.
14 %
Il dit que les sociologues peuvent être la cause du rejet des partis. L’image du parti comme relation patron-client aurait dégradé cette image.
Michel Offerlé
Pour lui, la révolution démocratique est nécessaire à toutes les échelles. L’institutionnalisation amène toujours à une modération des changements, ce qui n’est pas suffisant (Habermas, citadelle assiégée).
Yves Sintomer